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lundi 29 décembre 2014

Mes jeux de 2014

La fin d'année arrive, et il est temps de faire un petit bilan vidéoludique. Cette année a été riche en sorties, et elle a aussi été l'année de la nouvelle génération. Pourtant, les jeux qui m'ont le plus marqué sont principalement sur consoles Nintendo. Principalement parce que je n'ai ni PS4 ni Xbox One, et que sur PS3, il y a eu des sorties, mais rien de finalement très marquant, du moins, dans ce à quoi j'ai joué. Ce ne sera pas qu'un top Nintendo, je vous rassure. Allez, on commence !

South Park : Le Bâton de la Vérité
Vous voyez, on commence par un jeu qui n'est pas sorti sur console Nintendo. South Park : Le Bâton de la Vérité est à la fois un jeu de rôle très réussi, mais c'est aussi probablement l'une des meilleures adaptations d'une série, d'un univers, en jeu vidéo. Absolument parfait dans son esthétique, qui reprend parfaitement celle de la série, South Park : Le Bâton de la Vérité est aussi, heureusement, extrèmement drôle. L'humour absurde, potache, trash est présent, et ravira les fans de la série. Oui, il y a des prouts, des nazis, des mongols, mais après tout, c'est tout ce qu'on apprécie dans la série. Si vous n'y avez pas joué, jetez-vous dessus les yeux fermés, vous ne risquez pas d'être déçus, sauf peut-être par sa durée de vie. Mieux vaut de la qualité plutôt que de la quantité n'est-ce pas ?


Kirby : Triple Deluxe
Les jeux Kirby sont des valeurs sures, et ce Triple Deluxe n'échappe pas à la règle. On reproche souvent aux jeux de la série d'être trop simples, et c'est souvent vrai. Kirby : Triple Deluxe n'est pas bien difficile, mais peu importe, il faut malgré tout du temps pour le finir, et encore plus si on veut atteindre les 100%. Coloré, parfaitement maniable, mignon à en pleurer, et maîtriser de main de maître dans son level design, Kirby : Triple Deluxe est un jeu auquel les fans doivent jouer, tout comme les possesseurs de 3DS. Avec cet opus, Kirby est une nouvelle fois la preuve qu'on peut réussir en avalant.


Donkey Kong Country : Tropical Freeze
Je ne suis pas forcément fan des jeux Donkey Kong, mais là, il faut bien avouer que ce Tropical Freeze m'a plus que séduit. Déjà, parce que le gameplay est fidèle à celui de la saga, avec une difficulté qui n'est pas excessive, mais qui pourra rebuter les joueurs qui manquent de patience. Mais c'est surtout la direction artistique du jeu qui est sublime. Si les graphismes, d'un point de vue technique pur et dur, ne sont pas les meilleurs de la Wii U, loin de là, les décors et l'esthétique du jeu en général sont magnifiques. Il n'y a qu'à voir le niveau de la savane, qui est une version sublimé du Roi Lion en spectacle de marionnettes. Sans oublier les musiques, exceptionnelles, signé David Wise, le compositeur du début de la série, qui est revenu pour l'occasion, après quinze ans d'absence. Je vous invite à les écouter. Notamment le thème de la savane (oui, encore ce niveau, qui m'a vraiment beaucoup marqué), qui est impressionnant, et qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance du niveau. Bref, Donkey Kong Country  : Tropical Freeze n'est peut-être pas un chef-d’œuvre, mais il est clairement un des meilleurs jeux de cette année. Une petite leçon de level design et de direction artistique. Beaucoup devrait s'en inspirer.


Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call
J'avais beaucoup aimé le premier Theatrhythm Final Fantasy, et il faut dire que cette suite est encore meilleure. Le concept reste le même, mais les musiques sont encore plus nombreuses, et même si l'on regrette les DLCs en pagaille, alors qu'on aurait aimé tout avoir dans le jeu, le contenu est conséquent. Surtout que cette fois-ci, il y a un mode de jeu solo bien plus construit, et bien plus proche de ce qu'on attend d'un jeu de rôle, même si au final, ça reste plus ou moins un enchaînement de morceaux à réussir. En gros, on a du fan-service au service d'un gameplay aux petits oignons et ça fait bien plaisir. Que l'on soit fan de Final Fantasy ou non. Nobuo Uematsu forever !


Pokémon Rubis Oméga/Saphir Alpha
Sans surprise, on termine avec les deux remakes de la troisième génération de Pokémon sur 3DS. Fan de Pokémon ou non, on doit posséder cette version. Oui, ce sont des remakes, mais avec plein d'ajouts, quelques absences, et le retour de certaines possibilités. Au final, ce n'est pas la version ultime de Pokémon, la difficulté, un poil faible, l'en empêche entre autres, mais inutile d'en dire plus. C'est génial, les fans ont raison d'aimer, les néophytes peuvent s'y mettre sans problème, et ceux qui ont arrêté peuvent s'y remettre. Un bon remake, un bon Pokémon, un bon jeu.


On finit ce top avec deux jeux que je ne pourrais mettre dans mon top, mais que je ne peux m'empêcher de citer.

Child of Light
Semi-déception de l'année, Child of Light est un bon jeu, mais sans plus. Il ne m'a pas ému, sa fin est totalement précipitée, comme par manque de temps, et son ambiance, bien que plutôt sympathique, devient vite lassante vers la fin. C'est un beau conte, c'est enchanteur, mais jamais assez, et au final, on se retrouve face à un jeu bancal, pas dénué d'intérêts, mais jamais très enthousiasmant. Dommage, le gameplay est plutôt bien pensé, contrairement au level design. A essayer, mais personnellement, je ne suis pas entièrement convaincu.


Hyrule Warriors
C'est le petit plaisir coupable de l'année. Un musou dans l'univers de The Legend of Zelda, ça peut paraître étrange, mais ça fonctionne plutôt bien. Le fan-service se ressent dans tous les coins, c'est plutôt jouissif, mais comme tous les jeux de ce genre, ça a ses limites. Si on sait à quoi s'attendre, je le conseille, si on n'aime pas trop le genre ou que l'on cherche un Zelda, on peut essayer, mais on risque de ne pas trop apprécier.


Ce top n'est pas fini. Je vais faire un deuxième article concernant mon top 3 des jeux de l'année, la liste serait bien courte sinon. Comme ça, j'aurai plus de clics et donc plus d'argent. Bisous !

(Je plaisante, je ne touche rien avec ce blog. Je fais un deuxième article pour plus de lisibilité. N'allez pas croire que je suis un connard cynique s'il vous plaît. Je suis juste un connard. Merci)

vendredi 26 septembre 2014

Test Super Smash Bros. for 3DS

S'il y a bien un jeu attendu par beaucoup de joueurs en cette fin d'année, c'est Super Smash Bros. Il faut dire que Nintendo sait soigner ses projets et limite leur nombre de sortie par console. En quinze ans d'existence, on a seulement le droit au quatrième opus de la licence, avant qu'un cinquième ne débarque sur Wii U à la fin de l'année. Eh oui, cette fois-ci, place à une version portable de Smash Bros., une première pour la série. Doit-on considérer le titre comme une sous version avant la sortie du jeu Wii U comme tant de gens aiment à le dire ? Oh que non !

Le concept de Super Smash Bros. est très simple, mais diablement efficace. On prend des personnages emblématiques des jeux Nintendo, et on fait un jeu de combat délirant jusqu'à quatre. En gros, on peut tabasser Mario avec Link, et faire un concours entre Yoshi et Kirby pour savoir lequel avale le plus. Bref, un bon gros bazar des familles qui fait joyeusement plaisir. Et comme on a pu le constater, l'un des points forts du jeu, c'est son casting. De douze combattants dans le premier opus sur Nintendo 64, on est passé à vingt-cinq dans Melee sur GameCube, puis à trente-cinq dans Brawl sur Wii, et désormais à quarante-neuf. Ce qui est quand même plutôt pas mal ! On peut regretter l'absence de Snake, ou surtout de Popo et Nana de Ice Climber, mais les nouveaux venus au casting sont tous des choix de qualité. On retrouve des invités d'autres éditeurs, comme dans Brawl. A commencer par Pac-Man. Il est l'un des plus vieux combattants, mais malgré son âge, il s'en sort plus que bien. Ses attaques smash sont plutôt puissantes, sa vitesse est bonne, et ses coups spéciaux font parfois très mal. Une très bonne surprise. L'autre guest nous vient de Capcom, il s'agit de Mega Man. Assez déroutant, le personnage conserve l'inertie qu'il a dans ses jeux. Mieux vaut ne pas trop se pencher avec lui. Ses attaques smash peuvent se révéler dévastatrices à distance, mais finalement, sa légèreté le fait s'envoyer en l'air trop facilement. Dommage. Tout droit venu de chez Nintendo, Little Mac s'annonce comme un adversaire plus que redoutable. Dans les airs, il ne s'en sort pas trop bien, puisqu'il est boxeur, mais au sol, il est très dangereux. Ses attaques font très très mal, il est très rapide, et il possède un coup spécial à base de jauge et de K-O. En gros, plus il donne et prend de coup, plus une jauge au-dessus de son pourcentage se remplit. Et quand elle est pleine, il lui suffit d'appuyer sur B près d'un adversaire pour déclencher un coup surpuissant qui peut mettre K-O des adversaire à tout juste 30%. Redoutable ! Shulk peut changer de style de combat selon ses envies, et ainsi privilégier l'attaque, la défense, etc... Amphinobi n'est pas qu'un Pokémon de plus, c'est aussi un adversaire qui risque de vous faire de gros dégâts, comme Dracaufeu, qui est nouveau uniquement en tant que combattant à part entière, mais qui fera plaisir à beaucoup de joueurs.

