mercredi 11 septembre 2013

Test Saints Row IV

Au fil des années et des épisodes, la saga Saints Row aurait pu se contenter d'être un bon petit clone de GTA. La série a toutefois su imposer ses marques, principalement avec le troisième épisode, pour devenir l'une des icônes phares des jeux what the fuck. Toujours plus vulgaire, et toujours plus débile, ce plaisir coupable est totalement assumé. Saints Row IV compte bien continuer dans la même lancée. La démesure n'aura jamais été aussi folle !

Le chef des Saints, celui de The Third, est devenu président des Etats-Unis. Après une première mission d'un mauvais goût totalement assumé, on crée son personnage, et on commence le jeu. Et tout commence mal, puisque la terre se fait attaquer par une bande d'aliens belliqueux. Le président, c'est à dire nous, se fait enfermer dans une reconstitution virtuelle du monde, dans la matrice. L'occasion d'apporter des nouveautés, et pas des moindres : des supers pouvoirs ! Après tout, dans un monde virtuel, tout est possible, non ?

 Flash! Oh oh!

Au fil du temps, le personnage apprend de nouveaux pouvoirs, et peut les améliorer. On commence par courir vite et sauter haut, avant de contrôler des éléments, acquérir des pouvoirs de télékinésie, et d'autres encore. Le principe est génial, et permet de ne pas répéter exactement le même système que dans The Third. Malheureusement, on se rend vite compte que l'ensemble n'est pas forcément très aisé à prendre en main, et nécessite un temps d'adaptation. Déstabilisante, cette nouvelle maniabilité a besoin que l'on apprenne à la gérer. Dommage, on aurait aimé que le tout soit plus intuitif. Pour le reste, les missions classiques du genre alternent avec des missions plus variés, mais pas nécessairement plus plaisantes. On aime les quêtes et ce qu'elles proposent, mais dès que l'on s'éloigne un peu trop du gameplay de base, on se retrouve souvent face à un problème de jouabilité. L'ensemble n'est pas forcément bien pensé, et peine à convaincre manette en mains. Dommage, puisque c'est drôle, et que conduire un vaisseau spatial sur « What is Love » de Haddaway aurait pu être réellement grisant si cela avait été jouable correctement.

Die alien motherfucker!

Une chose est sure, ce qui n'est pas critiquable, c'est bien l'univers et l'ambiance du jeu. Déjanté, loufoque, barré, de mauvais goût, le titre assume son héritage pour proposer des situations toujours plus absurdes et inattendues. Bourré de références à la pop culture, Metal Gear Solid, Starfox, ou bien Matrix pour n'en citer que quelques-unes, Saints Row IV envoie du lourd dans l'humour. Parfois assez crade même (un robot qui fait une fellation...), on ne peut rester indifférent, et on aimera ou non. Mais devant un tel titre, autant assumer ses besoins d'humour débile qui font plaisir, c'est un peu le principe. Malheureusement, on peut reprocher au titre d'utiliser la même carte que dans The Third, suite direct oblige, et postulat de DLC à l'origine (le fameux Enter the Dominatrix). C'est encore plus dommage, puisque l'aspect graphique, désuet, n'a que très peu évolué. Rien de vraiment choquant, mais un effort aurait été appréciable de ce côté-là.

Saints Row IV nous offre tout ce que l'on attend, et en même temps, on peut être un peut frustré. On aurait aimé plus, ou mieux peut-être. A défaut d'être un jeu exceptionnel, Saints Row IV est un bon titre complètement what the fuck, à l'humour toujours aussi ravageur pour peu que l'on y adhère. Et finalement, dans un monde où la rigueur et le sérieux devient peu à peu une norme, ce genre de vilain petit canard, ça fait du bien. Pas autant que l'on aurait pu le souhaiter, mais assez pour plaire, et c'est déjà bien !

13/20

dimanche 8 septembre 2013

Critique : No Pain No Gain

Faire la critique d'un film de Michael Bay sur ce blog, en voici une idée surprenante. D'une, parce que le film n'est pas apparenté à ce que l'on aime appeler la « culture geek », sur laquelle se concentre le site, et de deux, parce que les films de Michael Bay, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Entre des Transformers interdits aux épileptiques ou des films d'action/de guerre/catastrophe à gros budgets, le maître des explosions a su se faire apprécier d'un public pop corn, cartonnant au box office, mais son style a souvent était critiqué, a juste titre la plupart du temps, par les autres. Cette fois-ci, c'est un film à « petit » budget que réalise Bay. Seulement 26 millions de dollars pour ce drame au ton de comédie presque surréaliste, qui pourtant est tiré d'une histoire vraie. Faites péter les stéroïdes, et préparez-vous à faire des pompes, c'est dans un centre de fitness que tout commence !

