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samedi 24 juin 2017

Aperçu Super Mario Odyssey

Annoncé en janvier lors de la présentation officielle de la Switch, Super Mario Odyssey était le jeu que tout le monde voulait essayer. Avec l'E3, suivi de sessions de présentations par Nintendo comme chaque année, ça a enfin été possible de mettre la main dessus. La suite spirituelle de Super Mario 64 et Super Mario Sunshine promet-elle d'être aussi exceptionnelle que ses ainées ? Ce n'est pas après un temps de jeu si court que l'on pourra y répondre, mais on va tout de même vous donner un bref aperçu.

Commençons tout d'abord par les conditions de cette session de jeu. Deux niveaux de démo étaient jouable, et durant dix minutes seulement. J'ai pu jouer à Super Mario Odyssey trente minutes, réparties en trois sessions de dix minutes. C'est assez court bien évidemment. Rajoutons que l'on pouvait jouer au jeu uniquement avec deux Joy-Cons en mains, pas de Joy-Con Grip, ni de manettes pro Switch. Tout ça afin de nous faire profiter des possibilités de la reconnaissance de mouvements (non obligatoire si l'on en croit les animateurs de l'évènement, puisque l'on peut jouer sans, ce qui semble logique). En gros, ce n'était pas forcément le confort le plus optimal pour essayer le titre.

Vous avez déjà sûrement déjà tout vu et lu sur Super Mario Odyssey, notamment plein d'aperçus. Je vous conseille vivement l'aperçu du Monde par William Audureau et celui de Gamekult par Puyo. Je vais sûrement dire des choses similaires, donc si vous ne les avez pas lu et que vous ne voulez pas vous faire spoiler mon avis, attendez avant d'aller les voir. Bon, il est temps de se lancer.

Première prise en main dans le niveau du désert mexicain, ambiance fête des morts, avec des Maskass qui joue des marécas (ce n'est pas une contre-pétrie, ou alors une très mauvaise), et un petit village de type Old El Paso, que l'on appellera pueblo, pour ce mettre dans l'ambiance de ces boites-là. La prise en main est à la fois immédiate et demande que l'on s'y habitue. D'une part, parce que jouer avec deux Joy-Cons séparés, ce n'est pas très instinctif, surtout lorsque l'on ne possède pas de Switch (je ferai bientôt un Kickstarter pour que vous m'en payez une, pas de souci!). Ensuite, parce qu'il y a de nouvelles possibilités d'actions, et que la présentation insistait sur la reconnaissance de mouvement, que l'on espérait définitivement oubliée et perdue au fond des limbes des enfers des profondeurs de la terre. Et pour finir, ces nouveaux mouvements, il faut apprendre à les utiliser. Avancer et sauter à tout va ne pose aucun problème, que l'on ai joué à un Mario ou non auparavant. Mais envoyer sa casquette demande de secouer les Joy-Cons dans la direction voulue. Et même si l'on s'y fera sûrement rapidement, appuyer sur le bouton Y pour effectuer la même action est plus logique.

Cette première rencontre avec Super Mario Odyssey dans ce désert mexicain a paru très courte. D'une, parce qu'il fallait se familiariser avec les commandes, même si la plupart sont d'une évidence absolue, surtout lorsque l'on connaît les Mario 3D (et j'ai plus de 20 ans d'expérience, donc ça va pour ma part). Ensuite, parce que cette découverte a aussi été l'occasion d'un jeu de questions/réponses avec la personne présentant le titre, et un moyen pour moi d'expérimenter un peu ce qu'il était possible de faire, avant de tout explorer et de réellement avancer. Je suis donc allé acheter un costard tout propre et un sombrero, que je me suis empressé d''enfiler, afin d'essayer de ressembler à Diego Luna dans Casa de mi padre, et je suis parti à l'aventure. El pueblo semblait assez basique dans son design et sa construction, mais je ne m'y suis pas attardé trop longtemps, et ça sera sûrement un point de départ à ce niveau. En avançant plus loin, on découvre enfin ce qui ressemble réellement à un niveau de Mario en 3D, avec des plates-formes qui bougent, de l'observation pour comprendre comment passer, et des sauts à effectuer. Rapidement, on découvre que l'on ne peut pas contrôler tous les ennemis, ce qui est logique tout de même, bien que l'on pourra prendre possession de la plupart. Un Bill Balle nous fonce dessus, on doit passer sur une plate-forme un peu trop éloigné... Un coup de casquette, on prend possession de l'ennemi, et l'on peut voler jusqu''à l'endroit de nos rêves. Attention, si la possession d'ennemi n'est normalement pas limitée dans le temps, les Bill Balles explosent après quelques secondes. Il est donc conseiller de ne pas trop s'attarder dans leur corps, à l'inverse de Pazuzu dans celui de Regan MacNeil, et il suffit d'une pression sur une gâchette pour que l'on reprenne son aspect normal de plombier grassouillet. Un drapeau se tient devant nous. Il s'agit bien entendu d'un checkpoint qu'il faut activer en passant dessus, et qui nous redonne de la vie. Si l'on meurt, on recommencera à cet endroit de la partie, et dans le jeu final, on pourra se téléporter aux différents checkpoints activés au sein d'un même monde. On enchaîne avec une phase de plate-forme, et... c'est la mort. L'appréhension de la 3D peut encore et toujours poser des problèmes aujourd'hui, dans certains cas rares. Surprise, on ne perd pas de vie, et l'on réalise soudainement qu'il n'y a effectivement pas de compteur de vies depuis le début de la partie, mais l'on perd dix pièces. On nous assure que les pièces auront une grande importance dans le jeu, autre que d'acheter des fringues à l'Uniqlo du coin, la mort est donc bien pénalisante. Fin des dix premières minutes.

On passe ensuite à Grand Theft Mario, ou Un Mario dans la ville, ou Super Mario IRL, comme vous voulez, bref, le fameux niveau de la ville. Et toutes les appréhensions que l'on a pu avoir lors du visionnage du premier trailer sont toujours là, de nouvelles sont même venues se greffer aux anciennes, et en même temps, on sent qu'il n'y a pas de quoi s'en faire. Première mission, Pauline, alors maire de la ville, nous demande de trouver quatre musiciens pour former un groupe de jazz, et ainsi, on pourra récupérer les fameuses lunes, qui remplacent les étoiles. Je ne m'attendais pas vraiment à ça d'un jeu estampillé Mario, mais après tout, pourquoi pas. Et, c'est alors que l'on part explorer la ville. Et c'est très déroutant. De par son univers, parce que Mario qui côtoie des êtres humains « normaux », qui vole des scooters pour avancer plus vite parce que thug life, et qui se balade entre des immeubles et gratte-ciels gris comme un jour de pluie, et bien c'est assez perturbant au début. Ensuite, parce que la verticalité du lieu ne donne pas l'impression d'être maîtrisée au premier abord. A une époque ou les jeux d'action/aventure ont su construire des espaces de jeu cohérent avec le gameplay qui va avec (on pense notamment à la série Assassin's Creed et ses milieux urbains, ou encore le récent The Legend of Zelda : Breath of the Wild et la verticalité de ses espaces naturels), Super Mario Odyssey semble, de prime abord, ne pas proposer une expérience réellement grisante dans cet univers. On explore souvent en bas, dans la rue, on y découvre un joli clin d’œil à la licence que je ne révélerai pas, mais ne pouvant escalader les murs, on grimpe rarement. Ce qui procure un sentiment de frustration. Mais voilà, dix minutes, c'est très court. Et pourtant, déjà, on se rend compte de ce qu'il est possible de faire. Prendre possession d'une ligne électrique permet de se transformer en électricité afin de se déplacer. Très pratique pour monter en haut d'un immeuble par exemple. Eh oui, il est comme ça Mario, il peut aussi prendre possessions des objets, balek de la logique, c'est ça qui est cool. On peut aussi envoyer sa casquette sur une espèce de petit poteau mou (je n'ai plus le nom, et pourtant, j'habite en métropole depuis toujours, je n'ai aucune excuse), en prendre possession donc, c'est bien, vous suivez, afin de se propulser dans les airs. Et il y a sûrement énormément de possibilités que l'on découvrira au fur et à mesure du jeu, lorsque l'on pourra s'y lancer corps et âme, fin octobre. Comme incarner des jumelles pour observer la ville et repérer de loin ses fameux objectifs.

Dernière session, et retour parmi les morts. On avance directement vers le passage plate-forme du niveau, et là, surprise, la prise en main du jeu semble déjà totalement acquise ! Hormis quelques ratés dans l'envoi de Cappy la casquette, c'est comme si j'avais joué à Super Mario Odyssey toute ma vie ! Les phases de plate-forme s'enchaînent, sans grande surprise pour le moment, mais de manière très cohérente et très propre. Parsemées de passages en 2D à la mode Super Mario Bros. premier du nom, le tout était très agréable à prendre en main. La vraie nouveauté de ce passage assez classique, c'est l'apparition d'ennemis ressemblant à des petites statues de l'île de Pâques avec des lunettes de soleil Ray Ban trop stylay ! Une fois que l'on a pris possession de l'un deux, on peut voir des plates-formes invisibles en appuyant sur Y. Seul bémol, on avance trèèèèèès lentement lorsque c'est le cas. Et on ne peut pas sauter ! On peut donc avancer prudemment avec Y enfoncé, si l'on a tout son temps. Ou alors, on peut regarder autour de soi, mémoriser les emplacements de ces plates-formes, et y aller en Mario normal. Au risque de se la jouer Indiana Jones dans La Dernière Croisade lors de l'épreuve du Saut de la foi, si l'on a un doute. Mais c'est aussi ça qui fait le charme du jeu ! Je n'ai pas eu le temps d'aller affronter le boss. Peu importe, j'ai déjà un bon aperçu du jeu. Un très petit aperçu, mais un aperçu quand même.

Mario n'en a pas ras la casquette, et nous non plus ! Alors oui, cette session de jeu était frustrante, tant dans sa durée que dans son gameplay, que l'on n'a pas réellement pu explorer à fond. Joy-Cons en mains, à défaut de manette pro ou Joy-Con Grip, le jeu est assez déroutant, mais à la fois rassurant. La reconnaissance de mouvement sera probablement vite à oublier, mais ce n'est pas quelque chose de réellement important. La question tient plutôt de l'univers du jeu, et de son level design. Déroutant ou trop classique pour le moment, on attend de vraiment découvrir toute l'étendue que le jeu a à nous offrir. On pourra savoir si la verticalité de la ville, étrangement perturbante pour le moment, profite du gameplay novateur du titre. Super Mario Odyssey semble plein de promesses, que l'on espère tenues, parce que pour le moment, cette démonstration post E3 nous rassure autant qu'elle nous pose de nouvelles interrogations. Vivement le 27 octobre !


samedi 31 janvier 2015

La Grande Aventure Pokémon Rubis et Saphir

C'est le mois de janvier, plus pour longtemps certes, et c'est donc l'occasion de vous souhaiter une bonne année. Et pour commencer cette année 2015, je vous renvoie vers mon article concernant Super Mario Manga Adventures. Le tome 2 sort le 4 février, mais peu importe. Dans cet article, je disais que j'allais bientôt vous parler de la réédition du manga Pokémon, principalement du premier tome du cycle Rubis et Saphir. Ca aura mis plus d'un mois et demi à venir, mais voici enfin mon avis sur ce premier tome.

