Affichage des articles dont le libellé est Rayman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rayman. Afficher tous les articles

dimanche 22 décembre 2013

Mon top des jeux 2013. Partie 2 : Les inoubliables

On continue avec les meilleurs jeux de cette année 2013. Un top subjectif forcément, mais qui nous rappelle que cette année à été remplie en très bon jeux vidéo. Allez, on commence.

Rayman Legends
Ah, ben oui, forcément ! L'équipe d'Ubisoft Montpellier, sous la direction de Michel Ancel, a encore fait des merveilles. Rayman Origins était un retour aux sources assez phénoménal, et cet épisode qui en reprend en grande partie les codes l'est tout autant. Encore plus beau, toujours plus inventif, Rayman Legends est une perle en solo comme en multi. Le kung foot risque de vous faire passer des nuits blanches avec vos potes. Et un gros gros plus pour la version Wii U, de très loin supérieure aux autres.


Beyond : Two Souls
On critique souvent David Cage et ses jeux. Ca peut se comprendre. Mais malgré tout ce qu'on peut reprocher à ses productions, souvent le fait qu'il s'agisse simplement de « film intéractif » et non de jeu, on se retrouve la plupart du temps face à des œuvres assez bouleversantes. Beyond : Two Souls en est une nouvelle fois la preuve. Et c'est en grande partie grâce aux performances des acteurs Willem Dafoe et Ellen Page (mon amour!). Un jeu, mais aussi une expérience à vivre.


Super Mario 3D World
Je n'attendais pas grand chose de ce Super Mario 3D World. Surtout après avoir essayé le jeu en juin. Un simple New Super Mario Bros. en 3D, voilà ce que le titre inspirait. Et puis, Gamepad en main, on se trouve face à quelque chose d'incroyablement surprenant : un excellent Mario en 3D ! Le jeu fourmille d'idées, il est beau, la bande-son est géniale, et on peut jouer à quatre ! Certes, il ne vaut pas un bon Galaxy ou Sunshine, mais il est bien l'un des meilleurs jeux de cette année.


Pokémon X/Y
Quasiment comme à chaque fois, dès qu'un nouveau jeu Pokémon sort, surtout lorsqu'il s'agit d'une nouvelle génération, il est forcément dans les meilleurs jeux de l'année. Peut-être pas aussi incroyables que Noir et Blanc, ces versions sont tout de même exceptionnelles. Enormément de nouveautés, parfois subtiles, un gameplay toujours aussi accrocheur, et une durée de vie colossale. Bref, à posséder absolument pour tous les fans de RPG.


The Legend of Zelda : A Link Between Worlds
Un nouveau The Legend of Zelda, c'est toujours un événement. Si je ne cite pas The Wind Waker HD, c'est parce qu'il s'agit d'un remake, bien que le jeu soit bien entendu toujours aussi excellent. Pour cet opus 3DS, on replonge dans l'univers de A Link to the Past. Le résultat est un jeu en monde ouvert qui regorge de secrets et de trouvailles de gameplay, avec des nouveautés qui tiennent à casser un peu la routine de la série. Seul bémol, le jeu est bien trop facile. Il vaut quand même largement le coup.

 

Far Cry 3 : Blood Dragon
Un DLC/Add-On peut-il être supérieur au jeu original dont il est tiré ? Eh bien Ubisoft nous a fait comprendre que oui. Far Cry 3 : Blood Dragon, c'est certes un très bon FPS en monde ouvert, mais c'est avant tout un hommage ultime à touts les productions d'actions des années 80. Véritable bijou d'un genre désuet dans son approche et son style, Far Cry 3 : Blood Dragon tient de l’œuvre d'art dans sa confection et son principe même. Un titre à posséder absolument.


C'est la fin de cette deuxième partie consacrée aux jeux marquants de cette année. On attaque et on finit bientôt avec les jeux indispensables de cette année. Les titres préférés de mes jeux préférés de cette année en quelque sorte. Il y a du très très lourd.

dimanche 1 septembre 2013

Test Rayman Legends

Il y a bientôt deux ans, Rayman était venu nous présenter ses origines sur consoles de salon, renouant avec la plate-forme 2D qui l'avait rendu célèbre. Le jeu était tout simplement sublime, et venait nous rappeler que le héros à la mèche n'avait rien perdu de sa superbe, bien au contraire. Après divers reports et une putain de trahison une sortie multi console, voici Rayman Legends, un nouvel opus de notre héros nationale. On s'attendait à du lourd, et en effet, la pesée est bonne !

