vendredi 21 février 2014

Critique Lego La Grande Aventure

Depuis sa sortie, tout le monde s'évertue à le dire, Lego La Grande Aventure est une réussite. Et il faut dire ce qui est, c'est vrai. Le film est génial, drôle, et on prend un plaisir immense à le voir. Pourtant, qui aurait cru que des briques et des personnages jaunes pourraient être à l'origine d'un bon film ? Ok, depuis quelques années, le phénomène prend de l'ampleur, et les figurines jaunes connaissent un succès de plus en plus grand. D'une part, grâce aux différents jeux vidéo, qui détournent avec beaucoup d'humour les grandes franchises de la pop culture. Mais aussi grâce à l'avènement du net et l'accès simple à certaines technologies, qui ont poussé les gens à faire des films en stop motion avec leurs Lego. Et ça, les danois l'ont bien compris, puisqu'ils avaient eux-même lancé un pack prévu pour ça il y a quelques années déjà, avec mini caméra appareil phot qu'on reliait à un PC, logiciel de montage facile d'accès, et des plateaux de jeu devenus plateaux de «cinéma» pour l'occasion. Alors le projet de film est logique, l'engouement aussi, et le résultat ne pouvait pas être décevant. Il aurait pu l'être, mais heureusement, ce n'est pas le cas. Et on va essayer de comprendre pourquoi, avec tout plein de bonne humeur. Parce que tout est super génial !

A l'origine du projet de film Lego, on retrouve la Warner, qui édite les jeux Lego. C'est logique, sûrement pour une question de droit, mais c'est tout de même rassurant. Ensuite, à l'écriture et derrière la caméra il y a Phil Lord et Chris Miller, qui ont déjà fait leurs preuves dans le film d'animation avec Tempête de Boulettes Géantes, et dans la comédie pure et dure avec l'adaptation en film de 21 Jump Street. Et il faut dire que pour leur troisième long métrage, Lego La Grande Aventure, ils ont mis tout leur talent au service non pas forcément d'une intrigue très originale, mais au service d'une réalisation quasi sans faute, servie par des gags qui font constamment mouche tant ils tombent juste. Et justement, l'humour du film, c'est bien là l'un des points forts du film. Sur quoi se base-t-il réellement, et pourquoi rit-on ?


On le sait depuis un certain temps, la franchise Lego est passée maître dans le domaine du détournement et de la parodie. Avec des licences aussi fortes que Star Wars ou Indiana Jones pour commencer, puis avec à peu près tout ce qu'il était possible de faire, tant que cela avait de l'intérêt. À tel point que le jeu Lego City Undercover se permet de parodier tout ce qu'il peut de la pop culture. Alors un film Lego, forcément, puisque ce n'est pas basé sur une licence du cinéma, ça devrait faire pareil. Oui, en grande partie. Plus ou moins tout ce qui existe en figurine Lego depuis la création de la marque est passé à la moulinette dans le film. Et c'est donc presque un gros fantasme de gamin, de geek, et de cinéphile qui nous tombe dessus lorsque l'on voit le résultat. Batman, Superman, Gandalf, Chewbacca, les Tortues Ninja, ou encore Les S... Non, ce serait criminel de tout vous dire, autant le découvrir par vous-même. Bref, tout un mélange absolu de culture pop et geek nous est servi sur un plateau d'argent grandement saupoudré d'humour. Batman qui chante une chanson super dark, parce que bon, il est trop dark lui aussi, Green Lantern qui adorerait être pote avec Superman, Shaquille O'Neal qui est «prêt pour ça», et on en passe et des meilleurs... Tout est réuni pour détourner ce que l'on connaît. Pas assez pour certains, mais l'humour du film ne se base pas uniquement sur le principe du détournement à tout prix.