Toit le monde le sait, je suis fan de Pokémon, et j'en suis fier. C'est donc assez naturellement que j'ai acheté les trois tomes de la réédition de La Grande Aventure. Ce premier cycle concernant logiquement la région de Kanto, et donc les versions Rouge, Bleue, et Jaune, est assez bon, même s'il s'éloigne assez de l'histoire du jeu. Un mal pour un bien, même si cela n'empêche pas la trame scénaristique d'être parfois un peu trop tirée par les cheveux, surtout si l'on compare au jeu. Bref, si vous ne l'avez pas lu, passez directement au paragraphe suivant, ça risque de spoiler légèrement. Il faut dire que se baser uniquement sur le jeu, ça aurait probablement donné un manga assez chiant, soyons honnête. Mais de là à faire de la moitié des champions d'arènes des membres de la Team Rocket... Pourquoi pas. Ça donne même lieu à des scènes plutôt violentes qui tranchent avec ce qu'on pourrait attendre de Pokémon. Malheureusement, si le premier tome et une grande partie du deuxième offrent une réelle histoire de qualité, la suite, sans être mauvaise, est un poil décevante. Le héros kidnappé par le Conseil des 4. Pourquoi pas, mais avec un héros de remplacement qui n'a pas assez de charisme, et des scènes qui durent parfois en longueur, on était loin de la qualité de la première partie, sans que l'on crie au scandale pour autant. J'ai quand même pris du plaisir à lire ces tomes.

Et puis, surprise, le cycle Johto va passer à la trappe, pour l'instant du moins. C'est donc très rapidement que sort, début décembre, le premier tome du cycle Hoenn, afin de coïncider avec la sortie de Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha. Une nouvelle région, de nouveaux héros, une nouvelle aventure. Avant de vanter les qualités de ce premier tome très prometteur pour la suite, passons au seul vrai défaut. Les deux personnages principaux s'appellent Rubis et Saphir... Ok, c'est logique, c'est dans la continuité des autres tomes, mais sérieusement ! Les appeler Brice et Flora, comme dans le jeu, c'était trop difficile ? Bref, cela surprend mais ne nuit pas pour autant au plaisir de lecture que procure ce premier tome. On suit les aventures de Rubis et Saphir donc. Rubis, un jeune garçon qui tient à son apparence et à celle de ses Pokémons, et qui veut gagner tous les concours de la région. Saphir, quant à elle, veut devenir maître et gagner les huit badges. Les deux enfants vont alors faire un pari : le premier qui réussit son objectif en quatre-vingt jours gagne. Le postulat de départ est lancé, et il est plutôt cool. Les rôles sont inversés dans un certain sens, puisque la fille veut se battre et la garçon préfère les concours. Et ça fait plaisir ! Sans oublier que l'aventure les fait se confronter à la Team Aqua et Magma, et qu'il y a donc de l'action, de l'aventure et du suspense.

Sur plusieurs points, le cycle Hoeen de La Grande Aventure Pokémon est une réussite, et surpasse le cycle Kanto. Alors certes, le récit est parfois haché, puisque souvent séparé en deux parties, Rubis d'un côté et Saphir de l'autre, mais il serait dommage de bouder son plaisir. Drôle, rythmé, prenant, et plus fidèle au jeu tout en créant son propre univers dans un monde qui existe déjà, cette lecture fera à la fois plaisir aux fans de Pokémon, et même à ceux qui ne connaissent pas forcément (même s'il est tout de même préférable de connaître le jeu). Personnellement, je vous conseille vivement de lire ce premier tome, en attendant sa suite prévu pour le 12 mars, et le dernier tome, pour plus tard. Ça fait long tout ça !

La Grande Aventure Pokémon Rubis et Saphir
Edité par Kurokawa
Prix : 10 euros

mercredi 31 décembre 2014

Mon top 3 des jeux 2014

On continue avec mes jeux préférés de cette année, et voici mon top 3. Alors bon, dans l'absolu, le jeu que j'ai préféré cette année, c'est Final Fantasy IX, que je n'avais jamais fait auparavant, et qui est un véritable chef-d’œuvre. Mon deuxième Final Fantasy préféré, derrière Final Fantasy VI, et juste devant Final Fantasy VII. Mais comme le jeu n'est pas sorti en 2014, et qu'il s'agit de mes jeux préféré sortis en 2014, tant pis. Allez, on commence !

N°3 Mario Kart 8
Être joueur et ne pas mettre Mario Kart 8 dans un top de l'année, quelque soit la position, c'est une hérésie. Encore plus si on possède une Wii U. Il faut dire que Mario Kart 8, sans être le meilleur de la saga, est malgré tout assez exceptionnel, avec une finition qui pourrait en faire baver plus d'un. La maniabilité est au poil, le jeu en ligne est réellement bon et totalement chronophage, et les graphismes claquent la rétine. Bref, c'est jouissif, ultime à plusieurs, et absolument indispensable !



N°2 Super Smash Bros.
Je ne mets pas de consoles parce que les deux épisodes sortis cette année sont excellents. Même s'il faut reconnaître qu'en terme d'excellence, la version Wii U surpasse la version 3DS. On peut même dire honnêtement qu'en terme d'excellence Super Smash Bros. for Wii U surpasse quasiment la totalité des jeux sortis cette année. Entre son gameplay toujours aussi accessible et hyper technique, son fan-service tellement poussé qu'il en devient presque gênant pour la concurrence, son contenu gargantuesque, et ses combats entre potes qui vont durer sans aucune lassitude jusqu'à la sortie du prochain opus, il faut dire qu'il n'y a quasiment rien à reprocher à cet épisode. D'ailleurs, on ne lui reproche rien en fait. Et pourtant, il n'est que numéro 2...


N°1 Bayonetta 2
Est-il encore nécessaire de vanter toutes les qualités exceptionnelles de Bayonetta 2 ? Probablement pas, mais en rappeler quelques unes ne peut pas faire de mal. Bayonetta 2 est à ce jour le meilleur beat'em all jamais conçu. Sa maniabilité est exemplaire, bien supérieure à celle du premier volet qui était très bonne, et contrôler la sorcière est d'une aisance absolue, au point que le jeu est jouissif dès le premier chapitre. Encore plus excessif que son prédécesseur, cet épisode ose tout, et grâce à sa réalisation et à sa direction artistique sans faille, toutes les folies de mises en scène et de gameplay font diablement plaisir. Une fois fini, on en redemande. On ne le dira jamais assez, la perfection n'existe pas, et pourtant, on pourrait bien associer ce terme à Bayonetta 2 !



Bonus coup de coeur
On finit ce classement, non pas par le numéro zéro, mais par un jeu qui aurait dû être dans ce top 3, mais qui frôle le podium de peu. Je ne peux pourtant pas l'oublier tant je l'ai apprécié. Il s'agit de Shovel Knight. «Encore un jeu indépendant en pixel art» crieront certains, et ils ont tort. Shovel Knight est un excellent jeu de plate-forme en 2D, qui s'inspire des jeux NES, et qui en possède les qualités, mais pas les défauts. Le level design est excellent, et nous rappelle les meilleurs moments de Mega Man ou Ducktales, la maniabilité est précise à en crever, et l'univers nous transporte dès les premiers instants. Je ne suis ni fan des jeux indés, ni même des jeux en pixel pour faire comme au bon vieux temps, mais là, il faut reconnaître que Shovel Knight vaut clairement son pesant de cacahuètes. Certes, il est un poil trop court. Mais si in en redemande, c'est qu'il est bon !


Ce top est réellement fini. L'année 2014 a été chargée, mais comme vous pouvez le constater, mes quatre jeux préférés sont sur la même console. N'hésitez pas à donner votre avis et à partager vos jeux préférés de cette année. En attendant une année 2015 qui s'annonce elle aussi bien remplie !

lundi 29 décembre 2014

Mes jeux de 2014

La fin d'année arrive, et il est temps de faire un petit bilan vidéoludique. Cette année a été riche en sorties, et elle a aussi été l'année de la nouvelle génération. Pourtant, les jeux qui m'ont le plus marqué sont principalement sur consoles Nintendo. Principalement parce que je n'ai ni PS4 ni Xbox One, et que sur PS3, il y a eu des sorties, mais rien de finalement très marquant, du moins, dans ce à quoi j'ai joué. Ce ne sera pas qu'un top Nintendo, je vous rassure. Allez, on commence !

South Park : Le Bâton de la Vérité
Vous voyez, on commence par un jeu qui n'est pas sorti sur console Nintendo. South Park : Le Bâton de la Vérité est à la fois un jeu de rôle très réussi, mais c'est aussi probablement l'une des meilleures adaptations d'une série, d'un univers, en jeu vidéo. Absolument parfait dans son esthétique, qui reprend parfaitement celle de la série, South Park : Le Bâton de la Vérité est aussi, heureusement, extrèmement drôle. L'humour absurde, potache, trash est présent, et ravira les fans de la série. Oui, il y a des prouts, des nazis, des mongols, mais après tout, c'est tout ce qu'on apprécie dans la série. Si vous n'y avez pas joué, jetez-vous dessus les yeux fermés, vous ne risquez pas d'être déçus, sauf peut-être par sa durée de vie. Mieux vaut de la qualité plutôt que de la quantité n'est-ce pas ?


Kirby : Triple Deluxe
Les jeux Kirby sont des valeurs sures, et ce Triple Deluxe n'échappe pas à la règle. On reproche souvent aux jeux de la série d'être trop simples, et c'est souvent vrai. Kirby : Triple Deluxe n'est pas bien difficile, mais peu importe, il faut malgré tout du temps pour le finir, et encore plus si on veut atteindre les 100%. Coloré, parfaitement maniable, mignon à en pleurer, et maîtriser de main de maître dans son level design, Kirby : Triple Deluxe est un jeu auquel les fans doivent jouer, tout comme les possesseurs de 3DS. Avec cet opus, Kirby est une nouvelle fois la preuve qu'on peut réussir en avalant.