Daniel Lugo, ex taulard, emprisonné pour cause d'arnaques, travaille dans un centre de fitness. Il y est coach personnel, et sa passion dans la vie, c'est d'avoir une bonne silhouette, des gros muscles, et quasiment pas de graisse. Son autre passion, c'est The American Dream. Ce rêve américain, il compte bien l'atteindre, l'obtenir. Pour lui, ce n'est pas juste une possibilité, c'est un devoir de citoyen. Or sa situation ne lui permet pas vraiment d'accéder à son objectif. Mais pour lui, d'est un dû, quelque chose d'acquis à la naissance sur le territoire américain. Alors quoi de mieux pour l'obtenir que de le voler à un autre. Un étranger qui a réussi sur le territoire, c'est encore mieux. C'est de ce point de départ aussi absurde qu'idiot dans son principe que Lugo va élaborer un plan. Avec deux autres culturistes, il prévoit d'enlever un riche client afin de lui faire cracher TOUT ses biens, de manière « légale », en l'obligeant à signer des papiers cédant ses propriétés et richesses. Rappelons que tout ceci est tiré d'une histoire vraie ayant eu lieu en 1995.

Tout ne se passe pas comme prévu pourtant, puisque le riche client reconnaît ses agresseurs. Le tuer après dépouillement est donc la seule solution. Sauf que l'homme survit. Et il compte bien les faire arrêter ! Là où le film aurait pu se contenter d'être un simple film policier, il puise sa force ailleurs, dans divers éléments qui rendent le tout plus qu'appréciable. D'une part, le film, bien que dramatique à son origine, est drôle. Constamment le public est amené à rire ou à sourire. Pour une raison toute simple. Les personnages sont des cons. Sans méchanceté, et tout simplement. Les trois anti-héros sont tous des abrutis finis, qui pensent tous être des génies, mais qui sont de véritables crétins. Et c'est d'ailleurs l'un des propos du film, qui dit clairement qu'ils ont tous été jugés pour leur crimes, sauf leur plus grand : « leur immense connerie ». Et c'est bien ça qui fait de ce film une réussite dans son ensemble. No Pain No Gain n'est pas un film d'action, comme l'affiche avec un Mark Wahlberg sous hormone, et un Dwayne « The Rock » Johnson toujours aussi costaud, pourrait le faire croire. On est bien face à une histoire vraie, qui traite avant tout de personnages. L'occasion d'apprécier des jeux d'acteur qui jouent les cons de manière assez savoureuse. Mention spéciale à Dwayne Johnson, dont l'interprétation de l'abruti est absolument géniale, et prouve que l'acteur n'en est clairement pas un. Assurément le personnage le plus attachant et le plus marquant du film.


Les autres ne sont pas en reste pour autant, et les différents points de vue, variant régulièrement, apportent de la fraîcheur au récit, et permettent de mieux comprendre chacun des personnages. Une bonne chose, puisque l'on cible directement leurs intentions, ce qui permet une meilleure fluidité. Les personnages, parlons-en encore, puisqu'ils sont quasiment tous assez détestables et dégagent peu de compassion. A l'exception de deux, à certains moments du film uniquement, personne n'est épargné parmi les protagonistes principaux. Il ne faut pas oublier que les anti-héros du film sont avant tout des criminels, et c'est bien de les montrer tels qu'ils sont, pas forcément méchants, mais assez cons pour être dangereux. Cela n'empêche en rien de prendre du plaisir à regarder le film, bien au contraire.

Mais tout ceci, c'est bien beau, mais la réalisation tient-elle le route ? Parce que Bay n'est pas forcément là pour nous rassurer. Pourtant, aucun problème, à l'exception de certains effets de style qui peuvent déranger, au début principalement, et encore, qui servent en partie des propos avec les images. On se trouve donc face à un film plus que plaisant, principalement dans sa première moitié, aussi surprenante qu'amusante. Bay s'amuse même à inclure une petite référence à Bad Boys, qu'on reconnaîtra ou non. Une bonne surprise en soit.

No Pain No Gain n'est évidemment pas le film de l'année, mais il est peut-être le meilleur film de Michael Bay, qui avec ce sujet plus « intimiste », et un budget plus réduit, a su tirer un film intéressant sur des personnages, qui laissent place à l'humour quand il le faut, mais qui n'oublie pas d'être l'adaptation d'un fait divers. Avec un trio d'acteur savoureux, Dwayne Johnson en tête, ce film de personnages est un film de cons, qui prouvent pourtant que celui derrière la caméra est loin d'en être un, alors que beaucoup aimeraient le croire. A voir si le cœur vous en dit, mais on vous le conseille vivement.

samedi 7 septembre 2013

Final Fantasy XIV A Realm Reborn : Impressions

Faire un test d'un MMO alors que l'on a « que » 25h de jeu dessus, ce n'est pas possible. J'ai donc décidé de seulement donner mes impressions sur Final Fantasy XIV A Realm Reborn, après ces quelques heures dessus. Pourtant, les habitués de ce site savent bien que je n'aime pas vraiment les MMO, pas faute d'essayer. Alors, ce FF XIV nouvelle version, que vaut-il ?

