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mercredi 31 décembre 2014

Mon top 3 des jeux 2014

On continue avec mes jeux préférés de cette année, et voici mon top 3. Alors bon, dans l'absolu, le jeu que j'ai préféré cette année, c'est Final Fantasy IX, que je n'avais jamais fait auparavant, et qui est un véritable chef-d’œuvre. Mon deuxième Final Fantasy préféré, derrière Final Fantasy VI, et juste devant Final Fantasy VII. Mais comme le jeu n'est pas sorti en 2014, et qu'il s'agit de mes jeux préféré sortis en 2014, tant pis. Allez, on commence !

N°3 Mario Kart 8
Être joueur et ne pas mettre Mario Kart 8 dans un top de l'année, quelque soit la position, c'est une hérésie. Encore plus si on possède une Wii U. Il faut dire que Mario Kart 8, sans être le meilleur de la saga, est malgré tout assez exceptionnel, avec une finition qui pourrait en faire baver plus d'un. La maniabilité est au poil, le jeu en ligne est réellement bon et totalement chronophage, et les graphismes claquent la rétine. Bref, c'est jouissif, ultime à plusieurs, et absolument indispensable !



N°2 Super Smash Bros.
Je ne mets pas de consoles parce que les deux épisodes sortis cette année sont excellents. Même s'il faut reconnaître qu'en terme d'excellence, la version Wii U surpasse la version 3DS. On peut même dire honnêtement qu'en terme d'excellence Super Smash Bros. for Wii U surpasse quasiment la totalité des jeux sortis cette année. Entre son gameplay toujours aussi accessible et hyper technique, son fan-service tellement poussé qu'il en devient presque gênant pour la concurrence, son contenu gargantuesque, et ses combats entre potes qui vont durer sans aucune lassitude jusqu'à la sortie du prochain opus, il faut dire qu'il n'y a quasiment rien à reprocher à cet épisode. D'ailleurs, on ne lui reproche rien en fait. Et pourtant, il n'est que numéro 2...


N°1 Bayonetta 2
Est-il encore nécessaire de vanter toutes les qualités exceptionnelles de Bayonetta 2 ? Probablement pas, mais en rappeler quelques unes ne peut pas faire de mal. Bayonetta 2 est à ce jour le meilleur beat'em all jamais conçu. Sa maniabilité est exemplaire, bien supérieure à celle du premier volet qui était très bonne, et contrôler la sorcière est d'une aisance absolue, au point que le jeu est jouissif dès le premier chapitre. Encore plus excessif que son prédécesseur, cet épisode ose tout, et grâce à sa réalisation et à sa direction artistique sans faille, toutes les folies de mises en scène et de gameplay font diablement plaisir. Une fois fini, on en redemande. On ne le dira jamais assez, la perfection n'existe pas, et pourtant, on pourrait bien associer ce terme à Bayonetta 2 !



Bonus coup de coeur
On finit ce classement, non pas par le numéro zéro, mais par un jeu qui aurait dû être dans ce top 3, mais qui frôle le podium de peu. Je ne peux pourtant pas l'oublier tant je l'ai apprécié. Il s'agit de Shovel Knight. «Encore un jeu indépendant en pixel art» crieront certains, et ils ont tort. Shovel Knight est un excellent jeu de plate-forme en 2D, qui s'inspire des jeux NES, et qui en possède les qualités, mais pas les défauts. Le level design est excellent, et nous rappelle les meilleurs moments de Mega Man ou Ducktales, la maniabilité est précise à en crever, et l'univers nous transporte dès les premiers instants. Je ne suis ni fan des jeux indés, ni même des jeux en pixel pour faire comme au bon vieux temps, mais là, il faut reconnaître que Shovel Knight vaut clairement son pesant de cacahuètes. Certes, il est un poil trop court. Mais si in en redemande, c'est qu'il est bon !


Ce top est réellement fini. L'année 2014 a été chargée, mais comme vous pouvez le constater, mes quatre jeux préférés sont sur la même console. N'hésitez pas à donner votre avis et à partager vos jeux préférés de cette année. En attendant une année 2015 qui s'annonce elle aussi bien remplie !

lundi 29 décembre 2014

Mes jeux de 2014

La fin d'année arrive, et il est temps de faire un petit bilan vidéoludique. Cette année a été riche en sorties, et elle a aussi été l'année de la nouvelle génération. Pourtant, les jeux qui m'ont le plus marqué sont principalement sur consoles Nintendo. Principalement parce que je n'ai ni PS4 ni Xbox One, et que sur PS3, il y a eu des sorties, mais rien de finalement très marquant, du moins, dans ce à quoi j'ai joué. Ce ne sera pas qu'un top Nintendo, je vous rassure. Allez, on commence !

South Park : Le Bâton de la Vérité
Vous voyez, on commence par un jeu qui n'est pas sorti sur console Nintendo. South Park : Le Bâton de la Vérité est à la fois un jeu de rôle très réussi, mais c'est aussi probablement l'une des meilleures adaptations d'une série, d'un univers, en jeu vidéo. Absolument parfait dans son esthétique, qui reprend parfaitement celle de la série, South Park : Le Bâton de la Vérité est aussi, heureusement, extrèmement drôle. L'humour absurde, potache, trash est présent, et ravira les fans de la série. Oui, il y a des prouts, des nazis, des mongols, mais après tout, c'est tout ce qu'on apprécie dans la série. Si vous n'y avez pas joué, jetez-vous dessus les yeux fermés, vous ne risquez pas d'être déçus, sauf peut-être par sa durée de vie. Mieux vaut de la qualité plutôt que de la quantité n'est-ce pas ?


Kirby : Triple Deluxe
Les jeux Kirby sont des valeurs sures, et ce Triple Deluxe n'échappe pas à la règle. On reproche souvent aux jeux de la série d'être trop simples, et c'est souvent vrai. Kirby : Triple Deluxe n'est pas bien difficile, mais peu importe, il faut malgré tout du temps pour le finir, et encore plus si on veut atteindre les 100%. Coloré, parfaitement maniable, mignon à en pleurer, et maîtriser de main de maître dans son level design, Kirby : Triple Deluxe est un jeu auquel les fans doivent jouer, tout comme les possesseurs de 3DS. Avec cet opus, Kirby est une nouvelle fois la preuve qu'on peut réussir en avalant.


Donkey Kong Country : Tropical Freeze
Je ne suis pas forcément fan des jeux Donkey Kong, mais là, il faut bien avouer que ce Tropical Freeze m'a plus que séduit. Déjà, parce que le gameplay est fidèle à celui de la saga, avec une difficulté qui n'est pas excessive, mais qui pourra rebuter les joueurs qui manquent de patience. Mais c'est surtout la direction artistique du jeu qui est sublime. Si les graphismes, d'un point de vue technique pur et dur, ne sont pas les meilleurs de la Wii U, loin de là, les décors et l'esthétique du jeu en général sont magnifiques. Il n'y a qu'à voir le niveau de la savane, qui est une version sublimé du Roi Lion en spectacle de marionnettes. Sans oublier les musiques, exceptionnelles, signé David Wise, le compositeur du début de la série, qui est revenu pour l'occasion, après quinze ans d'absence. Je vous invite à les écouter. Notamment le thème de la savane (oui, encore ce niveau, qui m'a vraiment beaucoup marqué), qui est impressionnant, et qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance du niveau. Bref, Donkey Kong Country  : Tropical Freeze n'est peut-être pas un chef-d’œuvre, mais il est clairement un des meilleurs jeux de cette année. Une petite leçon de level design et de direction artistique. Beaucoup devrait s'en inspirer.


Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call
J'avais beaucoup aimé le premier Theatrhythm Final Fantasy, et il faut dire que cette suite est encore meilleure. Le concept reste le même, mais les musiques sont encore plus nombreuses, et même si l'on regrette les DLCs en pagaille, alors qu'on aurait aimé tout avoir dans le jeu, le contenu est conséquent. Surtout que cette fois-ci, il y a un mode de jeu solo bien plus construit, et bien plus proche de ce qu'on attend d'un jeu de rôle, même si au final, ça reste plus ou moins un enchaînement de morceaux à réussir. En gros, on a du fan-service au service d'un gameplay aux petits oignons et ça fait bien plaisir. Que l'on soit fan de Final Fantasy ou non. Nobuo Uematsu forever !


Pokémon Rubis Oméga/Saphir Alpha
Sans surprise, on termine avec les deux remakes de la troisième génération de Pokémon sur 3DS. Fan de Pokémon ou non, on doit posséder cette version. Oui, ce sont des remakes, mais avec plein d'ajouts, quelques absences, et le retour de certaines possibilités. Au final, ce n'est pas la version ultime de Pokémon, la difficulté, un poil faible, l'en empêche entre autres, mais inutile d'en dire plus. C'est génial, les fans ont raison d'aimer, les néophytes peuvent s'y mettre sans problème, et ceux qui ont arrêté peuvent s'y remettre. Un bon remake, un bon Pokémon, un bon jeu.


On finit ce top avec deux jeux que je ne pourrais mettre dans mon top, mais que je ne peux m'empêcher de citer.

Child of Light
Semi-déception de l'année, Child of Light est un bon jeu, mais sans plus. Il ne m'a pas ému, sa fin est totalement précipitée, comme par manque de temps, et son ambiance, bien que plutôt sympathique, devient vite lassante vers la fin. C'est un beau conte, c'est enchanteur, mais jamais assez, et au final, on se retrouve face à un jeu bancal, pas dénué d'intérêts, mais jamais très enthousiasmant. Dommage, le gameplay est plutôt bien pensé, contrairement au level design. A essayer, mais personnellement, je ne suis pas entièrement convaincu.


Hyrule Warriors
C'est le petit plaisir coupable de l'année. Un musou dans l'univers de The Legend of Zelda, ça peut paraître étrange, mais ça fonctionne plutôt bien. Le fan-service se ressent dans tous les coins, c'est plutôt jouissif, mais comme tous les jeux de ce genre, ça a ses limites. Si on sait à quoi s'attendre, je le conseille, si on n'aime pas trop le genre ou que l'on cherche un Zelda, on peut essayer, mais on risque de ne pas trop apprécier.


Ce top n'est pas fini. Je vais faire un deuxième article concernant mon top 3 des jeux de l'année, la liste serait bien courte sinon. Comme ça, j'aurai plus de clics et donc plus d'argent. Bisous !

(Je plaisante, je ne touche rien avec ce blog. Je fais un deuxième article pour plus de lisibilité. N'allez pas croire que je suis un connard cynique s'il vous plaît. Je suis juste un connard. Merci)

mardi 24 décembre 2013

Mon top des jeux 2013. Partie 3 : Les indispensables

Ah, voilà, après avoir fait une liste des jeux que je considère comme les meilleurs de cette année, il est temps de passer à ceux que je considère comme les meilleurs des meilleurs de cette année, ceux qui sont absolument indispensables à faire et à posséder. Si vous ne savez toujours pas quoi acheter à Noël, voici une petite idée. Et je vous rassure, même en 2014 et au-delà, vous prendrez du plaisir à y jouer.

Ni no Kuni : La Veangeance de la Sorcière Céleste
Ah ! Ni no Kuni ! Que dire, si ce n'est que ce titre est un bijou absolu ! On pensait bien qu'on n'y aurait jamais droit, qu'il ne sortirait jamais en France, et pourtant, il est bien arrivé chez nous. Ambiance magistrale pour ce jeu de rôle typiquement nippon dont la patte graphique est signée Ghibli, et les musiques composées par Joe Hisaichi. C'est finalement un sans faute artistique, pour ce titre à l'histoire émouvante, qui émerveillera aussi bien les petits que les grands. Alors oui, certains pourront ne pas apprécier le système de combat, puisque les alliés ne sont pas dirigeables constamment, mais au final, Ni no Kuni est un très grand jeu. Un jeu de rôle comme on aimerait en voir plus souvent, comme il devrait en avoir plus souvent.


Fire Emblem : Awakening
Que dire, si ce n'est que Fire Emblem : Awakening est le meilleur jeu de la 3DS, n'en déplaise aux suivants sur la liste. On peut ne pas être fan de ce genre, le tactical RPG, et tomber amoureux de ce Fire Emblem. Au-delà de son aspect stratégie, qui est bien entendu le principe même du titre, le jeu nous offre un scénario prenant, qui tient surtout à ses personnages, tous uniques, mais surtout, qui communiquent souvent, et qui peuvent créer des liens. Cela donne des dialogues savoureux, des histoires et missions annexes débouchant sur de nouveaux personnages, et surtout des situations de combats épiques. Oui, vous avez bien lu. Parce-que si l'on place des personnages aux liens forts à côté sur une carte, ils peuvent interagir en combat. Voir un de ses coéquipiers sauter devant son personnage quasi mourant pour le protéger du coup de grâce est probablement la situation la plus incroyable de cette année. Si si, je vous assure.


Bravely Default
Oui, vous avez bien lu, j'ai beau adoré ce jeu, je le place derrière Fire Emblem : Awakening dans la liste des meilleurs jeux de la 3DS. Pourtant, ne nous voilons pas la face, Bravely Default est un chef-d'oeuvre, une sorte de relique du temps passé qui a surgie de nos jours pour nous rappeler que les J-RPG d'antan existent encore bel et bien. Oui, c'est sûr, ça peut ne pas plaire à tout le monde, mais les joueurs élevés aux premiers FF ou encore à Chrono Trigger apprécieront forcément. Durée de vie phénoménale, décors magnifiques dessinés à la main, et histoire certes simpliste mais assez prenante pour être suivie sans ennui. A cela s'ajoute des quètes annexes bien écrites et ancrés dans l'histoire, au point qu'on se demande presque pourquoi elles ne sont qu'annexes. Mais c'est surtout son gameplay, mélange de valeurs sures et de neuf qui assure à Bravely Default sa position de jeu à posséder absolument. Surtout son système de jobs, tellement addictif que vous n'en lâcherez plus la console.


Mario and Luigi : Dream Team Bros.
Ce n'est un secret pour personne, je suis fan absolu de la licence Mario and Luigi. Alors quand j'ai eu entre les mains ce quatrième opus, mon bonheur était bien là. Mais la crainte de trop de recyclage aussi. C'est donc avec une joie et un émerveillement total que j'ai parcouru cet épisode, que je considère comme le deuxième meilleur, juste après Superstar Saga. La réalisation est tout bonnement splendide pour les yeux, mais aussi pour les oreilles. La maniabilité, toujours aussi efficace, a su apporté des nouveautés tellement bien pensées et jouissives, via le monde onirique, que le plaisir est immédiat. Et même si le jeu est un poil moins drôle que ses prédécesseurs, les clins d’œil à la série sont tellement bien trouvés que l'on pardonne ce léger détail. S'il y a bien un autre jeu à posséder sur 3DS, c'est celui-ci. Une merveille, tout simplement.