Rayman Legends n'est pas une simple suite d'Origins. On le remarque au premier coup d’œil. Le design est similaire, mais le moteur graphique a changé, pour un rendu meilleur et encore plus beau. Du coup, chaque environnement est un pur émerveillement pour les mirettes, proposant une 2D magnifique, avec des éléments 3D de temps à autre du plus bel effet. Mais avant même la réalisation, c'est surtout la direction artistique qui vient flatter nos pupilles. D'inspirations diverses, on n'est sans cesse ébloui par ce que l'on nous présente. D'un univers médiéval, à une revisite de la fête des morts mexicaine, en passant par la mythologie grecque ou encore un univers parodiant les films de James Bond, tous les niveaux ont une identité propre et plus marquée que dans Origins, car encore plus originale. Le tout est accompagné par des thèmes musicaux composés une nouvelle fois par Christophe Héral. Absolument parfaites, ces compositions resteront longtemps dans les mémoires. En totale adéquation avec les différents univers, et à la fois totalement surprenantes, on ne peut que saluer le travail du monsieur. A cela s'ajoute plus de cinématiques que dans le précédent opus, et des références cinématographiques encore plus prononcées. On regrette seulement que les princesses, personnages jouables à délivrer, se ressemblent un peu trop. Pour le reste, c'est quasiment un sans-faute.

 On contrôle Murphy au Gamepad,
pour balancer des rochers sur les dragons

Des univers géniaux visuellement, qui servent forcément un level design au poil. Inutile de jouer la carte de la surprise, une nouvelle fois la construction des niveaux est pensée pour un plaisir immédiat, mais aussi pour ne pas forcément ménager le joueur qui essaiera de récupérer toutes les cages pour délivrer tous les ptizètres. Entre la plate-forme « classique », et les aspects plus originaux, comme ces « gâteaux » mexicains par exemple, on baigne constamment dans des idées simples, mais lumineuses, et surtout totalement agréables. On joue par exemple certains stages transformé en canard ! Oui, en canard ! Avec des coin-coins et tout ce que cela implique ! C'est juste énorme, et assez absurde pour être parfaitement génial. Et des petites idées comme celles-ci, il y en a assez pour satisfaire les joueurs. Sans oublier les stages musicaux, savoureux, qui reprennent de manières aussi surprenantes que délirantes des grands classiques, pour les introduire dans des niveaux où tout se joue au rythme de la musique justement. Une idée plus que fabuleuse, revisitée plus tard dans le jeu, pour une expérience encore plus délirante. Si l'on rajoute les boss, le plus souvent en 3D, dans un univers 2D, on a de quoi prendre son pied. De la plate-forme comme on aimerait en voir plus souvent. Rayman sait comment faire plaisir aux joueurs.

Le contrôle des personnages ne change quasiment pas par rapport à Origins, et c'est tant mieux, tant il est aisé. On note tout de même qu'il est préférable de jouer sur Wii U, tant le gameplay asymétrique de la console sert à merveille le titre, seul ou à plusieurs. On contrôle le plus souvent le héros choisi, comme avec une manette classique, mais on peut aussi contrôler Murphy via le Gamepad, aidant un héros incarné par l'ordinateur à avancer. Une bonne idée, qui fonctionne à merveille, si l'on excepte de rares occasions où l'intelligence artificielle aurait pu être mieux pensée. Mais hormis de très rares cas, tout se contrôle parfaitement pour une expérience de jeu sans cesse euphorisante. Et bien entendu, on peut jouer à plusieurs joueurs pour parcourir l'aventure, mais aussi pour jouer au Kung Foot, discipline pensée pour le jeu, qui risque de faire le bonheur de nombreux joueurs durant de longues heures, alors qu'il ne s'agit que d'un unique mini jeu au concept tout simple. Et pourtant, il y a de quoi bien se marrer à plusieurs ! C'est bien là la force des grands jeux !

 Les boss sont bien souvent gigantesques

On pourrait regretter une durée de vie un peu courte, pour peu que l'on cherche uniquement à boucler l'aventure principale. Mais Rayman Legends offre un contenu monumental pour peu que l'on s'y attarde. Il y a tout d'abord la Teuf des Morts-Vivants, l'équivalent de La Lande aux Esprits Frappés, qu'il faut ouvrir avec un certain nombre de ptizètres (qui remplacent à nouveau les electoons). Rien de bien compliqué en soit, puisqu'il en faut 400... Sur les 700 au total. Il y a aussi Back to Origins, qui propose une bonne partie des niveaux de Rayman Origins à rejouer, revus pour l'occasion. L'expérience sera donc aussi jouissive que l'on ai fait Origins ou non. Si l'on rajoute à cela les créatures à collectionner et à réunir en intégralité, le million de Lums à amasser pour obtenir le dernier héros, ainsi que les 700 ptizètres, il y a déjà de quoi s'occuper. Mais à cela, Ubisoft à rajouter les défis, quotidiens, et hebdomadaires, qui vont tenir en haleine les joueurs les plus motivés. On attendait du contenu, mais autant, on ne pouvait pas prévoir !