 M'énerve pas!

Bon, vous l'avez compris, le casting de Super Smash Bros. for 3DS est assez savoureux et plutôt varié. Évidement, on note quelques clones, comme Lucina qui est une copie de Marth, alors que Daraen, qui combat avec la magie, est une bonne surprise dans le cast Fire Emblem habitué aux épéistes. Il y a donc de quoi satisfaire quasiment tous les styles de jeu, et tous trouveront plusieurs personnages qui correspondront à leurs attentes. Et si vous n'êtes pas satisfaits, vous pouvez toujours modifier vos personnages et leurs attaques. En ramassant ou débloquant des badges bonus, vous pouvez modifier leur attaque, vitesse ou défense. Et vous pouvez même récupérer des attaques spécifiques à un personnages pour en remplacer une existante. En effet, les attaques B plus direction peuvent être changées parmi trois au choix. Soit douze attaques B par combattants, à choisir entre quatre une fois débloquées. C'est quand même plutôt chouette. Et bien entendu, on peut créer son combattant Mii en choisissant ses capacités et ses attaques au choix parmi trois types de style de combat (épée, boxe, tir). C'est bien foutu, assez complet pour ne pas être frustrant, et au final, on en vient a créer de nouveau Mii dans l'éditeur pour avoir de nouveaux combattants dans le jeu. C'est beau le progrès !

Modifier ses combattants, c'est bien, mais encore faut-il les débloquer ces améliorations ou ces attaques. Pour cela, c'est très simple. On peut s'attaquer au mode Classique en solo. Il porte bien son nom, vu qu'il est plutôt classique, mais on peut choisir ses futurs combats parmi deux ou trois, et avant de les commencer, on arrête une roulette pour connaître la récompense qu'on récupérera après sa victoire. Trophées, améliorations, tenues pour son Mii, pièces, ou rien du tout... La véritable nouveauté de ce mode vient de la difficulté, réglable à la manière de Kid Icarus : Uprising. A savoir que plus c'est difficile, plus les récompenses seront meilleures. Sinon, il y a le mode Aventure Smash. Mis en avant par Nintendo, il faut malheureusement constater que ce mode de jeu est finalement peu convaincant. Pendant cinq minutes on parcourt une carte en essayant de récupérer des améliorations, sans se faire mettre K-O par des ennemis à qui on a dû tuer toute la famille tellement ils nous en veulent. Ensuite, on compare nos statistiques avec nos adversaires, puis on s'affronte dans une épreuve aléatoire, allant du combat à la course d'escalade. Ce n'est malheureusement pas très foufou... Mais peu importe, de toute façon, ce qui compte dans Smash Bros., c'est le multi.

 I'm a motherfuckin' P.I.M.P.!

Le solo de Super Smash Bros. for 3DS peut faire tenir un petit bout de temps, puisque finir tous les modes de jeu avec tous les personnages peut prendre du temps. Mais il reste malgré tout limité, comme dans beaucoup de jeux de combats. Tant pis, puisque de toute façon, l'intérêt c'est de se friter avec ses potes, ou avec des inconnus en ligne. Inutile de le préciser, mais dans le doute, on le dit quand même, le jeu est un concentré absolu de fun. C'est assez évident, mais pour celui du fond qui ne suit pas, ou qui douterait du potentiel du titre, on le crie haut et fort. Smash Bros. c'est Smash Bros., et même sur portable, ça défonce. En ligne, le jeu propose différents modes. Le classique, dans lequel on se tabasse dans la joie et la bonne humeur. Le « Pour la Gloire », dans lequel on s'affronte sans objet, à quatre ou en duel, dans des stages sans changements d'environnement ni plate-formes, retravaillés en mode Destination Finale (tous les stages sont d'ailleurs disponibles ainsi en solo ou en local, au choix). Ça plaira aux joueurs pour qui le skill compte plus que la chance. Et il y a aussi le mode spectateur, qui plaira à ceux qui aime les jeux d'argent. On peut mater des matches de gens en ligne et parier des pièces de jeu sur un combattant en se basant sur ses statistiques. Sympathique sans être exceptionnel, mais on apprécie le geste. Pour le jeu en ligne, le titre se défend bien, avec quasiment aucune latence. Pour ce test, il faut admettre que juste le temps d'un match, il y a eu une latence peu agréable. Il faut savoir que l'on a pu jouer uniquement avec des japonais vu que le jeu n'est pas sorti ailleurs. Mais un match sur des dizaines, finalement, ce n'est pas grand-chose. Et dès que le jeu sera sorti partout, on pourra jouer en ligne avec des gens plus proches géographiquement, et ce rare problème ne devrait plus exister.

Pourquoi Super Smash Bros. for 3DS est-il si fun ? Parce qu'encore une fois Nintendo a mis tout son savoir faire pour nous offrir un jeu exceptionnel. Graphiquement, le jeu s'en sort très bien pour une 3DS. Les effets de contours qui donnent une touche de cell-shading (désactivables dans les options pour ceux qui n'apprécient pas) sont plutôt chouettes, et on s'y fait rapidement. Evidemment, dans certains stages, les dézooms peuvent éventuellement nuire à la lisibilité, mais en soit, rien de grave à déplorer. On note que la fluidité est constante, même avec la 3D activée, et bon sang, ça fait bien plaisir. Niveau maniabilité, on retrouve tout le génie de Nintendo, qui propose une nouvelle fois un gameplay très simple d'accès pour les néophytes, mais qui s'avère très technique pour ceux qui veulent le maîtriser à fond. On reste plus proche d'un Brawl que d'un Melee dans la nervosité, mais le jeu est plus rapide malgré tout, tant mieux. La prise en main demande un petit temps d'adaptation, passer d'une manette GameCube à une 3DS, c'est étrange, mais finalement, en à peine une demi-heure, on s'y fait. Comme quoi, on pouvait avoir des craintes, mais une fois dans le jeu, elles disparaissent toutes.

Que dire ? Alors que l'on pouvait avoir peur que cette version 3DS ne soit qu'une version allégée de la version Wii U, on se retrouve face à un jeu exceptionnel, et diablement fun. Avec son casting de rêve, sa grande réussite technique et son gameplay qui frôle la perfection, Super Smash Bros. for 3DS n'est pas une version au rabais, mais bien le jeu que l'on attendait tous. Sans oublier qu'il va combler les fanboys Nintendo, avec ses centaines de trophées et ses musiques à écouter sans jamais se lasser. Bref, vous l'avez compris, Super Smash Bros. for 3DS est un incontournable de la console, que les fans, et même les autres, doivent posséder absolument. On pensait que mettre la licence sur 3DS était une mauvais idée. On avait tort. Alors du fond du cœur, merci Nintendo.

18/20

samedi 21 juin 2014

Aperçu Super Smash Bros. for 3DS

On vous parlait récemment de la version Wii U de Super Smash Bros. Désormais, il est l'heure de s'attaquer à la version 3DS. On ne va pas revenir sur les combattants, on en a déjà parlé sur Wii U, ils sont identiques sur chacune des versions, avec les mêmes coups. En revanche, la prise en main est forcément différente, puisqu'il n'y a pas de manette. Mais surtout, la présentation du jeu a permis d'essayer le mode Smash Run. On vous balance les impressions juste là !