Voilà, vous connaissez dorénavant mes jeux préférés de cette année 2013, qui a été bien remplie. Comme on peut le constater dans ce dernier classement, les jeux de rôle japonais ont fait une bonne partie de mon bonheur. En même temps, ces quatre jeux, ce sont ceux sur lesquels j'ai passé le plus de temps cette année, avec « seulement » 45h 27min pour celui que j'ai fini le plus rapidement, et qui est Mario and Luigi : Dream Team Bros. Je ne peux que vous conseiller de jouer absolument à ces quatre titres, qui sont tous des chefs-d’œuvre, n'ayons pas peur des mots. Je suis dans l'incapacité d'en choisir un seul pour cette année. En gros, si je ne devais garder qu'un seul jeu en 2013, ça serait Fire Default : La Vengeance de la Dream Team Bros.

samedi 7 septembre 2013

Final Fantasy XIV A Realm Reborn : Impressions

Faire un test d'un MMO alors que l'on a « que » 25h de jeu dessus, ce n'est pas possible. J'ai donc décidé de seulement donner mes impressions sur Final Fantasy XIV A Realm Reborn, après ces quelques heures dessus. Pourtant, les habitués de ce site savent bien que je n'aime pas vraiment les MMO, pas faute d'essayer. Alors, ce FF XIV nouvelle version, que vaut-il ?

Dès le début, il faut logiquement choisir une race, une classe, et créer son personnage, via un logiciel de création assez complet, qui comprend bien entendu le physique, et la personnalité de notre futur héros. Vu le nombre d'heures qu'on va passer avec lui, mieux vaut être satisfait du résultat avant de se lancer dans l'aventure. J'ai choisi d'être un Miqo'te (les hommes chats) gladiateur, et j'ai donc commencé ma quête dans la cité d'Ul'dah. Peu rassuré, mais enthousiaste tout de même, je me suis lancé dans l'aventure. Tout ceci n'est que le début.

La première chose qui marque, c'est le système de carte, pas forcément très compréhensible. On sait où l'on va, mais on ne sait jamais réellement vers où on se dirige, ce qui peut poser problème parfois, mais ce qui cause surtout quelques pertes de temps. Rien de méchant en soit, mais rien de très clair non plus. D'autant plus que le monde, et la plupart des lieux sont divisés en plusieurs parties, ce qui n'est pas des plus évidents pour se repérer. On s'y fait avec le temps, quand on commence à s'habituer aux lieux, mais on aurait aimé plus pratique. Heureusement, il existe des systèmes de téléportation. Gratuit dans les cités, après avoir activé tous les cristaux d'éthérite, il faut moyenner finance (le coût varie selon la distance) lorsque l'on se téléporte d'un endroit autre. Pratique, surtout que l'on peut choisir un point de retour, qui servira de point de résurrection après chaque mort, et qui ne nécessitera aucun coût lorsque l'on s'y téléporte. En même temps, ne pas pouvoir se téléporter dans un tel jeu, aux environnements aussi immenses, ça aurait été impensable !

 Ouh, la grosse tortue!

Pour ce qui est du système de jeu, on est clairement dans la logique d'un MMO, avec quête à débloquer selon le niveau. La plupart du temps, il faut casser du monstre, amener tel objet à untel, ou transporter un message pour gagner de l'expérience. Rien qui s'annonce folichon en soi, et il est vrai que le début est un peu laborieux, pourtant, on a envie de continuer grâce à un élément : l'univers. S'il n'est pas forcément le plus fou de tous les MMO, il nous place en terrain connu en quelque sorte, puisque oui, il s'agit bien d'un Final Fantasy. On y retrouve des espèces connues, des ennemis que les habitués reconnaîtront, ou bien encore les Mogs ou les Chocobos, qu'il aurait été inimaginable de ne pas mettre (et je crois qu'ils n'étaient pas présent dès le départ dans la première version du jeu, avant une mise à jour). C'est donc cet univers FF qui nous donne envie de vraiment s'investir, et ce n'est pas plus mal. Pour un MMO, on se sent impliqué dans le jeu, et même si le bashing est forcément présent, on ne s'ennuie jamais. Sans oublier que l'univers Final Fantasy est renforcé par les compositions musicales, dont certaines créées par Nobuo Uematsu en personne. Oui, ce FF XIV a finalement bien des qualités.

 Le Chocobo, la seule et unique véritable monture!

Parlons du système de jeu, et plus précisément des combats, puisque ce sera avant tout ce qui va être au cœur du gameplay. Jouant sur PS3, j'aurais pu craindre pour l'interface, puisque le jeu se prête bien plus au PC, et pourtant, c'est de façon assez agréable que le jeu se prend en main. Certes, il faut bien penser à changer les « menus » avec les gâchettes, histoire de ne pas se tromper lorsque l'on appuie sur un bouton (ce qui peut être très dangereux en combat!), mais une fois le truc assimilé, eh bien c'est très jouable. La progression est simple et assez claire, pas de quoi déstabiliser les joueurs, néophytes ou habitués. Les combats sont en temps réel. On cible un ennemi (pas forcément évident sans souris!), on attaque de manière classique ou bien on utilise sa magie ou ses attaques spéciales, qui utilisent des PM bien entendu. Les PV et PM remontent avec le temps, en combat ou non, mais il est évidemment possible d'utiliser des potions, ce qui s'avère pratique face à certains ennemis.

C'est bien beau tout ça, et le jeu est finalement très agréable et bien adapté sur le support console, mais il souffre toutefois d'un gros défaut. Les missions de la quête principale demandent parfois d'être à un certains niveau. Ok, pas de problème. Sauf que si l'on dépasse le niveau demandé, on ne peut que faire la quête en se rabaissant alors à ce niveau. C'est NUL ! Le principe d'un RPG n'est pas forcément celui d'un MMO, ok, mais de là à nous empêcher de faire du levelling pour avancer ! NON ! Personnellement, ça m'a tellement foutu en rogne, que je n'ai pas encore continué. Voilà, c'est bien là le seul gros coup de gueule à propos de cette nouvelle mouture de FF XIV.

Pour le moment, cette renaissance du Royaume tient bien la route et à de quoi offrir de belles heures de jeu à tout ceux qui tenteront de s'aventurer dans cet univers. Entre les quêtes annexes, les quêtes principales, ou bien les évènements aléatoires qui apparaissent régulièrement sur la carte, il y a de quoi faire. Reste à voir si sur la durée, le contenu sera de plus en plus étoffé pour tenir les joueurs en haleine. D'autant plus que le jeu requiert un abonnement mensuel, ce serait donc ahurissant que la suite déçoive. Pour le moment, vous pouvez vous lancer, même si vous appréciez peu le genre, surtout que jusqu'au 20 ou 25 septembre, vous pouvez jouer sans abonnement (mais en payant le jeu tout de même). Un bon investissement pour le moment, qui on l'espère, le restera sur la durée.

mardi 11 juin 2013

E3 : Sony, enterrement à la japonaise

Face au géant Microsoft et à sa conférence complètement folle, il fallait que Sony réagisse. Plus molle que l'année dernière, la présentation n'a pas été aussi puissante que celle de la concurrence, jusqu'à un certains moment. Microsoft n'est pas mort, mais Sony cherche déjà bien à l'enterrer.