Sans surprise, Rayman legends est le petit bijou que l'on espérait tous. Une nouvelle fois, Michel Ancel et ses équipes ont prouvé qu'il savait y faire en matière de jeu vidéo, et qu'ils n'avaient de leçon à recevoir de personne. Mieux encore, ils pourraient clairement en donner. Il y a des idées à foison dans ce nouvel épisode, qui rappelle que la plate-forme en 2D a encore de beaux jours devant elle, pour peu que l'on sache la maîtriser. On regrettera peut-être une simplicité malvenue pour ce qui est de finir l'aventure en ligne droite, sans les à côtés, mais comme ce qui nous intéresse, c'est le jeu, on prendra le temps de tout terminer. Et du temps, il vous en faudra ! S'il avait des genoux, Rayman s'agenouillerait devant son propre jeu, mais comme il n'en a pas, il n'en sera rien. En revanche, nous, on peut le faire sans problème, même si jouer à genoux, c'est peu confortable quand même. Peu importe, debout, assis, ou allongé, ce qu'il faut retenir, c'est qu'à ce Rayman Legends, il faut y jouer !

18/20

vendredi 5 juillet 2013

Aperçu Rayman Legends

Après nous avoir dévoilé ses origines à la fin de l'année 2011, Rayman revient pour entrer (à nouveau) dans la légende. Inutile de revenir sur ce qui s'est passé avec ce jeu, sa date de sortie et son support, on en sait assez. A savoir que cet aperçu a été réalisé à partir de la version Wii U. Non pas pour troller et dire « Ouais, d'abord, c'est mieux sur Wii U, parce que c'était prévu pour, alors que sur les autres consoles ça va être tout pourri ! », mais simplement parce qu'il s'agissait d'un événement organisé par Nintendo, donc logiquement, on n'allait pas y jouer sur PS3. Mais c'est aussi parce qu'en effet, le Gamepad de la console est réellement bien exploité... Explications.

Cet aperçu ne va pas porter sur ce que tout le monde connaît déjà, c'est à dire les trois niveaux présents dans la démo de la Wii U. On en a déjà vu assez sur Castle Rock et le reste. Ici, on parle de neuf et d'inédit. Enfin, du neuf dans ce qui était jouable, mais qui a déjà était dévoilé lors de vidéos. Reste à voir ce que vaut le tout Gamepad en main. Soyons honnête, c'est du tout bon, et dans toutes les circonstances. Lorsque l'on joue seul et que l'on incarne l'un des personnages, aucun problème. La prise en main est toujours aussi simple, et malgré la grosseur de l'engin, le tout est aussi maniable que sur les autres consoles. Rayman et ses potes répondent toujours au doigt et à l’œil, et c'est tant mieux ! L'un des niveaux jouables nous confrontait à un boss, un dragon mécanique. Si le système de déplacement et d'attaque ne change pas, ce que l'on peut féliciter une nouvelle fois est le level design, et la façon d'appréhender le gameplay. Accroché là où on peut, il faut éviter les lasers de la bête en se protégeant derrière des plate-formes métalliques mobiles, avant de le frapper dans sa gueule encore ouverte tant qu'il est encore temps. Pas nécessairement difficile, mais nécessitant une maîtrise parfaite de ses actions, et surtout un timing sans faute. On avait été habitué avec Rayman Origins, ce passage nous prouve qu'il en est la digne suite. Petite subtilité dans cette version Wii U, l'écran du Gamepad peut éventuellement apporter un cœur de temps à autre. On n'est bien entendu pas obligé de le prendre, ce qui rassurera les joueurs à la recherche de défi.

 Le fameux boss

Passons dorénavant au niveau musical tant attendu. Pas de Black Betty version Ram Jam cette fois-ci, mais une reprise de Eye of The Tiger de Survivor version mariachi. Ola bonita ! Sous ces allures loufoques et même un peu what the fuck, dans son univers qui reprend des visuels mexicains dignes du traditionnel Día de Muertos, se cache un niveau de plate-forme assez exigeant qui a de quoi aiguiser les réflexes. Rien de très dur, mais encore une fois, Rayman nous entraîne dans un monde où chaque erreur est fatale. Entre les sauts qui demandent un timing parfaits, et les ennemis à ne pas louper lors des coups, il faut bien se concentrer sur le rythme de la musique autant que sur l'image. Quoiqu'il en soit, dans le son comme dans le visuel, il s'agit là d'un sans faute. On n'en doutait pas de la part de l'équipe d'Ubisoft Montpellier. Il est temps de parler du dernier niveau présenté, celui qui exploite au mieux les capacités de la machine. De la plate-forme bien entendu, mais qui ajoute une bonne dose d'infiltration. Au départ, on avance en évitant de passer dans la lumière, puisqu'une fois repéré, un laser se déclenche, et c'est quasiment la mort assurée. Et puis, c'est le changement, et là, le Gamepad prend tout son intérêt. Seul, le joueur n'incarne plus Rayman ou ses comparses, mais Murphy, directement via le Gamepad, en touchant l'écran. Là où les passages de ce genre se montraient très efficaces mais cassaient un peu le rythme dans la première démo, ici, tout prend absolument son sens, et rien ne vient perturber ce moment de jeu. L'ordinateur contrôle le personnage, et notre but, en tant que Murphy, est de l'aider à ne pas se faire repérer. Pour cela, via l'écran tactile, il faut toucher certaines zones, ou faire glisser des plate-formes afin de bloquer la lumière, afin de laisser passer le héros. Aussi simple dans son déroulement, qu'assez demandeur de réflexes, puisqu'il faut bien s'accorder avec le timing du héros, des ennemis, et parfois des éclairages. Une bonne démonstration des possibilités de la mablette. Pourtant, sa meilleure utilisation vient juste après, lorsqu'il faut directement contrôler les faisceaux de lumière en inclinant le Gamepad, afin de laisser le héros passer dans l'obscurité que l'on lui laisse. Vraiment très plaisant, même seul, c'est ce genre de passage qui font la différence, et dont on se demande comment il seront portés chez la concurrence.

