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lundi 20 janvier 2014

Critique : Jack et la Mécanique du Cœur

« Andalucia ! Anda, Anda ! Andalucia ! Anda , Anda ! Andalucia , Anda ! » « Tais-toi mon cœur ! Je ne te reconnais pas. Tais-toi mon cœur ! Je ne te reconnais pas » « Don't you wanna sleep ? Don't you wanna sleep ? My motherfucking clock does tick-tock ding dong ! My motherfucking clock does tick-tock ding dong ! »

Si vous avez reconnu ces extraits, c'est que vous connaissez les paroles, et logiquement, que vous connaissez l'album La Mécanique du Cœur de Dionysos. Et peut-être même avez-vous lu le livre de Mathias Malzieu. Et peut-être même êtes-vous au courant qu'un film d'animation tiré du CD/Livre va (enfin) sortir sur nos écrans le 5 février prochain. Si c'est le cas, et que vous l'attendez, tant mieux, voici une critique du film. Et si vous ne l'attendez pas, voici bien ce qui pourrait vous donner envie de l'attendre !

Avant toutes choses, cette critique ne contiendra aucun spoiler, sauf vers la fin, dans un paragraphe spécifique, et uniquement pour ceux qui n'ont pas lu le livre, mais ce sera précisé. Bref, Jack et la Mécanique du Cœur, c'est quoi ? C'est un film d'animation réalisé par Mathias Malzieu et Stéphane Berla, qui reprend la trame scénaristique du livre (et du CD aussi, mais je vais éviter de le rappeler à chaque fois, cela semble évident). Ça raconte l'histoire de Jack, qui naît à Edimbourg le jour le plus froid du monde, et dont on doit remplacer le cœur gelé par une horloge pour sa survie. Le problème, quand on a une horloge à la place du cœur, c'est qu'il y a des règles à respecter. Ne jamais toucher ses aiguilles, contrôle sa colère, et surtout, ne jamais tomber amoureux. Des règles bien difficile à suivre pour Jack, surtout dès lors qu'il va rencontrer la jeune Miss Acacia. Il va alors entreprendre un voyage fantastique jusqu'en Espagne, accompagné de Georges Meliès, afin de retrouver celle qui lui a fait découvrir l'amour.

Ce projet de film trotte dans la tête de Mathias Malzieu depuis longtemps. Et très rapidement, il a été mis en chantier. Sauf que la production n'a pas été de tout repos. Epargnons les détails, mais il faut savoir que le film a été envisagé entièrement en stop motion avec des marionnettes par exemple. Au final, Jack et la Mécanique du Cœur est un film d'animation en 3D (attention, on ne parle pas de relief avec des lunettes immondes, heureusement). Alors oui, on pourrait regretter le stop motion et sa poésie, mais il faut reconnaître que le travail accompli est ici assez phénoménal. Pas forcément dans la technique, bien que cela soit maîtrisé, mais essentiellement dans la direction artistique. À l'exception d'un personnage, trop burtonien pour que l'on s'y attache, l'ensemble est de toute beauté, fourmille d'idées graphiques et visuelles, et offre un spectacle assez admirable, et souvent trop rare, pour les yeux. Bref, du très très bon de ce point de vue.


Cependant, une direction artistique magnifique, avec une âme, ce n'est rien sans une réalisation pour lui donner toute sa splendeur. Et qu'on se rassure immédiatement, il n'y a pas à s'inquiéter. Le film possède une réalisation pertinente, qui sert sans cesse les propos, et servie par un montage dynamique. C'est donc un réel plaisir que de voir ce film, rythmé par les musiques entraînantes de Dionysos. On n'est pas loin d'un véritable petit bijou d'animation. Pas loin ? Oui, pas loin. Parce que malgré toutes ces critiques élogieuses, méritées, le film a de quoi être une grosse déception, mais uniquement pour ceux qui ont lu le livre, rassurez-vous.

!!!SPOILER ALERT !!!
Expliquons ce qui ne va pas dans ce film, qui était pourtant bien parti pour faire un sans faute. Ce qui ont lu le livre en connaissent la fin. Pas de spoilers si c'est le cas, sinon, vous êtes prévenus. En gros, Jack fini seul, rejeté par Miss Acacia, et comme si ce n'était pas suffisant, il apprend que son horloge l'a certes sauvé, mais que rapidement elle n'était plus nécessaire à sa survie. La défunte Madeleine ne lui a jamais dit, afin de le garder près d'elle le plus longtemps possible. Fin assez rude, pas très joyeuse, mais finalement assez proche d'une réalité qui ne fait pas de cadeaux. Une fin logique, bien qu'assez troublante. Eh bien dans le film, la fin a entièrement été modifiée ! Volonté de Mathias Malzieu (espérons que non) ou choix imposé par Luc Besson, producteur du film, aucune idée, mais cela ne joue pas en la faveur du film. Quand on ne connaît pas le livre, il n'y a pas de problème. Mais quand on a apprécié cette fin assez crue et réaliste, on a de quoi être dérangé et déçu par la fin du film. Parce que la fin du bouquin est quand même bien meilleure. Bref, c'était le petit coup de gueule.
!!!FIN DU SPOILER !!!

Qu'on se le dise, Jack et la Mécanique du Cœur est un très bon film d'animation, doté d'une direction artistique fantastique, et d'une réalisation dynamique. Un conte sombre et poétique pour toute la famille. Malheureusement, ceux qui ont lu le livre pourront éventuellement être déçus. Quant aux autres, on ne peut que leur conseiller d'aller voir cette merveille du film d'animation, qui leur plaira, pour peu qu'ils ne soient pas allergiques à la musique de Dionysos. En revanche, on leur déconseille de lire le bouquin, avant ou après. Vous voici prévenus !

Jack et la Mécanique du Cœur
Mathias Malzieu et Stéphane Berla
Sortie le 05 février

jeudi 3 octobre 2013

J-One, la nouvelle chaîne à suivre

Vous aimez les mangas ? Vous aimez la J-Pop ? Vous aimez la culture japonaise en général ? Nice Peace ne vous fait pas peur ? Alors J-One est fait pour vous ! Mais qu'est-ce donc, J-One ? C'est une nouvelle chaîne qui traite principalement de la culture japonaise. Encore une diront certains. Et ils auront tort. Parce que cette fois-ci, on parle vraiment de culture japonaise, et on le fait bien.