Dès le début, il faut logiquement choisir une race, une classe, et créer son personnage, via un logiciel de création assez complet, qui comprend bien entendu le physique, et la personnalité de notre futur héros. Vu le nombre d'heures qu'on va passer avec lui, mieux vaut être satisfait du résultat avant de se lancer dans l'aventure. J'ai choisi d'être un Miqo'te (les hommes chats) gladiateur, et j'ai donc commencé ma quête dans la cité d'Ul'dah. Peu rassuré, mais enthousiaste tout de même, je me suis lancé dans l'aventure. Tout ceci n'est que le début.

La première chose qui marque, c'est le système de carte, pas forcément très compréhensible. On sait où l'on va, mais on ne sait jamais réellement vers où on se dirige, ce qui peut poser problème parfois, mais ce qui cause surtout quelques pertes de temps. Rien de méchant en soit, mais rien de très clair non plus. D'autant plus que le monde, et la plupart des lieux sont divisés en plusieurs parties, ce qui n'est pas des plus évidents pour se repérer. On s'y fait avec le temps, quand on commence à s'habituer aux lieux, mais on aurait aimé plus pratique. Heureusement, il existe des systèmes de téléportation. Gratuit dans les cités, après avoir activé tous les cristaux d'éthérite, il faut moyenner finance (le coût varie selon la distance) lorsque l'on se téléporte d'un endroit autre. Pratique, surtout que l'on peut choisir un point de retour, qui servira de point de résurrection après chaque mort, et qui ne nécessitera aucun coût lorsque l'on s'y téléporte. En même temps, ne pas pouvoir se téléporter dans un tel jeu, aux environnements aussi immenses, ça aurait été impensable !

 Ouh, la grosse tortue!

Pour ce qui est du système de jeu, on est clairement dans la logique d'un MMO, avec quête à débloquer selon le niveau. La plupart du temps, il faut casser du monstre, amener tel objet à untel, ou transporter un message pour gagner de l'expérience. Rien qui s'annonce folichon en soi, et il est vrai que le début est un peu laborieux, pourtant, on a envie de continuer grâce à un élément : l'univers. S'il n'est pas forcément le plus fou de tous les MMO, il nous place en terrain connu en quelque sorte, puisque oui, il s'agit bien d'un Final Fantasy. On y retrouve des espèces connues, des ennemis que les habitués reconnaîtront, ou bien encore les Mogs ou les Chocobos, qu'il aurait été inimaginable de ne pas mettre (et je crois qu'ils n'étaient pas présent dès le départ dans la première version du jeu, avant une mise à jour). C'est donc cet univers FF qui nous donne envie de vraiment s'investir, et ce n'est pas plus mal. Pour un MMO, on se sent impliqué dans le jeu, et même si le bashing est forcément présent, on ne s'ennuie jamais. Sans oublier que l'univers Final Fantasy est renforcé par les compositions musicales, dont certaines créées par Nobuo Uematsu en personne. Oui, ce FF XIV a finalement bien des qualités.

 Le Chocobo, la seule et unique véritable monture!

Parlons du système de jeu, et plus précisément des combats, puisque ce sera avant tout ce qui va être au cœur du gameplay. Jouant sur PS3, j'aurais pu craindre pour l'interface, puisque le jeu se prête bien plus au PC, et pourtant, c'est de façon assez agréable que le jeu se prend en main. Certes, il faut bien penser à changer les « menus » avec les gâchettes, histoire de ne pas se tromper lorsque l'on appuie sur un bouton (ce qui peut être très dangereux en combat!), mais une fois le truc assimilé, eh bien c'est très jouable. La progression est simple et assez claire, pas de quoi déstabiliser les joueurs, néophytes ou habitués. Les combats sont en temps réel. On cible un ennemi (pas forcément évident sans souris!), on attaque de manière classique ou bien on utilise sa magie ou ses attaques spéciales, qui utilisent des PM bien entendu. Les PV et PM remontent avec le temps, en combat ou non, mais il est évidemment possible d'utiliser des potions, ce qui s'avère pratique face à certains ennemis.