Face à tant d'annonces de jeux de la part de Microsoft, on en attendait au moins autant de la part de Sony. Et pourtant, de ce point de vue-là, la déception a pointé le bout de son nez. Pas de The Last Guardian, pourtant déjà annoncé comme présent, pas de Naughty Dog sur PS4, beaucoup de redite de jeux déjà connus (The Last of Us, Beyond : Two Souls pour ne citer que ces deux-là), et malgré des nouveautés, ce ne sont pas les titres que l'on retiendra principalement. On commence avec la Vita, pour s'en débarrasser, et on annonce qu'elle n'est pas morte. Elle accueillera même le jeu The Walking Dead : 400 Days, un jeu à part se situant entre la première saison, et la deuxième à venir. Rien de bien fou, il ne s'agit pas d'une exclusivité. Heureusement, 85 jeux seraient en développement sur Vita. Ouf, nous voilà rassurés !

La PS4, puisque c'est bien elle qui nous intéresse, parlons-en. Passons les jeux déjà connus et dévoilés, qui souvent ne sont pas des exclusivités, pour aller à ce qui nous intéresse. The Order – 1886, en voilà une exclu intrigante. Dans une époque digne de l'Angleterre victorienne, on présente une ambiance à base de steampunk et d'horreur. On n'en sait pas plus, mais on a envie de connaître plus de détails. Un trailer très court, sans gameplay, mais qui donne l'eau à la bouche, voilà ce qu'on attend.


Square Enix était de la partie, puisque l'on a appris que Kingdom Hearts III sortirait sur PS4. Final Fansaty XIV : A Realm Reborn aussi en sera. Et puisque l'on parle de Final Fantasy, on en apprend plus sur Final Fantasy Versus XIII, cette arlésienne de longue date. Le jeu n'existe plus, puisqu'il devient officiellement Final Fantasy XV. Quelle surprise ! On ne s'en serait pas douté ! Le trailer est beau, très beau même, mais ce qui peut éventuellement gêner, c'est le système de combat, qui fait plus action que J-RPG. On attendra d'en savoir plus, pour l'instant, voici le trailer.


Avant de finir sur Destiny, la conférence a annoncé un jeu Mad Max, qui semble très fidèle à l'univers. Un très court teaser nous dévoilait le titre, sans plus d'information, sauf que ce sera sur PS4 bien entendu. Quantic Dream a aussi présenté son nouveau titre sur la console de Sony. Pas de thème sombre et ancré dans une réalité il semblerait, mais le même petit vieux dont le visage a été présenté lors de l'annonce de la PS4. Si l'on en sait encore très peu, on peut vous dire que le jeu s'appellera The Dark Sorcerer, et semble convenir à une ambiance type heroic fantasy.

 La voici, la PS4

Si les démos de jeu étaient moins impressionnantes pour la conférence PS4, ce sont les révélations sur la consoles qui ont été riches et surprenantes. On a vu la bête, et elle est aussi moche que la Xbox One, mais tant pis, on est là pour jouer. Sony a annoncé qu'aucune connexion permanente ne serait obligatoire, et qu'il ne serait pas nécessaire d'activer un jeu sur le net avant d'y jouer. De quoi foutre un coup à Microsoft. De même, il n'y aura aucun problème pour revendre ses jeux en occasions, et les acheter de la même manière, et les prêter sera possible. On pense que Sony vient d'achever Microsoft, tandis que la salle exulte, et puis... Le prix est annoncé. À la fin de l'année, la console sera disponible pour 399 euros. Coup de grâce de Sony qui achève Microsoft avec une console à 100 euros de moins. On note que si la Ps4 sera dézonnée, le jeu en ligne sera désormais payant. Peu importe, l'essentiel est là, et Microsoft doit avoir bien mal où l'on pense...

lundi 17 décembre 2012

Top 5 des jeux 2012

La fin de l’année approche, et la fin du monde aussi, si l’on en croit une certaine prophétie maya. Ce n’est pas une raison pour se laisser abattre et arrêter de jouer aux jeux vidéo. Au contraire. C’est donc dans ce climat de bonne humeur avec les fêtes de fin d’années, et de tension, avec ces prédictions de fin du monde, qu’un classement de mes jeux préférés de cette année se doit d’être élaboré. Un petit top 5, comme l’année précédente, mais bien évidemment avec des jeux différents. Allez, c’est tipar !

N°6 Paper Mario : Sticker Star (3DS)
Une fois n’est pas coutume, ce top 5 va commencer avec le numéro six. Un jeu coup de cœur qui aurait pu largement mériter sa place dans ce top 5, si certains défauts et parti pris n’avaient pas légèrement entaché de peu le plaisir de jeu. Et pourtant, Paper Mario : Sticker Star est bien l’un des meilleurs jeux de la 3DS, et s’il est réellement regrettable que les côtés jeu de rôle et points d’expérience aient été mis à la trappe, il n’en demeure pas moins un jeu très agréable à jouer, et dont on garde un très bon souvenir. En plus de cela, la durée de vie est assez conséquente, avec énormément de secrets à découvrir. Peut-être pas dans le top 5, à regret, mais clairement un titre à faire et à posséder.


N°5 Far Cry 3 (PC / Xbox 360 / PS3)
Seulement en cinquième position, s’offusqueront certains. Eh bien oui. Malgré toutes ses qualités et la sensation que le jeu procure, il n’est qu’en cinquième position. Mais cela est déjà un grand gage de qualité. Il faut dire qu’avec une réalisation au top, bien que non optimisée pour console, et donc bien plus appréciable sur un puissant PC, un scénario plus construit, un méchant charismatique, et une maniabilité au poil, il n’y a finalement que peu de choses à reprocher à Far Cry 3. Bien plus qu’un énième FPS parmi tant d’autres en cette fin d’année, Far Cry 3 propose une expérience intense, brutale et sauvage à la frontière de la folie. Le jeu met aussi en place un système de points d’expérience selon les actions effectuées, qui collent parfaitement à l’univers ouvert proposé. Au final, on se retrouve face à un titre incroyable, simple et efficace dans sa maniabilité, et tout à fait prenant. Un des meilleurs jeux de cette fin d’année.


N°4 Sleeping Dogs (PC / Xbox 360 / PS3)
Oui, Sleeping Dogs est quatrième du classement. S’il n’est pas meilleur que Far Cry 3, ou même bien d’autres, il s’agit d‘un gros coup de cœur, car grosse bonne surprise. Alors que certains s’attendaient à une suite moisie de la série True Crime (déjà bien moisie), ou alors à un GTA-Like sans âme, Sleeping Dogs a su révéler tout son potentiel grâce à une identité visuelle unique et un gameplay original et plaisant. En effet, tout se déroulant à Hong-Kong, le dépaysement est assuré, et l'ensemble contraste avec les grandes villes ricaines auxquelles on a été habitué. Mais c’est surtout le système de combat qui charme réellement. Pas d’armes à gogo ici, comme dans GTA, au contraire, on n’utilise même peu d’armes à feu, mais très régulièrement la pratique du combat au poing, impliquant la maîtrise des arts martiaux. Cela donne un côté plus immersif au jeu, mais aussi plus nerveux, et plus dangereux. Quand on se bat à mains nues contre des mecs parfois armés de couteaux, on est tout de suite plus prudent, et on fait plus attention à ce que l’on fait. Le scénario du jeu, qui se base sur un héros qui est un flic infiltré dans la mafia, joue avec les codes cinématographiques, et devient peu à peu plus personnel, divisant le joueur, sans trop le prendre à parti non plus. Au final, Sleeping Dogs est une réussite, et s’il n’est pas un des meilleurs jeux de cette année, il l’est à mes yeux.