Sans surprise, Rayman Legends s'annonce comme un excellent jeu de plate-forme. Le level design est toujours aussi soigné, la maniabilité répond au poil, et les univers sont réellement prenants et délirants. L'apparition des niveaux musicaux présage du meilleur, surtout s'ils sont tous aussi bons que Castle Rock ou le surprenant Mariachi Madness. Ce que l'on retient aussi, c'est une utilisation du Gamepad ingénieuse, mais aussi très plaisante, et qui casse moins le rythme seul qu'on ne pourrait le croire. Une réussite pour le moment, dans les passages présentés jouables, mais qui augure du meilleur pour la suite. On a hâte, vraiment, surtout que la sortie est proche. Sauf en cas d'un éventuel troisième report... Ce que l'on espère pas !

dimanche 10 février 2013

Oldies : Rayman

Récemment, Ubisoft a annoncé une nouvelle qui a mis le monde vidéoludique en émoi. Alors que Rayman Legends devait sortir le 28 février sur Wii U, l'éditeur français a décidé de porter le titre sur PS3 et Xbox 360 en septembre, et par la même occasion de repousser la version Wii U à cette même date, la mettant très profond à toute une communauté de joueurs et à ses propres développeurs qui ont trimé comme des chiens pour que le jeu, fini, puisse sortir à temps en février. Un manque de respect total envers beaucoup de monde au final, et qui n'est à mettre que sur le dos du profit avant tout et des idéologies égoïstes des frères Guillemot, qui prouve que l'un des éditeurs aux titres les plus rentables est aussi l'un des éditeurs les plus méprisables. On a le droit de boycotter Rayman Legends, chacun ses convictions et ses moyens de pression, justifiés du fait de l'occasion, mais soyons honnêtes, le jeu a encore moins de chance de se vendre avec ce portage du fait de la date choisie totalement absurde, concurrence directe avec le mastodonte GTA V. Comme quoi, les décisions les plus sensées pour certains éditeurs (mais qui ne le sont en aucun cas, ce report de la version Wii U est complètement con), sont aussi souvent les plus ridicules. Et la raison ? Un différend complètement idiot avec Nintendo. Face aux ventes décevantes de la Wii U, Ubisoft, qui a fait des profits immenses contrairement à la plupart de ses concurrents, a demandé à Nintendo d'assurer eux-mêmes la promotion du jeu sur leur console. Nintendo a refusé, ayant véritablement d'autres priorités financières, et sur ce, Ubisoft a décidé de casser l'exclusivité et de reporter le jeu fini, sans se soucier de ceux qui l'attendaient ou qui avaient travaillé dessus. C'est quand même ce qui s'appelle un beau coup de p*te mis en place par de beaux en**lés. Enfin bref, au lieu de ressasser une décision affligeante prise par des hommes sans honneur et sans état d'âme, il ne faut pas oublier que derrière un jeu, avant un éditeur, il y a des concepteurs. Pour Rayman, qui fête ses dix-huit ans, il y a Michel Ancel et ses équipes. Bon point de départ pour se rappeler qu'avant d'être une grosse mauvaise blague, Rayman était avant tout un héros de plate-forme qui s'est fait connaître dès le début grâce à un premier chef-d’œuvre.

En 1995, alors que le jeune Michel Ancel travaille déjà depuis quelques années pour l'éditeur français Ubisoft, il réalise et sort le jeu qui va lui permettre de connaître sa consécration. Ce n'est pas son premier jeu, il en a déjà programmé et réalisé d'autres auparavant, mais ce projet, ce titre, va lui permettre de devenir l'un des noms les plus connus du milieu. En effet, derrière cette homme, mais aussi son équipe (notamment Frédéric Houde et Serge Hascoët), se cache un petit jeu qui n'en finira pas de devenir grand. Initialement prévu sur Super Nintendo, Rayman délaissera la console pour adopter le support CD, révolutionnaire à l'époque, et offrant des capacités grandioses d'un point de vue visuel et sonore. C'est pour la Jaguar que le jeu est alors développer, mais le jeu sortira aussi finalement sur Saturn, PC, et bien entendu Playstation. Sur la console de Sony le titre connaîtra un succès immense, et il est encore aujourd'hui le jeu le plus vendu de la console au Royaume-Uni, devant des succès comme Tomb Raider ou Gran Turismo. Une belle réussite qui a entraîné deux suites en 3D, des erreurs de parcours avec des rongeurs idiots, une nouvelle suite en 2D, puis la grosse blague dont on a parlé au début. Un nouveau héros était né, et avec lui tout un univers.