En effet, puisqu'il y a aussi des personnages créés pour l'occasion, comme la désormais mythique Unikitty, cette licorne chat rose qui n'existait pas auparavant, et qui est l'un des personnages les plus drôles du film. L'humour n'est bien heureusement (ou malheureusement pour certains) pas que référentiel, et se base aussi sur des gags qui jouent sur l'absurde ou le décalage. Et sans être le film d'animation le plus drôle au monde, on rit souvent aux éclat. Et ça, c'est aussi grâce au doublage du film, en version originale. Il faut l'avouer, le casting vocal américain est tout simplement impressionnant, et à de quoi faire saliver plus d'un cinéphile ou amateur de culture américaine. Et le film prend tout son sens quand on le voit en VO. Pour les blagues, bien évidemment, pour le jeu d'acteur (oui, on a dit acteur, et pas le premier nom tiré du chapeau du distributeur français, qui nous refourgue une chante... Tal. Bref, rien à voir avec une actrice) qui réussit un coup de génie, mais aussi pour le choix des acteurs pour les personnages. C'est là que le film prend une autre dimension, et révèle tout son sel (enfin, pas tout non plus), puisque chaque acteur choisit pour un personnage, c'est déjà en un certain sens une preuve d'humour. Sincèrement, Channing Tatum qui fait Superman, et surtout Jonah Hill qui double Green Lantern, c'est tout simplement génial. Charlie Day qui prête sa voix à un astronaute complètement fou de vaisseau, c'est parfait. Surtout dans l'une des scènes finales où son doublage prend tout son sens. Alison Brie qui double Unikitty, ce chat licorne rose, c'est une preuve que les réalisateurs ont tout compris à la vie ! Mais le meilleur choix de casting vocal revient à Batman, interprêter par... Will Arnett ! Sûrement le meilleur choix pour une voix depuis que le doublage existe. Et de très bons acteurs, il y en a plein dans le film, comme Morgan Freeman, Liam Neeson, ou encore Chris Pratt. Non, sérieusement, voir le film en VF, c'est passé à côté de la moitié de son essence.

Bref, inutile de militer pour la VO, il faut surtout militer pour le film, qui est tout simplement génial. Alors oui, c'est une gigantesque pub pour la marque, et à peine sorti de la séance, on a envie d'acheter plein de Lego, mais cela ne l'empêche pas d'être un vrai bon film d'animation, qui plaira à tous, et qui fait rire ! C'est dynamique, ça donne la pêche, et même si le scénario est plus un prétexte qu'autre chose, il est le prétexte pour un divertissement de grande qualité, qui s'assume, et qui donne immédiatement envie de retomber en enfance. Alors un conseil, allez voir Lego La Grande Aventure, vous ne le regretterez pas. Everything is awesome !!!

jeudi 20 février 2014

Test Lego La Grande Aventure Le Jeu

Attention âmes sensibles, apprêtez-vous à entrer dans un monde sombre et cruel, d'une rare violence, et déconseillé aux plus jeunes. Ce dont on va vous parler n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y est sans cesse question de démembrements horribles des ennemis dès lors qu'il y a des combats, et ce n'est pas très joli à voir. Alors bon, ok, ce sont des figurines, mais tout de même... Bref, vous êtes prévenus, on peut commencer.

Alors que le film Lego La Grande Aventure vient tout juste de sortir au cinéma, le jeu tiré du film est de sortie lui aussi. Oui, le jeu, tiré du film, tiré des jouets, avec des références à d'autres jeux de la licence dedans... Bref, le jeu du film. Alors que les Lego se sont attaqués a énormément de franchise, et cela depuis des années, on est en droit de se demander si un jeu tiré du film est une bonne idée. S'il ne détourne pas une licence, jouant sur les effets parodiques, un titre Lego a-t-il une légitimité à exister ? C'est bien la question que l'on est en droit de se poser.

 Emmet, ouvrier dans le bâtiment

Sans surprise, le jeu reprend la trame du film, et nous balance plein d'extraits en guise de cinématiques. Bien entendu, des scènes du long-métrage qui dure dix-huit secondes sont grandement rallongées dans le jeu, histoire d'avoir des phases de gameplay longues et cohérentes. C'est bien l'un des points forts du titre, être cohérent en tant que jeu, mais aussi en tant que supplément au film. Ceux qui joueront au jeu sans avoir vu le film se feront bien entendu spoiler l'intrigue (mais peu de gags, heureusement), mais ils ne seront pas perdus dans cet univers. En revanche, ceux qui auront vu le film avant retrouveront l'ambiance, les lieux, les personnages, mais aussi l'univers totalement élargis pour l'occasion, avec une cohérence absolument parfaite. On y trouve des gags parfois assez somptueux, mais pas forcément compréhensibles par tous (la référence au film Batman de 1966 par exemple, que les jeunes ne pourront pas comprendre), qui viennent enrichir ce qui a été créé avec le film. En cela, le titre est l'une des meilleures adaptations de film en jeu, puisqu'il ne se contente pas de reproduire ce qui existe, mais se permet de créer plus, et d'ajouter de la valeur à ce qui a déjà été mis en place. Cependant, tout comme le film, on vous recommandera de changer la langue de votre console, histoire de jouer en anglais. Pas pour les plus jeunes évidemment, mais pour tous les autres. Bénéficiant des mêmes acteurs que ceux du film en VO (Morgan Freeman, Will Arnett, Charlie Day, Alison Brie, …), les blagues et les jeux de mots sont vraiment drôles, même si l'humour change en partie de ce à quoi l'on pourrait s'attendre d'un jeu Lego. En VF, c'est forcément moins amusant. Les comédiens de doublages ne sont pas les mêmes que ceux du film (exit Tal, youpi!), et c'est peut-être le seul bon point.