Donkey Kong Country : Tropical Freeze
Je ne suis pas forcément fan des jeux Donkey Kong, mais là, il faut bien avouer que ce Tropical Freeze m'a plus que séduit. Déjà, parce que le gameplay est fidèle à celui de la saga, avec une difficulté qui n'est pas excessive, mais qui pourra rebuter les joueurs qui manquent de patience. Mais c'est surtout la direction artistique du jeu qui est sublime. Si les graphismes, d'un point de vue technique pur et dur, ne sont pas les meilleurs de la Wii U, loin de là, les décors et l'esthétique du jeu en général sont magnifiques. Il n'y a qu'à voir le niveau de la savane, qui est une version sublimé du Roi Lion en spectacle de marionnettes. Sans oublier les musiques, exceptionnelles, signé David Wise, le compositeur du début de la série, qui est revenu pour l'occasion, après quinze ans d'absence. Je vous invite à les écouter. Notamment le thème de la savane (oui, encore ce niveau, qui m'a vraiment beaucoup marqué), qui est impressionnant, et qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance du niveau. Bref, Donkey Kong Country  : Tropical Freeze n'est peut-être pas un chef-d’œuvre, mais il est clairement un des meilleurs jeux de cette année. Une petite leçon de level design et de direction artistique. Beaucoup devrait s'en inspirer.


Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call
J'avais beaucoup aimé le premier Theatrhythm Final Fantasy, et il faut dire que cette suite est encore meilleure. Le concept reste le même, mais les musiques sont encore plus nombreuses, et même si l'on regrette les DLCs en pagaille, alors qu'on aurait aimé tout avoir dans le jeu, le contenu est conséquent. Surtout que cette fois-ci, il y a un mode de jeu solo bien plus construit, et bien plus proche de ce qu'on attend d'un jeu de rôle, même si au final, ça reste plus ou moins un enchaînement de morceaux à réussir. En gros, on a du fan-service au service d'un gameplay aux petits oignons et ça fait bien plaisir. Que l'on soit fan de Final Fantasy ou non. Nobuo Uematsu forever !


Pokémon Rubis Oméga/Saphir Alpha
Sans surprise, on termine avec les deux remakes de la troisième génération de Pokémon sur 3DS. Fan de Pokémon ou non, on doit posséder cette version. Oui, ce sont des remakes, mais avec plein d'ajouts, quelques absences, et le retour de certaines possibilités. Au final, ce n'est pas la version ultime de Pokémon, la difficulté, un poil faible, l'en empêche entre autres, mais inutile d'en dire plus. C'est génial, les fans ont raison d'aimer, les néophytes peuvent s'y mettre sans problème, et ceux qui ont arrêté peuvent s'y remettre. Un bon remake, un bon Pokémon, un bon jeu.


On finit ce top avec deux jeux que je ne pourrais mettre dans mon top, mais que je ne peux m'empêcher de citer.

Child of Light
Semi-déception de l'année, Child of Light est un bon jeu, mais sans plus. Il ne m'a pas ému, sa fin est totalement précipitée, comme par manque de temps, et son ambiance, bien que plutôt sympathique, devient vite lassante vers la fin. C'est un beau conte, c'est enchanteur, mais jamais assez, et au final, on se retrouve face à un jeu bancal, pas dénué d'intérêts, mais jamais très enthousiasmant. Dommage, le gameplay est plutôt bien pensé, contrairement au level design. A essayer, mais personnellement, je ne suis pas entièrement convaincu.


Hyrule Warriors
C'est le petit plaisir coupable de l'année. Un musou dans l'univers de The Legend of Zelda, ça peut paraître étrange, mais ça fonctionne plutôt bien. Le fan-service se ressent dans tous les coins, c'est plutôt jouissif, mais comme tous les jeux de ce genre, ça a ses limites. Si on sait à quoi s'attendre, je le conseille, si on n'aime pas trop le genre ou que l'on cherche un Zelda, on peut essayer, mais on risque de ne pas trop apprécier.


Ce top n'est pas fini. Je vais faire un deuxième article concernant mon top 3 des jeux de l'année, la liste serait bien courte sinon. Comme ça, j'aurai plus de clics et donc plus d'argent. Bisous !

(Je plaisante, je ne touche rien avec ce blog. Je fais un deuxième article pour plus de lisibilité. N'allez pas croire que je suis un connard cynique s'il vous plaît. Je suis juste un connard. Merci)

samedi 13 décembre 2014

Super Mario Manga Adventures

Parfois, se balader à la Fnac (ou une autre enseigne du même genre) peut amener à quelques surprises. C'est alors que j'allais acheter le manga Pokémon La Grande Aventure Rubis et Saphir (que je vous recommande vivement, je vous en reparlerai plus tard), que je suis tombé, par pur hasard au rayon manga, sur Super Mario Manga Adventures tome 1. Fan du plombier, et curieux de voir de quoi il s'agissait, j'ai pris un exemplaire et je l'ai feuilleté, avant de me dire « Oh, et puis zut, je l'achète, on verra bien ce que ça vaut ! ». Bref, je suis reparti avec ce manga sous le bras, et après l'avoir fini, je vous donne mon humble avis.

Super Mario Manga Adventures n'est pas un petit nouveau dans le monde de la bande dessiné japonaise. Et ça semble assez évident quand on le lit. En effet, ce premier volume est paru pour la première fois en 1991 au Japon. Étant donné que l'univers est celui de Super Mario World, c'est plutôt cohérent. Au Japon, quarante-huit volumes (!) sont sortis, tandis qu'en France, l'éditeur Soleil Manga (à qui l'on doit déjà les éditions françaises des mangas The Legend of Zelda) a prévu, pour commencer, de ne sortir que les dix premiers tomes. Le volume 2 devrait d'ailleurs sortit le 31 janvier 2015. Bref, un manga Mario, que cela peut donc nous réserver ? Eh bien pas mal de surprises ! Il faut dire que qu'on se retrouve non pas face à un récit d'aventure, mais à une histoire prétexte à une succession de gags plus débiles et absurdes les uns par rapport aux autres. N'ayez pas peur, c'est vraiment drôle en fait.


Tout commence quand Mario et Luigi arrivent à Dinosaur Land. La princesse Peach se fait évidement kidnapper, et les deux frères aux moustaches saillantes partent pour la sauver des griffes de Bowser. Ils rencontrent en chemin Yoshi, qui va se joindre à eux. Histoire classique et fidèle au jeu. Ce qui est un peu plus surprenant dans l'univers mignon tout plein de Mario, c'est l'humour et la dérision que le manga propose. Totalement absurdes et décalés, les gags s'enchaînent avec un rythme d'un à trois par page. On peut ne pas aimer du tout, mais pour peu que l'on adhère, on sourit et on se marre souvent. Voir le plombier et ses amis se moquer à ce point du jeu, de son univers et de ses personnages, c'est plutôt rigolo. Pour citer quelques gags en vrac, dès le début, Mario n'arrive plus à tirer des boules de feu. Luigi va donc lui enfoncer une bombonne de gaz dans le... Voilà. Mario, encore, ne sait pas comment battre Morton. Luigi lui lit alors la soluce officielle de Super Mario World. C'est vraiment très con, mais c'est finalement assez drôle. Seuls reproches, il y a quelques fautes d'orthographes plutôt surprenante ! Comme « punission » au lieu de « punition » (et non, ce n'est pas un emploi du verbe punir à l'imparfait à la première personne du pluriel. Et même, il y aurait quand même une faute!). Rien de bien méchant, mais c'est un peu dommage. L'autre défaut, c'est l'absence de Toad. Mais on est dans Super Mario World, c'est tristement normal.

Super Mario Manga Adventures, Super Mario Kun dans sa version originale, existe et continue d'être publié depuis vingt-trois ans au Japon. Énormément de jeux et d'univers ont été adaptés, et c'est pour ça qu'on espère que la suite verra le jour. Parce que les aventures comiques en manga de Super Mario 64, Paper Mario, Super Mario Sunshine, Super Mario Galaxy ou encore Mario and Luigi (et on en oublie plein), ben ça fait vraiment super envie. Alors n'hésitez pas à vous procurez ce tome, qui même s'il aurait pu être moins cher de quarante-neuf centimes (toi aussi, inscris-toi sur www.radins.com), est vraiment chouette, et va permettre s'il a du succès à faire publier chez nous la suite. Et ça, ca serait quand même vachement cool !

Super Mario Manga Adventures
Edité par Soleil Manga
Prix : 6,99 euros

samedi 15 novembre 2014

Avis DLC Mario Kart 8

Les DLCs sont souvent considérés comme le mal, comme le cancer du jeu vidéo, qui vient enrichir les méchants éditeurs sur le dos des pauvres joueurs qui payent déjà assez chers leur jeux. Cette haine des DLCs vient principalement de certains éditeurs qui n'ont pas hésité, et n'hésitent toujours pas, à nous vendre du contenu en plus avant même la sortie du jeu, et parfois à des prix exorbitants ! Cependant, même si personnellement je n'approuve pas trop cette pratique des DLCs, il faut reconnaître que certains éditeurs font des efforts pour offrir de la qualité, et parfois (mais trop rarement) avec un prix pas trop élevé. Tout le monde a gueulé conte Nintendo à l'annonce des DLCs payants de Mario Kart 8. Rappelons que le jeu de base n'est pas amputé, en comparaison avec les autres titres de la série. Pour 8 euros, on a le droit à huit circuits supplémentaires, quatre nouveaux karts, et trois nouveaux personnages. Et sinon, pour 12 euros, on a le pack des deux DLCs, et on a le droit à seize courses supplémentaires, six nouveaux pilotes, et huit nouveaux bolides (même s'il faut attendre le printemps prochain pour récupérer le second DLC). Bref, on peut critiquer le prix, qui reste correcte malgré tout, mais on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de contenu. Alors justement, parlons-en.

Parmi les nouveaux personnages, il y a Mario Tanuki et Peach Chat. Bon, ce sont plus de nouveaux skins que de vrais pilotes inédits. Cependant, leur statistique d'accélération est légèrement plus élevé que leur version classique, et leur poids est donc un peu plus faible. Rien de révolutionnaire. La vraie grosse nouveauté qui fait plaisir, c'est l'arrivée de Link. Bon, ok, Link dans Mario Kart, ça peut déranger, mais Nintendo nous a tellement habitué aux clins d’œil et aux cross-overs de luxe, que ça en devient presque normal. Link est un pilote aux statistiques intermédiaires. En gros, il est correct partout, sans jamais être excellent. Ce qui est plutôt bien quand on a du mal à trouver un style de conduite. Link est aussi le nouveau personnage qui a été le plus travaillé côté animation. Triforce, épée, sans oublier ses petits cris si caractéristiques, on retrouve bien là le héros de la Légende de Zelda. Finalement, que demander de plus ?

