samedi 21 juin 2014

Aperçu Super Smash Bros. for 3DS

On vous parlait récemment de la version Wii U de Super Smash Bros. Désormais, il est l'heure de s'attaquer à la version 3DS. On ne va pas revenir sur les combattants, on en a déjà parlé sur Wii U, ils sont identiques sur chacune des versions, avec les mêmes coups. En revanche, la prise en main est forcément différente, puisqu'il n'y a pas de manette. Mais surtout, la présentation du jeu a permis d'essayer le mode Smash Run. On vous balance les impressions juste là !

Avant tout, commençons par les sensations que procure cet épisode portable. C'est la première fois que la saga atterrit sur console portable, on est en droit d'avoir quelques craintes. Tout d'abord, sur la lisibilité. Un si petit écran (et encore, l'essai a été fait sur une 3DS XL) pour un jeu qui part vite en sucette niveau visuel et bordel, ça peut effrayer. On va être franc, c'est bien plus confortable sur un écran de télévision. Pourtant, on s'y fait, même si forcément, c'est un poil moins pratique. Il n'y a donc pas trop d'inquiétude à avoir. Pour ce qui est de la prise en main, bien que logique dans ses commandes et ses boutons, elle demande un petit temps d'adaptation. C'est finalement comme pour Melee, sauf qu'il y a désormais une gâchette pour se protéger, et non deux, puisque l'autre sert à attraper ses adversaires. C'est classique, c'est donc parfaitement adapté à la console. Mais, peut-être est-ce la taille de la console, on a plus de mal à prendre le jeu en main. Et de manière presque absurde, on a plus tendance à vouloir jouer avec la croix (qui sert à se moquer ou à frimer) plutôt qu'avec le « stick » de la 3DS. Bon, on s'y fait, on retrouve ses marques, mais de manières moins évidentes que sur Wii U (en même temps, jouer avec la manette Gamecube, forcément). Bref, c'est du bon, mais il y a malgré tout un temps d'adaptation nécessaire.

 Fight on Rainbow Road !

Passons dorénavant au fameux mode Smash Run, exclusif à la 3DS. Pour rappel, il se divise en deux parties. Une première dans laquelle on parcourt durant cinq minutes un niveau plus ou moins labyrinthique rempli d'ennemis divers de chez Nintendo (ou des combattants des autres éditeurs) à la recherche de bonus boostant les capacités, puis une seconde avec un match aléatoire à quatre (ça peut être un combat classique, un où tout le monde est à 300%, où les combattants sont plus rapides, etc...). Dans la première partie, on explore donc un niveau, tel un jeu de plate-forme teinté de beat'em all. On saute, on tabasse des ennemis, et on amasse les précieux gains qu'ils ont laissé après leur défaite. On peut utiliser des objets durant cette phase, afin de maltraiter ceux qui gêneront notre route. On peut aussi entrer dans des portes pour participer à des minis défis chronométrés. C'est plutôt chouette. A savoir que l'on ne rencontre jamais les autres adversaires qui sont de la partie, on les affronte uniquement lors du combat qui suit. L'intérêt de cette phase, si l'on excepte le divertissement, c'est que les bonus que l'on ramasse servent pour le match, puisqu'ils donnent des boosts de puissance, de rapidité, de sauts, etc... Et c'est une idée intéressante. Parce que le match qui suit peut dépendre des statistiques que l'on a su ou non faire jouer en sa faveur. Et ce mode est jouable à plusieurs joueurs, même s'ils ne se rencontreront que dans le combat final.

Avant de conclure, un petit mot sur les Amiibos, ces figurines NFC qui seront disponibles à Noël avec la version Wii U de Smash Bros., et début 2015 avec un adaptateur pour les versions 3DS. Il n'était pas possible de jouer avec, mais exposées en vitrine, ce qu'il faut constater, c'est que la finition est juste sublime. Si celles vendues dans le commerce sont aussi réussies, les comptes en banque de beaucoup de joueurs et de fan risquent d'en prendre un coup ! Bref, pour en revenir à Super Smash Bros. for 3DS, il faut dire que l'ensemble s'annonce très bon. Évidemment, il faudra un petit temps d'adaptation pour se faire à la jouabilité et à l'écran de la console, mais le fun est bien présent et la maîtrise de Sakurai aussi. Pas d'inquiétude donc. Plutôt jolie avec son effet cell-shading, le titre séduit et sera un futur indispensable de la console nomade de Nintendo. Vivement le 3 octobre !

vendredi 20 juin 2014

Aperçu Super Smash Bros. for Wii U

Comme chaque année, Nintendo présente ses jeux qui étaient jouables à l'E3. Et cette année, il y en avait des jeux, principalement sur Wii U. Voici le premier article qui va ouvrir une multitude d'aperçus sur plein de titres à venir. Non, il n'y aura pas d'aperçu de Sonic Boom, que ce soit sur Wii U ou 3DS ! Parce que la déchéance du hérisson est de pire en pire, et ce serait trop triste de parler ainsi d'une ancienne gloire du passé. Pourtant on commence avec un jeu dans lequel il y a Sonic, Super Smash. Bros. Accrochez-vous à votre manette GameCube, voici un aperçu de la version Wii U.