N°3 Max Payne 3 (PS3 / Xbox 360 / PC)
Max Payne 3 st au jeu vidéo ce que Breaking Bad est à la série télé. Et pas uniquement du fait de la ressemblance de ce cher Max avec Walter White après qu’il se soit rasé le crâne et laissé pousser la barbe. Noir, crue, sombre et sans concession, cette descente aux enfers est digne des meilleurs films noirs hollywoodien. Sans oublier l’écriture de Dan Houser, qui est ici l’une des meilleures du genre. L’ex flic dépressif ne fait pas dans la dentelle une nouvelle fois, et nous fait vivre un voyage d’une noirceur absolue, dans lequel aucune échappatoire n’est possible. Les cadavres et le sang coulent tout au long de ce périple douloureux et sans issue. Si certains pourront trouver que l’aspect cinématographique est trop présent, au détriment du gameplay, c’est plus une force qu’un réel défaut. Le titre en soit est un jeu de tir à la troisième personne assez classique, avec le fameux bullet time, et nous plonge au cœur d’une rare violence vue dans un jeu auparavant. Ce qui est appréciable aussi, c’est sa difficulté, et son système de soin qui n’est pas automatique, comme les antibiotiques que l’on doit s’assurer de prendre afin de ne pas mourir. Un très grand jeu en somme, à la réalisation et à l’écriture impeccable, tout comme son gameplay.


N°2 Theatrhythm Final Fantasy (3DS)
Un jeu de rythme qui reprend les thèmes de la série Final Fantasy. Rien que ça devrait vous convaincre de se deuxième place dans le classement. Allant du premier épisode jusqu’au treizième, Theatrhythm Final Fantasy propose cinq thèmes (oui, c’est peu) par épisode, avant de pouvoir en débloquer d'autres. Sa grande force et de réussir à mélanger jeu de rythme et jeu de rôle avec brio. On compose son équipe, on gagne de l’expérience, des niveaux, et on apprend des nouvelles attaques qui seront de plus en plus dévastatrices au fil des musiques et des notes enchaînées réussies. Cela ajoute une sorte de pression, puisque réussir une mélodie devient un véritable combat. Clairement adapté à un public japonais à la base, suivre le rythme, et réussir les enchaînements n’est pas forcément très facile au début, mais très rapidement on s’y fait, et l’on se rend compte que l’ensemble est clairement addictif. Cela est dû aux différents modes, Battle, Field, ou Event, qui propose des façons de suivre le rythme différentes. Sans oublier tous les contenus à débloquer. Seul bémol, les musiques en DLC, que l’on aurait aimé avoir dès le début, ou alors dans une suite. Mais inutile de bouder notre plaisir, Theatrhythm Final Fantasy est un excellent jeu qui risque de tenir en haleine les joueurs de très très nombreuses heures.


N°1 Kid Icarus Uprising (3DS)
Oui, vous lisez bien, en première position de ce classement de mes jeux préférés de l’année apparaît bien Kid Icarus Uprising. Pas de Dishonored ou autre grosse production next-gen, mais bien un titre sorti sur 3DS. Tout simplement parce que ce jeu m’a emballé. Doté d’une réalisation somptueuse, pour une 3DS, il nous fait vivre une aventure totalement folle et épique à toute allure, bourrée d’humour et de rebondissements, mais aussi de noirceur et de périples. Le scénario est très bien écrit, et l’on est constamment surpris par les péripéties et les tournures inattendues qui arrivent. A cela s’ajoute une mise en scène grandiose, rehaussée par des musiques d’anthologie qui marquent les esprits, et forcément, il y a de quoi être conquis. Si certains pesteront contre la maniabilité des phases au sol, qui ne gênent que ceux qui le veulent, les phases d’actions dans les airs façon shoot’em up sont tout bonnement géniales et impeccables. Avec un système de difficulté bien dosé, un level design très bien pensé et original, qui se renouvelle sans cesse, et un sens de la réalisation au poil, Kid Icarus Uprising est tout simplement le meilleur jeu de la 3DS (sauf remake), et doit absolument faire partie de la ludothèque de tous ceux qui possèdent la console. Un must have, assurément, pour le jeu que je considère comme le meilleur de cette année.


Vous avez pu le constater, dans ce top n’apparaissent pas Dishonored, Hitman Absolution, Assassin’s Creed III, et bien d’autres. Enormément de jeux auraient pu se trouver dans ce classement, mais ce top est tout à fait subjectif. Chacun a bien évidemment le droit d’avoir un avis tout autre, bien heureusement. Il y a aussi des jeux auxquels je n’ai pas pu jouer, comme The Walking Dead par exemple, qui a récemment été élu jeu de l’année au Video Game Awards. Peut-être vais-je m’y mettre durant les vacances. Pour le moment, une chose est sure, ce classement reste comme il est. Maintenant, si vous voulez proposez votre propre top 5, vous pouvez.

dimanche 18 novembre 2012

Concert de Nobuo Uematsu

Avec une carrière de presque trente ans, une reconnaissance mondiale de son art, et un nombre de compositions impressionnant, l’immense Nobuo Uematsu ne s’était encore jamais produit en France. Après deux concerts annoncés les 17 et 18 novembre à La Cigale, très vite complets, une date a été rajoutée au Dock Pullman, toujours en région parisienne. Premier concert en France pour le génie japonais, premier concert pour la plupart du public français aussi. L’émotion est palpable, et pas juste un peu.

Il faut bien préciser qu’il s’agit d’un concert de Nobuo Uematsu, pas un concert de musique spécialement consacré à Final Fantasy. L’admirable compositeur nippon met donc bien en évidence ses différentes compositions, extraites de divers jeux ou milieux, en consacrant tout de même la moitié de son temps à ce que tout le monde attend, Final Fantasy. Habitué à des orchestres ou encore à ses groupes de rock, Uematsu inaugure une nouvelle configuration scénique. Un clavier, une basse, et lui-même à un second clavier. De quoi rendre des sonorités autant classiques qu’electros, avec presque une sonorité Midi pour les versions orchestrales adaptées parfois. On aime ou non, mais le rendu était aussi intéressant qu'original. Sans oublier qu’au vu de cette nouvelle configuration, de nouveaux arrangements, encore jamais essayés sur scène, ont été joués. L’occasion de redécouvrir certains titres.

 L'emblématique Nobuo Uematsu

20H, les lumières s’éteignent, le silence se fait dans la salle. L’homme apparaît, les applaudissements retentissent. Les trois s’installent sur scène. Le premier morceau commence. Directement, le public est dans l’ambiance. Nobuo Uematsu joue probablement son titre le plus intense, le plus bouleversant, le plus prenant. L’émotion est vive, le public est en émoi. Après plusieurs minutes d’une rare beauté musicale, c’est sous un tonnerre d’applaudissements mérité que le public acclame cette magnifique interprétation du thème de Terra, tiré de l’inoubliable Final Fantasy VI. S’en suit alors directement une composition tirée de Final Fantasy VIII, Ami.  Le compositeur s’arrête alors et prend la parole. Après quelques mots de français, il avoue ne pas comprendre la langue. C’est donc un traducteur qui prend le relais. Très souvent, au cours du concert, Nobuo Uematsu s'adressera au public. Il faut reconnaître qu’il a énormément d’humour, et que c’est un véritable plaisir de l’écouter.