 Link délaisse Epona le temps d'un DLC

Les véhicules inédits sont présents au nombre de quatre. Tous ne sont pas exceptionnels, mais ils ont le mérite de s'ajouter à la liste. Le Destrier Légendaire possède une meilleure vitesse et surtout une meilleure maniabilité que la plupart des motos classiques. Le Blue Falcon de F-Zero est sans surprise le véhicule qui a la meilleure vitesse, mais aussi une bonne accélération. Donc outre le fan-service, c'est un kart qui ravira les amateurs de vitesse, et qui plaira sûrement aux joueurs les plus expérimentés. Mais le véhicule qui s'en sort sûrement le mieux de ce premier DLC, c'est l'Intrépide, que les fans connaissent déjà, et qui va faire plaisir à tous ceux qui recherchent, dans un certains sens, ce qui pourrait bien être le kart ultime.

Mais bien entendu, ce que les joueurs attendent par-dessus tout, ce sont les circuits. Trois anciens remis au goût du jour et cinq inédits sont au programme. Commençons par les anciens. Tout d'abord, ayant très peu joué à l'édition Wii (la seule que je ne possède pas), il va m'être difficile de comparer la Mine Wario à sa version antérieure. Ok, le circuit est beau, mais ça, on s'en doute. Après, il offre de beaux moments de montées et descentes, telles des montagnes russes, ainsi que quelques virages à maîtriser, même si finalement ce n'est pas un circuit très technique, ce qui ne l'empêche pas d'être sympathique. On sort l'artillerie lourde avec les deux autres anciens. Le Circuit Yoshi, qui a fait le bonheur de Mario Kart : Double Dash puis Mario Kart DS, et qui propose toujours son fameux raccourci, mais surtout pleins de virages, qu'il faut bien appréhender pour ne pas se faire distancer ou se faire bouffer par une plante piranha. Bref, un incontournable, qu'on soit nostalgique ou néophyte. Le dernier des anciens est réellement ancien, puisqu'il s'agit de la Route Arc-en-ciel de la Super Nintendo, déjà présente dans Mario Kart 7, mais qui malgré tout demeure le circuit de référence, et probablement même le meilleur de toute la série. Plus beau que jamais, le tracé est toujours aussi dangereux, avec ses virages en angles droits, ses Twhomps, et son absence totale de barrière. Gare à la chute.

 Ce circuit!

Parmi les circuits inédits, il y en a un nouveau, mais pas vraiment. Mute City, tout droit sorti de F-Zero, brille comme jamais en HD. Le tracé part dans tous les sens, est rempli d'accélérateurs, des fameuses bandes régénératrices qui pour l'occasion sont le seul moyen de récupérer des pièces, et ravira les fans de F-Zero qui, comme beaucoup de joueurs, sont déçus de ne pas voir de nouvel épisode de la série. Sérieusement, un F-Zero de la qualité de GX en HD, sur Wii U. Pense un peu à nous Nintendo s'il te plaît. Parmi les circuits qui s'inspirent d'autres licences, le circuit Excitebike rappelle un peu le Parc Baby de la GameCube, puisqu'il en reprend l'aspect, mais avec deux lignes droites plus longes et logiquement parsemées de bosses. Plutôt chouette bien que peu original, on aimera y jouer entre potes. Avant de parler du circuit Hyrule, on va s'attarder sur La Route du Dragon, qui puise dans le visuel chinois. Le circuit est beau, même si on n'a pas vraiment le temps d'admirer les peintures représentant Lakitu. Le tracé est plutôt bon, et même si on a connu plus original, il n'en reste pas moins l'un des meilleurs circuits originaux de ce DLC. Contrairement à Station Glagla, qui est sympathique, avec ses deux routes de couleurs constantes, mais jamais très jouissif. On termine avec celui que vous attendez tous, le circuit Hyrule. Un poil court, avec pas assez de lieux emblématiques, il n'en reste pas moins un très bon circuit, qui pousse le fan-service à fond. Les rubis remplacent les pièces, certains endroits regorgent de baba mojos, et l'on pénètre, même si c'est court, à l'intérieur du château. Lors d'un virage, on peut d'ailleurs activer un raccourci en frappant dans trois cristaux, afin de faire apparaître un tremplin qui nous fera voler au-dessus de la Master Sword. Plutôt cool.

Si ce premier DLC de Mario Kart 8 n 'est pas indispensable, il est tout de même très complet, bien foutu, et plaira aux fans ainsi qu'aux autres joueurs qui se plairont à découvrir du contenu supplémentaire de qualité. Entre les nouveaux tracés, les anciens quasi flambant neufs, le fan-service qui n'en finit pas (les musiques des circuits Hyrule et Mute City!), ce DLC de Mario Kart n'est certes pas indispensable, mais paradoxalement, c'est un incontournable.

vendredi 29 août 2014

Les films en 3D ont-ils un intérêt en 2D ?

Si la 3D relief au cinéma est revenue à la mode à la fin des années 2000, c'est véritablement Avatar, sorti fin 2009, qui a lancé le phénomène tel qu'il est aujourd'hui. On peut s'en plaindre, vu que l'on paye souvent 2 à 3 euros de plus par séance pour voir les blockbusters du moment. Mais voilà, si la 3D est rarement utile, certains films ont été entièrement pensés pour être tournés puis diffusés (et donc vus) via ce procédé. Et une question légitime se pose alors : un film pensé en 3D vaut-il la peine d'être vu plus tard en 2D ?

Cet article n'a pas pour ambition de parler de la qualité des films, mais bien de soulever la question des films pensés en 3D et de leur visionnage en 2D. Aller voir un film en 3D au cinéma, c'est de plus en plus simple, mais chez soi, à moins d'avoir le matériel nécessaire, on doit se contenter d'un DVD ou d'un Blu-Ray sur son écran plat. Plat, car sans 3D... Alors, doit-on quand même regarder les films qu'on a aimé en 2D, ou tant pis, il faut les voir seulement au cinéma et s'en contenter ?

Avant de commencer, il faut préciser que l'on va parler des films pensés en 3D, et non convertis pour amasser plus de thunes apporter une nouvelle vision tardive en post-production. En gros, on ne parlera pas des productions Marvel, des deux volets du reboot de la Planète des Singes, des derniers Disney, des derniers Transformers, et donc de la plupart des blockbusters en 3D actuels. Parce que finalement, si ça peut être sympa en 3D, en 2D, le spectacle est souvent le même et il y a peu de différence. On va donc prendre quatre exemples de films dont la 3D sert la mise en scène, répartis sur ces cinq dernières années. Avatar de James Cameron, Hugo Cabret de Martin Scorsese, L'Odyssée de Pi d'Ang Lee, et Détective Dee 2 : La Légende du Dragon des Mers de Tsui Hark. Tous ont la particularité d'utiliser de manière très ingénieuse la 3D relief, de façon différentes, mais toujours intelligemment. Le problème, c'est qu'une fois qu'on les a vu au cinéma, avec les grosses lunettes moches fournies (ou celles en plastique qu'on doit penser à prendre à chaque fois, mais qu'on oublie tout le temps), eh bien même en ayant adoré le film, on se demande si on pourra le revoir en 2D.

 Détective Dee 2, le film qu'il fallait voir cet été!
Et en 3D s'il vous plaît!

Avatar est le film qui a démocratisé l'usage de la 3D au cinéma, alors que la mode venait de revenir. Certains diront que cet outil visuel n'apporte rien au film, sinon des sous en plus à chaque place achetée, mais ce n'est pourtant pas vrai. Certes, Avatar n'est pas (ou n'est plus on serait tenté de dire) le film qui utilise le mieux le procédé de la 3D relief, mais on sent qu'il a été pensé ainsi avant même le tournage (de même pour le format Imax). Le plan de la goutte d'eau au tout début, rien que ce plan, est représentatif de cette volonté d'apporter quelque chose de nouveau avec le média 3D, que l'on ressent durant tout le film. Et finalement, cette 3D nuit presque au film, puisqu'en 2D, il est évident que le film perd de son charme, malgré sa qualité évidente. Il faut bien se rendre compte qu'Avatar n'est pourtant pas le film qui souffre le plus de ce manque de relief. Prenons deux exemples de films dont la mise en scène est absolument pensée pour la 3D relief : Hugo Cabret et L'Odyssée de Pi. Au cinéma, l'expérience est totalement géniale, voire absolument fantastique. Certains plans de L'Odyssée de Pi font partie des plus beaux jamais réalisées depuis très longtemps, et surtout, ils sont ceux qui encore à ce jour usent le mieux de la 3D relief. Ce plan avec les poissons volants est incroyable par exemple, parce qu'il a été pensé en amont pour être en 3D, avec un format d'écran qui varie légèrement de ce qu' l'on voit au cinéma. Sauf que sur sa télé, avec le film en DVD, eh bien tout de suite, c'est moins impressionnant.

 Le film qui utilise le mieux la 3D ? Pour l'instant, oui.

La question est donc légitime, de savoir si un film pensé en 3D vaut le coup d'être vu en 2D. Détective Dee 2 par exemple, propose des scènes de combats et des effets visuels qui sont extraordinaires, mais qui ont tellement été prévus pour être diffusés en 3D relief, que l'on est en droit de se demander si le film aurait eu un tel impact en 2D. Il faudra attendre la sortie en DVD et Blu-Ray pour le savoir (mais bon, qui va l'acheter, personne n'est aller voir ce chef-d’œuvre au cinéma!). Mais a-t-on réellement envie de le savoir ? Pourquoi voir un film alors qu'il est en partie amputé de l'un de ses procédés de réalisation, et même de narration ? Parce que oui, un film pensé en 3D visionné en 2D, c'est un film qui n'est plus entier. Et finalement, on est en droit de préférer uniquement voir le film dans son intégralité, au cinéma donc.