J-One débarque demain, dès 18h30, dans les offres des bouquets Canalsat et Numericable. On ne vous parle pas d'une chaîne basique, qui propose de temps à autre des éléments de la culture japonaise, comme peut le faire NoLife (je ne critique en rien cette chaîne que j'aime bien, je précise juste que leur contenu est large, et pas uniquement centré sur la culture nippone), mais bien d'une chaîne entièrement consacrée à ce monde. Et pour cela, la chaîne a décidé de mettre le paquet, afin de ne pas décevoir ceux qui l'attendent.

Au programme, plusieurs types de contenus. D'une part, les programmes japonais, que la chaîne diffusera. On cite par exemple Shibuahara Girls, une émission de télé-réalité sur un groupe de mannequins dans les quartiers branchés de Tokyo, des clips ou concerts des meilleurs groupes de J-Pop, ou bien les Game Shows Japonais, une sélection des meilleures émission de jeux télé venus tout droit du pays de Soleil-Levant. Cela est intéressant pour ceux qui aiment cette culture, et ça l'est aussi pour ceux qui aimerait la découvrir plus en profondeur. Après tout, même sur le net, c'est rare d'avoir accès aussi facilement à ce type d'émissions.


Il y a aussi les contenus inédits produits par la chaîne. De toutes nouvelles émissions consacrées au Japon, à ses tendances, à sa culture. Tous les jours, vous pourrez découvrir le Nyusû Show, un programme de 13 minutes présenté par la jeune Marie Palot, qui s'attardera sur les mangas, la musique, le cosplay, la pop culture asiatique, et les évènements à ne pas rater. Une bonne occasion pour ne rien louper sur les nouvelles tendances. Le Tôku Show est un talk qui analyse et décrypte la culture « otaku ». Présenté par Guillaume Dorison et ses invités, ce programme, avec cinq émissions hebdomadaires, a de quoi séduire les amateurs comme les néophytes. Parmi tous les contenus proposés, on peut aussi citer Asia Alarm, qui proposera une sélection des pubs les plus insolites, étranges, ou drôles que l'on peut trouver au Japon (et il y en a!), ou encore Asie Insolite, qui vous fera découvrir les nouvelles tendances les plus insolites de l'univers « otaku ». Un beau programme en perspective, et encore, attendez de voir la suite.

Il faut l'avouer, tout ça donne déjà bien envie. Mais là ou J-One frappe fort, très fort même, c'est dans la diffusion des animés. Il ne faut pas croire que l'on aura le droit à une énième rediffusion de One Piece ou consorts. Non. J-One propose la diffusion d'animé un jour après la première diffusion au Japon. En gros, si un épisode est diffusé un jeudi au Japon, il le sera le vendredi sur J-One. Et en vostfr, ce qui ravira les vrais fans. Plus besoin de pirater illégalement les mangas, vous pourrez les voir à la télé, tranquillou, sur J-One. Ça, c'est quand même un beau tour de force, qui mérite le respect. Parmi les séries qui auront le droit à cette opportunité, on peut donner comme exemple Hunter X Hunter, Strike The Blood, Naruto Shippuden, ou encore Arpeggio of Blue Steel, mais la liste est évidemment bien plus longue. De grandes promesses, qui seront tenues, pour le plus grand plaisir des fans.

J-One sera lancé officiellement demain, le vendredi 4 octobre 2013, à 18h30, et va nous offrir de beaux programmes que l'on prendra plaisir à suivre. En plus de ce qui a été cité, on retrouvera aussi des films ou des séries inédites. On pourrait regretter que seuls les bouquets Canalsat et Numéricable soient concernés, mais c'est le prix à payer pour la qualité. Un conseil, si vous le pouvez, regardez donc la chaîne, vous ne serez pas déçus. Sinon, changez de fournisseur, afin d'avoir la bonne box. Vous ne le regretterez pas !

jeudi 27 décembre 2012

Bilan de l’année 2012

La fin du monde n’a pas eu lieu, mais la fin de l’année, elle, va arriver. Grosse année vidéoludique, mais pas uniquement. L’hiver arrive, il est temps de faire un petit bilan, avant que 2013 ne vienne pointer le bout de son nez. Jeux vidéo, films, ou bien séries, voici un bilan tout à fait subjectif de ce qu’il faut retenir de cette année, en bon comme en mauvais.

2012 a été l’année des consoles, puisque deux sont sorties cette année. La PS Vita tout d’abord, qui est sortie au japon en décembre 2011, mais n’est parvenue chez nous que plus tard. Le constat est malheureusement peu réjouissant pour la portable de Sony, qui se fait sans cesse dépasser par son ancêtre la PSP. A peine un million de vente en un an au Japon, et peu de résultats grandement concluants dans le reste du monde. C’est aussi probablement dû à son manque flagrant de jeux véritablement vendeurs. La puissance, c’est bien, réellement, mais si les jeux ne suivent pas… L’autre console, toute récente, c’est la Wii U. Une nouvelle console de salon, c’est toujours un événement, et encore plus lorsqu’il s’agit de Nintendo. Si certains avaient été déçus par les choix de public de la Wii, qui possède tout de même de grands jeux non casuals, il semblerait que la Wii U se positionne différemment. Ciblant les joueurs plus occasionnels comme les plus hardcore, la véritable révolution de la Wii U c’est sa manette qui inclut un écran tactile, ce qui donne une manière de jouer nouvelle et innovante, seul comme à plusieurs. Encore toute récente, il est difficile de juger ce qu’elle deviendra. On verra ça lors du bilan de l’année 2013.

Parmi les jeux de ce cru 2012, certains ont marqué plus que d’autres les joueurs du monde entier. The Walking Dead, l’adaptation du comics en jeu vidéo, a notamment été élu jeu vidéo de l’année lors de la cérémonie des Video Game Awards. Je n’y ai toujours pas touché, je ne suis donc pas apte à juger, mais je vais m’y mettre bientôt, c’est prévu. Telltale Games a aussi sorti en boîte cette année le jeu Retour vers le Futur, qui réunit les cinq épisodes. Moins marquant surement, mais appréciable sans être transcendant, c’est mon point de vue. Pour les jeux qui m’ont le plus marqué, vous pouvez aller (re)lire mon top 5 de mes jeux 2012, qui explique clairement les jeux et les raisons. Cependant, bien d’autres jeux m’ont touché et mon laissé de bons souvenirs de cette année 2012, comme de moins bons parfois.

