Ce n'est pas parce qu'on joue aux jeux vidéo qu'on est forcément un geek. Mais l'un empêche pas l'autre, bien au contraire. Pour suivre l'actualité du monde vidéoludique, lire des tests, découvrir ma façon de penser le jeu vidéo, mais aussi lire des critiques de films ou des avis sur l'univers dit "geek", c'est ici.
On vous parlait récemment de
la version Wii U de Super Smash Bros. Désormais, il est l'heure de
s'attaquer à la version 3DS. On ne va pas revenir sur les
combattants, on en a déjà parlé sur Wii U, ils sont identiques sur
chacune des versions, avec les mêmes coups. En revanche, la prise en
main est forcément différente, puisqu'il n'y a pas de manette. Mais
surtout, la présentation du jeu a permis d'essayer le mode Smash
Run. On vous balance les impressions juste là !
Avant tout, commençons par
les sensations que procure cet épisode portable. C'est la première
fois que la saga atterrit sur console portable, on est en droit
d'avoir quelques craintes. Tout d'abord, sur la lisibilité. Un si
petit écran (et encore, l'essai a été fait sur une 3DS XL) pour un
jeu qui part vite en sucette niveau visuel et bordel, ça peut
effrayer. On va être franc, c'est bien plus confortable sur un écran
de télévision. Pourtant, on s'y fait, même si forcément, c'est un
poil moins pratique. Il n'y a donc pas trop d'inquiétude à avoir.
Pour ce qui est de la prise en main, bien que logique dans ses
commandes et ses boutons, elle demande un petit temps d'adaptation.
C'est finalement comme pour Melee, sauf qu'il y a désormais une
gâchette pour se protéger, et non deux, puisque l'autre sert à
attraper ses adversaires. C'est classique, c'est donc parfaitement
adapté à la console. Mais, peut-être est-ce la taille de la
console, on a plus de mal à prendre le jeu en main. Et de manière
presque absurde, on a plus tendance à vouloir jouer avec la croix
(qui sert à se moquer ou à frimer) plutôt qu'avec le « stick »
de la 3DS. Bon, on s'y fait, on retrouve ses marques, mais de
manières moins évidentes que sur Wii U (en même temps, jouer avec
la manette Gamecube, forcément). Bref, c'est du bon, mais il y a
malgré tout un temps d'adaptation nécessaire.
Fight on Rainbow Road !
Passons dorénavant au
fameux mode Smash Run, exclusif à la 3DS. Pour rappel, il se divise
en deux parties. Une première dans laquelle on parcourt durant cinq
minutes un niveau plus ou moins labyrinthique rempli d'ennemis divers
de chez Nintendo (ou des combattants des autres éditeurs) à la
recherche de bonus boostant les capacités, puis une seconde avec un match aléatoire
à quatre (ça peut être un combat classique, un où tout le monde
est à 300%, où les combattants sont plus rapides, etc...). Dans la
première partie, on explore donc un niveau, tel un jeu de
plate-forme teinté de beat'em all. On saute, on tabasse des ennemis,
et on amasse les précieux gains qu'ils ont laissé après leur
défaite. On peut utiliser des objets durant cette phase, afin de
maltraiter ceux qui gêneront notre route. On peut aussi entrer dans
des portes pour participer à des minis défis chronométrés. C'est
plutôt chouette. A savoir que l'on ne rencontre jamais les autres
adversaires qui sont de la partie, on les affronte uniquement lors du
combat qui suit. L'intérêt de cette phase, si l'on excepte le
divertissement, c'est que les bonus que l'on ramasse servent pour le
match, puisqu'ils donnent des boosts de puissance, de rapidité, de
sauts, etc... Et c'est une idée intéressante. Parce que le match
qui suit peut dépendre des statistiques que l'on a su ou non faire
jouer en sa faveur. Et ce mode est jouable à plusieurs joueurs, même
s'ils ne se rencontreront que dans le combat final.
Avant de conclure, un petit
mot sur les Amiibos, ces figurines NFC qui seront disponibles à Noël
avec la version Wii U de Smash Bros., et début 2015 avec un
adaptateur pour les versions 3DS. Il n'était pas possible de jouer
avec, mais exposées en vitrine, ce qu'il faut constater, c'est que la
finition est juste sublime. Si celles vendues dans le commerce sont
aussi réussies, les comptes en banque de beaucoup de joueurs et de
fan risquent d'en prendre un coup ! Bref, pour en revenir à
Super Smash Bros. for 3DS, il faut dire que l'ensemble s'annonce très
bon. Évidemment, il faudra un petit temps d'adaptation pour se faire
à la jouabilité et à l'écran de la console, mais le fun est bien
présent et la maîtrise de Sakurai aussi. Pas d'inquiétude donc.
Plutôt jolie avec son effet cell-shading, le titre séduit et sera
un futur indispensable de la console nomade de Nintendo. Vivement le
3 octobre !
Comme chaque année,
Nintendo présente ses jeux qui étaient jouables à l'E3. Et cette
année, il y en avait des jeux, principalement sur Wii U. Voici le
premier article qui va ouvrir une multitude d'aperçus sur plein de titres à venir. Non, il n'y aura pas d'aperçu de Sonic Boom, que ce
soit sur Wii U ou 3DS ! Parce que la déchéance du hérisson est de pire en
pire, et ce serait trop triste de parler ainsi d'une ancienne gloire
du passé. Pourtant on commence avec un jeu dans lequel il y a Sonic,
Super Smash. Bros. Accrochez-vous à votre manette GameCube, voici un
aperçu de la version Wii U.
Oui, vous avez bien lu,
manette Gamecube. En effet, le titre était uniquement jouable avec
ce type de manette. Cela ravira les vieux de la vieille (comme le
rédacteur de cet article...), mais bon, une impression Gamepad ou
manette Wii U pro en main, ça aurait été bien aussi. Enfin bon, la
manette Gamecube, c'est la manette des vrais, alors on ne se plaindra
pas. Revenons au jeu. Dans cette démo, tous les nouveaux (et même
anciens) personnages n'étaient pas disponibles. Pas de Pac-Man,
Palutena, combattant Mii, ou même Dracaufeu (bon, c'est pas vraiment
un nouveau combattant, mais il l'est dorénavant à part entière).
Peu importe, il reste assez de nouveaux venus pour avoir une petite
idée. Et puis avant même de tester des personnages, on est là pour
essayer le nouveau Smash Bros. Et c'est le sourire aux lèvres que
l'on retrouve non pas les impressions de Brawl, mais bien de Melee !