Il annonce les titres qui arrivent, et le fera régulièrement tous les trois morceaux environ. Le thème principal de Lost Odyssey commence, c’est épique, suivie de Waterside, tiré du jeu Blue Dragon. Uematsu nous parle alors d’une méthode de relaxation/guérison qui consiste à approcher les mains du corps, sans jamais rien toucher. Après ce discours intriguant, il nous apprend qu’on lui a demandé de composé des titres pour ce type de séances de relaxations. L’ensemble dure une heure, mais de peur que le public s’endorme, il n’en jouera qu’un extrait de cinq minutes. C’est original, et ça a le mérite de n’être que peu connu du grand public. Le grand compositeur japonais revient ensuite à Final Fantasy avec une interprétation assez magistrale de The Secret Library Daguerreo issue de l’épisode IX. C’est à la fois surprenant et magnifique. Il prend alors la parole pour présenter le titre qu’il vient de jouer, et affirme qu’il est extrait de Final Fantasy X. C’est sous les cris de correction des fans dans la salle, qu’il admettra son erreur, tout sourire, prenant la chose avec humour.

Premier concert, au Dock Pullman

Vient alors une composition qui n’est pas de lui, mais d’Arata Hanyuda, le batteur de son nouveau groupe, Earthbound Papas. Le morceau est le thème de fin du jeu Border Walker, un jeu de rôle développé sous IOS, uniquement sorti au Japon à ce jour. C’est très plaisant, et assez original, le public apprécie forcément. Le compositeur prend alors la parole pour annoncer qu’il va y avoir une pause durant le concert. Mais juste avant, il a composé un petit medley de musique de Final Fantasy, et volontairement des peu connues. Tellement peu connues, que même Hironobu Sakaguchi, le papa de la série ne les aurait pas reconnues, nous avouera-t-il lors du deuxième concert à La Cigale. Etait-ce de l'humour? Sûrement... Dès le début, on se plonge dans Final Fantasy VI, avec Slam Shuffle, le thème de la vile de Zozo. Gargan Roo de Final Fantasy IX prend la relève, suivi de Mystic Mysidia de l’épisode IV. Et pour finir ce medley, un thème qui ravira et surprendra tous les nostalgiques. Encore mieux qu’une fête foraine, c’est le thème du Gold Saucer, réarrangé, tiré du célèbre Final Fantasy VII. Une excellente surprise que ce medley, aux thèmes trop peu souvent représentés.

Retour sur scène du grand compositeur et de ses deux acolytes. Il prévient, il y aura moins de morceaux tirés de Final Fantasy. Après tout, on vient pour ses compositions, on sait très bien que l’on n’assiste pas à un concert Distant World. Il reprend alors avec un thème issu d’Unchained Blades Exxiv, un jeu de rôle qui sortira sur 3DS fin novembre au Japon, mais probablement pas en France, comme la plupart des bons jeux nippons de cet acabit… Uematsu présente alors un titre inédit, tiré d’un jeu en cours de développement. Le morceau n’a aucun titre définitif pour le moment, il est donc nommé Project Happiness. C’est tout nouveau, c’est tout beau, et ça charme les oreilles avec plaisir. Dommage qu’on ne sache pas de quel jeu il s’agit. Le compositeur accompagné de ses musiciens poursuit avec une reprise d’un thème du jeu Sakura Note, un jeu de rôle/action sorti sur DS au Japon en 2009, et en Europe… Jamais. La musique est entraînante, fascinante, et les deux claviers/synthétiseurs donnent au morceau un côté 80’s assez surprenant mais très agréable, qui ne dénature en rien le titre bien au contraire. On pourrait presque sentir des relents de Physical d’Olivia Newton-John par moment, mais on reste chez Uematsu, donc c’est forcément bien au-dessus. C’est très plaisant d’entendre ce genre de musique, auquel le public français est peu habitué, privé de tant de merveilles. Ça donnerait clairement l'envie de se procurer le jeu.


Et soudain, trois notes. Des applaudissements à n’en plus finir, des larmes pour certains sûrement, et de l’émotion pour tous à n’en point douter. Le géant japonais joue une de ses compositions les plus appréciées et les plus emblématiques. Final Fantasy VII est de retour, et avec lui le douloureux thème d’Aeris. Tonnerre d’applaudissements à la fin du morceau. Uematsu est impressionné de voir qu’en France, la série Final Fantasy est autant adulée des joueurs. Il demande alors les épisodes préférés de chacun. Face au brouhaha, il décide de citer chaque épisode et de vérifier à l’applaudimètre. C’est véritablement à partir de l‘épisode VI que l’on sent que les fans se déchainent. On retient que les opus les plus appréciés sont les VI, VII, VIII et IX. Le onzième, un MMO, a été hué, un peu comme le XIII finalement. Le compositeur présente alors un jeu créé par Hironobu Sakaguchi, qui n’est pas un Final Fantasy. Il s’agit de The Last Story, sorti en France en début d’année, dont il a signé la bande originale. Il nous apprend que le thème principal figure en version orchestrale dans le jeu, alors qu’il imaginait une version plus épurée avec des synthétiseurs. Il profite donc de la formation scénique actuelle pour nous faire part de sa première version. C’est tout simplement magnifique et épique à la fois ! L’un des meilleurs morceaux de ce concert, tout simplement somptueux et monumental, qui a été composé par un Uematsu en très grande forme. Et il avait d’ailleurs raison de lui préférer la version plus simple que celle orchestrale du jeu, parce qu’elle est bien meilleure. Grandiose, tout simplement.

Directement, il enchaîne avec un morceau bien connu des fans de Final Fantasy. C’est électrique, c’est dynamique, c’est rythmé, c’est The Man with The Machine Gun, tiré de Final Fantasy VIII. Absolument grisant. Il annonce alors que le morceau qui arrive est le dernier, sous les soupirs de toute la salle. La musique vient de Fantasy Life, un jeu de rôle assez atypique et très prometteur qui sortira au Japon à la fin de l’année, tandis que l’Europe risque encore de louper le titre… Ça y est, c’est fini. Uematsu et ses deux acolytes s’en vont. Le public applaudit, se lève. Standing Ovation pour ce génie musicale qui le mérite amplement. Bien sûr, il revient, pour un seul et dernier morceau. Le fameux To Zanarkand, de Final Fantasy X. C’est émouvant. Surtout que cette fois-ci, c’est véritablement la fin. Nouvelle standing ovation. Après presque deux heures de concert, c’est rempli d’émotions en tous genres que le public sort de la salle, conquis et émerveillé. Il y a de quoi.

Deuxième concert, à La Cigale

Lors du premier concert, vendredi, Hironobu Sakaguchi était présent dans la salle. C’est Nobuo Uematsu qui l’a annoncé. Lorsqu’il s’est brièvement levé de son siège, le créateur de la saga mythique a été applaudi de tous et a aussi eu le droit à sa standing ovation. Il n’était toutefois pas présent à La Cigale le lendemain. Des différences entre les concerts du vendredi et du samedi, il y en a eu, autre que les différents lieux. Nobuo Uematsu n’a pas tenu les mêmes discours, proposant son lot d’humour différent à chaque représentation. Les musiques étaient toutefois exactement les mêmes, dans l’ordre précis. On peut aussi noter une petite touche d’humour un peu absurde, lors de la deuxième prestation. A la fin, alors qu’Uematsu et ses musiciens reviennent pour le rappel jouer To Zanarkand, ils portaient des masques d’Asterix et Obelix. Surprenant, mais amusant. Il ne devait pas y avoir d’autres déguisements de français dans le coin.