C'est bien beau tout ça, et le jeu est finalement très agréable et bien adapté sur le support console, mais il souffre toutefois d'un gros défaut. Les missions de la quête principale demandent parfois d'être à un certains niveau. Ok, pas de problème. Sauf que si l'on dépasse le niveau demandé, on ne peut que faire la quête en se rabaissant alors à ce niveau. C'est NUL ! Le principe d'un RPG n'est pas forcément celui d'un MMO, ok, mais de là à nous empêcher de faire du levelling pour avancer ! NON ! Personnellement, ça m'a tellement foutu en rogne, que je n'ai pas encore continué. Voilà, c'est bien là le seul gros coup de gueule à propos de cette nouvelle mouture de FF XIV.

Pour le moment, cette renaissance du Royaume tient bien la route et à de quoi offrir de belles heures de jeu à tout ceux qui tenteront de s'aventurer dans cet univers. Entre les quêtes annexes, les quêtes principales, ou bien les évènements aléatoires qui apparaissent régulièrement sur la carte, il y a de quoi faire. Reste à voir si sur la durée, le contenu sera de plus en plus étoffé pour tenir les joueurs en haleine. D'autant plus que le jeu requiert un abonnement mensuel, ce serait donc ahurissant que la suite déçoive. Pour le moment, vous pouvez vous lancer, même si vous appréciez peu le genre, surtout que jusqu'au 20 ou 25 septembre, vous pouvez jouer sans abonnement (mais en payant le jeu tout de même). Un bon investissement pour le moment, qui on l'espère, le restera sur la durée.

dimanche 1 septembre 2013

Test Rayman Legends

Il y a bientôt deux ans, Rayman était venu nous présenter ses origines sur consoles de salon, renouant avec la plate-forme 2D qui l'avait rendu célèbre. Le jeu était tout simplement sublime, et venait nous rappeler que le héros à la mèche n'avait rien perdu de sa superbe, bien au contraire. Après divers reports et une putain de trahison une sortie multi console, voici Rayman Legends, un nouvel opus de notre héros nationale. On s'attendait à du lourd, et en effet, la pesée est bonne !

Rayman Legends n'est pas une simple suite d'Origins. On le remarque au premier coup d’œil. Le design est similaire, mais le moteur graphique a changé, pour un rendu meilleur et encore plus beau. Du coup, chaque environnement est un pur émerveillement pour les mirettes, proposant une 2D magnifique, avec des éléments 3D de temps à autre du plus bel effet. Mais avant même la réalisation, c'est surtout la direction artistique qui vient flatter nos pupilles. D'inspirations diverses, on n'est sans cesse ébloui par ce que l'on nous présente. D'un univers médiéval, à une revisite de la fête des morts mexicaine, en passant par la mythologie grecque ou encore un univers parodiant les films de James Bond, tous les niveaux ont une identité propre et plus marquée que dans Origins, car encore plus originale. Le tout est accompagné par des thèmes musicaux composés une nouvelle fois par Christophe Héral. Absolument parfaites, ces compositions resteront longtemps dans les mémoires. En totale adéquation avec les différents univers, et à la fois totalement surprenantes, on ne peut que saluer le travail du monsieur. A cela s'ajoute plus de cinématiques que dans le précédent opus, et des références cinématographiques encore plus prononcées. On regrette seulement que les princesses, personnages jouables à délivrer, se ressemblent un peu trop. Pour le reste, c'est quasiment un sans-faute.

 On contrôle Murphy au Gamepad,
pour balancer des rochers sur les dragons

Des univers géniaux visuellement, qui servent forcément un level design au poil. Inutile de jouer la carte de la surprise, une nouvelle fois la construction des niveaux est pensée pour un plaisir immédiat, mais aussi pour ne pas forcément ménager le joueur qui essaiera de récupérer toutes les cages pour délivrer tous les ptizètres. Entre la plate-forme « classique », et les aspects plus originaux, comme ces « gâteaux » mexicains par exemple, on baigne constamment dans des idées simples, mais lumineuses, et surtout totalement agréables. On joue par exemple certains stages transformé en canard ! Oui, en canard ! Avec des coin-coins et tout ce que cela implique ! C'est juste énorme, et assez absurde pour être parfaitement génial. Et des petites idées comme celles-ci, il y en a assez pour satisfaire les joueurs. Sans oublier les stages musicaux, savoureux, qui reprennent de manières aussi surprenantes que délirantes des grands classiques, pour les introduire dans des niveaux où tout se joue au rythme de la musique justement. Une idée plus que fabuleuse, revisitée plus tard dans le jeu, pour une expérience encore plus délirante. Si l'on rajoute les boss, le plus souvent en 3D, dans un univers 2D, on a de quoi prendre son pied. De la plate-forme comme on aimerait en voir plus souvent. Rayman sait comment faire plaisir aux joueurs.