Avant tout, commençons par les sensations que procure cet épisode portable. C'est la première fois que la saga atterrit sur console portable, on est en droit d'avoir quelques craintes. Tout d'abord, sur la lisibilité. Un si petit écran (et encore, l'essai a été fait sur une 3DS XL) pour un jeu qui part vite en sucette niveau visuel et bordel, ça peut effrayer. On va être franc, c'est bien plus confortable sur un écran de télévision. Pourtant, on s'y fait, même si forcément, c'est un poil moins pratique. Il n'y a donc pas trop d'inquiétude à avoir. Pour ce qui est de la prise en main, bien que logique dans ses commandes et ses boutons, elle demande un petit temps d'adaptation. C'est finalement comme pour Melee, sauf qu'il y a désormais une gâchette pour se protéger, et non deux, puisque l'autre sert à attraper ses adversaires. C'est classique, c'est donc parfaitement adapté à la console. Mais, peut-être est-ce la taille de la console, on a plus de mal à prendre le jeu en main. Et de manière presque absurde, on a plus tendance à vouloir jouer avec la croix (qui sert à se moquer ou à frimer) plutôt qu'avec le « stick » de la 3DS. Bon, on s'y fait, on retrouve ses marques, mais de manières moins évidentes que sur Wii U (en même temps, jouer avec la manette Gamecube, forcément). Bref, c'est du bon, mais il y a malgré tout un temps d'adaptation nécessaire.

 Fight on Rainbow Road !

Passons dorénavant au fameux mode Smash Run, exclusif à la 3DS. Pour rappel, il se divise en deux parties. Une première dans laquelle on parcourt durant cinq minutes un niveau plus ou moins labyrinthique rempli d'ennemis divers de chez Nintendo (ou des combattants des autres éditeurs) à la recherche de bonus boostant les capacités, puis une seconde avec un match aléatoire à quatre (ça peut être un combat classique, un où tout le monde est à 300%, où les combattants sont plus rapides, etc...). Dans la première partie, on explore donc un niveau, tel un jeu de plate-forme teinté de beat'em all. On saute, on tabasse des ennemis, et on amasse les précieux gains qu'ils ont laissé après leur défaite. On peut utiliser des objets durant cette phase, afin de maltraiter ceux qui gêneront notre route. On peut aussi entrer dans des portes pour participer à des minis défis chronométrés. C'est plutôt chouette. A savoir que l'on ne rencontre jamais les autres adversaires qui sont de la partie, on les affronte uniquement lors du combat qui suit. L'intérêt de cette phase, si l'on excepte le divertissement, c'est que les bonus que l'on ramasse servent pour le match, puisqu'ils donnent des boosts de puissance, de rapidité, de sauts, etc... Et c'est une idée intéressante. Parce que le match qui suit peut dépendre des statistiques que l'on a su ou non faire jouer en sa faveur. Et ce mode est jouable à plusieurs joueurs, même s'ils ne se rencontreront que dans le combat final.

Avant de conclure, un petit mot sur les Amiibos, ces figurines NFC qui seront disponibles à Noël avec la version Wii U de Smash Bros., et début 2015 avec un adaptateur pour les versions 3DS. Il n'était pas possible de jouer avec, mais exposées en vitrine, ce qu'il faut constater, c'est que la finition est juste sublime. Si celles vendues dans le commerce sont aussi réussies, les comptes en banque de beaucoup de joueurs et de fan risquent d'en prendre un coup ! Bref, pour en revenir à Super Smash Bros. for 3DS, il faut dire que l'ensemble s'annonce très bon. Évidemment, il faudra un petit temps d'adaptation pour se faire à la jouabilité et à l'écran de la console, mais le fun est bien présent et la maîtrise de Sakurai aussi. Pas d'inquiétude donc. Plutôt jolie avec son effet cell-shading, le titre séduit et sera un futur indispensable de la console nomade de Nintendo. Vivement le 3 octobre !

vendredi 20 juin 2014

Aperçu Super Smash Bros. for Wii U

Comme chaque année, Nintendo présente ses jeux qui étaient jouables à l'E3. Et cette année, il y en avait des jeux, principalement sur Wii U. Voici le premier article qui va ouvrir une multitude d'aperçus sur plein de titres à venir. Non, il n'y aura pas d'aperçu de Sonic Boom, que ce soit sur Wii U ou 3DS ! Parce que la déchéance du hérisson est de pire en pire, et ce serait trop triste de parler ainsi d'une ancienne gloire du passé. Pourtant on commence avec un jeu dans lequel il y a Sonic, Super Smash. Bros. Accrochez-vous à votre manette GameCube, voici un aperçu de la version Wii U.

Oui, vous avez bien lu, manette Gamecube. En effet, le titre était uniquement jouable avec ce type de manette. Cela ravira les vieux de la vieille (comme le rédacteur de cet article...), mais bon, une impression Gamepad ou manette Wii U pro en main, ça aurait été bien aussi. Enfin bon, la manette Gamecube, c'est la manette des vrais, alors on ne se plaindra pas. Revenons au jeu. Dans cette démo, tous les nouveaux (et même anciens) personnages n'étaient pas disponibles. Pas de Pac-Man, Palutena, combattant Mii, ou même Dracaufeu (bon, c'est pas vraiment un nouveau combattant, mais il l'est dorénavant à part entière). Peu importe, il reste assez de nouveaux venus pour avoir une petite idée. Et puis avant même de tester des personnages, on est là pour essayer le nouveau Smash Bros. Et c'est le sourire aux lèvres que l'on retrouve non pas les impressions de Brawl, mais bien de Melee ! Bon, c'est peut-être la manette qui fait ça aussi. Plus sérieusement, dès le début on réalise que le jeu est moins mou que Brawl, et se rapproche plus de la nervosité de Melee, sans pour autant l'atteindre. Et ça fait plaisir ! On dashe, on enchaîne les coups et les smashs, et ce toujours dans ce semi-bordel ambiant qui fait tout le charme de la série. La prise en main est immédiate, bien que toujours technique, et forcément, les joueurs de Melee ne seront pas déconcertés (surtout s'ils jouent avec des manettes Gamecube). Dans l'absolu, dans le gameplay pur et dur, il n'y a pas vraiment de nouveautés, mais peu importe, le jeu reste un concentré de fun. Et puis ce sont les nouveaux personnages, les nouveaux combattants, et les nouveaux objets qui permettent de renouveler la licence.

Et sinon, ça va toi? La famille? Tranquille?

Les nouveaux combattants, parlons-en. Le villageois, l'entraîneuse Wii Fit ainsi que Harmonie et Luma ont eu un peu de mal à convaincre. La raison est simple, ils ont tous une maniabilité plutôt atypique, au moins dans leurs coups. Ce qui fait qu'en un ou deux matches, il est difficile de bien les cerner. Entre l'entraîneuse qui a des attaques plutôt... étranges, logiquement, puisque ce sont plus des poses, et Harmonie qui se bat avec Luma, on est loin des prises en mains immédiates de Mario ou Link. Parmi les autres nouveaux, il y a bien entendu Mega Man. Peu rapide de manière surprenante, ses attaques sont claires et donc assez faciles à assimiler. Inutile de le répéter à chaque fois, comme pour tous les personnages, c'est avec l'entraînement qu'on le maîtrisera complètement. Amphinobi, la dernière évolution du starter eau de la sixième génération, est un combattant rapide, avec des attaques simples d'apparence, mais qui demande pour certaines de la stratégie et de la technique dans leur exécution. Et pour finir, Little Mac, le boxeur. Très rapide, dans ses déplacements comme dans ses coups (avec le bouton A, c'est impressionnant l'enchaînement de gros porc!), il est moins efficace en l'air. Son attaque principale rappelle fortement le Falcon Punch dans son principe, même si le coup a une portée plus longue. Un personnage qu'il faudra savamment utilisé, mais qui plaira sûrement à beaucoup de joueurs.