Parmi les jeux que l’on ne peut que rarement oublier, il y a Spec Ops : The Line. Certes, il s'agit d'un TPS assez classique qui ne révolutionne rien, mais il se laisse jouer aisément, et particulièrement grâce à sa trame scénaristique aussi prenante que troublante et traumatisante.  Librement adapté de Heart of Darkness, la nouvelle de Joseph Conrad, et donc forcément d’Apocalypse Now de Coppola, le titre nous plonge dans un Dubaï recouvert par une tempête de sable, lors d’une simple mission de reconnaissance. Sauf que rapidement, ce qui devait être une petite mission tranquille va tourner au cauchemar, impliquant des choix moraux douloureux, son lot de cadavres et de conséquences morbides. Et puis, un jeu dans lequel on ne sait plus qui sont les méchants ou les gentils, dans lequel on incarne des soldats américains qui tirent sur des soldats américains, et qui arrive à nous faire douter au point que chaque décision nous marque autant que le personnage principal, c’est quand même assez énorme. Le jeu ne plaira pas à tous, mais qu’on aime ou que l’on déteste, on ne peut ressortir indemne de cette expérience.


2012, c’est aussi de plus en plus l’avènement des jeux sur plates-formes mobiles, smartphones et tablettes donc. Et forcément, avec mon téléphone sous Android, je n’ai pas pu y échapper. Parmi les multiples jeux, un a bien entendu retenu mon attention, à juste titre, il s’agit de Rayman Jungle Run. Tout simplement sidérant, pour 2,39 euros, le jeu offre une multitude de niveaux au level design soigné excellent, qui raviront les amateurs de scoring et de 100%. Récemment, une mise à jour gratuite est venue ajouter dix nouveaux niveaux, atteignant au total le nombre de cinquante. Attention toutefois, si vous jouez sur Android, la mise à jour efface toutes vos sauvegardes… Eh oui, je me suis fait avoir… Il n’empêche que ce jeu est tout simplement addictif et diablement bien réalisé.

Cette année, on a aussi eu le droit à des jeux qui ont marqué les joueurs, mais pas forcément pour les bonnes raisons. Mass Effect 3, bien qu’excellent, a énormément déçu à cause de sa fin par exemple. Au point que les développeurs ont fourni gratuitement une fin alternative jugée plus appréciable par les joueurs. Certaines déceptions vinrent aussi des reports de jeux, tel que le prochain Tomb Raider initialement prévu pour cet automne, reporté au 5 mars. Pas de quoi crier au scandale, mais c’est vrai que l’on aurait aimé l’avoir sous le sapin. Et puis, niveau jeu vidéo, c’est surtout le salon de l’E3 qui n’a pas été transcendant cette année. Seul Ubisoft s’en est réellement bien sorti, le reste oscillait entre le potable et le totalement ennuyeux, malgré de grosses annonces. Des jeux ont aussi partagé les avis cette année. Assassin’s Creed 3 par exemple, qui s’il s’en sort très bien, démontre que les consoles arrivent à un stade où elle ne peuvent plus forcément afficher autant de détails qu’elles le voudraient. C’est bien ce que l’on peut reprocher au jeu, malgré toutes ses qualités. S’il a quasiment fait l’unanimité, Dishonored n’en reste pas moins une petite déception. Pas aussi original qu’on a voulu nous le vendre, le titre profite tout de même d’une direction artistique assez formidable. Malheureusement, le gameplay n’est pas aussi novateur et libre qu’annoncé, et reprend beaucoup de ce qui a déjà été fait dans le genre, sans pour autant copier bêtement. Au final, le jeu est bon, mais il ne faut pas oublier que Deus Ex : Human Revolution est passé par là l’année dernière, et que dans un système de jeu similaire, il est bien meilleur.

Mais il n’y a pas que le jeu vidéo dans la vie. Il y a aussi la musique. La musique de jeu vidéo. Cette année, en France, c’était le tout premier concert de Nobuo Uematsu, probablement le plus grand compositeur de musique de jeu vidéo au monde. Souvent associé à la saga Final Fantasy, pour laquelle il a composé tous les thèmes du premier au neuvième, avant de progressivement quitter cet univers, il est aussi le compositeur de bon nombre d’autres musiques toutes aussi extraordinaires. Le voir et l’écouter en concert est tout bonnement magnifique et monumental, et assister à son premier concert en France a été l’un des plus grands événements de cette année 2012. S’il y avait bien un concert à ne pas louper, c’était celui-ci.

Jeu vidéo, musique, mais aussi cinéma. Grand amateur, je ne vais pas vous dresser la liste de mes films de cette année, on n’en finirait pas. Je vais juste me concentrer sur deux œuvres de fantasy qui font partie des meilleures productions de cette année. Tout d’abord, John Carter. Vendu par Disney, qui voulait s’en débarrasser, comme un énième sous-film d’aventure à la Prince of Persia ou Narnia, John Carter n’est en rien ce qu’on a voulu nous présenter. Rarement des affiches ou des trailers n’avaient été aussi mensongers sur le contenu d’un film. Adapté du premier tome du Cycle de Mars d’Edgar Rice Burroughs, premier livre qui mélange science-fiction et fantasy moderne, le film, réalisé par Andrew Stanton (Wall-E, Le Monde de Nemo, …) est tout simplement un des plus grands space opera jamais produit, et réalisé de mains de maître. Un film qui prend son temps, explique, se base sur des faits scientifiques, mais n’oublie pas pour autant l’aventure, l’action, et nous propose son lot de scènes épiques. A noter un passage qui mélange habilement combat monumental et flashback sur l’enterrement de la femme du héros. Du grand cinéma comme on aimerait en voir plus souvent. Malheureusement, l’échec du film, causé en partie par Disney qui n’en avait rien à faire, ne permettra pas une suite. Au lieu de ça, on risque encore de se taper plein de film moyen ou tout juste bon, alors que l’on aurait pu avoir une ou plusieurs suites, qui auraient aisément pu faire passer la première seconde trilogie Star Wars pour des sous-productions de genre. Dommage, on tenait là l’un des meilleurs films de scinece-fiction fantasy depuis très longtemps.