Oui, vous avez bien lu, manette Gamecube. En effet, le titre était uniquement jouable avec ce type de manette. Cela ravira les vieux de la vieille (comme le rédacteur de cet article...), mais bon, une impression Gamepad ou manette Wii U pro en main, ça aurait été bien aussi. Enfin bon, la manette Gamecube, c'est la manette des vrais, alors on ne se plaindra pas. Revenons au jeu. Dans cette démo, tous les nouveaux (et même anciens) personnages n'étaient pas disponibles. Pas de Pac-Man, Palutena, combattant Mii, ou même Dracaufeu (bon, c'est pas vraiment un nouveau combattant, mais il l'est dorénavant à part entière). Peu importe, il reste assez de nouveaux venus pour avoir une petite idée. Et puis avant même de tester des personnages, on est là pour essayer le nouveau Smash Bros. Et c'est le sourire aux lèvres que l'on retrouve non pas les impressions de Brawl, mais bien de Melee ! Bon, c'est peut-être la manette qui fait ça aussi. Plus sérieusement, dès le début on réalise que le jeu est moins mou que Brawl, et se rapproche plus de la nervosité de Melee, sans pour autant l'atteindre. Et ça fait plaisir ! On dashe, on enchaîne les coups et les smashs, et ce toujours dans ce semi-bordel ambiant qui fait tout le charme de la série. La prise en main est immédiate, bien que toujours technique, et forcément, les joueurs de Melee ne seront pas déconcertés (surtout s'ils jouent avec des manettes Gamecube). Dans l'absolu, dans le gameplay pur et dur, il n'y a pas vraiment de nouveautés, mais peu importe, le jeu reste un concentré de fun. Et puis ce sont les nouveaux personnages, les nouveaux combattants, et les nouveaux objets qui permettent de renouveler la licence.

Et sinon, ça va toi? La famille? Tranquille?

Les nouveaux combattants, parlons-en. Le villageois, l'entraîneuse Wii Fit ainsi que Harmonie et Luma ont eu un peu de mal à convaincre. La raison est simple, ils ont tous une maniabilité plutôt atypique, au moins dans leurs coups. Ce qui fait qu'en un ou deux matches, il est difficile de bien les cerner. Entre l'entraîneuse qui a des attaques plutôt... étranges, logiquement, puisque ce sont plus des poses, et Harmonie qui se bat avec Luma, on est loin des prises en mains immédiates de Mario ou Link. Parmi les autres nouveaux, il y a bien entendu Mega Man. Peu rapide de manière surprenante, ses attaques sont claires et donc assez faciles à assimiler. Inutile de le répéter à chaque fois, comme pour tous les personnages, c'est avec l'entraînement qu'on le maîtrisera complètement. Amphinobi, la dernière évolution du starter eau de la sixième génération, est un combattant rapide, avec des attaques simples d'apparence, mais qui demande pour certaines de la stratégie et de la technique dans leur exécution. Et pour finir, Little Mac, le boxeur. Très rapide, dans ses déplacements comme dans ses coups (avec le bouton A, c'est impressionnant l'enchaînement de gros porc!), il est moins efficace en l'air. Son attaque principale rappelle fortement le Falcon Punch dans son principe, même si le coup a une portée plus longue. Un personnage qu'il faudra savamment utilisé, mais qui plaira sûrement à beaucoup de joueurs.

Pour ce qui est de l'ambiance du jeu, le visuel est bon, sans être une claque. Ce n'est pas gênant, tout est fluide et propre, c'est le principal. On regrette que dans la démo, les arènes étaient un peu trop « plate-forme aérienne » on va dire, un peu comme le premier niveau F-Zero dans Melee, avec une plate-forme mobile qui se pose avant de repartir. Sinon, dans l'ensemble, rien à redire. Le stage de Mega Man avec le Yellow Devil est intéressant, puisqu'il place le boss dans l'arène, qu'on peut battre, qui peut nous faire du mal, où sur lequel on peut balancer son adversaire pour lui faire prendre des dégâts. Bref, vous l'aurez compris, ce Super Smash Bros. for Wii U s'annonce grandiose, et cela juste après avoir joué uniquement en multi local. Espérons que le mode solo soit à la hauteur. Pour le moment en tout cas, c'est juste génial. Enfin bon, des nouvelles de Captain Falcon, Ice Climbers ou Ganondorf, ça serait rassurant. Parce que retirer de bons persos pour nous refourguer des médiocres (qui a dit Harmonie?) ça aurait de quoi foutre un peu les boules. Mais bon, oublions ça, pour l'instant, ce Super Smash Bros. for Wii U s'annonce comme le digne héritier de Melee, et ça, ça fait plaisir !