Bon, c'est peut-être la manette qui fait ça aussi. Plus
sérieusement, dès le début on réalise que le jeu est moins mou
que Brawl, et se rapproche plus de la nervosité de Melee, sans pour
autant l'atteindre. Et ça fait plaisir ! On dashe, on enchaîne
les coups et les smashs, et ce toujours dans ce semi-bordel ambiant
qui fait tout le charme de la série. La prise en main est immédiate,
bien que toujours technique, et forcément, les joueurs de Melee ne
seront pas déconcertés (surtout s'ils jouent avec des manettes
Gamecube). Dans l'absolu, dans le gameplay pur et dur, il n'y a pas
vraiment de nouveautés, mais peu importe, le jeu reste un concentré
de fun. Et puis ce sont les nouveaux personnages, les nouveaux
combattants, et les nouveaux objets qui permettent de renouveler la
licence.
Et sinon, ça va toi? La famille? Tranquille?
Les nouveaux combattants,
parlons-en. Le villageois, l'entraîneuse Wii Fit ainsi que Harmonie
et Luma ont eu un peu de mal à convaincre. La raison est simple, ils
ont tous une maniabilité plutôt atypique, au moins dans leurs
coups. Ce qui fait qu'en un ou deux matches, il est difficile de bien
les cerner. Entre l'entraîneuse qui a des attaques plutôt...
étranges, logiquement, puisque ce sont plus des poses, et Harmonie
qui se bat avec Luma, on est loin des prises en mains immédiates de
Mario ou Link. Parmi les autres nouveaux, il y a bien entendu Mega
Man. Peu rapide de manière surprenante, ses attaques sont claires et
donc assez faciles à assimiler. Inutile de le répéter à chaque
fois, comme pour tous les personnages, c'est avec l'entraînement
qu'on le maîtrisera complètement. Amphinobi, la dernière évolution
du starter eau de la sixième génération, est un combattant rapide,
avec des attaques simples d'apparence, mais qui demande pour
certaines de la stratégie et de la technique dans leur exécution.
Et pour finir, Little Mac, le boxeur. Très rapide, dans ses
déplacements comme dans ses coups (avec le bouton A, c'est
impressionnant l'enchaînement de gros porc!), il est moins efficace
en l'air. Son attaque principale rappelle fortement le Falcon Punch
dans son principe, même si le coup a une portée plus longue. Un
personnage qu'il faudra savamment utilisé, mais qui plaira sûrement
à beaucoup de joueurs.
Pour ce qui est de
l'ambiance du jeu, le visuel est bon, sans être une claque. Ce n'est
pas gênant, tout est fluide et propre, c'est le principal. On
regrette que dans la démo, les arènes étaient un peu trop
« plate-forme aérienne » on va dire, un peu comme le
premier niveau F-Zero dans Melee, avec une plate-forme mobile qui se
pose avant de repartir. Sinon, dans l'ensemble, rien à redire. Le stage de Mega Man avec le Yellow Devil est intéressant, puisqu'il
place le boss dans l'arène, qu'on peut battre, qui peut nous faire du
mal, où sur lequel on peut balancer son adversaire pour lui faire
prendre des dégâts. Bref, vous l'aurez compris, ce Super Smash
Bros. for Wii U s'annonce grandiose, et cela juste après avoir joué
uniquement en multi local. Espérons que le mode solo soit à la
hauteur. Pour le moment en tout cas, c'est juste génial. Enfin bon,
des nouvelles de Captain Falcon, Ice Climbers ou Ganondorf, ça
serait rassurant. Parce que retirer de bons persos pour nous refourguer
des médiocres (qui a dit Harmonie?) ça aurait de quoi foutre un peu
les boules. Mais bon, oublions ça, pour l'instant, ce Super Smash
Bros. for Wii U s'annonce comme le digne héritier de Melee, et ça,
ça fait plaisir !
Cette année pas de
nouvelles consoles à l'E3, c'était donc la bonne période pour
enfin présenter des jeux. Jeux principalement axés sur les
nouvelles générations de consoles. On attendait donc avec
impatience les conférences de Microsoft, EA (enfin...), Ubisoft,
Sony, et le Nintendo Digital Event. Et si ce dernier a réussi à
rehausser le niveau de l'E3 après des conférences finalement pas
très folichonnes, il faut bien avouer que cette année, l'ensemble
était un peu tiédasse... Non pas que cet E3 était mauvais, au
contraire, mais malgré toutes les bonnes intentions des
constructeurs et des éditeurs, il n'y a pas eu de vraies grosses
surprises, et surtout, pas d'énorme claque (une éventuellement,
mais l'annonce du titre était attendue). Oui, il y a eu des
nouveautés que personne n'a vu venir, mais même s'il y a de quoi
être enthousiaste, dans l'absolu, c'était juste sympathique, à
défaut d'être extraordinaire. Bref, on va revenir sur les
conférences et les annonces. On ne pourra pas s'attarder sur tout,
mais sur ce qui a principalement marqué cet événement. Allez, on
commence !
Microsoft a ouvert le bal
avec Call of Duty : Advanced Warfare. Eh oui, quand on est l'une
des licences les plus rentables, on a beau être aussi intéressant
que le dernier film de Roland Emmerich, on nous lance des fleurs.
Alors on a enfin quitté le moteur graphique de la PS2 pour offrir un
truc potable, à base de TitanFall. Oui, du pan pan boum boum qui ne
cherche même plus à cacher son manque d'originalité, et qui
pourtant s'essaye à la guerre plus ou moins futuriste. C'est beau
les jeux vidéo qui évoluent... Bon, comme on ne va pas s'éterniser
quarante ans, passons aux présentations peu surprenantes, mais
plutôt plaisantes (comme l'ensemble de cette conférence, et de cet
E3 en général). Forza Horizon 2 débarquera le 13 septembre 2014,
et s'annonce quand même bien beau. Sunset Overdrive s'est montré à
nouveau, avec un trailer à la cool, et une phase de gameplay. Ça a
l'air totalement décomplexé, plutôt sympathique, ça rappelle même
un peu Jet Set Radio, mais il en faut encore plus pour réellement
convaincre. Verdict à sa sortie le 28 octobre. A cette même date
sortira Assassin's Creed Unity, qui se déroule durant la Révolution
Française. On a eu le droit à du gameplay. C'est plutôt joli
(malgré quelques bugs graphiques), et première pour la série, on
pourra jouer les missions en coopération ! La coopération a
aussi été montrée dans le très attendu Fable Legends, et pas
uniquement, puisque l'un des joueurs pourra aussi incarner un ennemi.