Mais il n'y a pas que les blagues et les acteurs dans le titre. Eh oui, puisque l'on parle bien du jeu, pas du film, ne l'oublions pas. Le gameplay est assez classique pour un jeu Lego. On progresse dans des niveaux, et l'on alterne sans cesse avec les différents héros afin d'utiliser leurs différentes capacités pour avancer. C'est assez convenu, mais toujours aussi sympathique. A cela s'ajoute deux nouvelles manières de construire des objets, toutes les deux inspirées par le film. D'une part, quasiment tous les héros, les master builders, peuvent « scanner » le décor pour trouver trois éléments précis afin de construire un objet nécessaire à l'avancée. Cela implique de souvent déblayer les alentours afin de débloquer et trouver ces éléments. D'autre part, le héros, Emmet, est le seul à pouvoir construire selon des plans. Ces épreuves de construction différentes nécessitent de trouver les bonnes pièces indiquées sur la plan le plus rapidement possible. C'est sympa à défaut d'être enthousiasmant. Ce qu'il faut savoir, c'est que pour construire de cette manière, il faut au préalable avoir récupéré tous les morceaux d'instructions. Plate-forme, action, et exploration, tout est là, comme dans tout bon jeu Lego qui se respecte.

 Le Far West? Et pourquoi pas un monde arc en ciel!

En marge de l'aventure principale, il y a aussi beaucoup de choses à faire. Trouver toutes les briques dorées, toutes les boîtes de constructions, ou encore tous les pantalons. Il y a aussi énormément de personnages à débloquer et à acheter, une bonne centaine. Et puisque l'on parle des personnages, il faut dire que comme dans le film, les concepteurs se sont lachés. En mode jeu libre, lorsque l'on refait les chapitres, ou dans les HUB, on peut choisir ses personnages selon notre bon vouloir. Incarner Lincoln, Shakespeare, un ninja, un mec dans un costume de panda, ou encore d'autres figures assez mythiques que l'on ne dévoilera pas, c'est possible, et c'est surtout très drôle. La palme revient à Unikitty, ce chat licorne rose doublé par Alison Brie (meilleure idée du monde!). Se balader dans un monde de nuages avec une licorne chat rose qui sautille en se dandinant l'arrière-train et qui tire des arc en ciel, c'est tout simplement... Aussi absurde que grisant. Non, mais sérieusement, c'est le plus grand concept du monde! Surtout quand c'est aussi bien amené que dans le jeu. Bref, c'est cool, et il y a plein de choses à faire. Malheureusement, parce que oui, il y a un malheureusement, le jeu est un peu trop simple dans son ensemble. Pas mauvais, au contraire, ni même trop court, mais les énigmes, si on peut les appeler ainsi, sont bien trop faciles. Alors cela n'empêche pas de prendre du plaisir à parcourir le jeu, mais c'est un peu dommage. Ça permettra au plus jeunes d'y jouer. Avec leur parents, oncles, grand cousin, etc... Puisque le jeu est bien entendu jouable en coopération, et encore une fois, c'est plutôt cool.

Plus qu'une simple adaptation de film en jeu, Lego La Grande Aventure Le Jeu est un complément qui vient enrichir de manière assez surprenante et surtout de façon très cohérente l'univers créé pour le film. On préférera y jouer en VO, histoire de profiter de toutes les blagues et références. Pourtant, le titre semble s'adresser à un public plus jeune que les autres jeux Lego, puisqu'il n'est pas très difficile. Malgré tout, bien qu'il ne soit pas aussi original dans son gameplay, et bien que l'humour joue sur d'autres effets que celui du détournement d'une licence, Lego La Grande Aventure Le Jeu n'en reste pas moins un vrai bon jeu, que l'on parcours avec plaisir. Et puis sérieusement, contrôler un chat licorne qui dandine joyeusement du cul, c'est quand même assez jouissif, non ? Non ?

16/20

dimanche 9 février 2014

Test Zombeer

Parmi les jeux disponibles uniquement en téléchargement, on trouve parfois des petites perles d'originalité, de gameplay, ou des deux, qui nous rappellent que le jeu vidéo ne ne cantonne pas uniquement à Call of Duty et GTA. Récemment on a eu le droit à Zombeer, un nouveau jeu avec des zombies, mais qui se permet une idée assez atypique. Le héros se réveille après une bonne cuite, alors que les gens ont été transformés en zombies. Son objectif Ô combien novateur est de retrouver sa copine. L'originalité de ce point de départ aussi déjà-vu que n'importe quel teen movie horrifique, c'est que le héros a été mordu. Et le seul moyen de ne pas se transformer à son tour, c'est de boire de la Zombeer. Oui, de la bière, tout simplement. Sauf que comme tout alcool, l'abus pousse au coma, et donc à la mort. Voilà, ça, c'est la base, une idée saugrenue mais plutôt cool, surtout que le jeu s'annonce bourré... d'humour.