mercredi 11 juin 2014

E3 2014 : Bilan des conférences

Cette année pas de nouvelles consoles à l'E3, c'était donc la bonne période pour enfin présenter des jeux. Jeux principalement axés sur les nouvelles générations de consoles. On attendait donc avec impatience les conférences de Microsoft, EA (enfin...), Ubisoft, Sony, et le Nintendo Digital Event. Et si ce dernier a réussi à rehausser le niveau de l'E3 après des conférences finalement pas très folichonnes, il faut bien avouer que cette année, l'ensemble était un peu tiédasse... Non pas que cet E3 était mauvais, au contraire, mais malgré toutes les bonnes intentions des constructeurs et des éditeurs, il n'y a pas eu de vraies grosses surprises, et surtout, pas d'énorme claque (une éventuellement, mais l'annonce du titre était attendue). Oui, il y a eu des nouveautés que personne n'a vu venir, mais même s'il y a de quoi être enthousiaste, dans l'absolu, c'était juste sympathique, à défaut d'être extraordinaire. Bref, on va revenir sur les conférences et les annonces. On ne pourra pas s'attarder sur tout, mais sur ce qui a principalement marqué cet événement. Allez, on commence !

Microsoft a ouvert le bal avec Call of Duty : Advanced Warfare. Eh oui, quand on est l'une des licences les plus rentables, on a beau être aussi intéressant que le dernier film de Roland Emmerich, on nous lance des fleurs. Alors on a enfin quitté le moteur graphique de la PS2 pour offrir un truc potable, à base de TitanFall. Oui, du pan pan boum boum qui ne cherche même plus à cacher son manque d'originalité, et qui pourtant s'essaye à la guerre plus ou moins futuriste. C'est beau les jeux vidéo qui évoluent... Bon, comme on ne va pas s'éterniser quarante ans, passons aux présentations peu surprenantes, mais plutôt plaisantes (comme l'ensemble de cette conférence, et de cet E3 en général). Forza Horizon 2 débarquera le 13 septembre 2014, et s'annonce quand même bien beau. Sunset Overdrive s'est montré à nouveau, avec un trailer à la cool, et une phase de gameplay. Ça a l'air totalement décomplexé, plutôt sympathique, ça rappelle même un peu Jet Set Radio, mais il en faut encore plus pour réellement convaincre. Verdict à sa sortie le 28 octobre. A cette même date sortira Assassin's Creed Unity, qui se déroule durant la Révolution Française. On a eu le droit à du gameplay. C'est plutôt joli (malgré quelques bugs graphiques), et première pour la série, on pourra jouer les missions en coopération ! La coopération a aussi été montrée dans le très attendu Fable Legends, et pas uniquement, puisque l'un des joueurs pourra aussi incarner un ennemi. C'est aussi le principe d'Evolve, dans lequel quatre joueurs peuvent en affronter un cinquième sous forme de monstre. Ça a l'air plutôt cool, même si on en n'a pas vu beaucoup. On n'a pas vu beaucoup non plus de Dragon Age Inquisition, hormis un trailer. En revanche, on a vu du gameplay de The Division, qui sortira dans longtemps. En février, dans longtemps, mais pas trop, ce sera la sortie de The Witcher 3 : Wild Hunt, qui s'annonce incroyable, gameplay à l'appui. On vous rassure, il y a aussi eu des nouveautés lors de cette conférence, à commencer par Rise of the Tomb Raider, la suite du reboot de la préquelle. Bon, c'était assez attendu, mais ça fait toujours plaisir. Attendu aussi, Halo 5, dont on ne sait toujours rien, mais plus surprenant (quoique...) Halo : Masterchief Collection, qui regroupe les quatre premiers opus en super méga full HD, avec plus de cent cartes multijoueurs, la web-série NightFall, et une beta de Halo 5. Les fans ou les néophytes seront comblés dès le 11 novembre prochain. Parmi les vraies surprises, on a eu le droit à Ori and the Blood Forest, la suite de Child of Light (ah, on me dit que non) avec sa direction artistique somptueuse. Tout comme Inside, par le créateur de Limbo, dont on ne sait pas grand-chose. Enfin, on nous a annoncé les retours de Phantom Dust et Crackdown. La vraie surprise vient surtout de Scalebound, une nouvelle licence venue tout droit de Platinium Games. Un jeu d'action étrange avec des dragons. Un mélange entre Bayonetta et Monster Hunter ? Pourquoi pas. Une chose est certaine, de la nouveauté, ça ne fait pas de mal !