Heureusement, pour ce qui est de la fantasy, on a été gâté cette année. Peter Jackson, qui a déjà réalisé la trilogie Le Seigneur des Anneaux s’est attelé à la réalisation de The Hobbit, adaptation de Bilbo. Retranscrire un livre d’à peine quatre cents pages en trois films de trois heures, c’est son défi. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps, le film est une réussite totale. Maîtrisé de bout en bout, les effets de style et de mise en scène déjà utilisés dans Le Seigneur des Anneaux ne sont en rien éculés, et au contraire, ils trouvent un aboutissement, une consécration ultime dans ce film, qui relègue la trilogie précédente à un simple échauffement avant la véritable trilogie. Tout à fait saisissant, The Hobbit est à ce jour le film de heroic fantasy ultime, qui mélange tous les fantasmes des fans du genre pour les concrétiser sur un écran. Ultra codifié et à la fois tout à fait novateur, le film est plus accessible par sa trame scénaristique que ne l’est Le Seigneur des Anneaux, mais il l’est aussi moins dans sa forme, qui pourra déstabiliser ceux qui n’apprécient que très peu le genre. Véritable conte de fées, comme se veut l’être le livre, le film n’en demeure pas moins tout à fait épique et totalement grandiose. Avec des scènes qui resteront dans l’histoire de la fantasy et du cinéma, The Hobbit a tout d’un grand, contrairement à la taille de son héros. Il aura fallu cent dix-sept ans de cinéma et cent ans de fantasy moderne pour enfin aboutir à un tel résultat, mais devant l’ampleur d’une telle œuvre, on se dit que l’attente n’as pas été vaine. Plus que le meilleur film de heroic fantasy réalisé à ce jour, The Hobbit demeure une œuvre fondamentale qui restera toujours derrière Le Seigneur des Anneaux pour la plupart des gens, mais qui le surclasse de manière assez phénoménale.

Un bon cru cette année 2012 il faut croire. Malheureusement, tout n’a pas été rose. Il y a bien une chose dont je n’ai pas parlé, ce sont les séries. Si Futurama, Breaking Bad, ou bien d’autres sont toujours au top, ce ne fut pas le cas pour toutes. La suite des Mystérieuses Cités d’Or, attendue depuis longtemps, ne s’est pas réellement montrée convaincante. Pas irregardable heureusement, mais simplement pas à la hauteur de son magistrale prédécesseur. Community, lors de sa saison 3, a montré une très grande forme. Malheureusement, la rentrée 2012 a été autre. Tellement autre qu’elle n’a pas eu lieu. Il faudra attendre février 2013 pour voir arriver cette quatrième saison, de treize épisodes uniquement, et marquée par le départ de son créateur Dan Harmon et de l’acteur Chevy Chase. Bref, un bon départ 2012 pour la série, mais un mauvais commencement pour cette fin d’année. Au final, il n’y a plus qu’à voir ce qui arrivera en 2013, pour les séries comme pour le reste. On en reparle dans un prochain article.

dimanche 18 novembre 2012

Concert de Nobuo Uematsu

Avec une carrière de presque trente ans, une reconnaissance mondiale de son art, et un nombre de compositions impressionnant, l’immense Nobuo Uematsu ne s’était encore jamais produit en France. Après deux concerts annoncés les 17 et 18 novembre à La Cigale, très vite complets, une date a été rajoutée au Dock Pullman, toujours en région parisienne. Premier concert en France pour le génie japonais, premier concert pour la plupart du public français aussi. L’émotion est palpable, et pas juste un peu.

Il faut bien préciser qu’il s’agit d’un concert de Nobuo Uematsu, pas un concert de musique spécialement consacré à Final Fantasy. L’admirable compositeur nippon met donc bien en évidence ses différentes compositions, extraites de divers jeux ou milieux, en consacrant tout de même la moitié de son temps à ce que tout le monde attend, Final Fantasy. Habitué à des orchestres ou encore à ses groupes de rock, Uematsu inaugure une nouvelle configuration scénique. Un clavier, une basse, et lui-même à un second clavier. De quoi rendre des sonorités autant classiques qu’electros, avec presque une sonorité Midi pour les versions orchestrales adaptées parfois. On aime ou non, mais le rendu était aussi intéressant qu'original. Sans oublier qu’au vu de cette nouvelle configuration, de nouveaux arrangements, encore jamais essayés sur scène, ont été joués. L’occasion de redécouvrir certains titres.

 L'emblématique Nobuo Uematsu

20H, les lumières s’éteignent, le silence se fait dans la salle. L’homme apparaît, les applaudissements retentissent. Les trois s’installent sur scène. Le premier morceau commence. Directement, le public est dans l’ambiance. Nobuo Uematsu joue probablement son titre le plus intense, le plus bouleversant, le plus prenant. L’émotion est vive, le public est en émoi. Après plusieurs minutes d’une rare beauté musicale, c’est sous un tonnerre d’applaudissements mérité que le public acclame cette magnifique interprétation du thème de Terra, tiré de l’inoubliable Final Fantasy VI. S’en suit alors directement une composition tirée de Final Fantasy VIII, Ami.  Le compositeur s’arrête alors et prend la parole. Après quelques mots de français, il avoue ne pas comprendre la langue. C’est donc un traducteur qui prend le relais. Très souvent, au cours du concert, Nobuo Uematsu s'adressera au public. Il faut reconnaître qu’il a énormément d’humour, et que c’est un véritable plaisir de l’écouter.

Il annonce les titres qui arrivent, et le fera régulièrement tous les trois morceaux environ. Le thème principal de Lost Odyssey commence, c’est épique, suivie de Waterside, tiré du jeu Blue Dragon. Uematsu nous parle alors d’une méthode de relaxation/guérison qui consiste à approcher les mains du corps, sans jamais rien toucher. Après ce discours intriguant, il nous apprend qu’on lui a demandé de composé des titres pour ce type de séances de relaxations. L’ensemble dure une heure, mais de peur que le public s’endorme, il n’en jouera qu’un extrait de cinq minutes. C’est original, et ça a le mérite de n’être que peu connu du grand public. Le grand compositeur japonais revient ensuite à Final Fantasy avec une interprétation assez magistrale de The Secret Library Daguerreo issue de l’épisode IX. C’est à la fois surprenant et magnifique. Il prend alors la parole pour présenter le titre qu’il vient de jouer, et affirme qu’il est extrait de Final Fantasy X. C’est sous les cris de correction des fans dans la salle, qu’il admettra son erreur, tout sourire, prenant la chose avec humour.