Pour ce qui est de l'ambiance du jeu, le visuel est bon, sans être une claque. Ce n'est pas gênant, tout est fluide et propre, c'est le principal. On regrette que dans la démo, les arènes étaient un peu trop « plate-forme aérienne » on va dire, un peu comme le premier niveau F-Zero dans Melee, avec une plate-forme mobile qui se pose avant de repartir. Sinon, dans l'ensemble, rien à redire. Le stage de Mega Man avec le Yellow Devil est intéressant, puisqu'il place le boss dans l'arène, qu'on peut battre, qui peut nous faire du mal, où sur lequel on peut balancer son adversaire pour lui faire prendre des dégâts. Bref, vous l'aurez compris, ce Super Smash Bros. for Wii U s'annonce grandiose, et cela juste après avoir joué uniquement en multi local. Espérons que le mode solo soit à la hauteur. Pour le moment en tout cas, c'est juste génial. Enfin bon, des nouvelles de Captain Falcon, Ice Climbers ou Ganondorf, ça serait rassurant. Parce que retirer de bons persos pour nous refourguer des médiocres (qui a dit Harmonie?) ça aurait de quoi foutre un peu les boules. Mais bon, oublions ça, pour l'instant, ce Super Smash Bros. for Wii U s'annonce comme le digne héritier de Melee, et ça, ça fait plaisir !

mercredi 11 juin 2014

E3 2014 : Bilan des conférences

Cette année pas de nouvelles consoles à l'E3, c'était donc la bonne période pour enfin présenter des jeux. Jeux principalement axés sur les nouvelles générations de consoles. On attendait donc avec impatience les conférences de Microsoft, EA (enfin...), Ubisoft, Sony, et le Nintendo Digital Event. Et si ce dernier a réussi à rehausser le niveau de l'E3 après des conférences finalement pas très folichonnes, il faut bien avouer que cette année, l'ensemble était un peu tiédasse... Non pas que cet E3 était mauvais, au contraire, mais malgré toutes les bonnes intentions des constructeurs et des éditeurs, il n'y a pas eu de vraies grosses surprises, et surtout, pas d'énorme claque (une éventuellement, mais l'annonce du titre était attendue). Oui, il y a eu des nouveautés que personne n'a vu venir, mais même s'il y a de quoi être enthousiaste, dans l'absolu, c'était juste sympathique, à défaut d'être extraordinaire. Bref, on va revenir sur les conférences et les annonces. On ne pourra pas s'attarder sur tout, mais sur ce qui a principalement marqué cet événement. Allez, on commence !

Microsoft a ouvert le bal avec Call of Duty : Advanced Warfare. Eh oui, quand on est l'une des licences les plus rentables, on a beau être aussi intéressant que le dernier film de Roland Emmerich, on nous lance des fleurs. Alors on a enfin quitté le moteur graphique de la PS2 pour offrir un truc potable, à base de TitanFall. Oui, du pan pan boum boum qui ne cherche même plus à cacher son manque d'originalité, et qui pourtant s'essaye à la guerre plus ou moins futuriste. C'est beau les jeux vidéo qui évoluent... Bon, comme on ne va pas s'éterniser quarante ans, passons aux présentations peu surprenantes, mais plutôt plaisantes (comme l'ensemble de cette conférence, et de cet E3 en général). Forza Horizon 2 débarquera le 13 septembre 2014, et s'annonce quand même bien beau. Sunset Overdrive s'est montré à nouveau, avec un trailer à la cool, et une phase de gameplay. Ça a l'air totalement décomplexé, plutôt sympathique, ça rappelle même un peu Jet Set Radio, mais il en faut encore plus pour réellement convaincre. Verdict à sa sortie le 28 octobre. A cette même date sortira Assassin's Creed Unity, qui se déroule durant la Révolution Française. On a eu le droit à du gameplay. C'est plutôt joli (malgré quelques bugs graphiques), et première pour la série, on pourra jouer les missions en coopération ! La coopération a aussi été montrée dans le très attendu Fable Legends, et pas uniquement, puisque l'un des joueurs pourra aussi incarner un ennemi. C'est aussi le principe d'Evolve, dans lequel quatre joueurs peuvent en affronter un cinquième sous forme de monstre. Ça a l'air plutôt cool, même si on en n'a pas vu beaucoup. On n'a pas vu beaucoup non plus de Dragon Age Inquisition, hormis un trailer. En revanche, on a vu du gameplay de The Division, qui sortira dans longtemps. En février, dans longtemps, mais pas trop, ce sera la sortie de The Witcher 3 : Wild Hunt, qui s'annonce incroyable, gameplay à l'appui. On vous rassure, il y a aussi eu des nouveautés lors de cette conférence, à commencer par Rise of the Tomb Raider, la suite du reboot de la préquelle. Bon, c'était assez attendu, mais ça fait toujours plaisir. Attendu aussi, Halo 5, dont on ne sait toujours rien, mais plus surprenant (quoique...) Halo : Masterchief Collection, qui regroupe les quatre premiers opus en super méga full HD, avec plus de cent cartes multijoueurs, la web-série NightFall, et une beta de Halo 5. Les fans ou les néophytes seront comblés dès le 11 novembre prochain. Parmi les vraies surprises, on a eu le droit à Ori and the Blood Forest, la suite de Child of Light (ah, on me dit que non) avec sa direction artistique somptueuse. Tout comme Inside, par le créateur de Limbo, dont on ne sait pas grand-chose. Enfin, on nous a annoncé les retours de Phantom Dust et Crackdown. La vraie surprise vient surtout de Scalebound, une nouvelle licence venue tout droit de Platinium Games. Un jeu d'action étrange avec des dragons. Un mélange entre Bayonetta et Monster Hunter ? Pourquoi pas. Une chose est certaine, de la nouveauté, ça ne fait pas de mal !

Trailer de Scalebound

On va passer très rapidement sur la conférence EA, basée sur le sport particulièrement. On a eu le droit à de rares images en stade de développement de Star Wars Battlefront, Mass Effect 4 et Mirror's Edge (un reboot...). Plus l'annonce d'un jeu de sport extrème développé par Criterion. Sinon, il y a eu les sempiternels Sims, sans grandes surprises. Dawngate, un MOBA, va essayer de concurrencer League of Legends, et qui sait, peut-être va-t-il investir la scène E-Sport (ça serait étonnant, mais pourquoi pas). La conférence s'est terminée sur Battlefield Hardline, qui ne propose plus de guerre, mais des affrontements entre flics et méchants pas gentils brigands. Rien de très original, mais ça pète partout, et ça plaira sûrement aux fans de Michael Bay.


Place à Ubisoft. On ne parlera pas à nouveau des Assassin's Creed ou autres présentés chez Microsoft. On commence donc par Far Cry 4, qui semble avoir retenu la leçon de Far Cry 3, au point de la repomper sans scrupule. Un méchant fou et charismatique, un héros fade dont on a rien à foutre, et une ambiance exotique, mais pas trop. Bref, un beau Far Cry 3.5 que tout le monde semble déjà vouloir posséder, et qui sortira le 18 novembre. Il y a ensuite eu The Crew, ce jeu de courses avec la promesse d'un monde ouvert immense, dont la date de sortie est enfin prévue pour le 12 novembre. Shape Up, un jeu de fitness plutôt délirant fonctionnant avec Kinect a été annoncé pour le lendemain, c'est à dire le 13 novembre. Et puis, Yves Guillemot est venu pour annoncer le dernier jeu. Tout le monde a retenu son souffle, et alors qu'on espérait tous voir Beyond Good and Evil 2, on a eu le droit à... Rainbow Six Siege. Un jeu dans lequel on mène des sièges en multi. Ça a l'air cool, c'est beau, mais bon, ou aurait préféré la suite du bébé de Michel Ancel...

Far Cry 3.5

Passons à Sony maintenant. On sait enfin que The Order : 1886 sortira le 20 février 2015, et qu'il s'agira d'un shooter avec des zombies garous. Rien de plus, si ce n'est que c'est beau quand même. On a changé d'univers avec Little Big Planet 3, jouable en coopération, sur PS4, mais aussi sur PS3 de manière surprenante. Soyons honnêtes, c'est sympa, mais ça a pas beaucoup changé depuis les deux premiers... Puis on a changé radicalement d'ambiance, avec Bloodborne, un jeu de From Software, à qui l'on doit Demon's Souls et Dark Souls. Oppressante, glauque, dérangeante et sanglante, voici comment on pourrait décrire cette bande-annonce. Dans le genre gore et violent, mais plus décalé, la nouvelle production de Suda 51 sortira sur PS4 en 2015. On n'en sait pas plus, sauf que ce sera un free-to-play, et qu'il s'agira très probablement d'affrontement entre joueurs. Et dans un registre similaire mais pas vraiment, Mortal Kombat X a montré son gameplay. Toujours aussi gore, le jeu s'annonce surtout moins rigide que les anciens opus, et ça, ça fait plaisir ! Cool, rigolo, et un peu crade, le trailer de Dead Island 2 prend à contre-pied le ton du trailer du premier opus. On espère juste que le jeu soit enfin bon pour une fois dans la licence. No Man's Sky, un jeu indé qui a déjà bonne réputation alors que sa sortie n'est pas pour tout de suite a probablement été la claque de cette conférence, et la nouvelle preuve que les productions AAA ne sont plus des valeurs sures. Metal Gear Solid V : The Phantom Pain ainsi que Batman Arkham Knight ont su impressionner eux aussi, sans grande surprise. L'annonce de la version PS4 de The Last of Us pour le 29 juillet a fait plaisir, mais a moins surpris que le portage de GTA V sur next gen et PC (enfin, moins surpris, c'est vite dit). Mais puisque l'on parle de portage, c'est surtout l'annonce de Grim Fandango HD sur PS4 et PS Vita (et d'autres supports non précisés aussi) qui a eu de quoi faire plaisir. Et pour finir en beauté, Sony a balancé le trailer tant attendu, celui d'Uncharted 4 : A Thief's End. Le jeu sortira en 2015 (probablement en novembre), on n'en sait pas plus pour le moment, si ce n'est qu'il sera le dernier de la série. Toutes les bonnes choses ont une fin...