Trailer de Scalebound

On va passer très rapidement sur la conférence EA, basée sur le sport particulièrement. On a eu le droit à de rares images en stade de développement de Star Wars Battlefront, Mass Effect 4 et Mirror's Edge (un reboot...). Plus l'annonce d'un jeu de sport extrème développé par Criterion. Sinon, il y a eu les sempiternels Sims, sans grandes surprises. Dawngate, un MOBA, va essayer de concurrencer League of Legends, et qui sait, peut-être va-t-il investir la scène E-Sport (ça serait étonnant, mais pourquoi pas). La conférence s'est terminée sur Battlefield Hardline, qui ne propose plus de guerre, mais des affrontements entre flics et méchants pas gentils brigands. Rien de très original, mais ça pète partout, et ça plaira sûrement aux fans de Michael Bay.


Place à Ubisoft. On ne parlera pas à nouveau des Assassin's Creed ou autres présentés chez Microsoft. On commence donc par Far Cry 4, qui semble avoir retenu la leçon de Far Cry 3, au point de la repomper sans scrupule. Un méchant fou et charismatique, un héros fade dont on a rien à foutre, et une ambiance exotique, mais pas trop. Bref, un beau Far Cry 3.5 que tout le monde semble déjà vouloir posséder, et qui sortira le 18 novembre. Il y a ensuite eu The Crew, ce jeu de courses avec la promesse d'un monde ouvert immense, dont la date de sortie est enfin prévue pour le 12 novembre. Shape Up, un jeu de fitness plutôt délirant fonctionnant avec Kinect a été annoncé pour le lendemain, c'est à dire le 13 novembre. Et puis, Yves Guillemot est venu pour annoncer le dernier jeu. Tout le monde a retenu son souffle, et alors qu'on espérait tous voir Beyond Good and Evil 2, on a eu le droit à... Rainbow Six Siege. Un jeu dans lequel on mène des sièges en multi. Ça a l'air cool, c'est beau, mais bon, ou aurait préféré la suite du bébé de Michel Ancel...

Far Cry 3.5

Passons à Sony maintenant. On sait enfin que The Order : 1886 sortira le 20 février 2015, et qu'il s'agira d'un shooter avec des zombies garous. Rien de plus, si ce n'est que c'est beau quand même. On a changé d'univers avec Little Big Planet 3, jouable en coopération, sur PS4, mais aussi sur PS3 de manière surprenante. Soyons honnêtes, c'est sympa, mais ça a pas beaucoup changé depuis les deux premiers... Puis on a changé radicalement d'ambiance, avec Bloodborne, un jeu de From Software, à qui l'on doit Demon's Souls et Dark Souls. Oppressante, glauque, dérangeante et sanglante, voici comment on pourrait décrire cette bande-annonce. Dans le genre gore et violent, mais plus décalé, la nouvelle production de Suda 51 sortira sur PS4 en 2015. On n'en sait pas plus, sauf que ce sera un free-to-play, et qu'il s'agira très probablement d'affrontement entre joueurs. Et dans un registre similaire mais pas vraiment, Mortal Kombat X a montré son gameplay. Toujours aussi gore, le jeu s'annonce surtout moins rigide que les anciens opus, et ça, ça fait plaisir ! Cool, rigolo, et un peu crade, le trailer de Dead Island 2 prend à contre-pied le ton du trailer du premier opus. On espère juste que le jeu soit enfin bon pour une fois dans la licence. No Man's Sky, un jeu indé qui a déjà bonne réputation alors que sa sortie n'est pas pour tout de suite a probablement été la claque de cette conférence, et la nouvelle preuve que les productions AAA ne sont plus des valeurs sures. Metal Gear Solid V : The Phantom Pain ainsi que Batman Arkham Knight ont su impressionner eux aussi, sans grande surprise. L'annonce de la version PS4 de The Last of Us pour le 29 juillet a fait plaisir, mais a moins surpris que le portage de GTA V sur next gen et PC (enfin, moins surpris, c'est vite dit). Mais puisque l'on parle de portage, c'est surtout l'annonce de Grim Fandango HD sur PS4 et PS Vita (et d'autres supports non précisés aussi) qui a eu de quoi faire plaisir. Et pour finir en beauté, Sony a balancé le trailer tant attendu, celui d'Uncharted 4 : A Thief's End. Le jeu sortira en 2015 (probablement en novembre), on n'en sait pas plus pour le moment, si ce n'est qu'il sera le dernier de la série. Toutes les bonnes choses ont une fin...