 Une pochette inoubliable

Parce qu'en effet, si c'est bien le héros qui a donné son nom au titre qui est en grande partie à l'origine du succès, c'est aussi son univers unique, poétique et enchanteur qui a fait du jeu un véritable classique du genre et un chef-d’œuvre absolu. Il faut dire que graphiquement, Rayman est magnifique. On a réellement l'impression d'évoluer dans un dessin animé interactif. Le monde est vivant et fourmille de multiples animations tantôt amusantes, tantôt surprenantes. Si les premiers niveaux, du monde de la Forêt des Songes, pourraient presque sembler conventionnels, la jungle n'étant pas le lieu le plus original dans un jeu vidéo (même si son traitement dans Rayman est tout a fait savoureux et finalement assez rare, même dans certaines phases de gameplay), la suite offre des plaisirs visuels et des enchantements incessants. Monde musicale de toute beauté, ou encore univers fait de crayons ou gommes, il y a véritablement de quoi se sentir émerveillé par ce régal pour les yeux. A cela s'ajoutent les compositions de Rémi Gazel, qui a effectué un travail phénoménal afin de rendre à merveille un environnement sonore de toute beauté, incroyable de justesse, et tout à fait novateur à la fois. S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher à Rayman, c'est de ne pas avoir soigné sa réalisation.

 Une musique mémorable

Mais au-delà de la prouesse technique, graphique et sonore, Rayman est aussi avant tout un gameplay à la fois classique et innovant. Son héros, sans bras ni jambe, apporte un concept tout à fait original dans un genre finalement assez posé dans ses bases. Le principe est classique, il suffit d'avancer dans des niveaux en deux dimensions afin d'en trouver la sortie, tout en délivrant le plus d'electoons, ces êtres tout mignons capturés et enfermés dans des cages qui se trouvent réparties à travers les niveaux. Mais voilà, dès le départ, ce concept de cage à trouver impose une recherche méticuleuse dans les niveaux et une maîtrise quasi absolue des mouvements. Il ne faut pas croire que les cages sont dispersées sur le chemin et très simples à trouver, bien au contraire. Il faut aller partout, fouiller, et parfois revenir dans un niveau déjà parcouru avec une nouvelle capacité que l'on ne possédait pas avant. Parce qu'en effet, ce cher Rayman va apprendre de nouvelles techniques au fur et à mesure de l'aventure, grâce à la charmante Bétila la fée. Les bases au départ, tel que s'accrocher à un rebord, ou encore faire sa fameuse grimace (très drôle), effrayant certains ennemis. Par la suite, le héros pourra effectuer l'hélicoptère avec ses cheveux, ou encore utiliser des poings grappins. L'originalité du jeu vient du démembrement de son héros, qui a la possibilité d'envoyer son poing, plus ou moins loin selon le temps d'appui de la touche, sur les ennemis pour les éliminer, ou bien sur certains éléments du décor lorsque cela est nécessaire. Une nouveauté bienvenue qui se démarque du traditionnel saut sur les ennemis. Gameplay original, level design monstrueux, difficulté présente, voilà de quoi ravir les fans de jeux de plate-forme.

Grâce à un univers aussi original qu'enchanteur et merveilleux, une réalisation monumental, tant du point de vue des animations et des graphismes que de la bande-son, et un gameplay efficace et novateur prenant place dans un level design soigné et réellement bien pensé, Rayman a réussi à entrer dans le panthéon des jeux vidéo de plate-forme, et à devenir l'un des héros les plus apprécies, mais aussi l'un des plus rares. L'année 1995 a donc marqué la naissance d'une nouvelle licence qui accouchera de suites réussies sans pour autant égaler leur aîné. Il serait dommage de se souvenir de Rayman comme un simple jeu de lancement d'une série de jeux, puisqu'avant cela, le titre est surtout un chef-d’œuvre qui n'a pas marqué que son temps ou son époque, mais a frappé un genre d'un nouvel éclat, qui sans réinventer les bases, ne cessera de briller encore de nos jours. Rayman est un jeu auquel il faut absolument avoir joué. Et puisqu'il semble qu'Ubisoft cherche à tuer son créateur et son héros à coups de report insensé et complètement idiot (surtout pour la date), rejouer à ce petit bijou vidéoludique ne peut pas faire de mal, rappelant la bonne époque des grands bons jeux. Rayman Forever.

samedi 5 janvier 2013

Aperçu Rayman Legends

Après diverses présentations presses et la récente démo téléchargeable sur l’eShop, aucun aperçu de Rayman Legends n’était encore tombé. Il est temps de changer les choses et de s’y mettre enfin. Si ce ne sont que six niveaux qui ont été testés, ce qui est peu pour donner une impression globale bien entendu, on peut tout de même déjà donner un aperçu sur l’un des titres qui promet le plus de cette année, et le meilleur sur Wii U annoncé officiellement pour l’instant (n’en déplaise aux fans de Bayonetta). Après un Rayman Origins d’une splendeur absolue, Ubisoft réussira-t-il l’exploit de refaire un jeu aussi monumental avec son icône sans bras ni jambe ?