Et en effet, le jeu est plutôt drôle. Les références à la pop culture pleuvent. Les Simpson, Shinning, Evil Dead, Skyrim, Mario, Minecraft, et on en passe, voici ce qui vous attend. C'est plutôt amené de manière rigolote et absurde, et on se retrouve assez souvent à sourire bêtement devant tant de références que la plupart des joueurs pourront comprendre. Ajoutons à cela un zeste d'humour trash et potache, qui ne plaira pas à tout le monde, mais pourra amuser malgré tout, et on obtient un cocktail à peu près aussi fort que de la Zombeer.

 Jze... Zej... Jle sliuis pas bouurréé!

Le problème, c'est qu'une fois l'idée de base passée et à l'exception de cette dose d'humour plus ou moins lourd, le titre n'est pas vraiment digne d'intérêt. Graphiquement, le jeu pousse la PS2 et la Xbox à leur retranchement. Sauf que le jeu tourne sur PS3 et Xbox 360. Complètement daté, le titre est aussi peu inspiré dans son design. Les zombies sont plus ou moins tous les mêmes, les décors sont vides et pas vraiment très originaux, et les textures sont totalement dégueulasses et baveuses. En gros, les zombies sont moches, mais ce n'est pas forcément fait exprès.

Heureusement, la maniabilité rattrape un peu le tout. Non, évidemment, pas du tout, ce serait trop beau. En plus d'être un FPS vide et basique, Zombeer se permet des configurations de touches qui vont parfois à l'encontre des standards actuels. Alors ok, c'est bien de varier, mais le jeu devient finalement très peu maniable, puisque l'on se trompe régulièrement d'action. Le pire revient dans un raccourci totalement improbable, puisqu'appuyer sur le stick gauche de la manette, même un tout petit peu, nous fait changer d'arme. Donc très souvent, en plein combat, on se retrouve à changer d'arme, alors que l'on cherche juste désespérément à se déplacer. Et les armes, qui se veulent drôles, sont juste nulles. Au final, on va plus souvent utiliser le zizi rose qui vibre (mais en petite taille, on n'est pas dans Saints Row non plus, faut pas déconner) qui tue en deux coup, plutôt que le pistolet à clous qui tue en quatre coup, ou les autres armes à feu, aussi utiles, ou qui n'ont simplement jamais assez de munitions, comme le shotgun poulpe. En gros, on bifle des pom pom girls zombies. Ça plaira sûrement à certains fétichistes, mais les autres, ça les amusera tout juste la première fois.

 Coucou! On est des pom pom girls... Zombies... Hihi...

On se rassure en se disant que le principe de la Zombeer devrait amener de la tension eu gameplay. Même pas, puisque l'on trouve des bouteilles un peu partout, et qu'il y a même des machines qui peuvent vous en donner. Alors que le titre aurait pu se reposer sur le concept, non dénué d'intérêt, de la jauge à surveiller constamment, entre le pas assez et le trop d'alcool, les deux entraînant la mort, il ne fait que de cette idée une corvée, puisque l'on boit de l'alcool comme un automatisme lourdingue. Un comble ! Et pendant qu'on y est, on précise que le level design est totalement à la ramasse, rappelant les pires productions d'il y a quinze ans.

Zombeer, c'est une idée cool, et c'est tout. Il faut croire que les développeurs ont abusé de la Zombeer eux aussi quand ils ont conçu le jeu. On pourrait résumer ce titre en un seul mot, que voici...


Voilà, tout est dit. Les substances illicites ont dû être ingurgités bien comme il faut durant le développement du jeu. La bière, c'est pour les tapettes, autant prendre des trucs plus forts n'est-ce pas ? Pourquoi pas, mais c'est quand même bien dommage, parce que ça a dû bruler tout le budget du titre. Ok, Zombeer n'aurait jamais pu être un chef-d’œuvre, mais il aurait au moins pu être un jeu cool. Il n'est finalement qu'un jeu vide comme le cerveau d'un zombie. Une grosse blague potache qui ferait passer American Pie 3 pour un chef-d’œuvre de poésie. Alors oui, on sourit parfois, mais après 3h30, on a enfin fini le jeu, pour peu que l'on ai réussi à le supporter jusqu'au bout. À quinze balles, ça fait quand même assez cher le nanar pas vraiment jouissif. Un peu comme un lendemain de cuite, Zombeer nous laisse avec la sensation pas forcément agréable d'une bonne gueule de bois.