Le contrôle des personnages ne change quasiment pas par rapport à Origins, et c'est tant mieux, tant il est aisé. On note tout de même qu'il est préférable de jouer sur Wii U, tant le gameplay asymétrique de la console sert à merveille le titre, seul ou à plusieurs. On contrôle le plus souvent le héros choisi, comme avec une manette classique, mais on peut aussi contrôler Murphy via le Gamepad, aidant un héros incarné par l'ordinateur à avancer. Une bonne idée, qui fonctionne à merveille, si l'on excepte de rares occasions où l'intelligence artificielle aurait pu être mieux pensée. Mais hormis de très rares cas, tout se contrôle parfaitement pour une expérience de jeu sans cesse euphorisante. Et bien entendu, on peut jouer à plusieurs joueurs pour parcourir l'aventure, mais aussi pour jouer au Kung Foot, discipline pensée pour le jeu, qui risque de faire le bonheur de nombreux joueurs durant de longues heures, alors qu'il ne s'agit que d'un unique mini jeu au concept tout simple. Et pourtant, il y a de quoi bien se marrer à plusieurs ! C'est bien là la force des grands jeux !

 Les boss sont bien souvent gigantesques

On pourrait regretter une durée de vie un peu courte, pour peu que l'on cherche uniquement à boucler l'aventure principale. Mais Rayman Legends offre un contenu monumental pour peu que l'on s'y attarde. Il y a tout d'abord la Teuf des Morts-Vivants, l'équivalent de La Lande aux Esprits Frappés, qu'il faut ouvrir avec un certain nombre de ptizètres (qui remplacent à nouveau les electoons). Rien de bien compliqué en soit, puisqu'il en faut 400... Sur les 700 au total. Il y a aussi Back to Origins, qui propose une bonne partie des niveaux de Rayman Origins à rejouer, revus pour l'occasion. L'expérience sera donc aussi jouissive que l'on ai fait Origins ou non. Si l'on rajoute à cela les créatures à collectionner et à réunir en intégralité, le million de Lums à amasser pour obtenir le dernier héros, ainsi que les 700 ptizètres, il y a déjà de quoi s'occuper. Mais à cela, Ubisoft à rajouter les défis, quotidiens, et hebdomadaires, qui vont tenir en haleine les joueurs les plus motivés. On attendait du contenu, mais autant, on ne pouvait pas prévoir !

Sans surprise, Rayman legends est le petit bijou que l'on espérait tous. Une nouvelle fois, Michel Ancel et ses équipes ont prouvé qu'il savait y faire en matière de jeu vidéo, et qu'ils n'avaient de leçon à recevoir de personne. Mieux encore, ils pourraient clairement en donner. Il y a des idées à foison dans ce nouvel épisode, qui rappelle que la plate-forme en 2D a encore de beaux jours devant elle, pour peu que l'on sache la maîtriser. On regrettera peut-être une simplicité malvenue pour ce qui est de finir l'aventure en ligne droite, sans les à côtés, mais comme ce qui nous intéresse, c'est le jeu, on prendra le temps de tout terminer. Et du temps, il vous en faudra ! S'il avait des genoux, Rayman s'agenouillerait devant son propre jeu, mais comme il n'en a pas, il n'en sera rien. En revanche, nous, on peut le faire sans problème, même si jouer à genoux, c'est peu confortable quand même. Peu importe, debout, assis, ou allongé, ce qu'il faut retenir, c'est qu'à ce Rayman Legends, il faut y jouer !

18/20

samedi 17 août 2013

Pokémon The Origin

Un jour je serai le meilleur dresseur, je me battrai sans répit ! (Tin tin tin!) Je ferais tout pour être vainqueur, et gagner les défis ! (Tin nin nin!) Je parcourrai la terre entière, me battant avec espoir ! (Tin tin tin) Les Pokémons, et leurs mystères, le secret de leurs pouvoirs ! Pokémon ! Attrapez-les c'est notre histoire. Ensemble pour la victoire ! …

Bon, ça peut continuer longtemps. Surtout que je connais les deux couplets par cœur. Inutile de vous dire de quoi on va parler, vous vous en doutez sûrement. Alors qu'en ce 1er janvier 2000 débarque le dessin animé Pokémon, le jeu est lui sorti chez nous depuis le 8 octobre 1999. Et ce que l'on constate, c'est que l'animé est au final assez différent du jeu, même s'il en reprend les bases évidemment. Pourtant, on a tous (enfin, ma génération, celle née entre la fin des années 80 et le début des années 90) grandi avec ce dessin animé. Le 17 octobre, c'est une dix-septième saison qui va arriver au Japon, pour correspondre avec la sixième génération de jeu, X et Y. Et s'il y a bien une chose que l'on peut constater, c'est qu'au fur et à mesure du temps, les animés se sont de plus en plus éloignés de l'esprit du jeu, bien que de plus en plus didactiques. Une nouvelle vient de tomber, et elle devrait ravir les fans de la première heure !