Mon Dieu... Uncharted 4!

Les conférences sont terminées, mais il serait impensable d'oublier de parler du Nintendo Digital Event. Surtout qu'il faut avouer que c'était l'un des meilleurs moments précédant l'ouverture du salon. Et avant même les annonces, du fait de sa présentation. Les conférences sont souvent un peu longuettes et bavardes pour pas grand-chose, et hormis Ubisoft, il y a très peu d'humour. Là, Nintendo commence avec des sketchs en stop motion mettant en scène Reggie Fils-Aimé et un public parodique (mais presque réel) de conférences, blasé de toujours avoir les mêmes jeux. Tout ça avant d'enchaîner sur un combat entre Reggie Fils-Aimé et Satoru Iwata. C'était totalement What the Fuck, mais bon sang, ça faisait plaisir à voir de la dérision. Bref, ce combat de titans était là pour Super Smash Bros. On apprend que les Miis seront jouables, mais qu'ils auront des caractéristiques de gameplay différentes selon ce que l'on préfère. Parmi les nouveaux combattants, il y a Palutena et Dark Pit de Kid Icarus, ainsi que Pac-Man ! En revanche, toujours aucune image de Captain Falcon dans les anciens... Bref, ces nouveaux Smash Bros. ont l'air plutôt balèzes. La version Wii U sortira fin 2014 sans plus de précisions, et la versions 3DS le 3 octobre. Bien entendu, les Amiibos, les figurines NFC seront de la partie, et pourront être utilisées avec d'autres jeux. Rien de transcendant sur le sujet dans l'absolu, mais la finition de ces figurines pourrait bien nous les faire acheter ne serait-ce que pour les exposer fièrement sur notre étagère. Passons à Yoshi Wooly World, un jeu de plate-forme 2D avec Yoshi, mélange entre Yoshi's Story et Yoshi's Island, avec une direction artistique en laine assez sublime. Kirby and the Rainbow Curse reprend le principe du premier épisode DS, mais sur Wii U, avec aussi une direction artistique plus que jolie, avec de la pâte à modeler entre autre ! Ceux qui ont aimé les niveaux inédits avec Toad dans Super Mario 3D World apprécieront sûrement Captain Toad Treasure Tracker, qui reprend le concept (on avance avec le stick et on déplace la caméra avec le Gamepad pour trouver différents chemins et secrets) dans un jeu à part entière, qui sera plus poussé que les simples niveaux bonus qui l'ont inspiré. Sans surprise, Pokémon Omega Ruby et Alpha Sapphire sont des remakes des opus Game Boy Advance avec la technologie des verions X et Y. X justement, le fameux jeu énigmatique avec des mechas, est devenu Xenoblade Chronicles X, suite de l'opus Wii. On le connapit déjà, mais Bayonetta 2 s'est une nouvelle fois affirmé comme l'un des jeux à surveiller en cette fin d'année. Surtout qu'il pourra être vendu avec le premier opus sur Wii U, avec des ajouts exclusifs made in Nintendo. On a aussi appris que Hyrule Warriors sortirait en septembre chez nous. La vraie surprise de cette présentation Nintendo, c'est Splatoon, un jeu d'affrontement en ligne en équipe de quatre très cartoon. Le concept est simple, il faut repeindre la plus grande partie d'une arène en temps limité, contre une équipe d'une autre couleur. Sauf qu'on peut se transformer en poulpe pour avancer rapidement dans sa peinture, mais pas dans celle des adversaires évidemment. Ça a l'air vraiment fun, et voir une nouvelle licence chez Nintendo, ça fait plaisir. Quant aux fans de Mario, ils apprécieront probablement Mario Maker, afin de construire ses propres stages 2D de Mario. La fin de la présentation a teasé sur un nouveau Starfox (un concept pour le moment), ainsi que deux projets en cours de la part de Shigeru Miyamoto : Project Guard et Project Giant Robot, jouables avec le Gamepad, et dont on attend d'en savoir plus. En marge du Nintendo Digital Event, des jeux ont été annoncés, comme Mario Party 10 ou encore Mario Vs Donkey Kong sur Wii U. Mais bien entendu, la claque de cette conférence (et de cet E3, avouons le) c'est la présentation très courte, mais absolument phénoménale de The Legend of Zelda sur Wii U. Promesse d'un monde ouvert libre dans la progression, et direction artistique admirable, on n'a qu'une chose à dire, merci Nintendo !

Merci!

Pour finir, voici une petite sélection totalement subjective de ce qui m'a le plus marqué lors de ces annonces. Beaucoup de jeu ont été présentés, peu de nouveaux, mais malgré tout, certains ont fait leur petit (voire gros) effet. The Witcher 3, que j'attendais déjà pas mal, me donne encore plus envie ! Même si on a rien vu et que je reste dubitatif, Rise of the Tomb Raider me tente, parce que j'ai bien aimé le reboot. Il y a eu du lourd côté Nintendo, et Yoshi Wooly World s'annonce quand même pas mal. Pourtant, ce sont plutôt les jeux déjà prévus qui m'ont marqué. Super Smash Bros. évidemment, mais surtout Bayonetta 2. Surtout avec le premier qui sortira aussi sur Wii U avec des ajouts tirés de l'univers Nintendo (Bayonetta en Link... Bave...). Mario Maker aussi a l'air plutôt cool. Construire ses stages 2D de Mario, graphismes Nes ou Wii U, ça a de quoi être bon. Je termine avec mes deux coups de cœur. D'une part, Uncharted 4. Ok, on n'a quasiment rien vu, mais bon sang de bois, j'attends tellement ce jeu ! Et si la qualité des graphismes est aussi belle dans le jeu (on a le droit de rêver, c'est Naughty Dog après tout), ça risque d'être immense. Et pour finir, le nouveau The Legend of Zelda bien évidemment. On s'y attendait, on voulait voir, on a vu, et... Ben voilà. LA claque su salon, qui prouve qu'une direction artistique maîtrisée vaut plus que n'importe quelle claque technique pure. On n'a rien vu de plus qu'un simple trailer, mais bon, je pense que c'est assez suffisant pour faire taire les rageux qui n'aiment pas Nintendo. Et moi, ça me suffit, c'est le principal ! Et vous, cet E3, vous en avez pensé quoi ?

mardi 10 juillet 2012

Oldies : Kirby’s Dream Land

Il y a des jeux qui vous marquent, sans savoir véritablement pourquoi. La nostalgie, la jeunesse, la manière dont on l’a découvert, ou bien son ambiance, son gameplay, son univers. Et parfois, c’est tout à la fois. Rare sont les jeux qui m’ont procuré un tel effet, de mélange de ce tout qui se complète absolument. Et pourtant, il y en a bien qui existe. Kirby’s Dream Land en fait partie. Beaucoup doivent être surpris. Pourquoi ce jeu et pas un autre ? Eh bien moi-même je ne pourrais presque pas l’expliquer. Cependant, je vais tout de même parler de ce jeu, qui vingt ans après, reste dans les mémoires, et pas uniquement parce qu’il a lancé un nouveau héros et une nouvelle licence.

 Un écran titre mythique

Kirby, c’est une petite boule rose/blanche/jaune (rayer la mention inutile), habitant du Pays des Rêves, le fameux Dream Land. Alors que lui-même et ses semblables (que l’on ne voit que dans cet épisode, et de dos) vivent heureux et en paix, l’ignoble Roi Dadidou vole toute la nourriture de ces gentils habitants. Courageux, et probablement affamé, c’est avec détermination que Kirby décide de partir botter l’arrière-train du roi pingouin (ou un truc qui y ressemble). L’aventure commence, et elle va vous marquer à vie.