Que retenir de ce premier et deuxième concert du compositeur de génie japonais. De l’émotion avant tout. C’était intense et formidablement beau. On pourrait toujours être déçu de ne pas avoir entendu certains thèmes, mais face à l’ampleur de la carrière du maître, on ne peut que se complaire de ce à quoi on a eu le droit. Des thèmes rares, uniquement la moitié issus de Final Fantasy, afin de varier les plaisirs, pour un ensemble tout à fait remarquable. On a désormais envie d’être en janvier, afin d’assister aux concerts Distant World. Mais avant tout, on a envie de rejouer à tous les jeux dont on a entendu au moins une des mélodies, et même les autres, les grands absents. De quoi faire largement tenir jusqu’en janvier.

mardi 7 août 2012

Theatrhythm Final Fantasy

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de TFF. Non, ce n’est pas une nouvelle chaîne de télévision nommée Télévision Française de Football. Et non, c’est encore moins les initiales de The Fist Fucking ou de The Final Fuck comme on a osé me le dire. TFF désigne tout simplement le jeu Theatrhythm Final Fantasy. Mais comme c’est le titre de jeu le plus casse-couilles à écrire, à lire, et à prononcer, je l’abrège et désormais, il faudra faire avec TFF. Ce jeu, vous ne pouvez pas le nier, j’en ai déjà parlé ici, et pas qu’un peu. Après avoir eu peur de ne pas le voir sortir en France, j’ai donné mes impressions sur la démo, et maintenant, place au jeu dans son intégralité (enfin, sans les DLCs, il ne faut pas abuser non plus). Je ne vais pas faire un test, un mois après la sortie du titre, cela n’aurait qu’un intérêt relatif, je vais simplement partager mon avis sur le titre, et probablement vous donner envie d’y jouer.

Certains s’en souviennent peut-être, je m’étais montré fort enthousiaste en jouant à la démo de TFF. Dorénavant, alors que je possède le jeu, je ne suis plus enthousiaste, je suis complètement sous le charme. C’est quasiment une addiction, il me faut ma dose quotidienne. Rarement un jeu ne m’a procuré une telle sensation. Seul certains RPG ou des épisodes de The Legend of Zelda m’avaient auparavant autant envoûté. Dès que j’ai du temps libre, je dois y jouer. C’est presque douloureux pour moi d’écrire cet article, alors que je pourrais m’adonner à ce plaisir vidéoludique et musical ultime à la place. Alors un peu de reconnaissance hein ! Eh oui, je suis un peu accro. Il faut dire que le titre de Square Enix n’est pas qu’un simple coup de marketing pour les vingt-cinq ans de la saga mythique. Un peu certes, mais derrière se cache un véritable jeu, plus profond qu’il n’y paraît. Ceux qui s’imaginent que l’on doit juste taper sur l’écran tactile lorsque des notes apparaissent se trompent. Et pourtant, ils n’ont pas tort. Oui, bien sûr, c’est le concept même du jeu, mais par chance, le contenu et le gameplay offrent autre chose, ce qui permet au titre de ne pas devenir redondant. Se basant sur un scénario existant mais sans aucun intérêt, et ne proposant aucune trame à suivre, le titre est pourtant un jeu de rythme musical aux inspirations RPG. Assez surprenant il faut dire, on s’y fait finalement très rapidement, puisque la base jeu de rôle n’est ici pas intéressante en tant que trame scénaristique, mais plutôt en tant que gameplay. Je vais revenir sur tout ça, mais avant, petit rappel de ce qu’est le jeu, pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité depuis plusieurs mois.

Les cinématiques, particulièrement des jeux récents, sont magnifiques

TFF est un jeu de rythme musical basé sur l’univers de Final Fantasy. On y découvre les treize jeux (oui, pas de X-2 par exemple, ni de XIV) sortis depuis 1987, avec chacun trois musiques, 39 donc. Au fur et à mesure, des nouveaux modes viennent s’ajouter, heureusement, ainsi que des nouveaux morceaux, on ne reste donc pas sur sa faim. Le principe, tout simple, repose sur une succession de notes qui apparaissent à l’écran, et qu’il faut toucher au bon moment. Les notes rouges nécessitent juste que l’on appuie sur l’écran, pour les notes vertes il faut rester appuyer pendant la durée de la note, et les notes jaunes présentent une direction qu’il faut suivre afin de la valider. Tout simple. Trois types de chansons sont proposés. Les FMS pour Field Music Stage. Il suffit de suivre un tracé en appuyant sur les notes au bon moment. Les BMS pour Battle Music Stage, consiste à suivre quatre lignes, une par combattant, et encore une fois de toucher les notes qui apparaissent au bon moment. Et enfin, les EMS pour Event Music Stage, dans lesquels il faut suivre un tracé aléatoire, au rythme aléatoire lui aussi, toujours en tapotant l’écran tactile lorsque les notes s’affichent. En voilà un beau programme. Maintenant que les présentations sont faites, allons étudier ça en profondeur.

 Les invocations sont de la partie...

L’aspect jeu de rythme pour commencer. Si le concept des notes et du tapotage d’écran est très simple, une fois le stylet en main, c’est autre chose. Si le jeu n’est pas non plus doté d’une difficulté ardue au point d’en être déstabilisante, il faut avouer qu’en mode Ultimate, la difficulté maximum, on sent passer le défi. A tel point que les BMS en deviennent pour certains quasiment impossibles tellement la rapidité et les réflexes sont mis à contribution. Et quand on sait que le jeu est parfait pour les amateurs de scoring, il peut y en avoir pour des heures et des heures devant sa console. Finir un morceau, c’est quelque chose, finir un morceau avec le rang SSS, c’est déjà autre chose. Tout dépend des points gagnés lors d’un morceau. Au-delà de 7 000 000 c’est le rang S. Si l’atteindre est en soit peu difficile (sauf en mode Ultimate), il faut quand même bien gérer sa manière de jouer. En EMS par exemple, j’ai déjà fait des « Perfect Chain » avec un rang A, tout ça parce que je n’avais pas fait assez de Critical durant ma partie, et donc pas assez de points. Frustrant. Il faut donc bien faire attention à tout. Et les rangs SS et SSS, c’est quoi alors ? SS c’est entre 8 000 000 et 9 999 998 de points. Et SSS, c’est le score ultime, 9 999 999. Unique chance d’atteindre plus de 7 999 999, enlever tout équipement à ses personnages, ce qui donne un bonus de 2 000 000 de points. Et pour les 9 999 999, le fameux rang SSS, il faut en plus de cela faire des Critical à chaque note. Qu’on se le dise, il faut être un robot pour réussir cet exploit. Ou un japonais. En gros, je pense ne jamais atteindre ce rang un jour. Oui, la vie est injuste. Si seulement j’étais né avec les yeux bridés. Non, j’arrête les blagues sur les japonais. Surtout que les chinois et les coréens sont très forts aussi. Je vais arrêter sur les asiatiques. Je vais revenir à TFF. Chaque morceau terminé rapporte de l’expérience (je reviendrai dessus plus tard) et des points Rythmia. Ces points permettent de débloquer des bonus tous les paliers de 500 points. Ça peut être un nouveau mode de jeu, de nouveaux morceaux, des cristaux, des cinématiques, mais aussi des trucs moins intéressants comme de nouvelles possibilités pour améliorer sa carte profil Streetpass. Une chose est sure, il en faut pour débloquer des bonus, et parfois énormément. Il semblerait que le dernier morceau soit déblocable à 45 000 points. Et on n’en gagne pas toujours énormément. Par chance, il existe des techniques et des bonus pour en amasser plus. Par exemple, en mode série uniquement, les préludes et épilogues (opening et ending), uniquement jouables en ce mode, en rapportent pas mal si on se débrouille bien (et c’est facile). Pour FF IX par exemple, on peut sans problème atteindre 280 points juste avec ces deux phases de jeu, ce qui est énorme. Après, chacun sa manière de jouer, plus tranquillement, ou en voulant avoir le plus tout de suite. Personnellement, si je peux avoir les deux, je suis preneur.