Pokémon The Origin. Non, ce n'est pas un nouveau jeu, mais bel et bien un nouvel animé, qui reprend exactement le premier jeu et la toute première génération. Un dresseur, Red, choisit un Salamèche chez le professeur Chen, et il devra acquérir les huit badges et devenir maître, en concurrence avec son rival, Green, qui a choisi un Carapuce. Et bien entendu, la Team Rocket et ses plans machiavéliques seront de la partie. Pas de Sacha qui ne grandit jamais, ni de Pikachu en vedette donc, mais bel et bien le héros de la première génération. Il n'y aura que des Pokémons de la première génération, et franchement, ça a de quoi ravir les fans !

Reste une question en suspens pour le moment : quel va être le format de cet animé ? Un film ? Tout résumer en 1h40 risquerait d'être un peu court, non ? Même si cela reste possible. Une nouvelle série parallèle à celle de Sacha ? Eventuellement, mais montrer des images de l'affrontement final entre Red et Green dans le trailer n'aurait guère d'intérêt alors. Une série de simplement quelques épisodes, plus long qu'un film, mais avec juste assez d'épisodes pour ne pas s'éterniser ? C'est probable. C'est même l'hypothèse la plus réaliste avec celle d'un film. En attendant d'en savoir plus sur cet animé qui arrivera au Japon le 2 octobre, on peut regarder le trailer encore et encore. On ne s'en lasse pas !

 

Mise à jour (26 septembre) : Pokémon The Origin est un téléfilm en quatre parties. La première partie sera diffusée le 15 novembre sur la TV Pokémon. Les trois autres devraient être diffusées peu après.

mercredi 14 août 2013

Critique : Kick-Ass 2

Attention, cette critique contient des spoilers sur le premier film. Donc si vous ne l'avez pas vu, évitez de lire ce qui suit (en même temps, si vous lisez une critique de Kick-Ass 2, ça laisse supposer que vous avez vu le premier...).

En avril 2010, Kick-Ass est venu botter le cul du genre film de super-héros. Pas de pouvoir, pas de responsabilité, mais une petite claque quand même, malgré quelques défauts. On se souvient de cet adolescent dans son costume qui essaie de faire disparaître le crime. On se souvient aussi de cette gamine et de son père, aussi dérangé que touchant, interprété par un Nicolas cage en forme. Ils étaient trois « super-héros » à l'époque, avant la fameuse scène tragique de ce premier film. Dans Kick-Ass 2, ils se sont multipliés. Dorénavant, ils ont été pris sous l'aile de Jim Carrey. Plus de super-héros pour plus de fun ?

Kick-Ass a réussi le mélange entre comédie, film pour adolescents, action, et violence. On oscillait entre scènes graves et scènes plus légères à l'humour appuyé, la thématique du héros et du super-héros était bien traitée, et les scènes d'action étaient assez présentes et bien réalisées pour satisfaire le public. Le film était réussi, et bien meilleur que beaucoup de films de super-héros actuels. On pouvait donc avoir peur de cette suite. D'une, parce qu'une suite aussi bonne voire meilleure qu'un premier volet, c'est dur, et de deux, parce que Matthew Vaughn a quitté l'écriture et la réalisation. On retrouve donc Jeff Wadlow au poste de scénariste et de réalisateur. Un nom peu connu, il faut le dire, mais qui prouve que le changement peut avoir du bon. Beaucoup de bon.


Dans Kick-Ass 2, le héros au costume vert et jaune va s'allier avec une sorte de ligue de super-héros du quotidien, menée par Le Colonel, interprété par Jim Carrey. De simples malfrats, ils vont bientôt devoir affronter le vrai méchant du film, l'ancien Red Mist, devenu depuis The Motherfucker (qu'on ne traduira pas, parce que franchement, un méchant qui s'appelle l'Enculé, tout de même, c'est un peu grossier). Et la tâche va être rude ! Parce que sous ses airs d'adolescent ridicule, il cache bien son jeu le petiot ! Voilà, la base du film est posée. Ce qu'il faut savoir avec Kick-Ass 2, c'est qu'il reprend le concept du premier, mais avec comme mot d'ordre « Toujours plus loin ». Dès le début, le constat est là, on va avoir affaire à du lourd, du très lourd. Plus drôle, plus violent, plus sale, plus spectaculaire, mais aussi plus dramatique, Kick-Ass 2 est plus tout, et donc au final plus incroyable encore. Plus drôle, en effet. On oscille pourtant entre différents niveau de gags. Ceux plutôt subtils et parfois hyper pointus dans les références (LE T-Shirt!), et les autres, pas subtils pour un sou, mais qui avouons-le, font rire quand même. Parce que parfois, plus c'est con, plus c'est drôle, surtout quand c'est assumé. Alors oui, on se marre, et pas qu'un peu. Mais derrière cette façade, il y a avant tout une réalité dure et sordide.