7/20

lundi 20 janvier 2014

Critique : Jack et la Mécanique du Cœur

« Andalucia ! Anda, Anda ! Andalucia ! Anda , Anda ! Andalucia , Anda ! » « Tais-toi mon cœur ! Je ne te reconnais pas. Tais-toi mon cœur ! Je ne te reconnais pas » « Don't you wanna sleep ? Don't you wanna sleep ? My motherfucking clock does tick-tock ding dong ! My motherfucking clock does tick-tock ding dong ! »

Si vous avez reconnu ces extraits, c'est que vous connaissez les paroles, et logiquement, que vous connaissez l'album La Mécanique du Cœur de Dionysos. Et peut-être même avez-vous lu le livre de Mathias Malzieu. Et peut-être même êtes-vous au courant qu'un film d'animation tiré du CD/Livre va (enfin) sortir sur nos écrans le 5 février prochain. Si c'est le cas, et que vous l'attendez, tant mieux, voici une critique du film. Et si vous ne l'attendez pas, voici bien ce qui pourrait vous donner envie de l'attendre !

Avant toutes choses, cette critique ne contiendra aucun spoiler, sauf vers la fin, dans un paragraphe spécifique, et uniquement pour ceux qui n'ont pas lu le livre, mais ce sera précisé. Bref, Jack et la Mécanique du Cœur, c'est quoi ? C'est un film d'animation réalisé par Mathias Malzieu et Stéphane Berla, qui reprend la trame scénaristique du livre (et du CD aussi, mais je vais éviter de le rappeler à chaque fois, cela semble évident). Ça raconte l'histoire de Jack, qui naît à Edimbourg le jour le plus froid du monde, et dont on doit remplacer le cœur gelé par une horloge pour sa survie. Le problème, quand on a une horloge à la place du cœur, c'est qu'il y a des règles à respecter. Ne jamais toucher ses aiguilles, contrôle sa colère, et surtout, ne jamais tomber amoureux. Des règles bien difficile à suivre pour Jack, surtout dès lors qu'il va rencontrer la jeune Miss Acacia. Il va alors entreprendre un voyage fantastique jusqu'en Espagne, accompagné de Georges Meliès, afin de retrouver celle qui lui a fait découvrir l'amour.

Ce projet de film trotte dans la tête de Mathias Malzieu depuis longtemps. Et très rapidement, il a été mis en chantier. Sauf que la production n'a pas été de tout repos. Epargnons les détails, mais il faut savoir que le film a été envisagé entièrement en stop motion avec des marionnettes par exemple. Au final, Jack et la Mécanique du Cœur est un film d'animation en 3D (attention, on ne parle pas de relief avec des lunettes immondes, heureusement). Alors oui, on pourrait regretter le stop motion et sa poésie, mais il faut reconnaître que le travail accompli est ici assez phénoménal. Pas forcément dans la technique, bien que cela soit maîtrisé, mais essentiellement dans la direction artistique. À l'exception d'un personnage, trop burtonien pour que l'on s'y attache, l'ensemble est de toute beauté, fourmille d'idées graphiques et visuelles, et offre un spectacle assez admirable, et souvent trop rare, pour les yeux. Bref, du très très bon de ce point de vue.


Cependant, une direction artistique magnifique, avec une âme, ce n'est rien sans une réalisation pour lui donner toute sa splendeur. Et qu'on se rassure immédiatement, il n'y a pas à s'inquiéter. Le film possède une réalisation pertinente, qui sert sans cesse les propos, et servie par un montage dynamique. C'est donc un réel plaisir que de voir ce film, rythmé par les musiques entraînantes de Dionysos. On n'est pas loin d'un véritable petit bijou d'animation. Pas loin ? Oui, pas loin. Parce que malgré toutes ces critiques élogieuses, méritées, le film a de quoi être une grosse déception, mais uniquement pour ceux qui ont lu le livre, rassurez-vous.