 ...tout comme les chocobos

Ça c’est pour la partie purement jeu de rythme, avec scoring et bonus à la clé. Mais qui dit Final Fantasy, dit RPG. C’est donc évidemment la même chose pour TFF. Chaque morceau rapporte des points d’expérience, mais cet XP dépend énormément de votre équipe et de votre performance. Pour les EMS, qui en délivrent peu, je pense que seul le score a un impact. Pour les FMS, la distance parcourue est aussi un facteur à prendre en compte. Quant aux BMS, c’est le nombre d’ennemis qui joue, ainsi que leur puissance. Dit comme ça, c’est tout simple, mais dans le jeu, il faut savoir bien gérer son équipe et ses équipements. Surtout qu’il existe le mode Chaos Shrine, qui propose des Dark Notes. Il s’agit simplement d’une épreuve composée d’un FMS et d’un BMS, à la suite. La difficulté varie selon un niveau (qui dépend lui-même du niveau de votre équipe lorsqu’elle a réussi la précédente Dark Note), et le but est de vaincre un boss lors de la phase de BMS. Et avec de la chance, vous obtiendrez un cristal. Youpi ! Mais, à quoi ça sert un cristal ? Et pourquoi absolument battre un boss ? C’est bien là que toute l’essence RPG du jeu prend son ampleur. Les cristaux permettent de débloquer les personnages cachés. Il faut huit cristaux d’une même couleur pour obtenir le personnage, et en tout, il y en a seize cachés. Faites le calcul, mais 16x8, ça fait 128. Beau programme en perspective. Surtout qu’il ne suffit pas de terminer une Dark Note pour récupérer ce cristal tant désiré, que nenni. Il faut battre le boss 3 la plupart du temps. En gros, pour faire simple, lors du morceau FMS, si l’on réussit à parcourir une certaine distance, on passe un panneau « Boss N°2 or N°3 », et alors, en phase de BMS, si l’on se débrouille bien lors des premiers ennemis, on pourra affronter le boss 3. Sinon, ce sera le boss 2. Pas si simple de les gagner ces cristaux ! Il faut donc bien se préparer. Pour passer le fameux panneau en FMS, il faut avoir le niveau d’agilité de ses personnages le meilleur possible (donc haut niveau) ou bien obtenir un bon chocobo après avoir réussi le passage adéquat. Pour l’agilité, il faut avoir un bon niveau ou bien avoir les bonnes capacités équipées à ses personnages. Pour les chocobos, pour s’assurer d’obtenir le meilleur, on peut donner un légume à un de ses personnages, qui sera alors utilisé en cours de partie afin que la meilleure des bestioles viennent parcourir un bout de chemin avec nous (je vous dis pas, le stress qu’on a de ne pas bien réussir et de gâcher un objet pour rien). Eh ouais, c’est technique comme jeu. Et pour ce qui est du BMS, ça va encore plus loin. Il faut étudier minutieusement les capacités de ses personnages pour les équiper correctement. Faire plus de dégâts, se soigner, réduire l’attaque ennemi, etc… Oui, l’aspect RPG est plus travaillé qu’on ne pourrait le penser, pour peu que l’on s’y intéresse vraiment.

 L'aspect RPG est bien présent

Et comme ce n’est pas tout, il faut préciser que le jeu est long. Je le possède depuis moins d’une semaine, et déjà c‘est le jeu auquel j’ai le plus joué sur 3DS, dépassant déjà la durée de jeu de Kid Icarus Uprising. Entre le scoring en mode challenge et sur chaque morceau en mode série, les personnages à débloquer via les cristaux, et tous les autres bonus (morceaux y compris) avec les points Rythmia, il y a de quoi faire en même temps, et ce n’est pas pour me déplaire. Et comme le jeu est encore une fois doté d’une difficulté corsée, on a vraiment un défi a relever. Par exemple, comble du sadisme, pour la plupart des Dark Notes ayant un niveau supérieur ou égal à 90, les flèches ne possèdent plus une direction, mais elles tournent sur elles-mêmes, ce qui fait qu’on ne peut plus se préparer à l’avance, mais juste agir sur le moment même. Vicieux. On se retrouve au final avec un jeu dont la durée de vie est assez longue, encore plus pour les fans de scoring, et qui s’avère plus tactique qu’on ne pourrait le croire, et pas uniquement basé sur les réflexes, le rythme, et la précision (même si ces facteurs jouent beaucoup évidemment).

 On retrouve des boss connus

Il est temps de conclure. Je rappelle une chose, je ne suis pas fan absolu de la saga Final Fantasy, et pourtant j’aime énormément ce jeu. Il marie très bien le genre jeu de rythme et jeu de rôle. Evidemment les musiques sont superbes et quasiment toutes signées Nobuo Uematsu, ce qui aide à apprécier le titre. Jouer à TFF, c’est aussi vouloir jouer ou rejouer aux épisodes de la saga existants et dont les morceaux sont présents dans la cartouche. Pour dire, cela m’a presque donné envie de jouer à FF XI, qui est un MMORPG. Oui, moi, jouer à un MMORPG ! Alors que tous ceux qui regardent France 2 savent que les Meuporg rendent violent et nazi. Bon, j’ai pas dit que j’allais y jouer, mais ça m’a presque donné l’envie de m’y mettre. C’est un peu le problème du jeu. Il est accessible à tous, mais c’est aussi un jeu pour les fans. Et cela implique un gros problème de marketing (donnez-moi vos sous, je suis Square Enix, mes résultats financiers pour le premier trimestre indique une perte de 2 milliards de yens), puisque l’éditeur a cru bon (pour son porte-monnaie, pas pour les joueurs) de rajouter plein de morceaux supplémentaires. En DLC. A un euro pièce. Ça fait mal hein ? Surtout que dans le lot il y a par exemple Cosmo Canyon de FF VII ou le Battle Theme de FFVI. Sale chiens de capitalistes ! Pendant que j’y suis sur les points faibles du titre, j’ajouterais un design mignon des personnages qui ne leur sied guère. Ce n’est pas moche, mais honnêtement, c’est pas jojo…  Un style semi-réaliste aurait été plus appréciable. Mais bon, tout est une affaire de goût. A noter, aussi, que le jeu n’est pas traduit en français. Pas d’inquiétude, ce n’est pas en japonais non plus, mais en anglais. On peut regretter ce geste, peu excusable, surtout qu’il y a finalement peu de textes. Evidemment, mieux vaut une sortie en France en anglais que pas de sortie du tout. Et puis pour être franc, c’est facilement compréhensible. Et pour ceux qui, comme moi, ont déjà joué sur des versions de FF non sortie en France, via des traductions mi françaises mi anglaises, ça devrait aller, surtout pour les objets. Bref, qu’on se le dise, Theatrhythm Final Fantasy est une réussite qui plaira aux amateurs de jeu de rythme accessible et exigeants, ayant ou non un intérêt pour la saga, et que chaque fan de Final Fantasy se doit de posséder. Je suis conquis, entièrement, et pour les possesseurs de 3DS, je ne peux que vous conseiller de télécharger la démo gratuite. Sur ce, je vous laisse, j’ai des cristaux à récupérer.