C'est aussi le principe d'Evolve, dans lequel quatre joueurs peuvent
en affronter un cinquième sous forme de monstre. Ça a l'air plutôt
cool, même si on en n'a pas vu beaucoup. On n'a pas vu beaucoup non
plus de Dragon Age Inquisition, hormis un trailer. En revanche, on a
vu du gameplay de The Division, qui sortira dans longtemps. En
février, dans longtemps, mais pas trop, ce sera la sortie de The
Witcher 3 : Wild Hunt, qui s'annonce incroyable, gameplay à
l'appui. On vous rassure, il y a aussi eu des nouveautés lors de
cette conférence, à commencer par Rise of the Tomb Raider, la suite
du reboot de la préquelle. Bon, c'était assez attendu, mais ça
fait toujours plaisir. Attendu aussi, Halo 5, dont on ne sait
toujours rien, mais plus surprenant (quoique...) Halo :
Masterchief Collection, qui regroupe les quatre premiers opus en
super méga full HD, avec plus de cent cartes multijoueurs, la
web-série NightFall, et une beta de Halo 5. Les fans ou les
néophytes seront comblés dès le 11 novembre prochain. Parmi les
vraies surprises, on a eu le droit à Ori and the Blood Forest, la
suite de Child of Light (ah, on me dit que non) avec sa direction
artistique somptueuse. Tout comme Inside, par le créateur de Limbo,
dont on ne sait pas grand-chose. Enfin, on nous a annoncé les
retours de Phantom Dust et Crackdown. La vraie surprise vient surtout
de Scalebound, une nouvelle licence venue tout droit de Platinium
Games. Un jeu d'action étrange avec des dragons. Un mélange entre
Bayonetta et Monster Hunter ? Pourquoi pas. Une chose est
certaine, de la nouveauté, ça ne fait pas de mal !
Trailer de Scalebound
On va passer très
rapidement sur la conférence EA, basée sur le sport
particulièrement. On a eu le droit à de rares images en stade de
développement de Star Wars Battlefront, Mass Effect 4 et Mirror's
Edge (un reboot...). Plus l'annonce d'un jeu de sport extrème
développé par Criterion. Sinon, il y a eu les sempiternels Sims,
sans grandes surprises. Dawngate, un MOBA, va essayer de concurrencer
League of Legends, et qui sait, peut-être va-t-il investir la scène
E-Sport (ça serait étonnant, mais pourquoi pas). La conférence
s'est terminée sur Battlefield Hardline, qui ne propose plus de
guerre, mais des affrontements entre flics et méchants pas gentils
brigands. Rien de très original, mais ça pète partout, et ça
plaira sûrement aux fans de Michael Bay.
Place à Ubisoft. On ne
parlera pas à nouveau des Assassin's Creed ou autres présentés
chez Microsoft. On commence donc par Far Cry 4, qui semble avoir
retenu la leçon de Far Cry 3, au point de la repomper sans scrupule.
Un méchant fou et charismatique, un héros fade dont on a rien à
foutre, et une ambiance exotique, mais pas trop. Bref, un beau Far
Cry 3.5 que tout le monde semble déjà vouloir posséder, et qui
sortira le 18 novembre. Il y a ensuite eu The Crew, ce jeu de courses
avec la promesse d'un monde ouvert immense, dont la date de sortie
est enfin prévue pour le 12 novembre. Shape Up, un jeu de fitness
plutôt délirant fonctionnant avec Kinect a été annoncé pour le
lendemain, c'est à dire le 13 novembre. Et puis, Yves Guillemot est
venu pour annoncer le dernier jeu. Tout le monde a retenu son
souffle, et alors qu'on espérait tous voir Beyond Good and Evil 2,
on a eu le droit à... Rainbow Six Siege. Un jeu dans lequel on mène
des sièges en multi. Ça a l'air cool, c'est beau, mais bon, ou
aurait préféré la suite du bébé de Michel Ancel...
Far Cry 3.5
Passons à Sony maintenant.
On sait enfin que The Order : 1886 sortira le 20 février 2015,
et qu'il s'agira d'un shooter avec des zombies garous. Rien de plus,
si ce n'est que c'est beau quand même. On a changé d'univers avec
Little Big Planet 3, jouable en coopération, sur PS4, mais aussi sur
PS3 de manière surprenante. Soyons honnêtes, c'est sympa, mais ça a
pas beaucoup changé depuis les deux premiers... Puis on a changé
radicalement d'ambiance, avec Bloodborne, un jeu de From Software, à
qui l'on doit Demon's Souls et Dark Souls. Oppressante, glauque,
dérangeante et sanglante, voici comment on pourrait décrire cette
bande-annonce. Dans le genre gore et violent, mais plus décalé, la
nouvelle production de Suda 51 sortira sur PS4 en 2015. On n'en sait
pas plus, sauf que ce sera un free-to-play, et qu'il s'agira très
probablement d'affrontement entre joueurs. Et dans un registre
similaire mais pas vraiment, Mortal Kombat X a montré son gameplay.
Toujours aussi gore, le jeu s'annonce surtout moins rigide que les
anciens opus, et ça, ça fait plaisir ! Cool, rigolo, et un peu
crade, le trailer de Dead Island 2 prend à contre-pied le ton du
trailer du premier opus. On espère juste que le jeu soit enfin bon
pour une fois dans la licence. No Man's Sky, un jeu indé qui a déjà
bonne réputation alors que sa sortie n'est pas pour tout de suite a
probablement été la claque de cette conférence, et la nouvelle
preuve que les productions AAA ne sont plus des valeurs sures. Metal
Gear Solid V : The Phantom Pain ainsi que Batman Arkham Knight
ont su impressionner eux aussi, sans grande surprise. L'annonce de la
version PS4 de The Last of Us pour le 29 juillet a fait plaisir, mais
a moins surpris que le portage de GTA V sur next gen et PC (enfin,
moins surpris, c'est vite dit). Mais puisque l'on parle de portage,
c'est surtout l'annonce de Grim Fandango HD sur PS4 et PS Vita (et
d'autres supports non précisés aussi) qui a eu de quoi faire
plaisir. Et pour finir en beauté, Sony a balancé le trailer tant
attendu, celui d'Uncharted 4 : A Thief's End. Le jeu sortira en
2015 (probablement en novembre), on n'en sait pas plus pour le
moment, si ce n'est qu'il sera le dernier de la série. Toutes les
bonnes choses ont une fin...
Mon Dieu... Uncharted 4!
Les conférences sont
terminées, mais il serait impensable d'oublier de parler du Nintendo
Digital Event. Surtout qu'il faut avouer que c'était l'un des
meilleurs moments précédant l'ouverture du salon. Et avant même
les annonces, du fait de sa présentation. Les conférences sont
souvent un peu longuettes et bavardes pour pas grand-chose, et hormis
Ubisoft, il y a très peu d'humour. Là, Nintendo commence avec des
sketchs en stop motion mettant en scène Reggie Fils-Aimé et un
public parodique (mais presque réel) de conférences, blasé de
toujours avoir les mêmes jeux. Tout ça avant d'enchaîner sur un
combat entre Reggie Fils-Aimé et Satoru Iwata. C'était totalement
What the Fuck, mais bon sang, ça faisait plaisir à voir de la
dérision. Bref, ce combat de titans était là pour Super Smash
Bros. On apprend que les Miis seront jouables, mais qu'ils auront des
caractéristiques de gameplay différentes selon ce que l'on préfère.