Mon Dieu... Uncharted 4!

Les conférences sont terminées, mais il serait impensable d'oublier de parler du Nintendo Digital Event. Surtout qu'il faut avouer que c'était l'un des meilleurs moments précédant l'ouverture du salon. Et avant même les annonces, du fait de sa présentation. Les conférences sont souvent un peu longuettes et bavardes pour pas grand-chose, et hormis Ubisoft, il y a très peu d'humour. Là, Nintendo commence avec des sketchs en stop motion mettant en scène Reggie Fils-Aimé et un public parodique (mais presque réel) de conférences, blasé de toujours avoir les mêmes jeux. Tout ça avant d'enchaîner sur un combat entre Reggie Fils-Aimé et Satoru Iwata. C'était totalement What the Fuck, mais bon sang, ça faisait plaisir à voir de la dérision. Bref, ce combat de titans était là pour Super Smash Bros. On apprend que les Miis seront jouables, mais qu'ils auront des caractéristiques de gameplay différentes selon ce que l'on préfère. Parmi les nouveaux combattants, il y a Palutena et Dark Pit de Kid Icarus, ainsi que Pac-Man ! En revanche, toujours aucune image de Captain Falcon dans les anciens... Bref, ces nouveaux Smash Bros. ont l'air plutôt balèzes. La version Wii U sortira fin 2014 sans plus de précisions, et la versions 3DS le 3 octobre. Bien entendu, les Amiibos, les figurines NFC seront de la partie, et pourront être utilisées avec d'autres jeux. Rien de transcendant sur le sujet dans l'absolu, mais la finition de ces figurines pourrait bien nous les faire acheter ne serait-ce que pour les exposer fièrement sur notre étagère. Passons à Yoshi Wooly World, un jeu de plate-forme 2D avec Yoshi, mélange entre Yoshi's Story et Yoshi's Island, avec une direction artistique en laine assez sublime. Kirby and the Rainbow Curse reprend le principe du premier épisode DS, mais sur Wii U, avec aussi une direction artistique plus que jolie, avec de la pâte à modeler entre autre ! Ceux qui ont aimé les niveaux inédits avec Toad dans Super Mario 3D World apprécieront sûrement Captain Toad Treasure Tracker, qui reprend le concept (on avance avec le stick et on déplace la caméra avec le Gamepad pour trouver différents chemins et secrets) dans un jeu à part entière, qui sera plus poussé que les simples niveaux bonus qui l'ont inspiré. Sans surprise, Pokémon Omega Ruby et Alpha Sapphire sont des remakes des opus Game Boy Advance avec la technologie des verions X et Y. X justement, le fameux jeu énigmatique avec des mechas, est devenu Xenoblade Chronicles X, suite de l'opus Wii. On le connapit déjà, mais Bayonetta 2 s'est une nouvelle fois affirmé comme l'un des jeux à surveiller en cette fin d'année. Surtout qu'il pourra être vendu avec le premier opus sur Wii U, avec des ajouts exclusifs made in Nintendo. On a aussi appris que Hyrule Warriors sortirait en septembre chez nous. La vraie surprise de cette présentation Nintendo, c'est Splatoon, un jeu d'affrontement en ligne en équipe de quatre très cartoon. Le concept est simple, il faut repeindre la plus grande partie d'une arène en temps limité, contre une équipe d'une autre couleur. Sauf qu'on peut se transformer en poulpe pour avancer rapidement dans sa peinture, mais pas dans celle des adversaires évidemment. Ça a l'air vraiment fun, et voir une nouvelle licence chez Nintendo, ça fait plaisir. Quant aux fans de Mario, ils apprécieront probablement Mario Maker, afin de construire ses propres stages 2D de Mario. La fin de la présentation a teasé sur un nouveau Starfox (un concept pour le moment), ainsi que deux projets en cours de la part de Shigeru Miyamoto : Project Guard et Project Giant Robot, jouables avec le Gamepad, et dont on attend d'en savoir plus. En marge du Nintendo Digital Event, des jeux ont été annoncés, comme Mario Party 10 ou encore Mario Vs Donkey Kong sur Wii U. Mais bien entendu, la claque de cette conférence (et de cet E3, avouons le) c'est la présentation très courte, mais absolument phénoménale de The Legend of Zelda sur Wii U. Promesse d'un monde ouvert libre dans la progression, et direction artistique admirable, on n'a qu'une chose à dire, merci Nintendo !