Alors finalement, que penser de ces films prévus en amont pour la 3D relief une fois en 2D ? Méritent-ils d'être vus ? Tout film mérite d'être vu. Mais il faut bien reconnaître que pour ces quatre exemples (il y en a d'autres, mais heureusement (ou pas) la 3D n'est encore à ce jour qu'un gadget la plupart du temps, donc la vision en 2D n'entrave pas le plaisir), le visionnage en 2D est difficile, voire même impossible si on a vu le film en 3D auparavant, dans les bonnes conditions. C'est un peu comme voir The Hobbit chez soi, plutôt qu'en 3D HFR au cinéma. On perd réellement quelque chose dans la mise en scène, et cela se ressent. Donc les films pensés en 3D ne sont pas inutiles en 2D, et oui ils ont un intérêt (pour peu qu'ils soient bons, mais quand un film est pensé en 3D en amont par un réalisateur, il y a peu de chance qu'il soit mauvais), mais un intérêt moindre que dans des conditions de visionnage optimales. C'est triste à dire, mais il est compréhensible que l'on n'ait pas envie de revoir L'Odyssée de Pi chez soi en 2D. Les films sont pensés pour être vus au cinéma, et les meilleures réalisations en 3D sont là pour nous le rappeler.

dimanche 6 juillet 2014

Aperçu Yoshi's Woolly World

Parmi les titres annoncés par Nintendo à l'E3, il y a eu Yoshi's Woolly World. Bon, ce n'était pas une grosse surprise dans l'absolu, vu que des images avaient été dévoilées il y a un bout de temps déjà. Pourtant, le titre a su attirer l'attention. Parce que c'est un jeu Yoshi, mais aussi parce que sa direction artistique, tout en laine et en tissu, qui rappelle Kirby Au Fil de l'Aventure (normal, c'est la même équipe de développement), semble très réussie. Manettes en mains, qu'en est-il vraiment ? Le jeu est-il beau, mais vide, ou bien le gameplay est à la hauteur des espérances ?

Forcément, la première chose qui marque, c'est l'aspect visuel du titre. Et qu'on le dise tout de suite, c'est beau. Tout est magnifique, et à moins d'être réticent aux tissus ou d'être allergique à la laine, on ne peut que succomber au charme du titre. Chaque élément est pensé en tissu, et cela fait plaisir aux yeux. Parce qu'on parle pas d'un vieux tricot de chez mémé Germaine, ni du pull over qui gratte de tata Simone, mais bien d'une direction artistique osée, qui nous rappelle qu'il n'y a pas que la mode du « je suis trop dark adulte bien t'as vu » qui existe, même si elle fait vendre des jeux pour que les ados de quatorze piges se prennent pour des grands. Bref, une direction artistique formidable que l'on voit quand même plutôt rarement. Et les rageux qui crieront que ça rappelle trop Little Big Planet, personnellement, Little Big Planet, ça m'a toujours fait penser à Yoshi's Story, pour les décors. Alors on crie au vol d'inspiration si on veut, mais est-ce réellement utile ? Bref, vous l'aurez compris, le jeu est beau et la direction artistique est magnifique avec ces trouvailles visuelles constantes.

 Yoshi, le dernier dinosaure, c'est mon ami et bien plus encore !

Gamepad en mains, on retrouve immédiatement ses aises pour peu que l'on ai déjà joué à un jeu Yoshi, surtout la saga Yoshi's Island. On saute, on avance, on tire la langue, on avale ses ennemis, on les recrache, on pond des œufs, on les lance. La routine quoi. La grosse nouveauté, c'est que l'on peut désormais parcourir l'aventure à deux, en coopération. Rien de transcendant dans l'absolu, mais c'est quand même plutôt sympathique. Et utile, puisque l'on peut avaler son pote et le recracher si on manque d’œufs. Durant les trois niveaux, malgré son aspect plutôt classique, ce Yoshi's Woolly World a su se montrer à la hauteur. Déjà, parce que son level design apparaît comme très prometteur. Il y a de nombreux passages secrets, et ceux qui désirent trouver toutes les fleurs pour finir un niveau à 100% devront prendre le temps de tout explorer. On note aussi que de nombreuses plate-formes doivent désormais être créées. En gros, on doit tirer un œuf en laine, afin que le tissu crée une plate-forme. Plutôt sympa. Dans un genre similaire, on récupère parfois des oiseaux œufs qui ressemble aux piafs de Yoshi's Island. Ces bestioles sont plus qu'utiles, puisque lorsque qu'on les jette, elles laissent derrière elles une trainée de laine sur laquelle on peut monter afin d'accéder à différents endroits d'un niveau. Des idées simples mais aussi efficaces que ça, on aimerait en voir plus souvent.

Novateur dans sa direction artistique, et malgré un certain classicisme dans son gameplay, Yoshi's Woolly World s'annonce comme un titre à suivre de près. Les fans du dinosaure apprécieront, comme les fans de plate-forme 2D. 2015 semble bien loin, on aurait aimé avoir ce jeu dès Noël. On devra attendre, mais si c'est pour nous pondre un jeu entier avec une finition aussi réussie que les niveaux de la démo, alors on cachera notre impatience. Yoshi a toujours su être la star de bons jeux depuis les débuts de son existence, il fêtera probablement dignement son quart de siècle avec Yoshi's Woolly World. C'est tout ce qu'on lui souhaite, et pour le moment, on y croit !

lundi 30 juin 2014

Aperçu Captain Toad Treasure Tracker

Parmi tous les jeux qui ont été annoncés par Nintendo durant cet E3, il y a eu pas mal de surprises. Et on va être franc, Captain Toad Treasure Tracker en faisait partie. A l'origine, le Capitaine Toad est un personnage secondaire de Super Mario Galaxy. On le voit à nouveau dans sa suite, mais c'est à partir de Super Mario 3D World que l'on a enfin pu l'incarner dans des mini-jeux qui consistait à parcourir un niveau en amassant toutes les étoiles vertes. Dit comme ça, il n'y a rien de folichon. Sauf que ces mini-jeux n'étaient pas de la plate-forme pure et dure, mais un mélange de plate-forme et de réflexion. Pour faire simple, on y contrôle le Capitaine Toad, qui ne peut pas sauter. Il se déplace dans des niveaux assez réduit. Et tout le principe repose sur ces niveaux, à bouger dans tous les sens (avec le Gamepad ou le stick droit) afin de révéler le chemin ou des passages secrets. Ces stages bonus sont plutôt bons dans Super Mario 3D World, mais de là à en faire un jeu à part entière...

Forcément, on a été surpris par cette annonce. Alors lorsque l'occasion de l'essayer s'est présentée, on en a profité. Quatre niveaux étaient disponibles à l'essai, et si le principe reste le même que dans Super Mario 3D World, heureusement, il y a de nouvelles idées de gameplay. Déjà, le principe n'est plus de ramasser les cinq étoiles vertes du niveau, mais d'accéder à l'étoile jaune, en récupérant tous les diamants (trois par niveau) si possible. En gros, on finit le stage comme un porc, ou on le finit à 100%. Et rapidement, on réalise que si finir un niveau n'est pas difficile dans l'absolu, ramasser tous les diamants, c'est une autre paire de manche ! Le premier niveau, plutôt classique dans son principe, nous montrait déjà les subtilités du jeu. Venir à bout du stage était simple, mais trouver tous les diamants demandait de l'exploration, de la curiosité, et une nécessité de fouiller dans tous les sens en bougeant le niveau. Et il y avait des endroits cachés parfois bien vicieux ! Bon, rien d'insurmontable, c'était même simple, mais c'était le premier niveau. Le deuxième proposait un gameplay plus atypique et plutôt bienvenu. On contrôlait le Capitaine Toad dans un wagonnet. On bougeait le Gamepad qui proposait une vue FPS (ou TPS réduite au choix). Le véhicule avançait seul, et on devait viser autour de soi pour balancer des navets (ah, les fameux navets de Super Mario Bros. 2 !) afin de détruire des ennemis ou bien les jeter sur les objets à ramasser. Plutôt chouette, on espère qu'il y aura encore plus d'idées comme ça dans le jeu, sans forcément reprendre constamment le principe du wagon.

 Ce niveau cache bien plus de secrets que ce que l'on pourrait croire

Le troisième niveau était un niveau Boss. Alors non, on ne va pas casser la gueule au méchant. Le Capitaine Toad ne peut pas lui sauter dessus d'une, et puis bon, il gâche déjà assez de navets comme ça en les balançant à tout va ! En gros, il fallait parcourir le stage de la même manière que les classiques (à la différence qu'ici il était très vertical) tout en évitant les attaques du boss. Il fallait donc déplacer le niveau pour voir où se cacher, anticiper les coups, et trouver les diamants. On espère que les boss seront plus diversifiés, mais pour une première approche, c'était plutôt sympathique ! Le dernier niveau reprenait un concept plus classique. Cependant, il y avait une idée de gameplay reprise en partie de Super Mario 3D World. En appuyant sur le Gamepad, on déplaçait des éléments du niveau, qui ici, permettaient de faire bouger des murs avec des portes. Plus que dans les autres stages présentés, la notion de casse-tête était ici parfaitement illustrée. Chaque pan de mur que l'on faisait se mouvoir donnait accès à un endroit du niveau, et pour atteindre son but, il fallait bien observer et réfléchir, en prenant garde aux ennemis. Et pour ramasser tous les diamants et bonus, c'était encore plus corsé !

Captain Toad Treasure Tracker a tout l'air d'un simple petit jeu, du moins, c'est ce à quoi il ressemble. Mais une fois en main, on se rend compte qu'il a un énorme potentiel. Le level design s'annonce plus que prometteur, surtout s'il est encore meilleur que dans les niveaux de la démo. Evidemment, on attend d'en savoir plus sur le contenu du jeu complet, mais s'il est bien fourni, et pourquoi pas, qu'un mode deux joueurs pointe le bout de son nez, il y a de quoi être généreusement servi. Pour le moment, Captain Toad Treasure Tracker s'avère bien plus intéressant qu'on pourrait le croire, que ce soit en terme de gameplay ou même de casse-tête. Nintendo n'a pas oublié ses acquis, et même s'il ne sera probablement pas un « grand » jeu, il reste l'un des titres les plus prometteurs de cette fin d'année, tout support confondu.

vendredi 27 juin 2014

Aperçu Hyrule Warriors

Ça y est, le nouveau The Legend of Zelda a été présenté et on a pu y jouer ! Ah... Non... C'est Hyrule Warriors... C'est plus crédible, vu que la direction artistique n'était pas du tout la même... Bref... Ca y est, nous avons pu jouer à Hyrule Warriors ! Ce jeu de baston à grande échelle de type « musou » n'est pas un épisode de la saga Zelda, mais bien un jeu dérivé, mélange entre un The Legend of Zelda et un Dynasty Warriors. Même si le jeu ressemble plus à cette franchise. En gros, on avance dans des zones immenses et on fracasse des centaines et centaines d'ennemis. Oui, c'est aussi bête que ça, mais ça marche. Reste à voir si cet épisode à part prenant part à Hyrule semble assez satisfaisant, au moins pour un premier essai.