Parmi les nouveaux combattants, il y a Palutena et Dark Pit de Kid
Icarus, ainsi que Pac-Man ! En revanche, toujours aucune image
de Captain Falcon dans les anciens... Bref, ces nouveaux Smash Bros.
ont l'air plutôt balèzes. La version Wii U sortira fin 2014 sans
plus de précisions, et la versions 3DS le 3 octobre. Bien entendu,
les Amiibos, les figurines NFC seront de la partie, et pourront être
utilisées avec d'autres jeux. Rien de transcendant sur le sujet dans
l'absolu, mais la finition de ces figurines pourrait bien nous les
faire acheter ne serait-ce que pour les exposer fièrement sur notre
étagère. Passons à Yoshi Wooly World, un jeu de plate-forme 2D
avec Yoshi, mélange entre Yoshi's Story et Yoshi's Island, avec une
direction artistique en laine assez sublime. Kirby and the Rainbow
Curse reprend le principe du premier épisode DS, mais sur Wii U,
avec aussi une direction artistique plus que jolie, avec de la pâte
à modeler entre autre ! Ceux qui ont aimé les niveaux inédits
avec Toad dans Super Mario 3D World apprécieront sûrement Captain
Toad Treasure Tracker, qui reprend le concept (on avance avec le
stick et on déplace la caméra avec le Gamepad pour trouver
différents chemins et secrets) dans un jeu à part entière, qui
sera plus poussé que les simples niveaux bonus qui l'ont inspiré.
Sans surprise, Pokémon Omega Ruby et Alpha Sapphire sont des remakes
des opus Game Boy Advance avec la technologie des verions X et Y. X
justement, le fameux jeu énigmatique avec des mechas, est devenu
Xenoblade Chronicles X, suite de l'opus Wii. On le connapit déjà,
mais Bayonetta 2 s'est une nouvelle fois affirmé comme l'un des jeux
à surveiller en cette fin d'année. Surtout qu'il pourra être vendu
avec le premier opus sur Wii U, avec des ajouts exclusifs made in
Nintendo. On a aussi appris que Hyrule Warriors sortirait en
septembre chez nous. La vraie surprise de cette présentation
Nintendo, c'est Splatoon, un jeu d'affrontement en ligne en équipe
de quatre très cartoon. Le concept est simple, il faut repeindre la
plus grande partie d'une arène en temps limité, contre une équipe
d'une autre couleur. Sauf qu'on peut se transformer en poulpe pour
avancer rapidement dans sa peinture, mais pas dans celle des
adversaires évidemment. Ça a l'air vraiment fun, et voir une
nouvelle licence chez Nintendo, ça fait plaisir. Quant aux fans de
Mario, ils apprécieront probablement Mario Maker, afin de
construire ses propres stages 2D de Mario. La fin de la
présentation a teasé sur un nouveau Starfox (un concept pour le
moment), ainsi que deux projets en cours de la part de Shigeru
Miyamoto : Project Guard et Project Giant Robot, jouables avec
le Gamepad, et dont on attend d'en savoir plus. En marge du Nintendo
Digital Event, des jeux ont été annoncés, comme Mario Party 10 ou
encore Mario Vs Donkey Kong sur Wii U. Mais bien entendu, la claque
de cette conférence (et de cet E3, avouons le) c'est la présentation
très courte, mais absolument phénoménale de The Legend of Zelda
sur Wii U. Promesse d'un monde ouvert libre dans la progression, et
direction artistique admirable, on n'a qu'une chose à dire, merci
Nintendo !
Merci!
Pour finir, voici une petite
sélection totalement subjective de ce qui m'a le plus marqué lors
de ces annonces. Beaucoup de jeu ont été présentés, peu de
nouveaux, mais malgré tout, certains ont fait leur petit (voire
gros) effet. The Witcher 3, que j'attendais déjà pas mal, me donne
encore plus envie ! Même si on a rien vu et que je reste
dubitatif, Rise of the Tomb Raider me tente, parce que j'ai bien aimé
le reboot. Il y a eu du lourd côté Nintendo, et Yoshi Wooly World
s'annonce quand même pas mal. Pourtant, ce sont plutôt les jeux
déjà prévus qui m'ont marqué. Super Smash Bros. évidemment, mais
surtout Bayonetta 2. Surtout avec le
premier qui sortira aussi sur Wii U avec des ajouts tirés de
l'univers Nintendo (Bayonetta en Link... Bave...). Mario Maker aussi
a l'air plutôt cool. Construire ses stages 2D de Mario, graphismes
Nes ou Wii U, ça a de quoi être bon. Je termine avec mes deux coups
de cœur. D'une part, Uncharted 4. Ok, on n'a quasiment rien vu, mais
bon sang de bois, j'attends tellement ce jeu ! Et si la qualité
des graphismes est aussi belle dans le jeu (on a le droit de rêver,
c'est Naughty Dog après tout), ça risque d'être immense. Et pour
finir, le nouveau The Legend of Zelda bien évidemment. On s'y attendait,
on voulait voir, on a vu, et... Ben voilà. LA claque su salon, qui
prouve qu'une direction artistique maîtrisée vaut plus que
n'importe quelle claque technique pure. On n'a rien vu de plus qu'un
simple trailer, mais bon, je pense que c'est assez suffisant pour
faire taire les rageux qui n'aiment pas Nintendo. Et moi, ça me
suffit, c'est le principal ! Et vous, cet E3, vous en avez pensé
quoi ?
Il y a quatre ans, Dragons
avait réussi à surprendre les spectateurs en offrant un film
d'animation spectaculaire, épique, et plutôt sombre. D'ailleurs, sa
fin était plutôt traumatisante, et restera sûrement l'une des plus
osées pour un film d'animation destiné à la jeunesse. Vu le succès
du film, c'est sans surprise qu'une suite a été annoncée. Sa
sortie est prévue pour le 2 juillet en France, et elle devra prendre
la relève du meilleur film (ou l'un des meilleurs) du studio
DreamWorks. Le point de départ du long-métrage, c'est Hiccup, le
héros du premier volet, qui doit protéger les dragons et les
vikings de Drago, un psychopathe qui veut conquérir le monde avec
son armée de dragons. Alors qu'il fait une rencontre inattendue, la
destinée des peuples est entre ses mains. Une intrigue qui compte
envoyer du lourd. Alors, pari réussi, ou promesse trop alléchante ?
Rappelons-nous rapidement l'essence du premier Dragons. Si dans les grandes lignes le film était plutôt
conventionnel, avec un message de tolérance évident, et un scénario
qui était plutôt prévisible (sauf pour la fin!), le film avait
tenté une imagerie qui tranchait avec ce à quoi on était habitué,
et proposait surtout des moments réellement sombres et parfois
surprenants. Fond classique, mais forme plutôt osée on dira. C'est
donc naturellement qu'on attendait autant, si ce n'est plus, de la
part de sa suite. Après tout, on lance une licence souvent sans
prendre trop de risque (surtout chez DreamWorks) et après on ose,
une fois qu'elle est sur les rails. Oui, sauf que là, il semblerait
que ce soit l'inverse...