Kick-Ass 2, comme son prédécesseur, n'oublie pas d'être sérieux. Bien plus sombre que le premier opus, cette suite est grave, presque trop parfois. On peut sans problème multiplier par deux ou trois la puissance émotionnelle de la mort de Big Daddy dans certaines scènes de cette suite. Et c'est dans cette gravité que l'on remarque un thème abordé par de nombreux films, effleuré souvent, mais absolument bien traité ici : la question de la place du super-héros dans la société. Sans jamais nous bassinner, toujours légitime, et constamment en accord avec les propos du film, ce questionnement permanent arrive à balayer d'un revers de la main tout ce qu'on a essayé de nous inculquer comme valeur dans les films de ce genre depuis bien longtemps. Pour tout dire, depuis Spider-Man 2, on n'a jamais mieux traité le sujet. Et ça fait plaisir de voir ça ! Pour une fois qu'un film ne prend pas les spectateurs pour des abrutis avec des pseudos réflexions prétentieuses (oui, je parle de toi Nolan, entre autres), on aime ça. Alors bien sûr, puisque le film est sombre, il est aussi plus violent. L'interdiction au moins de douze ans, qui aurait dû s'imposer dès le premier film, est ici légitime. Ça castagne, ça tue, ça saigne, et ça explose. Oui, ça explose. Parce que Kick-Ass 2 est aussi plus spectaculaire que son prédécesseur. Pas d'effets pyrotechniques inutiles pour autant, juste du spectacle utile quand il le faut. C'est devenu bien trop rare de nos jours.


Malgré tout, Kick-Ass 2 a des défauts. Les scènes d'action par exemple. Il faut avouer qu'elles sont un poil moins lisibles que dans le premier film. Elle ne sont pas mal réalisées, mais moins lisibles. Pas de montage sous ecstasy à base du cuts à tout bout de champ, ni même de mouvements de caméra donnant la nausée, mais dans l'ensemble, ça reste moins lisible, voire légèrement moins compréhensible que dans Kick-Ass premier du nom. Pas de quoi gâcher son plaisir, mais c'est dommage. De même, on pourra regretter l'absence de certaines scènes mémorables instantanément, comme le premier combat de Kick-Ass ou l'arrivée de Hit-Girl dans le premier film. Ces scènes ont su rester dans les mémoires grâce à leur impact iconographique, mais aussi grâce à leurs musiques. On se souvient en effet des musiques de The Prodigy, ou de cette chanson de The Dickies, en parfait désaccord volontaire avec l'action. Attention toutefois, il ne faut pas croire que le film s'oublie vite, au contraire, il risque de vous marquer. D'ailleurs, ce final, totalement épique et touchant, a de quoi en impressionner plus d'un, et restera sûrement gravé dans les mémoires pendant longtemps !

Kick-Ass s'amusait à prendre les codes d'un genre pour les détourner et se les approprier. Le résultat était un vrai/faux film de super-héros réussi, et meilleur que beaucoup de grosses productions du genre. Avec Kick-Ass 2, on garde un registre similaire, mais on monte en grade. Cette fois-ci, on est réellement face à un film de super-héros, avec ses thématiques, ses scènes d'action, et une réelle réflexion sur le genre. Kick-Ass 2 est un mélange réussi de genres et d'influences, bourré de références, qui sait rester léger tout en étant sérieux, et qui surtout ne prend jamais le spectateur pour un abruti. Si les films de Marvel et de DC s'inspiraient de ce film, alors nous n'aurions plus de gros navets ridicules comme on nous en sert régulièrement. Kick-Ass 2 donne une bonne leçon au genre, et botte clairement le cul à la concurrence. Devant un tel film, il n'y a qu'une chose à faire, courir aller le voir, et savourer son plaisir. C'est assez rare qu'on nous serve une aussi belle production de nos jours. Ah, et oui, n'oubliez pas de rester après le générique de fin.