 La cinématique d'intro du premier niveau

Si Kirby’s Dream Land reste ancré dans les mémoires des joueurs, c’est qu’il a marqué son temps. Et cela d’une manière assez prodigieuse et astucieuse. En effet, Mario saute en scrolling, Link donne des coups d’épée vu du dessus, Donkey Kong mange des bananes, et Kirby avale. Ses ennemis. Et c’est ça qui fait toute l’originalité du jeu : son concept simple mais accrocheur, qui mise sur une idée nouvelle. En effet, inutile de sauter sur ses ennemis, cela équivaudrait à se faire toucher. Pas la peine de donner des coups d’épées, vous n’en avez pas (pas encore). Et les bananes… Non, franchement, les bananes, quel rapport avec Kirby ? Pour en revenir aux ennemis, il faut bien s’en débarrasser, et c’est là que le jeu devient intéressant et révèle tout son potentiel. Kirby, tel un aspirateur Dyson sans sac qui peut aspirer à l’infini sans jamais s’essouffler, avale ses ennemis grâce à sa puissance pulmonaire et peut les recracher sur d’autres ennemis. C’est ce qui s’appelle faire d’une pierre deux coups. Et c’est assez pratique dans le jeu. On peut aussi avaler ses ennemis, les digérer et sûrement les désintégrer dans l’acide gastrique de notre estomac, mais bon, cela ne sert à rien à part à s’en débarrasser. Comme quoi, avaler, c'est pas forcément mieux que recracher.

 Vas-y, avale mon grand

Pour ceux qui ne connaîtraient que Kirby depuis peu, vous vous posez très certainement la question suivante : mais il peut pas absorber les pouvoirs de ses adversaires ? Question très pertinente, qui montre aussi que la jeunesse d’aujourd’hui ne connaît plus ses classiques (forcément, Call Of, c’est mieux… Bon, j’arrête de faire mon vieux con rageux). La réponse est donc non, notre chère boule rose ne possède pas un tel talent lors de sa première aventure. C’est uniquement à partir de Kirby’s Adventure, sorti en 1993 sur NES (soit l’année d’après) que notre héros tout mignon tout rond obtiendra cette capacité. Cela n’empêche pas le soft Game Boy premier du nom de proposer une aventure inédite et colorée (en noir et blanc) qui offre un plaisir immédiat et instantané. Tellement immédiat et instantané qu’en une vingtaine de minute le jeu est terminé. C’est court. Oui, mais non.

Le Roi Dadidou, boss de fin de jeu

Avant de reparler de la durée de vie du titre, qui ne propose pas de sauvegarde (préparez les piles neuves), je vais parler du jeu en soi. Et viendra alors le temps de revenir à la durée de vie. Kirby des étoiles (c’est son nom nippon), qui avale, recrache, et vole (oui, il vole, indéfiniment, jusqu’à ce qu’il recrache de l’air), part pour l’aventure à travers Dream Land, qui se découpe en cinq niveaux, eux-mêmes découpés en plusieurs parties, afin de retrouver sa boustifaille. Le charme du jeu tient avant tout de son univers, mignon, frais, rond, mais pas nécessairement niais. Chaque niveau, tous différents, sont introduits par une petite cinématique rigolote qui montre rapidement l’univers dans lequel notre héros va évoluer. La forêt, un château, une île, ou encore le ciel, les différentes parties de Dream Land à explorer sont variées et font plaisir aux yeux. En effet, le jeu a beau avoir été développé sur Game Boy, c’est un petit ravissement pour les mirettes. Les animations des personnages sont toutes réussies et formidablement amusantes, et les décors sont tout aussi jolis. Quant aux musiques, elles sont parfaitement admirables. Qui aujourd’hui ne connaît pas le thème de Green Greens par exemple ? Et puis ce thème d’intro de l’écran titre, ultime ! D’ailleurs Nintendo l’a utilisé dans la vidéo de présentation de la compilation 20 ans de Kirby qui sortira sur Wii fin juillet (mais toujours pas prévu en Europe…). Alors voilà, c’est pour ça que Kirby’s Dream Land demeure aujourd’hui encore un grand jeu.

 Bubbly Clouds, la cité dans les nuages

Et bien sûr, ce premier opus frappe aussi par la présence de ses personnages déjà emblématiques. Principalement des ennemis (que des ennemis en fait, puisque Kirby est le seul gentil du jeu), ses protagonistes (enfin, plutôt antagonistes) vont quasiment tous faire partie de la mythologie de la saga Kirby. L’arbre souffleur Whispy Woods, le nuage cyclope Kracko, les Waddle Dee, ou encore le fameux roi Dadidou (Dedede pour les fans puristes qui n’ont joué qu’au premier), tous sont présents afin d’assurer la vie dans la cartouche grise. Seul Meta Knight n’est pas encore là, il apparaîtra dans Kirby’s Adventure, comme le fait de pouvoir absorber les pouvoirs de ses ennemis. Attention, n’allez pas voir dans le fait de ne pas absorber les pouvoirs ennemis une sorte de jeu mal exploité qui sert de brouillon aux productions qui suivent. Ce serait affligeant de penser ça. Et faux. Mario n’a pas eu de triple saut dès Super Mario Bros. Bon, et pourtant, on ne va pas critiquer le jeu. C’est pour ça que si l’on ne peut pas par exemple absorber les pouvoirs des Sir Kibble afin de posséder le pouvoir Boomerang (ou tranchant), ce n’est pas grave, puisque le jeu se fait avec un réel plaisir.

 Whispy Woods, le gardien de la forêt

Mais malheureusement, plaisir rime ici avec durée de vie bien trop courte (ah ben non en fait, ça ne rime pas…). En effet, le jeu est très simple et donc très facile à terminer. La plupart des ennemis se promènent tranquillou, à la fraîche, décontracté du… flan, et ne sont donc pas de véritables menaces pour le peu qu’on arrive à les éviter. Seuls les mini boss et boss peuvent potentiellement poser problème, et encore. En gros, le jeu se finit rapidement, c’est vrai, mais une fois terminé, une manipulation est donnée afin de pouvoir jouer en mode Extra Game. Et la difficulté est alors présente. Rien d’insurmontable évidemment, mais la sensation de défi est là. Et une fois ce mode Extra terrassé, une autre manipulation apparaît, ouvrant alors le secret du mode options, permettant de choisir son nombre de vies et de points de santé avant la partie, et donnant accès au Sound Test, pour écouter à volonté les musiques et bruitages du jeu.

 La récompense ultime du jeu?

Mais voilà, si Kirby’s Dream Land peut se terminer en à peine vingt minutes, sans compter le mode Extra Game, c’est sa rejouabilité qui fait tout le titre. Sous ses airs enfantin et torché en dix minutes les doigts dans le slip, se cache un véritable labyrinthe qui n’est pas présenté comme tel, et qui regorge de secret. Une tomate cachée dans un bloc impossible à avaler et qu’il faut débloquer en crachant du feu dessus, un passage secret dans un nuage que l’on traverse en appuyant sur haut alors que rien ne nous l’indique, voilà le genre de secrets que l’on prend plaisir à découvrir en rejouant au jeu, parce qu’il est impossible de tout découvrir en une partie.

 Juste là, il y a un passage secret. Il faut le savoir.

Les plus attentifs auront fait attention, j’ai écrit juste au-dessus que Kirby pouvait cracher du feu. Oui, c’est le cas en effet. La petite boule rose dispose d’autres capacités, disponibles uniquement en avalant un certain type d'aliment. Les sucettes procurent un temps d’invincibilité, les sorbets permettent de cracher des boules de feu, quant au citron, il donne a Kirby le pouvoir de voler et cracher de l’air sans jamais se dégonfler. Les fameux sodas et tomates sont là pour redonner des points de vie, pas de capacités spéciales. Si ces fameux pouvoirs que la nourriture nous donne ne sont pas au centre du jeu, ils parviennent à insuffler de la fraîcheur au gameplay qui ne souffre donc d’aucune redondance. Ils sont forts chez Hal Laboratory et Nintendo.

 Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour

Un autre point marquant de Kirby’s Dream Land, c’est sa diversité, particulièrement dû à ses univers et surtout à ses boss. La technique pour les battre est simple, et elle reste la même. Il faut aspirer ce que les boss « font tomber » afin de leur recracher à la gueule (ça leur apprendra à polluer). Des pommes, des caisses, des étoiles ou des Waddle Doo, voilà donc ce qui sert à éliminer les boss. La seule exception vient du dirigeable, qui propose un gameplay différent, tel une bataille spatiale dans les cieux, au cours de laquelle Kirby vole constamment et crache sur le boss. Savoir changer de gameplay lors d’un affrontement contre un boss alors que les autres proposent la même technique (mais heureusement ils sont tous très différents et aucun ressenti de déjà-vu ne pointe le bout de son nez) il fallait oser, et surtout il fallait réussir. Et là, c’est clairement le cas.