!!!SPOILER ALERT !!!
Expliquons ce qui ne va pas dans ce film, qui était pourtant bien parti pour faire un sans faute. Ce qui ont lu le livre en connaissent la fin. Pas de spoilers si c'est le cas, sinon, vous êtes prévenus. En gros, Jack fini seul, rejeté par Miss Acacia, et comme si ce n'était pas suffisant, il apprend que son horloge l'a certes sauvé, mais que rapidement elle n'était plus nécessaire à sa survie. La défunte Madeleine ne lui a jamais dit, afin de le garder près d'elle le plus longtemps possible. Fin assez rude, pas très joyeuse, mais finalement assez proche d'une réalité qui ne fait pas de cadeaux. Une fin logique, bien qu'assez troublante. Eh bien dans le film, la fin a entièrement été modifiée ! Volonté de Mathias Malzieu (espérons que non) ou choix imposé par Luc Besson, producteur du film, aucune idée, mais cela ne joue pas en la faveur du film. Quand on ne connaît pas le livre, il n'y a pas de problème. Mais quand on a apprécié cette fin assez crue et réaliste, on a de quoi être dérangé et déçu par la fin du film. Parce que la fin du bouquin est quand même bien meilleure. Bref, c'était le petit coup de gueule.
!!!FIN DU SPOILER !!!

Qu'on se le dise, Jack et la Mécanique du Cœur est un très bon film d'animation, doté d'une direction artistique fantastique, et d'une réalisation dynamique. Un conte sombre et poétique pour toute la famille. Malheureusement, ceux qui ont lu le livre pourront éventuellement être déçus. Quant aux autres, on ne peut que leur conseiller d'aller voir cette merveille du film d'animation, qui leur plaira, pour peu qu'ils ne soient pas allergiques à la musique de Dionysos. En revanche, on leur déconseille de lire le bouquin, avant ou après. Vous voici prévenus !

Jack et la Mécanique du Cœur
Mathias Malzieu et Stéphane Berla
Sortie le 05 février

mardi 24 décembre 2013

Mon top des jeux 2013. Partie 3 : Les indispensables

Ah, voilà, après avoir fait une liste des jeux que je considère comme les meilleurs de cette année, il est temps de passer à ceux que je considère comme les meilleurs des meilleurs de cette année, ceux qui sont absolument indispensables à faire et à posséder. Si vous ne savez toujours pas quoi acheter à Noël, voici une petite idée. Et je vous rassure, même en 2014 et au-delà, vous prendrez du plaisir à y jouer.

Ni no Kuni : La Veangeance de la Sorcière Céleste
Ah ! Ni no Kuni ! Que dire, si ce n'est que ce titre est un bijou absolu ! On pensait bien qu'on n'y aurait jamais droit, qu'il ne sortirait jamais en France, et pourtant, il est bien arrivé chez nous. Ambiance magistrale pour ce jeu de rôle typiquement nippon dont la patte graphique est signée Ghibli, et les musiques composées par Joe Hisaichi. C'est finalement un sans faute artistique, pour ce titre à l'histoire émouvante, qui émerveillera aussi bien les petits que les grands. Alors oui, certains pourront ne pas apprécier le système de combat, puisque les alliés ne sont pas dirigeables constamment, mais au final, Ni no Kuni est un très grand jeu. Un jeu de rôle comme on aimerait en voir plus souvent, comme il devrait en avoir plus souvent.


Fire Emblem : Awakening
Que dire, si ce n'est que Fire Emblem : Awakening est le meilleur jeu de la 3DS, n'en déplaise aux suivants sur la liste. On peut ne pas être fan de ce genre, le tactical RPG, et tomber amoureux de ce Fire Emblem. Au-delà de son aspect stratégie, qui est bien entendu le principe même du titre, le jeu nous offre un scénario prenant, qui tient surtout à ses personnages, tous uniques, mais surtout, qui communiquent souvent, et qui peuvent créer des liens. Cela donne des dialogues savoureux, des histoires et missions annexes débouchant sur de nouveaux personnages, et surtout des situations de combats épiques. Oui, vous avez bien lu. Parce-que si l'on place des personnages aux liens forts à côté sur une carte, ils peuvent interagir en combat. Voir un de ses coéquipiers sauter devant son personnage quasi mourant pour le protéger du coup de grâce est probablement la situation la plus incroyable de cette année. Si si, je vous assure.


Bravely Default
Oui, vous avez bien lu, j'ai beau adoré ce jeu, je le place derrière Fire Emblem : Awakening dans la liste des meilleurs jeux de la 3DS. Pourtant, ne nous voilons pas la face, Bravely Default est un chef-d'oeuvre, une sorte de relique du temps passé qui a surgie de nos jours pour nous rappeler que les J-RPG d'antan existent encore bel et bien. Oui, c'est sûr, ça peut ne pas plaire à tout le monde, mais les joueurs élevés aux premiers FF ou encore à Chrono Trigger apprécieront forcément. Durée de vie phénoménale, décors magnifiques dessinés à la main, et histoire certes simpliste mais assez prenante pour être suivie sans ennui. A cela s'ajoute des quètes annexes bien écrites et ancrés dans l'histoire, au point qu'on se demande presque pourquoi elles ne sont qu'annexes. Mais c'est surtout son gameplay, mélange de valeurs sures et de neuf qui assure à Bravely Default sa position de jeu à posséder absolument. Surtout son système de jobs, tellement addictif que vous n'en lâcherez plus la console.