La chanson du début est plutôt entraînante!
Avant d'imaginer que le film
est mauvais, parce que ce n'est pas le cas, on va quand même dire
pourquoi il n'est malheureusement pas à la hauteur du premier. Déjà,
et c'est le vrai ratage du film, le méchant est complètement foiré.
D'une part dans son design, mélange étrange entre Gru de Moi, Moche
et Méchant, Gérard Darmon et un vieux hippie dégueulasse. Voilà, moins crédible, c'est dur à trouver. Le problème ne vient pas que
de son look, ça aurait pu passer sinon, mais on le montre comme un
grand méchant fou furieux qui tue sans raison (d'ailleurs ce
flashback de présentation est très réussie), et finalement, quand
la scène qui devrait dévoiler son ignominie arrive, il agit sans
plus et se contente de trop parler. Surtout que son seul objectif
pourrait se résumer à «Un dragon pour les gouverner
tous !». Et un peu plus tard, alors qu'il pourrait
réellement gagner, ou au moins mettre grandement en danger les
gentils, ben non, il agit comme les méchants idiots du cinéma, qui
parlent, parlent, et sont pas contents, donc expriment leur colère en
parlant au lieu d'agir... Bref, c'est un peu la déception de ce
côté.
Et malheureusement, ce n'est
pas le seul défaut du film. Le vrai gros problème vient du rythme,
totalement bancal. On oscille sans cesse entre les différents
registres d'émotions, et finalement, l'ensemble n'est jamais
cohérent dans ce qu'il veut être réellement. D'ailleurs, si on
apprécie qu'il y ait de l'émotion, on peut clairement reprocher au
film son manque d'action. Et puisqu'on parle de rythme bancal, autant
parler de l'un des scènes clés du film (sans spoiler évidemment).
Il y a une bataille de grande envergure dans le film. Forcément, on
s'attend à des affrontements épiques. Sauf qu'au final, tout est
expédié trop rapidement. La conclusion arrive trop rapidement, et
finalement le méchant cherche à prouver qu'il est méchant, et on
enchaîne directement avec une séquence chargée en émotion.
Séquence un poil trop longue, et qui est ensuite trop courte plus
tard dans le film, alors qu'on aurait préféré qu'elle soit
découpée en deux parties. Ça ne veut pas dire qu'elle est ratée,
au contraire, on retiendra même difficilement ses larmes, mais
mince, c'est mal rythmé. Alors forcément, on a du mal à rentrer
dans le film. Sans parler de la fin du film, assez ratée, digne des
Disney les plus mièvres, qui est bien trop conventionnelle pour
qu'on l'apprécie réellement.
Malgré tout, Dragons 2
n'est pas raté et n'est pas un mauvais film. C'est même plutôt
plaisant. L'animation est très réussie, la réalisation est
dynamique, et on se laisse prendre rapidement dans le film. L'humour
est au rendez-vous, et grâce à un casting vocal toujours aussi fort
(Jay Baruchel, Kristen Wiig, Jonah Hill, ou encore Christopher
Mintz-Plasse en tête), les vannes font mouches, même si les gags
visuels, parfois en arrière plan, nous font plus rire. Dragons 2 est
un bon film d'animation, mais il est bien trop conventionnel pour
réellement satisfaire, surtout si on le compare au premier.
Pourtant, il ravira les enfants, mais aussi les moins jeunes. On
regrette juste son manque d'audace, la noirceur de son prédécesseur,
et un côté épique trop peu présent. Mais s'il y a bien un film à
aller voir cet été, c'est celui-ci !
Dire de Mario Kart 8 qu'il est attendu est un euphémisme. Et pas uniquement de la part des
possesseurs de Wii U. Il faut quand même se rendre compte qu'on
parle du meilleur jeu en multijoueur de tous les temps, et ça depuis
plus de vingt ans. Parce que Mario Kart, ça rime avec carapaces,
coup de p*te, victoire sur le fil, défaite sur le fil, amitiés
brisées, amitiés gagnées, et surtout, avec fun intense. Peu importe
la version, on s'amuse toujours dès que l'on joue à Mario Kart avec
des potes. Référence absolue, créateur d'un genre, Mario Kart
compte bien garder son statut pour encore les vingt prochaines
années. Pour cela, il faut que la série évite les sorties de
routes. Qu'en est-il donc de ce huitième épisode? La licence peut-elle encore apporter du neuf aux titres qu'elle produit?
Réponse dans les paragraphes à venir.
Des nouveautés, il y en a
forcément. Mais ce qu'il faut avouer, et cela saute aux yeux, c'est
que la réalisation tranche clairement avec les autres jeux de la
série. En même temps, les versions GameCube, Wii et 3DS ont plus ou
moins des capacités graphiques similaires, et là, avec Mario Kart
8, on entre enfin dans l'ère de la haute définition. Et Nintendo ne
s'est pas contenté de faire subir un léger lifting à la réalisation
des anciens opus, non, tout le savoir-faire de la boîte a été
réquisitionné pour nous offrir le plus beau jeu Nintendo à ce
jour. Mario Kart 8 montre que la Wii U en a dans le bide, sans
rivaliser avec la PS4 ou la Xbox One bien entendu, et le rendu est
tout simplement magnifique. Les effets sont splendides, les couleurs
explosent à l'écran, et chaque circuits fourmillent de détails qui
donnent leur charme au jeu. Que ce soit les effets d'eau sur les
routes ou les pilotes, ou les animations vivantes et «réalistes» des
personnages, l'ensemble transpire l'effort de la réalisation
soignée. On peut reprocher bien des choses à Nintendo, mais sur ce point, rien à redire. Les circuits sont d'ailleurs pour
la plupart tous très inspirés, même si certains sont moins
mémorables. On pense notamment pour les meilleurs à Aéroport Azur,
Voie céleste, ou encore Descente givrée. Cette dernière course est
la seule spéciale, qui n'est pas en trois tours de piste, mais en un
grand tracé, et elle mérite le détour, ne serait-ce que pour son
dernier tronçon sous forme de piste de ski assez ahurissant. Les
anciens circuits ont été repensés aussi pour convenir au titre, et
il faut bien avouer que c'est aussi une réussite de ce côté-là.
On vole, on conduit sous l'eau, et on fait fi de la gravité dans des
circuits qui ont de quoi mettre la tête à l'envers. Même si bon,
ça ne se ressent pas réellement lorsqu'on joue.
Je roule sur les murs, t'as vu!