 Le boss le plus atypique du jeu, même dans sa façon de le battre

Le jeu est court, mais il est bon. Il est varié, drôle (Kirby et sa fameuse danse de la victoire), agrémenté de multiples cinématiques rigolotes, doté d’un gameplay plus que bien pensé, beau graphiquement, et tout simplement légendaire. Passer à côté de ce jeu serait un crime contre le jeu vidéo. Disponible sur Game Boy, il est de même présent sur l’eShop de la 3DS, ce qui laisse finalement peu d’excuses pour ne pas y jouer. Il est aussi présent sur la compilation Kirby’s Dream Collection qui sortira fin juillet au Japon et aux Etats-Unis, et potentiellement, avec de la chance, en France à la fin de l’année (j’espère vraiment que cette compil regroupant six jeux Kirby sortira chez nous). Vous n’avez donc aucune excuse pour passer à côté de ce bijou. Drôle, frais, accrocheur et emblématique, Kirby’s Dream land est un des plus grands jeux de la Game Boy. Alors, à vos consoles, vous savez ce qui vous reste à faire. Sur ce je vous laisse, j’ai envie d’avaler un truc. Pas un citron, je risque de le recracher… Une tomate, c’est bien ça. Avec une bouteille de Coca. Vive Kirby !

T'inquiète pas, on se reverra

lundi 30 avril 2012

Cinquantième article

Voilà. C’est le 50ème article de ce blog. Eh oui, déjà. Ça passe vite. Alors pour célébrer cela, j’ai décidé de vous présenter la liste de mes dix jeux vidéo préférés de tous les temps. Je ne parle pas des jeux que je considère comme les meilleurs, mais de ceux que moi personnellement je préfère. Il y aura évidemment des surprises et je pense que beaucoup ne seront pas d’accord avec cette liste. Chacun ses goûts. J’expliquerai d’ailleurs mes choix. Il est temps de commencer. Pour maintenir le suspens, je vais commencer par le dixième avant de finir avec le premier. Non, non, non, n’allez pas tricher en regardant en bas, ce n’est pas drôle. Allez, il est temps de commencer.

 N° 10 Kirby's Dream Land

Oui. Un jeu Kirby dans ce top, figurant à la dixième place. Pourquoi ? Et pourquoi Kirby’s Dream Land, le tout premier, qui se finit en un quart d’heure ? Eh bien tout simplement parce que ce jeu m’a véritablement marqué. Ma première console de jeu de salon fut la Nintendo 64, et pendant longtemps je n’ai possédé que la Game Boy. J’y ai donc énormément joué. Super Mario Land et sa suite entre autres, pour ne citer que les meilleurs. Et un jour, par hasard, j’ai découvert Kirby’s Dream Land. Et que j’ai aimé ce jeu. Mais le pire dans tout ça, c’est que pendant cinq ans je n’ai jamais réussi à finir le jeu ! Oui, c’est aberrant. Tout le principe des boss est le même pendant tout le jeu, et je n’ai jamais réussi à battre Dadidou (King Dedede) avant qu’on ne me dise comment. Je suis pitoyable, je sais. Mais depuis, je connais le jeu par cœur et mon record est de 14 minutes, sans cheat. Mais si j’ai adoré ce jeu, c’est avant tout par son univers et son gameplay. Cette boule blanche (oui, je sais, Kirby est rose, mais sur la boîte européenne de Kirby’s Dream Land il est blanc !) qui vole, qui mange des tomates, qui aspire ses ennemis et recrache ensuite pour éliminer ses adversaires, c’est révolutionnaire. Et en plus, la musique est fabuleuse. Alors bien sûr, ce jeu est attaché à mon enfance, donc forcément, ça aide, mais quand même. Je pense qu’il s’agit d’un des jeux auxquels j’ai le plus joué durant toute ma vie. Parfois, il s’agit de faire simple et juste d’avoir une bonne idée pour faire un grand jeu. Sacré Kirby va !


N°9 The Legend of Zelda : A Link to the Past

Bon, rien qu’avec ce jeu en cette position, je vais me faire lyncher et je vais perdre la totalité de mes lecteurs (c’est-à-dire trois personnes en moyenne). Surtout quand on voit le reste du classement et donc des jeux qui précède ce chef-d’œuvre. Alors pourquoi uniquement neuvième. Eh bien, parce que je préfère huit autres jeux. Même si pour être franc, il aurait très bien pu intervertir sa place avec le huitième. Pour dire ce qui est, je considère A Link to the Past comme l’un des trois meilleurs épisodes de la série The Legend of Zelda. J’ai une sorte de trilogie ultime de la série, ce qui ne veut pas dire qu’ils font forcément partie de la ludothèque de mes jeux préférés. Donc A Link to the Past, référence ultime du jeu vidéo, chef-d’œuvre absolu qu’on ne présente plus, deux univers pour un seul Hyrule, une ambiance énorme, bref, quasi la perfection. Et pourtant, seulement neuvième. Ça aurait pu être pire, il aurait pu ne même pas figurer dans ce classement. Mais là j’avoue que je n’aurais plus réussi à me regarder dans une glace. Aller, assez parler du passé, passons à l’avenir avec la huitième place.


N°8 Final Fantasy VII

Oui, uniquement huitième. Et comme je l’ai dit, j’aurais même pu le mettre neuvième et A Link to the Past huitième. Mais voilà, j’ai beau aimé la série Final Fantasy, je ne suis pas non plus fan absolu. Attention, c’est très très bon, il faut dire ce qui est, et j’aime vraiment, mais ce n’est pas ma licence préférée. Cependant, disons ce qui est, Final Fantasy VII est excellent. C’est d’ailleurs pour cela qu’il figure parmi  mes jeux préférés. Ses personnages, ses combats dynamiques, son histoire (qui tient surtout grâce à ses personnages), ses musiques et ses thèmes tous meilleurs les uns par rapport aux autres. J’avoue que j’ai pris un véritable plaisir à jouer à ce jeu auquel je n’ai joué que très tard finalement. Mais mieux vaut tard que jamais, surtout lorsqu’il s’agit de Final Fantasy VII.


N°7 Beyond Good and Evil

Ce jeu n’est peut-être que septième de ce classement, il n’en reste pas moins un chef-d’œuvre absolu monumental qui aurait presque pu mériter la première place. Michel Ancel est un dieu, je ne le dirais jamais assez. Beyond Good and Evil, son premier grand jeu qui n’est pas un Rayman, est tout simplement une merveille. Je l’ai connu à sa sortie, mais de nom uniquement, puisque tout le monde m’en vantait les mérite, mais je n’ai pu y jouer qu’assez tard, encore une fois. Comme quoi, il a fallu attendre l’après bac pour que je puisse enfin avoir la liberté de jouer autant que je le souhaite. Huit ans et demi après sa sortie, on se souvient encore de ce jeu comme une perle absolue. Véritable concentré de génie et d’émotions, Beyond Good and Evil n’a pas forcément eu le succès public qu’il méritait, mais quoiqu’on en dise, le bijou de Michel Ancel demeure encore aujourd’hui comme une référence et comme l’une des plus grandes réussites pour un jeu français. Rarement je n’ai été aussi ému qu’en jouant à ce jeu. Le scénario est génial et les personnages regorgent d’humanité. Comment ne pas verser une larme, si ce n’est plus, en jouant à ce jeu qui dépasse de loin le simple stade du divertissement vidéo ludique ? Ce jeu est de très loin un des meilleurs auxquels j’ai eu la chance de jouer. Et en plus, la musique est tout simplement purement excellente. Beyond Good and Evil n’est peut-être que septième, mais parfois je me dis qu’il pourrait être premier.


N°6 Final Fantasy VI

Final Fantasy VII n’est peut-être pas septième, mais Final Fantasy VI lui est bien sixième. Alors pourquoi je place Final Fantasy VI au-dessus de Final Fantasy VII ? Parce que je le préfère, tout simplement. Oui, c’est évident. Mais pourquoi donc je le préfère ? Déjà, je suis plus attaché aux personnages. Oui, sacrilège pour la plupart. Mais désolé, Terra est tellement intéressante est complexe (oui, je sais, c’est aussi le cas de Clad). Edgar est tout simplement génial. Sabin est très drôle. Et puis toutes les quêtes sur les personnages et leur passé. Cyan et le train fantôme. Mince quoi, c’est du rarement vu dans un jeu. Et faire passer autant d’émotion et de charisme dans un jeu Super Nintendo, chapeau. Et puis Kefka, c’est quand même un méchant vraiment méchant. Je dis pas que Sephiroth est tout pourri, mais au final, c’est plus son background qui est intéressant plutôt que ses actions dans le jeu. Il reste caché dans une grotte à partir de la fin du CD 1, youpi. Kefka, il va vraiment loin dans l’ignominie, et les développeurs vont même jusqu’à mettre en place certaines scènes de telles sortes que toute sa méchanceté puante et immonde ressort encore plus. Et pour ce qui est du gameplay, je le préfère à Final Fantasy VII. Quatre personnages en combat au lieu de trois, le système des Espers meilleur à mon goût que celui des Materias, et un double univers à explorer véritablement immense. Et puis les musiques encore une fois, monumentales. On m’a dit un jour que le premier Final Fantasy auquel on jouait (hors XIII), était celui que l’on préféré. Eh bien il faut croire que oui.