Premier concert, au Dock Pullman

Vient alors une composition qui n’est pas de lui, mais d’Arata Hanyuda, le batteur de son nouveau groupe, Earthbound Papas. Le morceau est le thème de fin du jeu Border Walker, un jeu de rôle développé sous IOS, uniquement sorti au Japon à ce jour. C’est très plaisant, et assez original, le public apprécie forcément. Le compositeur prend alors la parole pour annoncer qu’il va y avoir une pause durant le concert. Mais juste avant, il a composé un petit medley de musique de Final Fantasy, et volontairement des peu connues. Tellement peu connues, que même Hironobu Sakaguchi, le papa de la série ne les aurait pas reconnues, nous avouera-t-il lors du deuxième concert à La Cigale. Etait-ce de l'humour? Sûrement... Dès le début, on se plonge dans Final Fantasy VI, avec Slam Shuffle, le thème de la vile de Zozo. Gargan Roo de Final Fantasy IX prend la relève, suivi de Mystic Mysidia de l’épisode IV. Et pour finir ce medley, un thème qui ravira et surprendra tous les nostalgiques. Encore mieux qu’une fête foraine, c’est le thème du Gold Saucer, réarrangé, tiré du célèbre Final Fantasy VII. Une excellente surprise que ce medley, aux thèmes trop peu souvent représentés.

Retour sur scène du grand compositeur et de ses deux acolytes. Il prévient, il y aura moins de morceaux tirés de Final Fantasy. Après tout, on vient pour ses compositions, on sait très bien que l’on n’assiste pas à un concert Distant World. Il reprend alors avec un thème issu d’Unchained Blades Exxiv, un jeu de rôle qui sortira sur 3DS fin novembre au Japon, mais probablement pas en France, comme la plupart des bons jeux nippons de cet acabit… Uematsu présente alors un titre inédit, tiré d’un jeu en cours de développement. Le morceau n’a aucun titre définitif pour le moment, il est donc nommé Project Happiness. C’est tout nouveau, c’est tout beau, et ça charme les oreilles avec plaisir. Dommage qu’on ne sache pas de quel jeu il s’agit. Le compositeur accompagné de ses musiciens poursuit avec une reprise d’un thème du jeu Sakura Note, un jeu de rôle/action sorti sur DS au Japon en 2009, et en Europe… Jamais. La musique est entraînante, fascinante, et les deux claviers/synthétiseurs donnent au morceau un côté 80’s assez surprenant mais très agréable, qui ne dénature en rien le titre bien au contraire. On pourrait presque sentir des relents de Physical d’Olivia Newton-John par moment, mais on reste chez Uematsu, donc c’est forcément bien au-dessus. C’est très plaisant d’entendre ce genre de musique, auquel le public français est peu habitué, privé de tant de merveilles. Ça donnerait clairement l'envie de se procurer le jeu.


Et soudain, trois notes. Des applaudissements à n’en plus finir, des larmes pour certains sûrement, et de l’émotion pour tous à n’en point douter. Le géant japonais joue une de ses compositions les plus appréciées et les plus emblématiques. Final Fantasy VII est de retour, et avec lui le douloureux thème d’Aeris. Tonnerre d’applaudissements à la fin du morceau. Uematsu est impressionné de voir qu’en France, la série Final Fantasy est autant adulée des joueurs. Il demande alors les épisodes préférés de chacun. Face au brouhaha, il décide de citer chaque épisode et de vérifier à l’applaudimètre. C’est véritablement à partir de l‘épisode VI que l’on sent que les fans se déchainent. On retient que les opus les plus appréciés sont les VI, VII, VIII et IX. Le onzième, un MMO, a été hué, un peu comme le XIII finalement. Le compositeur présente alors un jeu créé par Hironobu Sakaguchi, qui n’est pas un Final Fantasy. Il s’agit de The Last Story, sorti en France en début d’année, dont il a signé la bande originale. Il nous apprend que le thème principal figure en version orchestrale dans le jeu, alors qu’il imaginait une version plus épurée avec des synthétiseurs. Il profite donc de la formation scénique actuelle pour nous faire part de sa première version. C’est tout simplement magnifique et épique à la fois ! L’un des meilleurs morceaux de ce concert, tout simplement somptueux et monumental, qui a été composé par un Uematsu en très grande forme. Et il avait d’ailleurs raison de lui préférer la version plus simple que celle orchestrale du jeu, parce qu’elle est bien meilleure. Grandiose, tout simplement.

Directement, il enchaîne avec un morceau bien connu des fans de Final Fantasy. C’est électrique, c’est dynamique, c’est rythmé, c’est The Man with The Machine Gun, tiré de Final Fantasy VIII. Absolument grisant. Il annonce alors que le morceau qui arrive est le dernier, sous les soupirs de toute la salle. La musique vient de Fantasy Life, un jeu de rôle assez atypique et très prometteur qui sortira au Japon à la fin de l’année, tandis que l’Europe risque encore de louper le titre… Ça y est, c’est fini. Uematsu et ses deux acolytes s’en vont. Le public applaudit, se lève. Standing Ovation pour ce génie musicale qui le mérite amplement. Bien sûr, il revient, pour un seul et dernier morceau. Le fameux To Zanarkand, de Final Fantasy X. C’est émouvant. Surtout que cette fois-ci, c’est véritablement la fin. Nouvelle standing ovation. Après presque deux heures de concert, c’est rempli d’émotions en tous genres que le public sort de la salle, conquis et émerveillé. Il y a de quoi.