Même s'il n'est pas un titre de la saga Zelda, on apprécie de pouvoir incarner des héros autres que Link. Zelda évidemment, ce qui surprend agréablement, mais aussi Impa ou bien Midona. Il y en a d'autres encore, qui n'ont pas été dévoilés. La présentation permettait uniquement de jouer avec Link ou Zelda. Pour le coup, on a uniquement essayé Link. Le principe du jeu, on l'a expliqué plus haut, c'est de tabasser du méchant jusqu'à n'en plus pouvoir. L'action de la démo se déroulait dans une plaine d'Hyrule qui rappellait celle de Twilight Princess. D'ailleurs, s'il est plus coloré, le design du titre en est proche. On est donc dans un univers « mature », qui correspond tout à fait à l'esprit guerrier du jeu. C'est beau, sans plus, mais c'est satisfaisant. Tant que la distance d'affichage est bonne et qu'il n'y a pas de ralentissement, dans ce genre de jeu, c'est le principal. Et là, c'est fluide, et cela malgré le nombre d'ennemis parfois impressionnant. On regrette que dans la démo, le level design était un poil léger et sans originalité, mais bon, on verra bien dans la version finale.

 Venez donc tâter ma lame !

Question prise en main, on est clairement dans du Dynasty Warriors, avec des éléments de The Legend of Zelda. On a deux touches correspondant à un type d'attaque, une faible et une plus puissante. On peut enchaîner les coups, mais dans la démo, c'était quand même assez limité. On peut aussi parer les attaques ennemis. Si la plupart des adversaires étaient assez idiots pour se laisser massacrer, certains demandaient d'être éliminés de manière précise, en frappant lorsqu'ils n'étaient plus en garde par exemple. Rien de bien folichon dans l'absolu, mais cela permet de varier un peu les situations. Une jauge se remplit aussi au fur et à mesure des coups, et lorsque l'on décide de l'activer, elle déclenche un super coup spécial dévastateur. On peut aussi ramasser de la magie afin de renforcer ses coups lorsque la jauge est pleine, avant de finir sur un coup spécial. Pour renforcer le côté Zelda, on peut enrichir son arsenal. Dans la démo, on pouvait trouver un coffre (Tin tin tin tin!) qui contenait des bombes. Facile d'utilisation, il suffit d'appuyer sur une gâchette pour les balancer à l'envie. Pratique pour éliminer les ennemis, mais aussi et surtout pour certains boss. Dans la démo, on devait tuer le roi Dodongo. Donc forcément, les bombes, c'est utile. Parce qu'on a beau être dans un Dysnasty Warriors like, on garde quand même des bases de la saga Zelda.

Bref, Hyrule Warriors semble être un bon compromis entre deux licences, même s'il est quand même bien plus proche d'un Dynasty Warriors. Si on n'aime pas le genre, on peut s'y essayer, mais le risque de ne pas apprécier est présent. Malgré tout, le jeu parvient à séduire, en partie du moins, vu qu'il s'annonce plus sympathique que ce que l'on pouvait croire. Bon, il faut voir le contenu définitif, puisqu'il y a toujours des probabilités que le titre soit répétitif, comme la plupart des jeux du genre, malgré un mode coopération à deux en local. Pour le moment, on a réussi à être plutôt rassuré, et c'est déjà bien !

dimanche 22 juin 2014

Aperçu Splatoon

Nintendo est habitué à ses bonnes vieilles licences, que l'on connaît depuis des années et des années. Alors forcément, lorsque le constructeur/éditeur annonce enfin une nouvelle licence, on a de quoi se réjouir. Pourtant, lorsque l'on connaît le principe, on est en droit de se poser des questions, tant cela étonne de la part du géant nippon. Eh oui, un jeu de tir qui se joue apparemment uniquement en ligne, ça a de quoi déconcerter. Sauf que Gamepad en main, on reconnaît immédiatement la patte Nintendo. Et ça, ça ne déconcerte plus, ça réjouit !

Pour ceux qui ne conaîssent pas le concept de Splatooon, on vous l'explique. C'est très simple, il s'agit d'un jeu de tir à la troisième personne, mais sans arme, ni haine, ni violence (rien à voir avec le film). Enfin, pas réellement sans arme (ni sans une certaine violence), puisque l'on se bat avec des pistolets, ou plutôt des fusil à pression, à peinture. Et le but n'est pas uniquement d'éliminer ses adversaires, mais aussi de répandre le plus de peinture dans l'arène, afin de dominer ses adversaires, qui la recouvre d'une autre couleur. Mais ce n'est pas aussi simpliste, puisque les joueurs peuvent se transformer en poulpe afin de se cacher dans la peinture. Si c'est dans la couleur de son équipe, on avance plus vite, si c'est dans celle de l'ennemi, on risque de crever à petit feu. Un gameplay plutôt simple dans ses bases, mais qui devient vite stratégique et jouissif.

 Splatoon, un jeu qui tache !

Jouable à huit en ligne, en deux équipes de quatre, Splatoon qui s'annonçait comme sympathique devient absolument génial une fois que l'on a le Gamepad en main. Les commandes, qui semblaient étranges lors des explications, sont finalement très simples, et l'ensemble est très ergonomique. Alors oui, on déplace la caméra avec le Gamepad (ou avec le stick droit), mais on ne le déplace pas comme un abruti autour de soi. On ne le regarde même pas en fait. C'est instinctif pour être franc. Et rapidement, on prend l'habitude de le bouger en alternant avec le stick selon les situations. Avec l'une des gâchettes, on tire, on saute avec un bouton, et c'est quasiment aussi simple que ça. On peut aussi envoyer des grenades de peinture avec une des quatre gâchettes, ce qui est très pratique. Et lorsque nos points sont élevés, on peut sortir un bazooka ultra bourrin le temps de quelques tirs en appuyant sur le stick droit. Donc oui, c'est facile d'accès. Mais il faut comprendre que le jeu s'avère pourtant technique et hyper stratégique. Il faut à la fois asperger la zone, sans oublier que l'ennemi peut arroser de sa couleur par dessus, et enchaîner les frags. En équipe de quatre, on peut élaborer diverses techniques (ce qui n'était pas le cas lors de la présentation, et cela se comprend, on voulait tous un peu tout faire). Par exemple, deux en attaque, un qui reste légèrement en retrait, et un dernier qui reste près de la zone de respawn afin d'asperger le plus la zone tout en la protégeant des assauts ennemis. C'est bien plus stratégique qu'on pourrait le croire. Et à la fin, les points sont comptés selon le taux de couleur de son équipe et les points de chaque joueur selon leur frags. Bref, c'est fun, tactique, et quasi immédiat.

Atypique au premier abord, et oui, il l'est en partie, Splatoon est finalement un jeu de tir dynamique, original, et accessible bien que technique. Sans violence, et donc pensé pour tous, Splatoon n'est pas pour autant un jeu pour les gosses uniquement, pas du tout même. Espérons d'ailleurs qu'il ne souffre pas du syndrôme Nintendo, qui pousse les gens à croire qu'un jeu est pour les gamins à cause de son design enfantin. Prometteur dans son gameplay, et encore plus si le contenu suit, on est face à l'un des jeux qui donne le plus envie sur Wii U. Encore une fois, Big N nous prouve que même sans graphismes de fou, mais juste avec un gameplay hyper travaillé et immédiatement fun, on peut s'amuser, et même plus que chez la concurrence. Une nouvelle licence du géant nippon, on n'y croyait plus, et maintenant qu'on y a joué, on y croit, mais surtout on l'attend de pied ferme ! Splatoon, c'est un concentré de maîtrise de gameplay, d’accessibilité faussement évidente, de technique, de stratégie, et surtout de fun instantané. Du grand Nintendo !

samedi 21 juin 2014

Aperçu Super Smash Bros. for 3DS

On vous parlait récemment de la version Wii U de Super Smash Bros. Désormais, il est l'heure de s'attaquer à la version 3DS. On ne va pas revenir sur les combattants, on en a déjà parlé sur Wii U, ils sont identiques sur chacune des versions, avec les mêmes coups. En revanche, la prise en main est forcément différente, puisqu'il n'y a pas de manette. Mais surtout, la présentation du jeu a permis d'essayer le mode Smash Run. On vous balance les impressions juste là !

Avant tout, commençons par les sensations que procure cet épisode portable. C'est la première fois que la saga atterrit sur console portable, on est en droit d'avoir quelques craintes. Tout d'abord, sur la lisibilité. Un si petit écran (et encore, l'essai a été fait sur une 3DS XL) pour un jeu qui part vite en sucette niveau visuel et bordel, ça peut effrayer. On va être franc, c'est bien plus confortable sur un écran de télévision. Pourtant, on s'y fait, même si forcément, c'est un poil moins pratique. Il n'y a donc pas trop d'inquiétude à avoir. Pour ce qui est de la prise en main, bien que logique dans ses commandes et ses boutons, elle demande un petit temps d'adaptation. C'est finalement comme pour Melee, sauf qu'il y a désormais une gâchette pour se protéger, et non deux, puisque l'autre sert à attraper ses adversaires. C'est classique, c'est donc parfaitement adapté à la console. Mais, peut-être est-ce la taille de la console, on a plus de mal à prendre le jeu en main. Et de manière presque absurde, on a plus tendance à vouloir jouer avec la croix (qui sert à se moquer ou à frimer) plutôt qu'avec le « stick » de la 3DS. Bon, on s'y fait, on retrouve ses marques, mais de manières moins évidentes que sur Wii U (en même temps, jouer avec la manette Gamecube, forcément). Bref, c'est du bon, mais il y a malgré tout un temps d'adaptation nécessaire.

 Fight on Rainbow Road !

Passons dorénavant au fameux mode Smash Run, exclusif à la 3DS. Pour rappel, il se divise en deux parties. Une première dans laquelle on parcourt durant cinq minutes un niveau plus ou moins labyrinthique rempli d'ennemis divers de chez Nintendo (ou des combattants des autres éditeurs) à la recherche de bonus boostant les capacités, puis une seconde avec un match aléatoire à quatre (ça peut être un combat classique, un où tout le monde est à 300%, où les combattants sont plus rapides, etc...). Dans la première partie, on explore donc un niveau, tel un jeu de plate-forme teinté de beat'em all. On saute, on tabasse des ennemis, et on amasse les précieux gains qu'ils ont laissé après leur défaite. On peut utiliser des objets durant cette phase, afin de maltraiter ceux qui gêneront notre route. On peut aussi entrer dans des portes pour participer à des minis défis chronométrés. C'est plutôt chouette. A savoir que l'on ne rencontre jamais les autres adversaires qui sont de la partie, on les affronte uniquement lors du combat qui suit. L'intérêt de cette phase, si l'on excepte le divertissement, c'est que les bonus que l'on ramasse servent pour le match, puisqu'ils donnent des boosts de puissance, de rapidité, de sauts, etc... Et c'est une idée intéressante. Parce que le match qui suit peut dépendre des statistiques que l'on a su ou non faire jouer en sa faveur. Et ce mode est jouable à plusieurs joueurs, même s'ils ne se rencontreront que dans le combat final.