Et justement, lorsqu'on
joue, quelle sont nos sensations? Déjà, et c'est plutôt
rassurant, mais malgré sa taille, la prise en main avec le Gamepad
est quand même bien meilleure qu'avec une foutue Wiimote. En
revanche, on regrette qu'il ne serve pas plus, pour ne pas dire qu'il est inutile. En gros, soit c'est pour jouer sans la télé (comme
beaucoup de jeux), soit c'est pour afficher la carte (qui n'apparaît
pas sur l'écran...), soit c'est pour appuyer sur un klaxon qui fait
«pouet pouet». Pas de jaloux, il suffit d'appuyer sur
la gâchette dédiée aux objets sans en posséder pour pouvoir faire
«pouet pouet» à son tour. Mais bon, le jeu ne
s'appelle pas Mario Klaxon, donc passons. Mélange entre les versions
Wii et 3DS, ce huitième épisode ne propose dans l'absolu que peu de
nouveautés, mais elles sont assez subtiles et intéressantes pour
que l'on apprécie. On a le choix entre des karts, des motos, ou bien
des quads. Chaque véhicule possède sa maniabilité, mais
l'équilibrage a été repensé. Les motos ne sont donc plus
cheatées. Comme pour Mario Kart 7, on choisit son véhicule, puis
ses roues, puis son deltaplane, selon ce que l'on a débloqué avec
ses pièces, mais surtout selon ses préférences de poids, vitesse, etc... Il est donc facile de choisir son assemblage parfait
pour appréhender les courses de la manière que l'on préfère. Les
courses justement, parlons-en. On retrouve le fameux système de
pièces, remis au goût du jour depuis Mario Kart 7, qui est ici plus
que primordial. Plus on a de pièces, plus on va vite, et dans cet
épisode, tout peut se jouer au nombre de pièces. C'est d'ailleurs
dans cette nouvelle logique que l'on se remet d'une chute ou d'un
mauvais coup assez rapidement, ce qui donne du dynamisme, et ce qui
est compréhensible, vu que l'on perd trois pièces à chaque fois,
et c'est déjà très pénalisant. Alors perdre plein de temps en
plus... Les pièces sont d'ailleurs un bonus dans le jeu, preuve de
leur importance. Et en parlant de bonus, parlons des nouveautés. Un
«8», qui fonctionne sur le principe du «7»
de Mario Kart 7, sauf qu'il y a un bonus de plus dans le lot. Un
boomerang, que l'on envoie en avant ou en arrière, et qui revient
deux fois avant de partir définitivement. Une plante piranha venue
tout droit de Super Mario 3D World, et qui en plus de donner du
boost, détruit tout ce qui bouge et attrape les pièces éloignées.
Et puis, il y a le fameux klaxon. Le vrai, pas celui qui fait «pouet
pouet». En gros, il provoque une onde de choc pour exploser
tout ce qui se trouve à côté. Mais surtout, ce klaxon peut
détruire une carapace bleue si on l'active alors qu'elle tourne
autour de nous. Et ça, eh ben ça fait plaisir ! En parlant
d'objets, on ne peut désormais plus en stocker derrière soi pour en
reprendre de nouveaux. On ne peut donc plus avoir trois carapaces
autour de soi et trois en réserve. Idem pour les bananes. Certains
pesteront, mais finalement, ça rend le jeu encore plus stratégique.
Paré au décollage!
Que dire de plus sur ce
Mario Kart 8? Que tout n'est pas parfait malheureusement. Déjà,
le mode solo est une simple formalité, sauf dans les modes 150cc et
Miroir où l'IA peut vous faire perdre un championnat sur une seule
course... Malgré tout, en solo, c'est court. On débloque uniquement
de nouveaux personnages, et le casting n'est pas foufou. Alors ok, on
a viré la Reine Abeille et Wiggler, mais ne pas mettre Diddy Kong ou
Birdo, c'est quand même dommage. Surtout qu'à la place, on a les
sept sbires de Bowser; les fameux Koopalings, qui sont quasi
similaires... Tant pis. On ajoute aussi que le mode ballon est à
oublier, vu que les arènes à la place restreinte qui donnaient lieu
à des combats frénétiques ont été remplacées par des circuits
entiers. Choix étrange et plutôt dommage. Mais bon, on crache sur
certains défauts évidents, mais il faut quand même dire ce qui
est, même si le mode ballon est foiré, le mode multijoueur,
l'essentiel de Mario Kart, tient une nouvelle fois de la perfection,
tant le fun et l'amusement sont présents. Entre amis, voici la
nouvelle référence absolue, qui vous retiendra durant des soirées,
des nuits, et des années entières. Et la possibilité de mater les replays de la course (puis de les diffuser en ligne éventuellement) s'avère très sympathique, pour revoir comment on a poutré son pote avec un carapace, ou pour faire office d'arbitrage de mauvaise foi. Et puis bien sûr, il y a le mode en ligne,
plus clair et complet que précédemment, qui risque de vous garder
enfermés chez vous cet été. Bref, c'était évident, mais il faut
quand même le préciser. Seul bémol en multi, dès que l'on joue à
partir de trois sur le même écran, on perd en fluidité et en
qualité. Rien de grave dans l'absolu, c'est très jouable, même
s'il faut un léger temps d'adaptation. Mais comparé au balayage 60
images par secondes du mode solo ou deux joueurs, on voit la
différence. (parce que oui, sur Wii U, on peut jouer en 60 images
par seconde avec la résolution 1080p, n'est-ce pas la PS4 et la Xbox
One, hein Watch Dogs!).
Vous l'aurez compris, Mario
Kart 8 a des défauts, mais bon sang de bois de piano à queue,
qu'est-ce qu'il est jouissif! Ok, seul on s'amuse moins, mais
de toute manière, Mario Kart, c'est fait pour être joué à
plusieurs, d'où l'intérêt du mode en ligne (ou l'intérêt d'avoir
des amis et quatre manettes). Les nouveautés subtiles de gameplay ne
transforment pas l'essentiel de la conduite, mais on ne se plaindra
pas, puisque de toute manière le pilotage reste accessible bien que
technique pour ceux qui veulent le maîtriser absolument. Avec sa
réalisation époustouflante, ses circuits souvent audacieux et
ingénieux, Mario Kart 8 prouve qu'il règne en maître incontesté
sur le genre qu'il a instauré il y a vingt-deux ans. Les possesseurs
de Wii U seront ravis, les autres se mordront les doigts ou feront le
bon choix d'acheter la console.
Tandis que The Amazing Spider-Man 2 continue de pourrir nos écrans de cinéma, d'autres
films de super-héros sont prévus pour bientôt. Et toujours de la
part de Marvel. Le prochain en date, c'est X-Men : Days of
Future Past, à la fois suite et préquelle. Une suite à la
préquelle qui est aussi une suite à la trilogie, mais qui se passe
en partie avant. Bref, rien de bien compliqué, on va vous expliquer
un peu plus tard. Alors que X-Men : Le Commencement avait été
une bonne surprise, surtout après la déception de X-Men :
L'affrontement Final, on attendait impatiemment une suite. Et
finalement, c'est un des épisodes les plus connus de la saga X-Men
qui a été adapté au cinéma. Un épisode qui mêle futur et passé. Et c'est en ça que le film
est une suite à la trilogie et à la préquelle. On avait de quoi
attendre cet opus, tant avec crainte qu'avec enthousiasme. Reste à
voir qui de l'enthousiasme ou de la crainte avait raison.