Deuxième concert, à La Cigale

Lors du premier concert, vendredi, Hironobu Sakaguchi était présent dans la salle. C’est Nobuo Uematsu qui l’a annoncé. Lorsqu’il s’est brièvement levé de son siège, le créateur de la saga mythique a été applaudi de tous et a aussi eu le droit à sa standing ovation. Il n’était toutefois pas présent à La Cigale le lendemain. Des différences entre les concerts du vendredi et du samedi, il y en a eu, autre que les différents lieux. Nobuo Uematsu n’a pas tenu les mêmes discours, proposant son lot d’humour différent à chaque représentation. Les musiques étaient toutefois exactement les mêmes, dans l’ordre précis. On peut aussi noter une petite touche d’humour un peu absurde, lors de la deuxième prestation. A la fin, alors qu’Uematsu et ses musiciens reviennent pour le rappel jouer To Zanarkand, ils portaient des masques d’Asterix et Obelix. Surprenant, mais amusant. Il ne devait pas y avoir d’autres déguisements de français dans le coin.

Que retenir de ce premier et deuxième concert du compositeur de génie japonais. De l’émotion avant tout. C’était intense et formidablement beau. On pourrait toujours être déçu de ne pas avoir entendu certains thèmes, mais face à l’ampleur de la carrière du maître, on ne peut que se complaire de ce à quoi on a eu le droit. Des thèmes rares, uniquement la moitié issus de Final Fantasy, afin de varier les plaisirs, pour un ensemble tout à fait remarquable. On a désormais envie d’être en janvier, afin d’assister aux concerts Distant World. Mais avant tout, on a envie de rejouer à tous les jeux dont on a entendu au moins une des mélodies, et même les autres, les grands absents. De quoi faire largement tenir jusqu’en janvier.

vendredi 27 janvier 2012

Les musiques de jeux vidéo qui m’ont marqué (la suite de l'article précédent, c'est mieux de l'avoir lu avant donc)

Et pour conclure avec la saga The Legend of Zelda, je ne peux pas oublier le thème de la Plaine d’Hyrule du monde des Ténèbres de A Link to the Past, qui reste ancré dans les esprits de tous ceux qui y ont joué, et même dans ceux des autres. Enjoy.


Un petit retour sur l’ami Mario, avec un autre jeu, bien plus récent, mais avec une musique tout aussi extraordinaire et magnifique, je nomme Super Mario Galaxy. Je ne présenterai que trois thèmes pour ne pas trop encombrer tout, même si je pourrais en mettre plus, encore une fois. Tout d’abord la musique du pouvoir de voler, dont je suis instantanément tombé amoureux, vraiment. Ensuite, le thème d’un niveau dont je n’ai plus le titre français, mais dont le nom anglais est Battlerock, les joueurs reconnaîtront facilement. Et pour finir, l’affrontement final contre Bowser, et cette musique épique qui semblerait presque tirée d’un autre jeu que d’un Mario, et pourtant… Ultime.






Ceux qui sont déjà venus ici le savent, je suis fan de Kirby, et particulièrement du tout premier, Kirby’s Dreamland. Comme en atteste mon top 5 de mes musiques favorites de jeu vidéo, il en est de même pour la musique de ce jeu. Je vous laisse donc apprécier à sa juste valeur la version originale Game Boy, la meilleure de toutes les versions (même que celles réorchestrées dans les différents Super Smash Bros), et sa courte intro assez parfaite qui restera gravée à jamais dans ma mémoire, même quand j’aurai Alzheimer.



Un autre grand oublié de mon top 5 avec Mario, il s’agit de Rayman. Le tout premier possède des musiques magnifiques, mais celle qui m’a le plus marqué reste une des toutes premières, que voici.



Et qui dit Rayman, dit Origins. Le dernier Rayman en date possède une des meilleures OST possible et imaginable. Volontairement, je ne vais laisser aucune musique du jeu, pour que d’une, vous l’achetiez et y jouiez, et de deux, parce que ma musique préférée du jeu est celle du dernier niveau, caché, et ce serait vraiment dommage de vous la spoiler, autant se battre pour la découvrir vous-même. Vraiment, ça vaut le coup.

Passons maintenant à des thèmes musicaux un peu particuliers. Des thèmes de jeux Game Boy, dont deux de 1989, date de sortie de la console. En premier, viens le thème de Super Mario Land, qui est un de mes premiers grands souvenirs vidéo ludique. Je vous laisse apprécier.


Autre jeu de 1989, qui m’a marqué tellement j’y ai joué, encore une de mes premières grandes expériences de jeu vidéo, il s’agit de l’adaptation du film Batman, sur Game Boy. Et la musique de son premier niveau… Peu d'entre vous connaissent je pense, alors je vous laisse (re)découvrir.


Et un dernier jeu Game Boy, de 1992 cette fois-ci, il s’agit de Super Mario Land 2, et de ce thème, qui m’a laissé des souvenirs tellement j’y ai joué (d’ailleurs, l’entendre à l’expo Game Story, ça m’a fait bien plaisir).


Et je conclus, enfin diront certaines mauvais langues, déjà pleureront ceux qui viennent de passer une heure à écouter la musique ici présente, avec un thème très particulier, que j’ai connu dans des conditions très particulières, et très récemment. Je devais faire de la saisie de jeux rétro pour le JT de Game One et le sujet spécial rétro gaming, et dans les jeux du Wiiware présent sur la Wii il y avait ce titre, que je connaissais uniquement de nom et auquel je n’avais jamais joué auparavant. Bon, c’était mon boulot d’avoir le plus d’images, provenant du plus grands nombres de jeux différents, donc j’ai lancé une partie, et après environ une minute de jeu, je découvre cette musique. Et là, j’ai presque oublié de jouer (alors que c’était pour le boulot, pas pour moi) tellement elle m’a plu. Le jeu, c’est Phantasy Star II, et la musique, c’est celle-ci.




Voilà, c’est terminé. Il y a bien sûr énormément de musiques que je n’ai pas pu mettre et pleins d’autres que j’ai sûrement oubliées, mais voilà déjà un bel aperçu de mes gouts et des thèmes de jeu qui m’ont laissé des souvenirs assez mémorables. J’espère que ça vous a plus, et surtout, n’hésitez pas à laisser des commentaires pour donner vos avis et partager avec moi et les autres vos goûts en matière de musiques de jeux vidéo.