Rayman Legends, c’est finalement un concept quasi identique à Rayman Origins. Un jeu de plate-forme 2D dans lequel on contrôle Rayman, qui doit briser des cages. Et un concept identique au premier Rayman donc. A la différence que Legends reprend bien plus d’Origins que de Rayman premier du nom. Mais au final, un jeu Mario, c’est un concept identique. Super Mario Bros., Super Mario Bros. 3, Super Mario World, et j’en passe, même combat. On doit sauver la princesse en parcourant des niveaux en scrolling horizontal. Mais entre Super Mario Bros. et Super Mario Bros. 3, les différences sont clairement perceptibles. Et entre Super Mario Bros. 3 et Super Mario World aussi. Alors finalement, comparer Legends à Origins, c’est logique mais finalement assez idiot et réducteur. Pourtant, Legends reprend les bases de son prédécesseur, les mêmes coups, la plupart des personnages de départ, et un concept de niveaux et de secrets à découvrir pour délivrer tous les ptizêtres, et non plus des cages d’electoons au nombre de trois seulement. Alors pourquoi considérer ce jeu, s’il n’est finalement qu’un Rayman Origins bis ?

A plusieurs, c'est encore meilleur

D’une part, il ne s’agit pas d’un simple Rayman Origins bis. Et de deux, même si ça avait été le cas, ça n’aurait pas été un mal vu la qualité du titre. Il n’y a certes pas la révolution qui séparait Rayman et Rayman 2 : The Great escape, mais cela n’en fait pas qu’une simple suite insipide. Après avoir joué sur différents niveaux, on retrouve cette sensation de bonheur et de bien-être que l’on a devant Origins. Et c’est bien là le principal ! Ce que l’on constate immédiatement dans le jeu, avant même sa maniabilité, c’est sa patte graphique. Si l’on conserve en partie la charte graphique d’Origins, on remarque aussi que l’ensemble est amélioré, donc plus beau, plus travaillé encore, mais aussi que l’ambiance générale a changée. Fini les jungles verdoyantes et les niveaux alimentaires, on passe ici dans un univers plus « sombre », inspiré de légendes. Châteaux moyenâgeux, marais de haricots magique, ou encore temples grecs sont de la parties. Cela donne un cachet différents qui n’est pas négligeable, mais qui surtout est appréciable. Une bonne idée qui permet d’éviter le côté 2.0 du jeu.

Côté maniabilité, on retrouve ses marques immédiatement, et les néophytes n’auront aucun mal à prendre le tout en main. On saute, on frappe, c’est du classique. L’originalité du soft repose sur son mode multijoueur. Pas le mode quatre joueurs déjà présent dans Origins, qui fait son retour avec son efficacité à toute épreuve, mais le multijoueur qu’implique la maniabilité asymétrique de la Wii U avec son Gamepad. Tandis qu’un joueur ou plus agissent sur l’écran de la télévision, manettes en mains, un autre, sur le Gamepad, incarne Murphy, la petite grenouille ailée, qui grâce à l’écran tactile leur vient en aide. Couper une corde pour libérer un passage, appuyer sur des interrupteurs, indiquer le bon chemin qui n’apparaît que sur le Gamepad, activer des mécanismes à rotation grâce à la fonction gyroscopique, ou encore chatouiller des ennemis (ce qui est très drôle du fait de leur rire), les possibilités sont multiples et toutes astucieuses. Sauf que de cela émerge un point qu’il est nécessaire de préciser. Ce type de jeu est clairement adapté au multijoueur, et non réellement pour les joueurs solos. Et l’on constate qu’en mode solo justement, cela se ressent. Certains passages, prévus pour que Murphy aide les autres joueurs, ont été conservés intacts. On ne contrôle plus le personnage sur l’écran de télévision, mais alors Murphy sur le Gamepad, aidant un personnage contrôlé par ordinateur. C’est un peu frustrant sans être dérangeant, mais cela donne l’impression de ne plus vraiment être le héros principal, même si on garde toujours en soit la situation en main. A privilégier le mode multi, on arrive à ce genre de cas… Le mieux, c’est encore d’avoir un pote constamment à ses côtés. Sinon, jouer seul reste tout de même très plaisant.