mercredi 7 août 2013

Critique : Oggy et les Cafards Le Film

Bon, ok, directement avant de commencer, je sais, ce film n'a en soi rien à voire avec la culture geek, alors que c'est un peu le thème de ce blog. Mais j'ai décidé de me faire plaisir, et comme ça fait longtemps que je n'ai pas écrit d'articles, j'en profite. Petit rappel pour les plus jeunes, qui ne connaîtraient éventuellement pas Oggy et les Cafards. Avant d'être un film, il s'agit d'un dessin animé français créé en 1999 (ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame...), diffusé entre 1999 et 2003 sur France 3, avant que de nouveaux épisodes voient le jour en 2008, puis en 2013 (270 en tout!). Le principe est simple, un chat, Oggy, doit sans cesse déjouer les pièges de trois cafards qui veulent lui faire la misère, pour le dire grossièrement. Jouant sur l'humour absurde, et principalement sur le slapstick, de type Tom et Jerry, Looney Toons ou Tex Avery, le dessin animé est entièrement muet privilégiant les gags visuels. Les situations à base de piano qui écrase un personnage, ou de dynamite qui explose sont donc légions, renforcées par un humour parfois bizarre, limite dérangeant, mais toujours accessible à tous. Personnellement, je regardais quand j'étais gosse, alors que je n'aimais pas plus que ça. Je devais aimer l'absurde, mais je ne le savais pas encore ! Il reste cependant une question qu'il est légitime de se poser : un dessin animé de 7 minutes par épisode est-il adaptable au format cinéma ?

Il est honnête de répondre assez rapidement : oui. Pour la simple et bonne raison que le film n'est pas une succession de gags durant 1h25 (enfin, un peu quand même). Le choix a été de transposer Oggy, ses compères, et ses ennemis dans quatre époques et univers différents. De la préhistoire, au futur type science-fiction à la Star Wars, en passant par le Moyen-Age ou l'Angleterre de 1900, il y a de quoi varier les plaisirs. Cela empêche l'ensemble d'être redondant, comme aurait pu l'être un film d'1h30 dans la maison d'Oggy que l'on connaît tous. Les situations varient aussi, et on prend donc du plaisir à être entraîné dans le film parmi tous ces lieux et toutes ces quêtes. Parce qu'avant d'être une simple succession de gags absurdes, Oggy et les Cafards le Film est bien un film d'aventures. On vous explique.


A chaque époque, notre chat, accompagné de son cousin Jack (mais si, le gros matou costaud tout vert!), va vivre une aventure remplie de périples. À la préhistoire, il devra récupérer LE feu, au Moyen-Age, il va secourir une damoiselle en détresse, et en 1900, il sera confronté à une énigme à la Sherlock Holmes. Et c'est finalement là que le film gagne en intérêt. Certes, c'est drôle mais c'est avant tout dans son côté aventures que le film est réellement plaisant. Particulièrement au Moyen-Age, ou dans cette enquête qui reprend clairement les personnages de Sherlock Holmes, Watson, et Moriarty. On gagne en profondeur scénaristique et dramatique, et l'on entre plus facilement dans le film et son histoire. Cela facilite la digestion de gags omniprésents, mais qui ont parfois tendance à se répéter (l'inconvénient du genre slapstick...). Sans oublier les amourettes qui viennent ponctuer chacune des époques, entre Oggy et une jolie petite chatte. Un mélange muet entre aventures, romance, et comédie, le tout en animation, c'est possible, la preuve avec Oggy et les Cafards.


La réalisation tient parfaitement la route, et le rythme est soutenu, afin de rester sans cesse happé par ce que l'on voit à l'écran. Malheureusement, si tout le côté aventures/romance tient parfaitement la route, pour ce qui est de l'humour, on peut parfois regretter un manque d'ambition. Bien sûr que c'est drôle, mais l'humour se répète souvent, et on remarque une sorte de manque d'audace dans les gags, comme si la fraîcheur de la série avait été volontairement délaissée pour laisser place au reste, à l'aventure avant tout. Là ou le film Bob L'Eponge arrivait à concilier les deux, en poussant certains gags assez loin, ici, on a tendance à stagner un peu. On reste éventuellement sur sa faim pour ce qui est de l'humour, et encore, on s'amuse quand même pas mal, mais pour le reste, aucun problème.

Peut-être pas aussi rafraîchissant que la série télévisée, Oggy et les Cafards Le Film arrive clairement à satisfaire. Pas aussi drôle qu'on aurait pu l'espérer, le film se rattrape dans ses parties aventures et romance, bien ficelées et surtout bien rythmées et réalisées. On prend du plaisir à voir ce film, qui sous ses allures de quatre mini courts-métrages au premier abord, nous prouve qu'il est bel et bien un ensemble. Avec son final, assez surprenant, que n'aurait pas renié Futurama, on ne peut que s'avouer conquis. Certes, on était en droit de s'attendre à plus rigolo, mais face à ce genre de production, on ne peut pas se plaindre. Alors on y va, on regarde, et on savoure, tout simplement.