(PS : Merci Youtube de me permettre de réécouter toutes ces musiques, parce que certaines, je pensais jamais les retrouver un jour)

(Désolé pour les soucis techniques et les problèmes de mise en page)

Les musiques de jeux vidéo qui m’ont marqué

J’ai récemment établi la liste de mes cinq musiques de jeux vidéo préférées de tous les temps, mais évidemment, j’en apprécie énormément d’autres et certaines m’ont marqué à jamais, pour des raisons diverses. J’avais envie de vous faire partager ces musiques, souvent évidentes, parfois très connues, et pour certaines, tomber injustement dans l’oubli. Ouvrez grand donc vos oreilles, sortez les cotons tiges si nécessaire, et savourez, appréciez, (re)découvrez.

Commençons avec un grand oublié de mon Top 5, je parle de l’ami Mario. Bien sûr, Koji Kondo est présent dans mon top, mais que pour Zelda et Link, et non pas pour le plombier moustachu. Et je vais directement vous plonger dans l’univers musical du premier jeu vidéo en 3D de l’italien grassouillet, avec ce que je considère comme la meilleure musique de Super Mario 64, qui pourtant est celle que l’on entend le moins dans tout le titre. Ceux qui ont joué au jeu s’en souviennent forcément, il s’agit tout bêtement de la musique du choix du fichier. Une musique douce et calme, presque en contradiction avec ce que le jeu nous offre, mais tellement magnifique. J’aimais tellement laissé cet écran sans rien toucher, juste pour le plaisir d’écouter, je m’en rappelle. Grâce à la magie de Youtube, dorénavant, je peux écouter en boucle cette douce et agréable mélodie. Et vous aussi.


Une autre musique du même jeu qui m’a laissé un souvenir assez étrange (j’adore toutes les musiques de ce jeu quasiment, et c’est facilement compréhensible du fait de leur qualité), c’est celle-ci. Je n’ai jamais aimé les niveaux sous-marins, mais là, juste pour cette musique…


Et pour en finir avec Super Mario 64, le thème des niveaux précédents les affrontements avec Bowser, réutilisé dans Super Mario Galaxy, preuve de sa prouesse mélodique et de sa puissance.


Bon, avant de passer aux autres titres et à leurs musiques, je vais tout de suite placer les deux séries phares que tout le monde attend, les deux compositeurs nippons les plus connus, Final Fantasy avec Nobuo Uematsu, et The Legend of Zelda avec Koji Kondo.

Final Fantasy pour commencer. Il faut savoir que je ne suis pas un fan absolu de la saga, je n’ai véritablement joué qu’au VI, au VII et au IX. J’ai déjà déclaré mon amour au thème de Terra de FF VI, donc je vais aborder FF VII tout d’abord. Le thème du jeu que je considérais comme le meilleur était tout simplement celui de Cosmo Canyon, qui est excellent, on ne va pas le nier. Et puis, il y a eu ce thème ensuite. Cette musique. A la fois épique et théâtrale, qui donne envie de dire « Oui, s’il le faut je me battrai jusqu’à la mort, tant que la cause est juste ». Alors quand en plus il s’agit du thème d’un des personnages les plus charismatiques du jeu… Allez, je vous laisse donc avec la musique de Cosmo Canyon, et surtout le thème de Cid.




Je continue sur Final Fantasy, avec mon épisode préféré, le VI. Il n’y a pas que le thème de Terra qui existe dans ce jeu, et il serait fort dommage de se priver du reste. Voici donc un de mes thèmes préférés, celui de Setzer (qui est aussi celui de l’aéronef), que je vous laisse déguster auditivement. Avec ceci, le Battle Theme (que je trouve génial) et la Fanfare, mon favori de tous, qui va avec (oui, c’est aussi la musique de victoire lors des courses de Chocobos dans FF VII).




Et Puis, FF VI, c’est cet opéra. J’ai hésité à le mettre, mais en y repensant, cette mélodie me trotte tellement souvent dans la tête, que cela aurait été complètement irrationnel de ne pas la citer. Je vous laisse la version originale, mais cet opéra a plus tard réellement été reproduit et réorchestré par Uematsu pour être interprété sur scène. C’est trouvable facilement sur le net, mais comme je parle des musiques qui m’ont marqué moi, et que c’est l’original que je conserve le plus dans mon esprit, c’est cette version que je vais mettre.


Et pour finir avec la saga des Final Fantasy, je ne peux omettre ce thème assez ultime, récurrent à quasiment chaque épisode. Oui, il s’agit bien du thème des Chocobos, qui reste le même, mais dont l’interprétation varie selon les opus de la série. Encore une fois, je vais mettre celui de FF VI (quelle surprise !), bien que celui des courses dans FF VII soit assez phénoménal aussi.


Bon, maintenant, passons donc à l’autre saga culte des jeux vidéo avec ses musiques assez monumentales aussi, The Legend of Zelda. Je vais commencer directement par Ocarina of Time et la musique du temple qui m’a le plus envoûté. Quand en plus je considère ce donjon comme le meilleur du jeu (non, ce n’est pas le Temple de la Forêt bizarrement, même si son architecture est assez parfaite et que sa musique m’a vraiment marqué puisqu’elle m’a dans un certain sens terrifié quand j’étais gamin). Je parle du Temple de l’Esprit, et sa musique très mystérieuse et intrigante, presque quasi religieuse. Je vous laisse en compagnie de cette mélodie étrange et inoubliable.


Bien sûr, dans Ocarina of Time je n’omettrai pas de citer le thème de la Plaine d’Hyrule, que je trouve fantastique. Et évidemment, le Chant de Saria/Thème des Bois Perdus. Il y en a plein d’autres que j’aimerais laisser, mais je ne peux pas tout mettre. Sinon, je mettrai bien l’OST entière du jeu, mais ça ferait beaucoup trop de place et de vidéos…




Je disais que je considérais la musique de The Wind Waker comme la meilleure jamais composée, et je le pense. Mais comme pour Ocarina of Time, je ne peux pas tout mettre. Je laisserai donc à vos oreilles le plaisir de ces quelques musiques seulement. Le thème du grand large (l’équivalent de la Plaine d’Hyrule), le prélude de la légende du héros, l’Ile du Dragon, et il faudra se contenter de ça, parce que si je commence à m’emballer, je vais mettre les presque 150 pistes de la soundtrack (ce serait mérité, mais ça ferait long).






Un autre thème d’un The Legend of Zelda, c’est le thème de Link’s Awakening, avec ses quelques secondes d’intro qui restent en tête, pour notre plus grand plaisir.