Avant de conclure, un petit mot sur les Amiibos, ces figurines NFC qui seront disponibles à Noël avec la version Wii U de Smash Bros., et début 2015 avec un adaptateur pour les versions 3DS. Il n'était pas possible de jouer avec, mais exposées en vitrine, ce qu'il faut constater, c'est que la finition est juste sublime. Si celles vendues dans le commerce sont aussi réussies, les comptes en banque de beaucoup de joueurs et de fan risquent d'en prendre un coup ! Bref, pour en revenir à Super Smash Bros. for 3DS, il faut dire que l'ensemble s'annonce très bon. Évidemment, il faudra un petit temps d'adaptation pour se faire à la jouabilité et à l'écran de la console, mais le fun est bien présent et la maîtrise de Sakurai aussi. Pas d'inquiétude donc. Plutôt jolie avec son effet cell-shading, le titre séduit et sera un futur indispensable de la console nomade de Nintendo. Vivement le 3 octobre !

vendredi 20 juin 2014

Aperçu Super Smash Bros. for Wii U

Comme chaque année, Nintendo présente ses jeux qui étaient jouables à l'E3. Et cette année, il y en avait des jeux, principalement sur Wii U. Voici le premier article qui va ouvrir une multitude d'aperçus sur plein de titres à venir. Non, il n'y aura pas d'aperçu de Sonic Boom, que ce soit sur Wii U ou 3DS ! Parce que la déchéance du hérisson est de pire en pire, et ce serait trop triste de parler ainsi d'une ancienne gloire du passé. Pourtant on commence avec un jeu dans lequel il y a Sonic, Super Smash. Bros. Accrochez-vous à votre manette GameCube, voici un aperçu de la version Wii U.

Oui, vous avez bien lu, manette Gamecube. En effet, le titre était uniquement jouable avec ce type de manette. Cela ravira les vieux de la vieille (comme le rédacteur de cet article...), mais bon, une impression Gamepad ou manette Wii U pro en main, ça aurait été bien aussi. Enfin bon, la manette Gamecube, c'est la manette des vrais, alors on ne se plaindra pas. Revenons au jeu. Dans cette démo, tous les nouveaux (et même anciens) personnages n'étaient pas disponibles. Pas de Pac-Man, Palutena, combattant Mii, ou même Dracaufeu (bon, c'est pas vraiment un nouveau combattant, mais il l'est dorénavant à part entière). Peu importe, il reste assez de nouveaux venus pour avoir une petite idée. Et puis avant même de tester des personnages, on est là pour essayer le nouveau Smash Bros. Et c'est le sourire aux lèvres que l'on retrouve non pas les impressions de Brawl, mais bien de Melee ! Bon, c'est peut-être la manette qui fait ça aussi. Plus sérieusement, dès le début on réalise que le jeu est moins mou que Brawl, et se rapproche plus de la nervosité de Melee, sans pour autant l'atteindre. Et ça fait plaisir ! On dashe, on enchaîne les coups et les smashs, et ce toujours dans ce semi-bordel ambiant qui fait tout le charme de la série. La prise en main est immédiate, bien que toujours technique, et forcément, les joueurs de Melee ne seront pas déconcertés (surtout s'ils jouent avec des manettes Gamecube). Dans l'absolu, dans le gameplay pur et dur, il n'y a pas vraiment de nouveautés, mais peu importe, le jeu reste un concentré de fun. Et puis ce sont les nouveaux personnages, les nouveaux combattants, et les nouveaux objets qui permettent de renouveler la licence.

Et sinon, ça va toi? La famille? Tranquille?

Les nouveaux combattants, parlons-en. Le villageois, l'entraîneuse Wii Fit ainsi que Harmonie et Luma ont eu un peu de mal à convaincre. La raison est simple, ils ont tous une maniabilité plutôt atypique, au moins dans leurs coups. Ce qui fait qu'en un ou deux matches, il est difficile de bien les cerner. Entre l'entraîneuse qui a des attaques plutôt... étranges, logiquement, puisque ce sont plus des poses, et Harmonie qui se bat avec Luma, on est loin des prises en mains immédiates de Mario ou Link. Parmi les autres nouveaux, il y a bien entendu Mega Man. Peu rapide de manière surprenante, ses attaques sont claires et donc assez faciles à assimiler. Inutile de le répéter à chaque fois, comme pour tous les personnages, c'est avec l'entraînement qu'on le maîtrisera complètement. Amphinobi, la dernière évolution du starter eau de la sixième génération, est un combattant rapide, avec des attaques simples d'apparence, mais qui demande pour certaines de la stratégie et de la technique dans leur exécution. Et pour finir, Little Mac, le boxeur. Très rapide, dans ses déplacements comme dans ses coups (avec le bouton A, c'est impressionnant l'enchaînement de gros porc!), il est moins efficace en l'air. Son attaque principale rappelle fortement le Falcon Punch dans son principe, même si le coup a une portée plus longue. Un personnage qu'il faudra savamment utilisé, mais qui plaira sûrement à beaucoup de joueurs.

Pour ce qui est de l'ambiance du jeu, le visuel est bon, sans être une claque. Ce n'est pas gênant, tout est fluide et propre, c'est le principal. On regrette que dans la démo, les arènes étaient un peu trop « plate-forme aérienne » on va dire, un peu comme le premier niveau F-Zero dans Melee, avec une plate-forme mobile qui se pose avant de repartir. Sinon, dans l'ensemble, rien à redire. Le stage de Mega Man avec le Yellow Devil est intéressant, puisqu'il place le boss dans l'arène, qu'on peut battre, qui peut nous faire du mal, où sur lequel on peut balancer son adversaire pour lui faire prendre des dégâts. Bref, vous l'aurez compris, ce Super Smash Bros. for Wii U s'annonce grandiose, et cela juste après avoir joué uniquement en multi local. Espérons que le mode solo soit à la hauteur. Pour le moment en tout cas, c'est juste génial. Enfin bon, des nouvelles de Captain Falcon, Ice Climbers ou Ganondorf, ça serait rassurant. Parce que retirer de bons persos pour nous refourguer des médiocres (qui a dit Harmonie?) ça aurait de quoi foutre un peu les boules. Mais bon, oublions ça, pour l'instant, ce Super Smash Bros. for Wii U s'annonce comme le digne héritier de Melee, et ça, ça fait plaisir !

mercredi 11 juin 2014

E3 2014 : Bilan des conférences

Cette année pas de nouvelles consoles à l'E3, c'était donc la bonne période pour enfin présenter des jeux. Jeux principalement axés sur les nouvelles générations de consoles. On attendait donc avec impatience les conférences de Microsoft, EA (enfin...), Ubisoft, Sony, et le Nintendo Digital Event. Et si ce dernier a réussi à rehausser le niveau de l'E3 après des conférences finalement pas très folichonnes, il faut bien avouer que cette année, l'ensemble était un peu tiédasse... Non pas que cet E3 était mauvais, au contraire, mais malgré toutes les bonnes intentions des constructeurs et des éditeurs, il n'y a pas eu de vraies grosses surprises, et surtout, pas d'énorme claque (une éventuellement, mais l'annonce du titre était attendue). Oui, il y a eu des nouveautés que personne n'a vu venir, mais même s'il y a de quoi être enthousiaste, dans l'absolu, c'était juste sympathique, à défaut d'être extraordinaire. Bref, on va revenir sur les conférences et les annonces. On ne pourra pas s'attarder sur tout, mais sur ce qui a principalement marqué cet événement. Allez, on commence !

Microsoft a ouvert le bal avec Call of Duty : Advanced Warfare. Eh oui, quand on est l'une des licences les plus rentables, on a beau être aussi intéressant que le dernier film de Roland Emmerich, on nous lance des fleurs. Alors on a enfin quitté le moteur graphique de la PS2 pour offrir un truc potable, à base de TitanFall. Oui, du pan pan boum boum qui ne cherche même plus à cacher son manque d'originalité, et qui pourtant s'essaye à la guerre plus ou moins futuriste. C'est beau les jeux vidéo qui évoluent... Bon, comme on ne va pas s'éterniser quarante ans, passons aux présentations peu surprenantes, mais plutôt plaisantes (comme l'ensemble de cette conférence, et de cet E3 en général). Forza Horizon 2 débarquera le 13 septembre 2014, et s'annonce quand même bien beau. Sunset Overdrive s'est montré à nouveau, avec un trailer à la cool, et une phase de gameplay. Ça a l'air totalement décomplexé, plutôt sympathique, ça rappelle même un peu Jet Set Radio, mais il en faut encore plus pour réellement convaincre. Verdict à sa sortie le 28 octobre. A cette même date sortira Assassin's Creed Unity, qui se déroule durant la Révolution Française. On a eu le droit à du gameplay. C'est plutôt joli (malgré quelques bugs graphiques), et première pour la série, on pourra jouer les missions en coopération ! La coopération a aussi été montrée dans le très attendu Fable Legends, et pas uniquement, puisque l'un des joueurs pourra aussi incarner un ennemi. C'est aussi le principe d'Evolve, dans lequel quatre joueurs peuvent en affronter un cinquième sous forme de monstre. Ça a l'air plutôt cool, même si on en n'a pas vu beaucoup. On n'a pas vu beaucoup non plus de Dragon Age Inquisition, hormis un trailer. En revanche, on a vu du gameplay de The Division, qui sortira dans longtemps. En février, dans longtemps, mais pas trop, ce sera la sortie de The Witcher 3 : Wild Hunt, qui s'annonce incroyable, gameplay à l'appui. On vous rassure, il y a aussi eu des nouveautés lors de cette conférence, à commencer par Rise of the Tomb Raider, la suite du reboot de la préquelle. Bon, c'était assez attendu, mais ça fait toujours plaisir. Attendu aussi, Halo 5, dont on ne sait toujours rien, mais plus surprenant (quoique...) Halo : Masterchief Collection, qui regroupe les quatre premiers opus en super méga full HD, avec plus de cent cartes multijoueurs, la web-série NightFall, et une beta de Halo 5. Les fans ou les néophytes seront comblés dès le 11 novembre prochain. Parmi les vraies surprises, on a eu le droit à Ori and the Blood Forest, la suite de Child of Light (ah, on me dit que non) avec sa direction artistique somptueuse. Tout comme Inside, par le créateur de Limbo, dont on ne sait pas grand-chose. Enfin, on nous a annoncé les retours de Phantom Dust et Crackdown. La vraie surprise vient surtout de Scalebound, une nouvelle licence venue tout droit de Platinium Games. Un jeu d'action étrange avec des dragons. Un mélange entre Bayonetta et Monster Hunter ? Pourquoi pas. Une chose est certaine, de la nouveauté, ça ne fait pas de mal !