Le film commence de manière
assez déroutante. Un univers que l'on ne connaît pas, très sombre,
avec des centaines de cadavres que des camions vident dans des
décharges. Le ton est donné. On apprend que l'action se situe dans
le futur et que les mutants et les humains qui les aident sont
traqués par les Sentinelles, des espèces de robots géants
surpuissants capables de s'adapter aux pouvoirs de leurs adversaires.
Et rapidement on enchaîne avec une séquence d'action assez
impressionnante dans laquelle de nombreux X-Men se battent contre des
Sentinelles, et... meurent. Oui, vous avez bien lu. On est face à
une guerre sans merci, et attendez-vous à voir certains de vos
mutants préférés se faire tuer de manière parfois assez violentes
(au moins trois démembrements dans le lot!). Eh oui, le ton était
donné dès la scène d'introduction avec les cadavres rappelez-vous.
Et comme cette situation craint un peu du boudin, la solution pour
s'en sortir c'est d'envoyer Wolverine dans le passé afin de
convaincre les jeunes Charles et Erik de l'aider à empêcher un
événement plutôt marquant d'avoir lieu. C'est le point de départ
du film. On laisse Logan enfiler son pantalon à pattes d'éléphants,
et hop, petit retour en 1973.
A partir de ce moment, il
faut se rendre à l'évidence sur deux points. Déjà, il y aura bien
moins d'action que dans le futur, forcément. Ensuite, les X-Men qui
se battent ensemble, eh bien c'est rapé, puisque le film va
principalement se concentrer sur quatre personnages : Charles
Xavier, Erik, Raven, et Logan. Eh oui, X-Men : Days of Future
Past lorgne plus du côté de X-Men : Le Commencement. Et si ça
ne plaira pas à tout le monde, cela a pourtant plusieurs aspects
plus que positifs. Le scénario est bien écrit, tient la route, et
offre une nouvelle fois un travail sur les personnages très réussi.
Ce qui amène aux acteurs, qui sont quasiment tous parfaits dans
leurs rôles, James McAvoy, Michael Fassbender et Jennifer Lawrence en tête. Le premier
campe un Charles Xavier en pleine dépression, le deuxième un
Magneto toujours aussi ambigüe, et la dernière confirme qu'on
aurait pas pu prendre meilleure actrice pour le rôle de la très
bleue Mystique. Bon scénario et excellents acteurs, le film part
plutôt bien!
Sans une réalisation à la
hauteur, tous ces efforts ont rapidement de quoi être vains. Et
quand on sait que ce n'est plus Matthew Vaughn, réalisateur du très
bon X-Men : Le Commencement, qui est derrière la caméra, il y
a de quoi avoir quelques craintes. Alors oui, c'est Bryan Singer qui
réalise le film, le même qui a réalisé les deux premiers X-Men,
mais bon, on ne peut pas dire qu'il possède le talent d'un Matthew
Vaughn malheureusement... Alors attention, la mise en scène tient la
route, elle est honnête, et lors des phases d'action, c'est même
plutôt sacrément bien foutu, donc il ne faut pas s'imaginer que
c'est mauvais, bien au contraire, mais ça aurait pu être très
probablement encore mieux avec Vaughn derrière la caméra. On ne
reste pas sur sa faim malgré tout. En revanche, ce qui est
potentiellement dommage, c'est que comme quasiment l'intégralité du
film se déroule dans le passé, eh bien les mutants de la trilogie,
du futur donc, ce sont limite des caméos. Donc quand on en voit
certains sur des affiches promotionnelles, il y a presque de quoi
rire. Et puis quitte à souligner les défauts du film, les fins sont
outrageusement scandaleuses, à l'instar des autres film de
super-héros qui ont déjà prévu quarante-trois suites. Donc la fin
de X-Men : Days of Future Past et sa scène post-générique
annoncent Wolverine 3 et X-Men 6... Dommage, le film aurait été une
conclusion parfaite à la franchise sur grand écran.
Malgré certains défauts,
vous l'aurez compris, X-Men : Days of Future Past est un bon
film. Et de nos jours, c'est presque trop rare quand on voit ce que
l'on nous sert régulièrement. Certes, l'action est peut-être moins
présente que prévu, mais le film réserve son lot de séquences
mémorables, de l'introduction à la scène d'évasion du Pentagone
(scène qui semble clairement avoir été conçue pour être LA
scène du film, faite pour plaire aux spectateurs, mais bon, on ne
va pas la critiquer) pour ne citer que ces deux-là. Le résultat est
un bon divertissement, un bon film de super-héros, et à l'heure
actuelle, c'est trop rare pour qu'on passe à côté. Alors n'hésitez
pas, si vous en avez l'occasion, allez voir X-Men : Days of
Future Past.
En 2012, alors que sortait
The Amazing Spider-Man, un article avait été écrit afin de dire que c'était une bonne surprise. Aujourd'hui, alors que sa suite
vient d'arriver sur nos écrans, on va vous expliquer pourquoi il
s'agit de l'un des pires films de super-héros existants. Oui, rien
que ça.
The Amazing Spider-Man 2
prend forcément part après le premier volet. On retrouve donc un
Peter Parker tout juste diplômé, en couple avec Gwen Stacy (Emma
Stone, radieuse), et qui porte toujours le costume de l'homme
araignée. Et comme l'affiche et les bande-annonces nous l'ont
montré, ou plutôt essayé de faire croire, il devra affronter trois
méchants, et pas des moindres. Electro, le Bouffon Vert, et le
Rhino. Bref, un beau programme en perspective, qui commence très
très mal. Dès le début le film nous rappelle le seul intérêt de
ce reboot, la vérité sur les parents de Peter Parker (mais on verra
rapidement que le seul intérêt de ce reboot c'est Emma Stone en
fait). On commence donc avec une scène qui nous apprend la cause de
leur mort. Et c'est via une scène d'action qui brûle les yeux qui se déroule dans un avion, incohérente et montée avec les pieds par un monteur
cul-de-jatte, que ça se passe. Déjà, on sent qu'il y a un problème,
et que si le reste du film est constamment de cet acabit, c'est mal
barré. Heureusement, on enchaîne directement avec la première scène
d'action du film, et on est rassuré. Non, c'est une blague, c'est
aussi mal réalisé et aussi mal monté. C'est limite
incompréhensible. Ajoutons à cela Paul Giamatti qui a dû oublier
comment jouer, pour incarner de manière aussi outrancière et
ridicule un méchant très méchant hahaha je vous déteste tous parce que
je suis russe, et on de demande ce que l'on fout dans la salle face à
une parodie de film d'action.