Merci!

Pour finir, voici une petite sélection totalement subjective de ce qui m'a le plus marqué lors de ces annonces. Beaucoup de jeu ont été présentés, peu de nouveaux, mais malgré tout, certains ont fait leur petit (voire gros) effet. The Witcher 3, que j'attendais déjà pas mal, me donne encore plus envie ! Même si on a rien vu et que je reste dubitatif, Rise of the Tomb Raider me tente, parce que j'ai bien aimé le reboot. Il y a eu du lourd côté Nintendo, et Yoshi Wooly World s'annonce quand même pas mal. Pourtant, ce sont plutôt les jeux déjà prévus qui m'ont marqué. Super Smash Bros. évidemment, mais surtout Bayonetta 2. Surtout avec le premier qui sortira aussi sur Wii U avec des ajouts tirés de l'univers Nintendo (Bayonetta en Link... Bave...). Mario Maker aussi a l'air plutôt cool. Construire ses stages 2D de Mario, graphismes Nes ou Wii U, ça a de quoi être bon. Je termine avec mes deux coups de cœur. D'une part, Uncharted 4. Ok, on n'a quasiment rien vu, mais bon sang de bois, j'attends tellement ce jeu ! Et si la qualité des graphismes est aussi belle dans le jeu (on a le droit de rêver, c'est Naughty Dog après tout), ça risque d'être immense. Et pour finir, le nouveau The Legend of Zelda bien évidemment. On s'y attendait, on voulait voir, on a vu, et... Ben voilà. LA claque su salon, qui prouve qu'une direction artistique maîtrisée vaut plus que n'importe quelle claque technique pure. On n'a rien vu de plus qu'un simple trailer, mais bon, je pense que c'est assez suffisant pour faire taire les rageux qui n'aiment pas Nintendo. Et moi, ça me suffit, c'est le principal ! Et vous, cet E3, vous en avez pensé quoi ?

vendredi 23 mai 2014

Critique : Dragons 2

Il y a quatre ans, Dragons avait réussi à surprendre les spectateurs en offrant un film d'animation spectaculaire, épique, et plutôt sombre. D'ailleurs, sa fin était plutôt traumatisante, et restera sûrement l'une des plus osées pour un film d'animation destiné à la jeunesse. Vu le succès du film, c'est sans surprise qu'une suite a été annoncée. Sa sortie est prévue pour le 2 juillet en France, et elle devra prendre la relève du meilleur film (ou l'un des meilleurs) du studio DreamWorks. Le point de départ du long-métrage, c'est Hiccup, le héros du premier volet, qui doit protéger les dragons et les vikings de Drago, un psychopathe qui veut conquérir le monde avec son armée de dragons. Alors qu'il fait une rencontre inattendue, la destinée des peuples est entre ses mains. Une intrigue qui compte envoyer du lourd. Alors, pari réussi, ou promesse trop alléchante ?

Rappelons-nous rapidement l'essence du premier Dragons. Si dans les grandes lignes le film était plutôt conventionnel, avec un message de tolérance évident, et un scénario qui était plutôt prévisible (sauf pour la fin!), le film avait tenté une imagerie qui tranchait avec ce à quoi on était habitué, et proposait surtout des moments réellement sombres et parfois surprenants. Fond classique, mais forme plutôt osée on dira. C'est donc naturellement qu'on attendait autant, si ce n'est plus, de la part de sa suite. Après tout, on lance une licence souvent sans prendre trop de risque (surtout chez DreamWorks) et après on ose, une fois qu'elle est sur les rails. Oui, sauf que là, il semblerait que ce soit l'inverse...

 La chanson du début est plutôt entraînante!

Avant d'imaginer que le film est mauvais, parce que ce n'est pas le cas, on va quand même dire pourquoi il n'est malheureusement pas à la hauteur du premier. Déjà, et c'est le vrai ratage du film, le méchant est complètement foiré. D'une part dans son design, mélange étrange entre Gru de Moi, Moche et Méchant, Gérard Darmon et un vieux hippie dégueulasse. Voilà, moins crédible, c'est dur à trouver. Le problème ne vient pas que de son look, ça aurait pu passer sinon, mais on le montre comme un grand méchant fou furieux qui tue sans raison (d'ailleurs ce flashback de présentation est très réussie), et finalement, quand la scène qui devrait dévoiler son ignominie arrive, il agit sans plus et se contente de trop parler. Surtout que son seul objectif pourrait se résumer à «Un dragon pour les gouverner tous !». Et un peu plus tard, alors qu'il pourrait réellement gagner, ou au moins mettre grandement en danger les gentils, ben non, il agit comme les méchants idiots du cinéma, qui parlent, parlent, et sont pas contents, donc expriment leur colère en parlant au lieu d'agir... Bref, c'est un peu la déception de ce côté.