Trailer de Scalebound

On va passer très rapidement sur la conférence EA, basée sur le sport particulièrement. On a eu le droit à de rares images en stade de développement de Star Wars Battlefront, Mass Effect 4 et Mirror's Edge (un reboot...). Plus l'annonce d'un jeu de sport extrème développé par Criterion. Sinon, il y a eu les sempiternels Sims, sans grandes surprises. Dawngate, un MOBA, va essayer de concurrencer League of Legends, et qui sait, peut-être va-t-il investir la scène E-Sport (ça serait étonnant, mais pourquoi pas). La conférence s'est terminée sur Battlefield Hardline, qui ne propose plus de guerre, mais des affrontements entre flics et méchants pas gentils brigands. Rien de très original, mais ça pète partout, et ça plaira sûrement aux fans de Michael Bay.


Place à Ubisoft. On ne parlera pas à nouveau des Assassin's Creed ou autres présentés chez Microsoft. On commence donc par Far Cry 4, qui semble avoir retenu la leçon de Far Cry 3, au point de la repomper sans scrupule. Un méchant fou et charismatique, un héros fade dont on a rien à foutre, et une ambiance exotique, mais pas trop. Bref, un beau Far Cry 3.5 que tout le monde semble déjà vouloir posséder, et qui sortira le 18 novembre. Il y a ensuite eu The Crew, ce jeu de courses avec la promesse d'un monde ouvert immense, dont la date de sortie est enfin prévue pour le 12 novembre. Shape Up, un jeu de fitness plutôt délirant fonctionnant avec Kinect a été annoncé pour le lendemain, c'est à dire le 13 novembre. Et puis, Yves Guillemot est venu pour annoncer le dernier jeu. Tout le monde a retenu son souffle, et alors qu'on espérait tous voir Beyond Good and Evil 2, on a eu le droit à... Rainbow Six Siege. Un jeu dans lequel on mène des sièges en multi. Ça a l'air cool, c'est beau, mais bon, ou aurait préféré la suite du bébé de Michel Ancel...

Far Cry 3.5

Passons à Sony maintenant. On sait enfin que The Order : 1886 sortira le 20 février 2015, et qu'il s'agira d'un shooter avec des zombies garous. Rien de plus, si ce n'est que c'est beau quand même. On a changé d'univers avec Little Big Planet 3, jouable en coopération, sur PS4, mais aussi sur PS3 de manière surprenante. Soyons honnêtes, c'est sympa, mais ça a pas beaucoup changé depuis les deux premiers... Puis on a changé radicalement d'ambiance, avec Bloodborne, un jeu de From Software, à qui l'on doit Demon's Souls et Dark Souls. Oppressante, glauque, dérangeante et sanglante, voici comment on pourrait décrire cette bande-annonce. Dans le genre gore et violent, mais plus décalé, la nouvelle production de Suda 51 sortira sur PS4 en 2015. On n'en sait pas plus, sauf que ce sera un free-to-play, et qu'il s'agira très probablement d'affrontement entre joueurs. Et dans un registre similaire mais pas vraiment, Mortal Kombat X a montré son gameplay. Toujours aussi gore, le jeu s'annonce surtout moins rigide que les anciens opus, et ça, ça fait plaisir ! Cool, rigolo, et un peu crade, le trailer de Dead Island 2 prend à contre-pied le ton du trailer du premier opus. On espère juste que le jeu soit enfin bon pour une fois dans la licence. No Man's Sky, un jeu indé qui a déjà bonne réputation alors que sa sortie n'est pas pour tout de suite a probablement été la claque de cette conférence, et la nouvelle preuve que les productions AAA ne sont plus des valeurs sures. Metal Gear Solid V : The Phantom Pain ainsi que Batman Arkham Knight ont su impressionner eux aussi, sans grande surprise. L'annonce de la version PS4 de The Last of Us pour le 29 juillet a fait plaisir, mais a moins surpris que le portage de GTA V sur next gen et PC (enfin, moins surpris, c'est vite dit). Mais puisque l'on parle de portage, c'est surtout l'annonce de Grim Fandango HD sur PS4 et PS Vita (et d'autres supports non précisés aussi) qui a eu de quoi faire plaisir. Et pour finir en beauté, Sony a balancé le trailer tant attendu, celui d'Uncharted 4 : A Thief's End. Le jeu sortira en 2015 (probablement en novembre), on n'en sait pas plus pour le moment, si ce n'est qu'il sera le dernier de la série. Toutes les bonnes choses ont une fin...

Mon Dieu... Uncharted 4!

Les conférences sont terminées, mais il serait impensable d'oublier de parler du Nintendo Digital Event. Surtout qu'il faut avouer que c'était l'un des meilleurs moments précédant l'ouverture du salon. Et avant même les annonces, du fait de sa présentation. Les conférences sont souvent un peu longuettes et bavardes pour pas grand-chose, et hormis Ubisoft, il y a très peu d'humour. Là, Nintendo commence avec des sketchs en stop motion mettant en scène Reggie Fils-Aimé et un public parodique (mais presque réel) de conférences, blasé de toujours avoir les mêmes jeux. Tout ça avant d'enchaîner sur un combat entre Reggie Fils-Aimé et Satoru Iwata. C'était totalement What the Fuck, mais bon sang, ça faisait plaisir à voir de la dérision. Bref, ce combat de titans était là pour Super Smash Bros. On apprend que les Miis seront jouables, mais qu'ils auront des caractéristiques de gameplay différentes selon ce que l'on préfère. Parmi les nouveaux combattants, il y a Palutena et Dark Pit de Kid Icarus, ainsi que Pac-Man ! En revanche, toujours aucune image de Captain Falcon dans les anciens... Bref, ces nouveaux Smash Bros. ont l'air plutôt balèzes. La version Wii U sortira fin 2014 sans plus de précisions, et la versions 3DS le 3 octobre. Bien entendu, les Amiibos, les figurines NFC seront de la partie, et pourront être utilisées avec d'autres jeux. Rien de transcendant sur le sujet dans l'absolu, mais la finition de ces figurines pourrait bien nous les faire acheter ne serait-ce que pour les exposer fièrement sur notre étagère. Passons à Yoshi Wooly World, un jeu de plate-forme 2D avec Yoshi, mélange entre Yoshi's Story et Yoshi's Island, avec une direction artistique en laine assez sublime. Kirby and the Rainbow Curse reprend le principe du premier épisode DS, mais sur Wii U, avec aussi une direction artistique plus que jolie, avec de la pâte à modeler entre autre ! Ceux qui ont aimé les niveaux inédits avec Toad dans Super Mario 3D World apprécieront sûrement Captain Toad Treasure Tracker, qui reprend le concept (on avance avec le stick et on déplace la caméra avec le Gamepad pour trouver différents chemins et secrets) dans un jeu à part entière, qui sera plus poussé que les simples niveaux bonus qui l'ont inspiré. Sans surprise, Pokémon Omega Ruby et Alpha Sapphire sont des remakes des opus Game Boy Advance avec la technologie des verions X et Y. X justement, le fameux jeu énigmatique avec des mechas, est devenu Xenoblade Chronicles X, suite de l'opus Wii. On le connapit déjà, mais Bayonetta 2 s'est une nouvelle fois affirmé comme l'un des jeux à surveiller en cette fin d'année. Surtout qu'il pourra être vendu avec le premier opus sur Wii U, avec des ajouts exclusifs made in Nintendo. On a aussi appris que Hyrule Warriors sortirait en septembre chez nous. La vraie surprise de cette présentation Nintendo, c'est Splatoon, un jeu d'affrontement en ligne en équipe de quatre très cartoon. Le concept est simple, il faut repeindre la plus grande partie d'une arène en temps limité, contre une équipe d'une autre couleur. Sauf qu'on peut se transformer en poulpe pour avancer rapidement dans sa peinture, mais pas dans celle des adversaires évidemment. Ça a l'air vraiment fun, et voir une nouvelle licence chez Nintendo, ça fait plaisir. Quant aux fans de Mario, ils apprécieront probablement Mario Maker, afin de construire ses propres stages 2D de Mario. La fin de la présentation a teasé sur un nouveau Starfox (un concept pour le moment), ainsi que deux projets en cours de la part de Shigeru Miyamoto : Project Guard et Project Giant Robot, jouables avec le Gamepad, et dont on attend d'en savoir plus. En marge du Nintendo Digital Event, des jeux ont été annoncés, comme Mario Party 10 ou encore Mario Vs Donkey Kong sur Wii U. Mais bien entendu, la claque de cette conférence (et de cet E3, avouons le) c'est la présentation très courte, mais absolument phénoménale de The Legend of Zelda sur Wii U. Promesse d'un monde ouvert libre dans la progression, et direction artistique admirable, on n'a qu'une chose à dire, merci Nintendo !

Merci!

Pour finir, voici une petite sélection totalement subjective de ce qui m'a le plus marqué lors de ces annonces. Beaucoup de jeu ont été présentés, peu de nouveaux, mais malgré tout, certains ont fait leur petit (voire gros) effet. The Witcher 3, que j'attendais déjà pas mal, me donne encore plus envie ! Même si on a rien vu et que je reste dubitatif, Rise of the Tomb Raider me tente, parce que j'ai bien aimé le reboot. Il y a eu du lourd côté Nintendo, et Yoshi Wooly World s'annonce quand même pas mal. Pourtant, ce sont plutôt les jeux déjà prévus qui m'ont marqué. Super Smash Bros. évidemment, mais surtout Bayonetta 2. Surtout avec le premier qui sortira aussi sur Wii U avec des ajouts tirés de l'univers Nintendo (Bayonetta en Link... Bave...). Mario Maker aussi a l'air plutôt cool. Construire ses stages 2D de Mario, graphismes Nes ou Wii U, ça a de quoi être bon. Je termine avec mes deux coups de cœur. D'une part, Uncharted 4. Ok, on n'a quasiment rien vu, mais bon sang de bois, j'attends tellement ce jeu ! Et si la qualité des graphismes est aussi belle dans le jeu (on a le droit de rêver, c'est Naughty Dog après tout), ça risque d'être immense. Et pour finir, le nouveau The Legend of Zelda bien évidemment. On s'y attendait, on voulait voir, on a vu, et... Ben voilà. LA claque su salon, qui prouve qu'une direction artistique maîtrisée vaut plus que n'importe quelle claque technique pure. On n'a rien vu de plus qu'un simple trailer, mais bon, je pense que c'est assez suffisant pour faire taire les rageux qui n'aiment pas Nintendo. Et moi, ça me suffit, c'est le principal ! Et vous, cet E3, vous en avez pensé quoi ?