Un niveau jouissif

En marge des niveaux « classiques », qui consistent à avancer jusqu’à la fin en explorant afin de tout découvrir, il y a les niveaux musicaux. Sur une musique le plus souvent bien rock’n’roll, on doit avancer le plus rapidement sans mourir, en évitant tous les pièges et ennemis. En plus d’une bande son endiablée qui se base sur le rythme, on note dans ses niveaux une difficulté un poil plus élevée que dans les autres, rappelant gentiment la Lande aux Esprits Frappés d’Origins ou de Jungle Run. On se souvient tous d’ailleurs d’un niveau musical se déroulant dans ce fameux monde, présenté à l’E3, et qui s’avère tout à fait jubilatoire à jouer. Si l’on ne sait combien il y aura de niveaux de ce type, une chose est certaine, ils feront rapidement parti des meilleurs du jeu, à n’en point douter.

De Rayman Legends, on peut retenir pour l’instant une maniabilité au top, des graphismes magnifiques qui subliment les nouveaux environnements présents, un nouveau personnage, Barbara, la guerrière aux allures de viking, une utilisation intelligente du Gamepad, mais surtout un level design particulièrement soigné qui promet de belles heures de jeu. Suivant les traces de Rayman Origins sans en prendre le chemin, Rayman Legends s’annonce sérieusement comme l’un des meilleurs jeux de cette année. Original et classique à la fois, on reconnaît bien ici la marque de fabrique du héros et de son créateur. S’il faut encore attendre le 28 février pour se faire un avis définitif, il est toujours possible de télécharger la démo, et ça, c’est déjà une bonne nouvelle.

samedi 6 octobre 2012

Rayman Jungle Run, impressions

Tout le monde le sait, ce n’est pas une révélation, je suis fan de Rayman. Depuis le premier, jusqu’au plus récent Rayman Origins. J’avoue préférer les épisodes en 2D (le premier et Origins donc), mais on ne peut pas nier que le passage à la 3D du héros sans bras ni jambe est une réussite. Les volets 2 et 3 sont devenus des références aux aussi. Bref, j’adore vraiment ce héros et ses jeux.

Tout le monde le sait, ce n’est pas une révélation, je ne suis pas vraiment adeptes des jeux sur smartphones. Il y a bien quelques applications sympathiques, mais rien de bien transcendant pour dépenser de l’argent dedans. La seule fois où j’ai parlé d’un jeu smartphone, c’était pour Dead Trigger, et je l’ai acquis uniquement parce qu’il était disponible gratuitement sous Android. Pour le reste, vous connaissez mon avis.

Sauf que voilà, lorsqu’un jeu Rayman débarque sur smartphone, ça change un peu la donne. Surtout lorsqu’il reprend en grande partie ce qui fait la force de Rayman Origins. Alors j’ai hésité. Longtemps. Mais finalement, je suis faible. Ou je suis fan. Et je me le suis procuré. Déjà, il y a un certain temps, le seul et unique jeu que j’avais acheté sur téléphone portable (vous savez, le truc qu’on avait avant que les smartphones ne débarquent et envahissent le marché), c’était Rayman contre les Lapins crétins. Un jeu de plate-forme 2D, même pas HD, qui lorgnait plus du côté de Sonic que de Rayman, mais qui n’était pas déplaisant. J’avais dû le payer 4 ou 5 euros (Eh oui, quand même ! Ceux qui se plaignent du prix des applications aujourd’hui, hein !), mais bon, c’était des prix quasiment courant pour l’époque, pour avoir le droit de se distraire sur son petit écran 2 pouces en appuyant sur les touches de son téléphone, même pas tactile. Enfin bon, je fais mon vieux con, et ce n’est pas le sujet du jour. Je suis censé parler de Rayman Jungle Run. Alors je m’y mets.

 Ouah, c'est beau!

Play Store. Rayman Jungle Run. Télécharger. Petit stress durant le téléchargement. Et si ça plante ? Par chance, rien de tout ça. Le jeu est installé. Fébrilement et totalement impatient, je lance l’application. J’ai vu des screenshots et des vidéos, je sais que le jeu est beau. Et là, ne serait-ce que devant le menu, je me rends compte de l’ampleur de la réalisation. J’ai quasiment l’impression de me retrouver devant une PS3 devant Rayman Origins. C’est beau. Somptueux même. Et bien que je ne dispose pas d’un écran Retina qui défonce la rétine à ta maman tellement fort que t’en pleures, je profite d’un affichage de haute qualité sur mon écran 4,2 pouces (rep a sa les fanboys d’Apple). Je lance le premier niveau, et je confirme à nouveau, le jeu est magnifique. Si la 3D vieillit mal, la 2D se conserve. Ce jeu sera toujours aussi beau dans dix ans. Dommage, on en sera à l’Iphone 14S, et l’application ne sera plus compatible pour qu’on puisse s’en souvenir.