Et malheureusement, ce n'est pas le seul défaut du film. Le vrai gros problème vient du rythme, totalement bancal. On oscille sans cesse entre les différents registres d'émotions, et finalement, l'ensemble n'est jamais cohérent dans ce qu'il veut être réellement. D'ailleurs, si on apprécie qu'il y ait de l'émotion, on peut clairement reprocher au film son manque d'action. Et puisqu'on parle de rythme bancal, autant parler de l'un des scènes clés du film (sans spoiler évidemment). Il y a une bataille de grande envergure dans le film. Forcément, on s'attend à des affrontements épiques. Sauf qu'au final, tout est expédié trop rapidement. La conclusion arrive trop rapidement, et finalement le méchant cherche à prouver qu'il est méchant, et on enchaîne directement avec une séquence chargée en émotion. Séquence un poil trop longue, et qui est ensuite trop courte plus tard dans le film, alors qu'on aurait préféré qu'elle soit découpée en deux parties. Ça ne veut pas dire qu'elle est ratée, au contraire, on retiendra même difficilement ses larmes, mais mince, c'est mal rythmé. Alors forcément, on a du mal à rentrer dans le film. Sans parler de la fin du film, assez ratée, digne des Disney les plus mièvres, qui est bien trop conventionnelle pour qu'on l'apprécie réellement.

Malgré tout, Dragons 2 n'est pas raté et n'est pas un mauvais film. C'est même plutôt plaisant. L'animation est très réussie, la réalisation est dynamique, et on se laisse prendre rapidement dans le film. L'humour est au rendez-vous, et grâce à un casting vocal toujours aussi fort (Jay Baruchel, Kristen Wiig, Jonah Hill, ou encore Christopher Mintz-Plasse en tête), les vannes font mouches, même si les gags visuels, parfois en arrière plan, nous font plus rire. Dragons 2 est un bon film d'animation, mais il est bien trop conventionnel pour réellement satisfaire, surtout si on le compare au premier. Pourtant, il ravira les enfants, mais aussi les moins jeunes. On regrette juste son manque d'audace, la noirceur de son prédécesseur, et un côté épique trop peu présent. Mais s'il y a bien un film à aller voir cet été, c'est celui-ci !

mercredi 21 mai 2014

Test Mario Kart 8

Dire de Mario Kart 8 qu'il est attendu est un euphémisme. Et pas uniquement de la part des possesseurs de Wii U. Il faut quand même se rendre compte qu'on parle du meilleur jeu en multijoueur de tous les temps, et ça depuis plus de vingt ans. Parce que Mario Kart, ça rime avec carapaces, coup de p*te, victoire sur le fil, défaite sur le fil, amitiés brisées, amitiés gagnées, et surtout, avec fun intense. Peu importe la version, on s'amuse toujours dès que l'on joue à Mario Kart avec des potes. Référence absolue, créateur d'un genre, Mario Kart compte bien garder son statut pour encore les vingt prochaines années. Pour cela, il faut que la série évite les sorties de routes. Qu'en est-il donc de ce huitième épisode? La licence peut-elle encore apporter du neuf aux titres qu'elle produit? Réponse dans les paragraphes à venir.

Des nouveautés, il y en a forcément. Mais ce qu'il faut avouer, et cela saute aux yeux, c'est que la réalisation tranche clairement avec les autres jeux de la série. En même temps, les versions GameCube, Wii et 3DS ont plus ou moins des capacités graphiques similaires, et là, avec Mario Kart 8, on entre enfin dans l'ère de la haute définition. Et Nintendo ne s'est pas contenté de faire subir un léger lifting à la réalisation des anciens opus, non, tout le savoir-faire de la boîte a été réquisitionné pour nous offrir le plus beau jeu Nintendo à ce jour. Mario Kart 8 montre que la Wii U en a dans le bide, sans rivaliser avec la PS4 ou la Xbox One bien entendu, et le rendu est tout simplement magnifique. Les effets sont splendides, les couleurs explosent à l'écran, et chaque circuits fourmillent de détails qui donnent leur charme au jeu. Que ce soit les effets d'eau sur les routes ou les pilotes, ou les animations vivantes et «réalistes» des personnages, l'ensemble transpire l'effort de la réalisation soignée. On peut reprocher bien des choses à Nintendo, mais sur ce point, rien à redire. Les circuits sont d'ailleurs pour la plupart tous très inspirés, même si certains sont moins mémorables. On pense notamment pour les meilleurs à Aéroport Azur, Voie céleste, ou encore Descente givrée. Cette dernière course est la seule spéciale, qui n'est pas en trois tours de piste, mais en un grand tracé, et elle mérite le détour, ne serait-ce que pour son dernier tronçon sous forme de piste de ski assez ahurissant. Les anciens circuits ont été repensés aussi pour convenir au titre, et il faut bien avouer que c'est aussi une réussite de ce côté-là. On vole, on conduit sous l'eau, et on fait fi de la gravité dans des circuits qui ont de quoi mettre la tête à l'envers. Même si bon, ça ne se ressent pas réellement lorsqu'on joue.