Mario and Luigi : Dream Team Bros.
Ce n'est un secret pour personne, je suis fan absolu de la licence Mario and Luigi. Alors quand j'ai eu entre les mains ce quatrième opus, mon bonheur était bien là. Mais la crainte de trop de recyclage aussi. C'est donc avec une joie et un émerveillement total que j'ai parcouru cet épisode, que je considère comme le deuxième meilleur, juste après Superstar Saga. La réalisation est tout bonnement splendide pour les yeux, mais aussi pour les oreilles. La maniabilité, toujours aussi efficace, a su apporté des nouveautés tellement bien pensées et jouissives, via le monde onirique, que le plaisir est immédiat. Et même si le jeu est un poil moins drôle que ses prédécesseurs, les clins d’œil à la série sont tellement bien trouvés que l'on pardonne ce léger détail. S'il y a bien un autre jeu à posséder sur 3DS, c'est celui-ci. Une merveille, tout simplement.


Voilà, vous connaissez dorénavant mes jeux préférés de cette année 2013, qui a été bien remplie. Comme on peut le constater dans ce dernier classement, les jeux de rôle japonais ont fait une bonne partie de mon bonheur. En même temps, ces quatre jeux, ce sont ceux sur lesquels j'ai passé le plus de temps cette année, avec « seulement » 45h 27min pour celui que j'ai fini le plus rapidement, et qui est Mario and Luigi : Dream Team Bros. Je ne peux que vous conseiller de jouer absolument à ces quatre titres, qui sont tous des chefs-d’œuvre, n'ayons pas peur des mots. Je suis dans l'incapacité d'en choisir un seul pour cette année. En gros, si je ne devais garder qu'un seul jeu en 2013, ça serait Fire Default : La Vengeance de la Dream Team Bros.

dimanche 22 décembre 2013

Mon top des jeux 2013. Partie 2 : Les inoubliables

On continue avec les meilleurs jeux de cette année 2013. Un top subjectif forcément, mais qui nous rappelle que cette année à été remplie en très bon jeux vidéo. Allez, on commence.

Rayman Legends
Ah, ben oui, forcément ! L'équipe d'Ubisoft Montpellier, sous la direction de Michel Ancel, a encore fait des merveilles. Rayman Origins était un retour aux sources assez phénoménal, et cet épisode qui en reprend en grande partie les codes l'est tout autant. Encore plus beau, toujours plus inventif, Rayman Legends est une perle en solo comme en multi. Le kung foot risque de vous faire passer des nuits blanches avec vos potes. Et un gros gros plus pour la version Wii U, de très loin supérieure aux autres.


Beyond : Two Souls
On critique souvent David Cage et ses jeux. Ca peut se comprendre. Mais malgré tout ce qu'on peut reprocher à ses productions, souvent le fait qu'il s'agisse simplement de « film intéractif » et non de jeu, on se retrouve la plupart du temps face à des œuvres assez bouleversantes. Beyond : Two Souls en est une nouvelle fois la preuve. Et c'est en grande partie grâce aux performances des acteurs Willem Dafoe et Ellen Page (mon amour!). Un jeu, mais aussi une expérience à vivre.


Super Mario 3D World
Je n'attendais pas grand chose de ce Super Mario 3D World. Surtout après avoir essayé le jeu en juin. Un simple New Super Mario Bros. en 3D, voilà ce que le titre inspirait. Et puis, Gamepad en main, on se trouve face à quelque chose d'incroyablement surprenant : un excellent Mario en 3D ! Le jeu fourmille d'idées, il est beau, la bande-son est géniale, et on peut jouer à quatre ! Certes, il ne vaut pas un bon Galaxy ou Sunshine, mais il est bien l'un des meilleurs jeux de cette année.


Pokémon X/Y
Quasiment comme à chaque fois, dès qu'un nouveau jeu Pokémon sort, surtout lorsqu'il s'agit d'une nouvelle génération, il est forcément dans les meilleurs jeux de l'année. Peut-être pas aussi incroyables que Noir et Blanc, ces versions sont tout de même exceptionnelles. Enormément de nouveautés, parfois subtiles, un gameplay toujours aussi accrocheur, et une durée de vie colossale. Bref, à posséder absolument pour tous les fans de RPG.