Et on se le demande aussi
durant tout le reste du film malheureusement... La faute à une
réalisation sans âme, mais surtout à un scénario (si on peut
appeler ça comme ça) qui semble avoir été pensé pour en mettre
le plus possible, tant pis pour la cohérence, et qui est moins bien
écrit qu'un scénario de dessin animé diffusé sur France 4. On
suit une trame scénaristique dont on a rien a foutre réellement,
parce que jamais on se sent concerné. Mais le pire. Le pire du pire
du pire. Ce sont les méchants. Si Paul Giamatti est nullissime (mon
Dieu, que t'ont-ils fait?) en Rhino aussi pathétique qu'inexistant,
la palme du méchant le plus ridicule de l'histoire des super-héros
de film revient à Electro. Ou comment Jamie Foxx a perdu
l'intégralité de son charisme en un seul film. Introduit comme un
scientifique sans ami, il ferait passer les pires caricatures de
nerds et de geeks des années 80 pour des personnes crédibles. Là,
Jamie Foxx/Max Dillon est un scientifique fanatique de Spider-Man qui
s'imagine être son ami, et qui doit probablement aussi se toucher la
nuit dans son lit en pensant à lui. Avec les bonnes lunettes
ringardes, les cheveux gras immondes et mal coiffés, et les gens qui
le considèrent comme du caca. Bref, le cliché absolu de la
caricature du cliché. Puis dans une scène
totalement ridicule il se transforme en na'vi, et ses intentions ne changent pas :
«Spider-Man, tu veux être mon meilleur ami du monde? Je
peux renifler ton costume après que tu l'aies porté?».
Mais bon, comme tout ne se passe pas comme prévu, hop, il va vouloir
s'en prendre à la Terre entière, c'est à dire New-York. Ah, ces méchants vachement crédibles. Ils sont trop sensibles.
Mais on n'a pas parlé du
Bouffon Vert! En effet, Harry Osborn, qui se transforme 25
minutes avant la fin, dans le seul but de (Spoiler, donc on ne dira
pas quoi) puis ensuite d'introduire de manière faussement masquée
les Sinistre Six. En gros, il n'est pas vraiment hyper utile, à part
pour créer une scène d'émotion intense plutôt ratée, et on le
voit huit minutes à tout casser dans le film, le temps d'un combat
aussi épique qu'une partie de Monopoly avec un aveugle. A noter que
durant cet affrontement, il y a une scène de lancement de toile très
éjaculatoire, et dans le contexte, on hésite entre risible ou
plutôt audacieux mais risible malgré tout. Bref, les méchants,
vous l'aurez compris, sont tous ratés. Mais le pire, c'est qu'on a
osé nous vendre le film comme une succession de scènes magistrales
relatant les affrontement terribles entre Spider-Man et ses ennemis.
Sauf qu'au final, il n'y a réellement qu'un méchant dans
l'histoire : Electro. Le Bouffon vert apparaît moins d'une
dizaine de minutes, comme dit plus haut, et le Rhino, n'en parlons
pas. Paul Giamatti doit apparaître environ six minutes à tout
casser, et tout juste trois dans le «costume» du Rhino.
En gros, on nous vend un film avec trois méchants, et on se retrouve
avec... ben pas grand-chose. Surtout que le seul réel combat du
film, c'est contre Electro. Un combat totalement incohérent avec le
personnage d'ailleurs. Mais bon, le pire dans tout ça, c'est que
jamais les trois méchants n'interviennent ensemble! A
l'exception d'une rare fois où Electro vient aider Harry qui n'est
pas encore un bouffon, pardon, le Bouffon. Mais sinon, rien. Aucun
affrontement épique avec tous les méchants. Juste un combat
nul avec un pauvre méchant sorti tout droit d'un livre de Oui-Oui.
Lorsqu'on se rappelle le final dantesque du Spider-Man 3 de Sam
Raimi, qui opposait l'Homme-Sable, Venom, le Bouffon Vert et
Spider-Man, on se dit que bordel, The Amazing Spider-Man 2 passe
entièrement à côté de ce qui aurait pu, aurait dû, faire sa
force.
Alors oui, il ne faut pas
comparer. Mais merde quoi, il y a un moment, il faut se rendre à
l'évidence, The Amazing Spider-Man 2 est juste tout pourri. La
seule chose qui a de l'intérêt dans le film, c'est la relation
entre Peter et Gwen. Et venant d'un réalisateur qui a commencé par
une comédie romantique on en attendait pas moins. Le pire, c'est
quand on connaît les raisons du pourquoi les scénaristes (berk,
comment on peut les appeler ainsi?!) ont privilégié cet aspect. Alors
oui, ça fonctionne plutôt bien en partie, mais on ne va pas voir
The Amazing Spider-Man 2 dans l'optique de voir The Spectacular Now
(meilleure et plus belle comédie romantique de ces dix dernières
années à voir absolument). Et la comparaison n'est pas faite au
hasard, puisque lors de la scène la plus intéressante d'un point de
vue sentimentale entre Peter et Gwen, la musique est celle du
générique de fin de The Spectacular Now. Donc on est bien dans une
comédie romantique, mais avec des vrais faux méchants, un vrai faux
super-héros, et deux heures inutiles pour vingt minutes de romance
plutôt bien fichues en partie. C'est plutôt longuet pour pas
grand-chose.
Vous l'aurez compris, The Amazing
Spider-Man 2 est absolument raté, jusque dans ses thèmes musicaux
absolument infâmes, composés par un Hans Zimmer qui n'en a
décidément plus rien à foutre depuis longtemps, et dont les
partitions immondes de Man of Steel deviendraient presque les
meilleures de sa carrière face à ce qu'il nous pond ici. Ce n'est
pas bien de comparer, oui, et forcément The Amazing Spider-Man 2
sera mauvais face à la trilogie de Sam Raimi. Et puisqu'on parle de
comparaison, Spider-Man 3 a été perçu comme décevant à sa sortie, parce qu'il
est moins bon que les deux premiers, mais au final, c'est un très
bon film de super-héros. Sauf que là, même sans comparer, c'est
très mauvais. Entre un scénario écrit avec le cul, une
réalisation fade, et un manque absolu de combat un tant soit peu
épique, le film est un ratage absolu. Pire, ça va même au-delà.
Il prend le spectateur pour des cons. Il n'y a qu'à voir son final
putassier qui va à l'encontre de l'attente des spectateurs en ne
montrant pas ce que l'on nous avait promis en désamorçant toute
intensité dramatique. Et soyons honnêtes, quand on voit ça, on se
dit que le film est clairement en train d'enc*ler le monde est ce
qu'on appelle un foutage de gueule assez monumental. Donc non, on ne
dira pas que c'était mieux avant, on vous laissera juger par
vous-même. Mais ne revenez pas pleurer plus tard, on vous aura
prévenus.