N°5 The Legend of Zelda : Twilight Princess

Bon, je vais définitivement me faire lyncher pour ça. Pour ceux qui se poseraient la question de pourquoi ce jeu, je vais être franc en disant que moi-même je ne sais pas vraiment pourquoi. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Avec cet opus, Nintendo a clairement fait un jeu pour les fans d’Ocarina of Time, mettant en scène un univers sombre, violent, et totalement épique. Le jeu pioche donc chez Tolkien et chez Okami, perd un peu de personnalité, mais n’en reste pas moins un digne épisode de la saga. Bien sûr, il n’est pas le meilleur, mais il y a un véritable aspect épique qui se dégage du jeu. Les affrontements sont clairement inspirés des meilleures sagas de fantasy et la densité héroïque est complètement omniprésente, renforçant l’aspect sauvage, brutal et mémorable des évènements. Et surtout les donjons. Rarement des donjons n’avaient été aussi longs et complexes dans la série. La durée de vie aussi, assez phénoménale, avec toujours plein de trucs à faire. Alors bien sûr, je pense que c’est parce que cet univers me plaît que j’ai répondu à l’appel et que j’aime ce jeu, mais bien entendu, il ne fait pas parti des trois The Legend of Zelda ultime dans le sens des trois meilleurs. Mais voilà, force est de constater que j’aime beaucoup ce jeu.


N°4 Super Mario Galaxy

Lorsque le maître du jeu de plate-forme, qui a posé les bases des jeux 2D et 3D revient avec un concept totalement fou au service d’un level design exquis, on obtient Super Mario Galaxy. Je pourrais arrêter mon explication ici. Mais ce serait dommage, bien qu’appréciable. Super Mario Galaxy, ça a été ma claque de l’année 2007. J’y ai joué, et j’ai trouvé cela complètement novateur. Pourtant, le principe des 120 étoiles dans un Mario 3D aurait pu être complètement dépassé, mais non. L’ambiance est géniale, la bande-son est majestueuse, les différents univers tiennent tous du génie, et le concept de la gravité est extraordinaire. Bon, je sais, je fais un peu mon Nintendo Fan, mais mince quoi, Super Mario Galaxy ! On n’avait pas fait mieux en jeu de plate-forme depuis… Ben oui, c’est ça, depuis Super Mario 64 (bien que Super Mario Sunshine soit aussi excellent). Alors voilà, vu comment j’y ai joué comme un porc à ce jeu tellement je l’ai trouvé sublime, il mérite bien cette quatrième place.


N°3 Mario and Luigi : Superstar Saga

Alors oui, encore un Mario, mais il ne s’agit pas de plate-forme cette fois-ci. Si vous avez lu un de mes précédents articles datant du début du mois de mars, vous savez qu’il s’agit là d’un jeu de rôle. Et comme le titre l’indique, Luigi est de la partie. Le jeu, qui n’a pas rencontré un succès si énorme, a connu deux suites sur DS qui ont eu plus de reconnaissance, mais disons tout de suite ce qu’il faut savoir, ce premier opus est le meilleur de tous. A l’époque, je voyais des screenshots du jeu dans les magazines (j’avais pas Internet en ce temps), et je me disais « Wouah, ça a l’air trop bien », alors que j’étais encore un peu étranger au monde du RPG (je me suis rattrapé depuis). Et puis, j’ai acheté ce jeu, sans avoir lu aucun test, parce que j’ai eu une confiance parfaite avec ce que le contenu allait être. Et bon sang ! Si on m’avait dit que le jeu serait aussi extraordinaire. L’aventure est longue (pas assez peut-être, mais quand même), très drôle, vraiment très très drôle, pleine de rebondissements parfois complètement absurdes mais toujours cohérents, doté d’une bande-son géniale, dans les musiques comme dans les « voix », et bénéficie d’une réalisation exemplaire. Je le dis comme je le pense, ce jeu est pour moi un des rares jeux qui mériterait la note suprême. Je m’agenouille devant la réussite, et je profite encore de ce bijou de temps à autre. Un titre qui m’a tellement surpris, et en tellement bien, que forcément, je ne peux que l’adorer. Et en plus, pour les observateurs, il y a Kirby qui fait une apparition, donc évidemment que c’est excellent.


N°2 Super Mario 64

Encore un Mario. Mais je pense qu’on ne peut pas faire plus légitime. Le jeu qui a réinventé les jeux en 3D, qui a posé les bases de tous les jeux de plate-forme non 2D actuels, et qui a prouvé qu’un gameplay de génie était une des clés les plus nécessaires pour réussir un jeu. A sa sortie, avant de posséder la fameuse et inoubliable Nintendo 64, je jouais chez des copains de classe qui l’avaient. Super Mario 64 était évidemment le jeu de prédilection. J’y jouais, mais sans même me rendre compte de la révolution que ce titre venait d’apporter au monde vidéo ludique. Avant tout, pour moi, ce jeu était une évidence. C’était naturellement que les contrôles s’effectuaient et jamais je n’aurais pu penser qu’il pouvait en être autrement. Et c’est pour ça que ce jeu a marqué mon enfance et mon expérience de joueur. J’y ai joué, beaucoup, sans réalisé l’impact de ce jeu, tout simplement parce qu’il n’était pas nécessaire de s’en rendre compte, le simple fait d’avoir la manette en main procure un tel plaisir immense, une telle sensation de satisfaction et de bonheur, que voilà… C’est ça l’expérience vidéo ludique quasi ultime. Toucher du doigt la perfection, mais ne même pas s’en apercevoir parce que c’est naturellement qu’elle est présente, comme si elle avait toujours existé. Une deuxième place entièrement méritée. Un jeu que j’aime tellement, que j’ai acheté la réédition sur DS. Un grand jeu, un monument, un chef-d’œuvre qui a marqué l’histoire, mon deuxième jeu préféré de tous les temps.


N°1 The Legend of Zelda : Ocarina of Time

Ah ben dis donc ! Eh, même moi je ne m’y attendais pas à celle-là. C’est pas comme si je possédais le jeu original sur Nintendo 64, sa réédition sur Gamecube offerte avec la version collector de The Wind Waker, et sa récente ressortie sur 3DS. Si on m’avait dit que ce serait celui-ci mon jeu préféré de tous les temps. Il est inutile de feindre la surprise, c’est une évidence assez grosse quand même. J’ai toujours eu envie d’avoir ce jeu suite à ce que j’en voyais en cette fin d’année 1998, et c’est finalement en février 1999 que la cartouche est arrivée dans ma console. Il s’agit de mon premier jeu de la saga The Legend of Zelda, je ne le nie pas, et comme pour Super Mario 64, le passage à la 3D fut une évidence. Il était logique pour moi que ce jeu soit réalisé ainsi. Je ne vais pas répéter ce que j’ai dit sur la 3D, l’évidence, le bonheur dans la manette, parce que ça pourrait durer des heures. Mais voilà, The Legend of Zelda : Ocarina of Time est mon jeu préféré. L’ambiance unique qui s’en dégage, son inventivité régulière, ses différentes phases de jeu, ses donjons tous proches de la perfection (ou simplement parfait pour le Temple de la Forêt), une musique grandiose, une épopée magistrale… un concentré du meilleur du jeu vidéo. Inutile de parler plus sur le sujet, il suffit d’y jouer pour comprendre. Une chose est sure, ce jeu est mon numéro un, et je pense qu’aucun jeu ne pourra jamais le détrôner un jour.


Alors voilà, ce top 10 est fini. On constate que Nintendo est fortement présent. Il y a trois jeux Mario, et trois épisodes de la série The Legend of Zelda. Deux Final Fantasy (malheureusement, pas le IX, je n’y ai pas encore assez joué, honte sur moi). On constate surtout que je vante constamment les mérites de Michel Ancel, mais qu’au final, une seule de ses créations figure dans ce top. Eh oui, pas de Rayman ou Rayman Origins. Pour tout vous dire, si je devais continuer et faire un top 15, les cinq autres jeux seraient, sans ordre de classement, Super Mario World, The Legend of Zelda : The Wind Waker, Rayman, Rayman Origins et Pokemeon Version Rouge (le tout premier sur Game Boy). Voilà, maintenant vous savez tout de moi et de mes jeux préférés. Et vous, c’est quoi vos jeux-vidéo préférés ?

Je tiens aussi tous à vous remercier, vous qui venaient lire et commenter sur ce blog. Cinquante articles déjà. Et ce n’est que le début je l’espère bien. Merci.