The Legend of Zelda : A Link Between Worlds
Un nouveau The Legend of Zelda, c'est toujours un événement. Si je ne cite pas The Wind Waker HD, c'est parce qu'il s'agit d'un remake, bien que le jeu soit bien entendu toujours aussi excellent. Pour cet opus 3DS, on replonge dans l'univers de A Link to the Past. Le résultat est un jeu en monde ouvert qui regorge de secrets et de trouvailles de gameplay, avec des nouveautés qui tiennent à casser un peu la routine de la série. Seul bémol, le jeu est bien trop facile. Il vaut quand même largement le coup.

 

Far Cry 3 : Blood Dragon
Un DLC/Add-On peut-il être supérieur au jeu original dont il est tiré ? Eh bien Ubisoft nous a fait comprendre que oui. Far Cry 3 : Blood Dragon, c'est certes un très bon FPS en monde ouvert, mais c'est avant tout un hommage ultime à touts les productions d'actions des années 80. Véritable bijou d'un genre désuet dans son approche et son style, Far Cry 3 : Blood Dragon tient de l’œuvre d'art dans sa confection et son principe même. Un titre à posséder absolument.


C'est la fin de cette deuxième partie consacrée aux jeux marquants de cette année. On attaque et on finit bientôt avec les jeux indispensables de cette année. Les titres préférés de mes jeux préférés de cette année en quelque sorte. Il y a du très très lourd.

samedi 21 décembre 2013

Mon top des jeux 2013. Partie 1 : Les incontournables

La fin de l'année arrive, et il est temps de faire un petit bilan des meilleurs jeux de cette année, selon moi. Sauf que cette fois-ci, pas de top 5, ni de top 6, mais juste une liste en trois parties de mes jeux favoris. Il faut dire que l'on a été très gâtés cette année dans le milieu du jeu vidéo (mais aussi ailleurs, comme au cinéma, ou même, dans de moindres mesures, en musique), et réduire une liste de jeux à seulement cinq titres, c'est tout à fait impossible. Surtout quand on a fait une bonne quarantaine de jeux comme moi depuis janvier. Pas de listage par préférence, juste une liste des meilleurs jeux de cette année, et les raisons qui vont avec. Et on commence par les incontournables de cette année 2013.

GTA V
Forcément, on ne peut pas faire une liste des meilleurs jeux de cette année sans citer le mastodonte GTA V, qui a remporté le cœur des joueurs comme celui des critiques. Nouveau standard du monde ouvert, GTA V est un cri d'amour à la liberté, tant il y a d'activités à faire. Alors certes, la liberté n'est pas totale, mais on ne peut que remercier Rockstar pour ce jeu. Le studio est habitué au genre, et si l'on peut regretter que GTA V n'égale pas son plus gros concurrent dans un certain sens, Red Dead Redemption, on applaudit le travail, et on respecte l’œuvre.


The Last of Us
Certains diront encore que ce n'est qu'un Uncharted avec des zombies. Eh bien tant pis pour eux ! The Last of Us est évidemment l'un des meilleurs jeux de cette année, bien que je ne le considère pas personnellement comme un chef-d'oeuvre. L'histoire narrée, cette rencontre, ce voyage, ce lien qui se crée entre Joel et Ellie, et cette fin ! Sans oublier son gameplay, lourd, stressant, angoissant, qui ne pardonne pas la moindre erreur. Dérangeant, troublant, et beau à la fois, espérons que The Last of Us ne soit pas réellement le dernier. 


Bioshock Infinite
Vous avez aimé Bioshock ? Vous avez moins aimé le deux ? Vous aimerez sûrement ce troisième épisode. Au-delà même de son gameplay nerveux, mélange de bourrinage et de techniques d'approches, au-delà même de son histoire et de sa fin assez renversante, c'est surtout la direction artistique du titre qui impressionne. Absolument magistrale, cette dernière relègue quasiment tous les autres jeux de l'année à de vulgaires clones visuels. Et surtout, Bioshock Infinite nous rappelle que les FPS ne sont pas uniquement des jeux pan pan boum boum sans âme, et ça, c'est inestimable.


Tomb Raider
Forcément, on ne peut pas oublier Lara dans ce reboot/préquel. On aime ou on déteste, mais malgré quelques trahisons du personnages, et un côté survie finalement peu exploité, on se retrouve face à un excellent jeu d'aventure action, qui mélange correctement les phases d'explorations/plate-formes à celles de tir. Oui, on lorgne un peu trop du côté de Nathan Drake et d'Uncharted, mais il serait bien dommage de bouder son plaisir pour si peu.


Voilà ce qu'il en est pour la première partie de ces jeux de l'année, avec comme thème, les incontournables. La suite arrive bientôt, avec peut-être quelques surprises. Et vous, comme incontournables, vous auriez mis quoi d'autres ?