Petit souci technique, je dois continuer sur un autre article, je conclus la saga The Legend of Zelda dans l'article qui suit.

mardi 24 janvier 2012

Mon Top 5 de mes musiques de jeux vidéo préférées

Ça fait un petit moment que j’ai envie d’écrire cet article, mais le temps m’a manqué, et par chance, aujourd’hui, faute à diverses problèmes administratifs, j’ai ce temps. Et ce n’est pas plus mal, parce que vu comment ils m’ont énervé (ce qui est très rare) avec leur incompétence et leur incohérence, cette article a de quoi me calmer les nerfs, et je l’espère, ceux de bien d’autres. Parce que comme on le dit, la musique adoucit les mœurs. Oui, je vais parler de musique. De musiques de jeux vidéo plus précisément. J’ai en effet décidé de vous exposer mon top 5 de mes musiques de jeux favorites. C’est entièrement subjectif je vous l’accorde, mais ça n’en reste pas pour autant de magnifiques mélodies, et pour certains (beaucoup même je l’espère) de beaux souvenirs. Cette fois-ci, je vais directement commencer par le numéro 1, avant d’arriver au numéro 5, parce qu'en soit, je l’avoue, ce top est assez conventionnel, sauf pour la cinquième place. Je vous laisse découvrir, écouter et savourer ça tout de suite.

N°1 The Legend of Zelda : The Wind Waker "Ending" Koji Kondo
Au final, il ne s’agit que du thème de l’écran titre en plus long et avec des reprises d’autres thèmes. Oui, c’est vrai. D’ailleurs, j’aurais pu simplement mettre l’ouverture plutôt que le générique de fin, mais là, c’est plus long, et c’est vraiment bon. J’adore véritablement ce morceau, il m’envoûte profondément. Peut-être est-ce dû aussi au type d’instrument utilisé, que j’apprécie énormément. Si The Wind Waker n’est pas mon The Legend of Zelda préféré (il reste l’un de mes favoris tout de même), je considère qu’il possède la meilleure musique de la saga, et même peut-être de tous les jeux vidéo. Quoiqu’il en soit, il s’agit pour moi de la meilleure et de la plus belle musique de jeu vidéo qui existe.


N°2 Final Fantasy VI "Terra" Nobuo Uematsu
On a eu le droit à Koji Kondo et à The Legend of Zelda, il ne pouvait pas ne pas y avoir Nobuo Uematsu et Final Fantasy. Et pas n’importe quel Final Fantasy, le VI, le meilleur de la série. J’ai beau adorer le VII et le IX, Final Fantasy VI reste pour moi un incontournable du jeu vidéo et le plus emblématique de la saga. D’autant plus avec sa musique mythique et ce thème monumental. Tout simplement celui d’une des héroïnes du jeu, cette jeune fille aux cheveux verts du nom de Terra, et aussi celui de la carte du monde. Préparez-vous donc à l’entendre ce thème. Et préparez-vous à rester sur cette carte du monde, immobiles, juste pour le plaisir des oreilles. Une des plus grandes œuvres musicales vidéo-ludiques. Bien sûr, dans Final Fantasy VI, il y a aussi l’opéra, mais là, le thème de Terra...


N°3 Beyond Good and Evil "Home Sweet Home" Christophe Héral
Quand un génie du jeu vidéo conçoit un jeu chef-d’œuvre qui se déroule dans un univers magnifique et enchanteur, avec un scénario béton et des personnages charismatiques et attachants, la bande son se doit d’être exceptionnelle. Avec des doublages français excellents (pour un jeu français, cela aurait été un comble), le jeu s’accompagne surtout d’une bande originale tout simplement somptueuse, et fort variée en plus. Mon morceau préféré reste celui-ci, il est de mon point de vue très beau et émouvant. C’est pour cela qu’il est en troisième position de ce top. A écouter sans modération.


N°4 The Legend of Zelda : Skyward Sword "Romance Theme" Koji Kondo
Alors oui, cette musique est très récente. Et encore une fois, il s’agit d’un The Legend of Zelda. Ce qu’il faut savoir, c’est que ce thème est très particulier pour moi. En effet, il était diffusé dans une des bande-annonce du jeu, intitulée Romance, mais il ne m’avait en rien marqué. Et puis, lorsque j’ai joué au jeu (avant vous, c’est ça l’avantage d’être testeur, hahaha), lorsque j’ai entendu cette musique, dans ce contexte… Une profonde émotion m’a envahi. Véritablement. Pour être franc, j’ai même versé une larme. Par chance, personne ne m’a vu, bien caché dans ma salle. Alors oui, beaucoup resteront sûrement indifférents à cette musique, mais moi, elle m’a fait chavirer. Une des plus belles et agréables musiques de ses dernières années à mon goût. Très rapidement entrée dans mes préférées de tous les temps.


N°5 Kirby’s Dreamland "Intro" Jun Ishikawa
Non, ce n’est pas une blague, cette musique de jeu est véritablement cinquième de mon classement de mes musiques de jeux vidéo préférées de tous les temps. Ceux qui n’ont jamais joué à Kirby’s Dreamland ne peuvent pas comprendre (je me demande même comment ils font pour vivre). Je me rappelle quand à l’époque je laissais défiler en boucle l’écran titre juste pour le plaisir d’écouter cette merveille. Avant de découvrir l’astuce qui permettait de trouver le Sound Test du jeu, pour y accéder. Cette musique, ce n’est pas uniquement de la nostalgie ou l’un de mes souvenirs auditifs les plus marquants de ma jeunesse dans le monde du jeu vidéo sur ma vieille Game Boy Grise, non, c’est vraiment pour moi une de mes musiques favorites de jeu vidéo. Tout simplement. Je vous laisse écouter, vous, les jeunes, qui êtes sans doute passés à côté.


Bien sûr, il y a énormément de musique que j’aime dans les jeux vidéo, et il y a énormément d’oubli, c’est pour ça que le prochain article contiendra d’autres de mes musiques préférées, en vrac, mais pas mauvaises pour autant. Avec dedans du The Legend of Zelda et du Final Fantasy (comme par hasard), du Mario et du Rayman, les deux grands oubliés ici, et bien d’autres. Et sinon, vous, vous aimez quoi comme musique de jeux vidéo ?