En terme de réalisation visuelle Rayman Jungle Run épate donc, et pas qu’un peu. Mais d’un point de vue sonore, le tout est aussi à la hauteur. Ok, il n’y a que trois musiques qui interviennent aléatoirement au début d’un niveau, c’est peu, mais elles sont toutes reprises des excellentes compositions de Christophe Héral pour Rayman Origins. Ajoutons à cela la musique du menu qui diffère, et LA musique de la Lande aux Esprits Frappés, et finalement, l’ensemble tient vraiment la route au point de devenir véritablement plaisant aux oreilles. Sans oublier tous les bruitages rigolos qui font le charme de Rayman. Les lums et leur voix idiotes qui émettent un petit son dès qu’on en ramasse un, les Linvingstones (ou plutôt Lividstones, puisqu’ils semblent avoir été renommés ainsi dans Otigins) et leur cri dès qu’on les frappe, ou bien Rayman lui-même. On a donc ici un des jeux sur smartphones les plus aboutis dans sa réalisation. C’est très bien tout ça, mais le gameplay, qu’en est-il ?

 Il a de quoi être content Rayman, vu ce qu'il nous offre

Les Smartphones n’ont pas de manettes. Il fallait donc adapter le gameplay simple mais exigeant de Rayman Origins aux écrans tactiles. Pas évident au premier abord, l’équipe de Pastagames, en charge du développement, a réussi avec l’équipe d’Ubisoft Montpellier à trouver l’équilibre parfait afin d’obtenir un gameplay intuitif et précis tout simplement efficace. Le tout ne nécessitant qu’un seul doigt ! Sauf pour les derniers niveaux, mais on en reparlera plus tard. En gros, Rayman avance tout seul, comme un grand, et on appuie juste pour sauter ou frapper. C’est tout bête, mais c’est terriblement efficace et diablement addictif. Surtout que l’ensemble est appuyé par un level design tout à fait ingénieux. On ne s’ennuie jamais, et en plus, le défi est à la hauteur. Parce que le but de Rayman Jungle Run n’est pas simplement de finir les niveaux sans mourir. C’est pour les petits joueurs ça. Non, là il faut finir les niveaux sans mourir et en ramassant les cents lums. Ce qui nécessite de la technique, de la précision, et de la jugeote. Et parfois un peu de chance. Le jeu est composé de quatre mondes, chacun dédié à un nouveau pouvoir. Sauter, planer, courir sur les murs, et maraver la tronche des ennemis à coups de poing en pleine poire. Chaque monde se divise en neuf niveaux plus un caché. Et c’est pour débloquer l’entrée de ce dixième niveau qu’il faut récupérer tous les lums d’au moins cinq niveaux. Et dans ce niveau caché, la Lande aux Esprits Frappés, pas de lums à ramasser, il faut juste survivre dans un univers qui ne cherche qu’à vous tuer. Grisant.

 C'est chaud!

L’exécution des mouvements ne nécessite qu’un doigt. On appuie où on veut sur l’écran pour sauter et on appuie de nouveau pour planer. Courir sur les murs se fait automatiquement, comme dans Origins. Et puis, viennent les coups de poing, qui nécessitent deux doigts, mais qui contrairement à Twixt ne coupent pas la faim. Rassurez-vous, tout est très simple d’utilisation. On appuie sur la gauche de l’écran pour sauter, et sur la droite pour frapper. Ah ben oui, pourquoi compliquer les choses avec des manipulations complexes ? Ici, le fun et l’accessibilité sont mis en avant. Et c’est tant mieux, parce que ça marche.

J’ai tout de même quelques maigres reproches à faire à Rayman Jungle Run. Malgré sa fluidité exemplaire, certains passages à certains moments rament un poil. Ça vient tout bêtement de mon smartphone et de son processeur à un cœur, à l’heure ou le dual core domine. Ça ne m’a jamais gêné en rien lorsque je jouais, mais je dois être objectif, et ne pas juste m’extasier, à juste titre, devant le jeu. Sa durée de vie peut aussi être un point négatif, puisque malgré le challenge, on fait « rapidement » le tour des quarante niveaux. Ils se finissent en moyenne en quarante secondes, ce qui est pratique et adapté à ce genre de jeu. Cependant malgré le challenge et le replay value considérable, le jeu est un poil court. Enfin, pour 2, 39 euros, ce serait quand même chipoter pour pas grand-chose. Et puis, pendant que j’y suis niveaux critique, dans la Lande aux Esprits Frappés, on ne trouve pas des vieilles mamies mortes comme ennemis, comme dans Origins, mais de simples Livingstones. C’est vraiment le fan qui parle, mais pour moi c’est assez important pour être souligné.


Quoiqu’il en soit, Rayman Jungle Run est à ce jour ce qui se fait de mieux en matière de jeux pour smartphones. Voici 2,39 euros que j’ai bien fait de dépenser. Somptueux visuellement, d’une prise en main immédiate et intuitive, toujours aussi drôle, et avec un défi à la hauteur, il serait dommage de se priver de ce petit bijou. Concentré de fun, il ravira tous les amoureux de la plate-forme 2D et du héros sans bras ni jambe. Un titre qui n’a pas à rougir face à son grand frère sur console de salon et que tous possesseurs de smartphones se doivent de posséder, sous peine de passer à côté de la meilleure chose jamais arrivée à leur appareil mobile.