 Je roule sur les murs, t'as vu!

Et justement, lorsqu'on joue, quelle sont nos sensations? Déjà, et c'est plutôt rassurant, mais malgré sa taille, la prise en main avec le Gamepad est quand même bien meilleure qu'avec une foutue Wiimote. En revanche, on regrette qu'il ne serve pas plus, pour ne pas dire qu'il est inutile. En gros, soit c'est pour jouer sans la télé (comme beaucoup de jeux), soit c'est pour afficher la carte (qui n'apparaît pas sur l'écran...), soit c'est pour appuyer sur un klaxon qui fait «pouet pouet». Pas de jaloux, il suffit d'appuyer sur la gâchette dédiée aux objets sans en posséder pour pouvoir faire «pouet pouet» à son tour. Mais bon, le jeu ne s'appelle pas Mario Klaxon, donc passons. Mélange entre les versions Wii et 3DS, ce huitième épisode ne propose dans l'absolu que peu de nouveautés, mais elles sont assez subtiles et intéressantes pour que l'on apprécie. On a le choix entre des karts, des motos, ou bien des quads. Chaque véhicule possède sa maniabilité, mais l'équilibrage a été repensé. Les motos ne sont donc plus cheatées. Comme pour Mario Kart 7, on choisit son véhicule, puis ses roues, puis son deltaplane, selon ce que l'on a débloqué avec ses pièces, mais surtout selon ses préférences de poids, vitesse, etc... Il est donc facile de choisir son assemblage parfait pour appréhender les courses de la manière que l'on préfère. Les courses justement, parlons-en. On retrouve le fameux système de pièces, remis au goût du jour depuis Mario Kart 7, qui est ici plus que primordial. Plus on a de pièces, plus on va vite, et dans cet épisode, tout peut se jouer au nombre de pièces. C'est d'ailleurs dans cette nouvelle logique que l'on se remet d'une chute ou d'un mauvais coup assez rapidement, ce qui donne du dynamisme, et ce qui est compréhensible, vu que l'on perd trois pièces à chaque fois, et c'est déjà très pénalisant. Alors perdre plein de temps en plus... Les pièces sont d'ailleurs un bonus dans le jeu, preuve de leur importance. Et en parlant de bonus, parlons des nouveautés. Un «8», qui fonctionne sur le principe du «7» de Mario Kart 7, sauf qu'il y a un bonus de plus dans le lot. Un boomerang, que l'on envoie en avant ou en arrière, et qui revient deux fois avant de partir définitivement. Une plante piranha venue tout droit de Super Mario 3D World, et qui en plus de donner du boost, détruit tout ce qui bouge et attrape les pièces éloignées. Et puis, il y a le fameux klaxon. Le vrai, pas celui qui fait «pouet pouet». En gros, il provoque une onde de choc pour exploser tout ce qui se trouve à côté. Mais surtout, ce klaxon peut détruire une carapace bleue si on l'active alors qu'elle tourne autour de nous. Et ça, eh ben ça fait plaisir ! En parlant d'objets, on ne peut désormais plus en stocker derrière soi pour en reprendre de nouveaux. On ne peut donc plus avoir trois carapaces autour de soi et trois en réserve. Idem pour les bananes. Certains pesteront, mais finalement, ça rend le jeu encore plus stratégique.

 Paré au décollage!

Que dire de plus sur ce Mario Kart 8? Que tout n'est pas parfait malheureusement. Déjà, le mode solo est une simple formalité, sauf dans les modes 150cc et Miroir où l'IA peut vous faire perdre un championnat sur une seule course... Malgré tout, en solo, c'est court. On débloque uniquement de nouveaux personnages, et le casting n'est pas foufou. Alors ok, on a viré la Reine Abeille et Wiggler, mais ne pas mettre Diddy Kong ou Birdo, c'est quand même dommage. Surtout qu'à la place, on a les sept sbires de Bowser; les fameux Koopalings, qui sont quasi similaires... Tant pis. On ajoute aussi que le mode ballon est à oublier, vu que les arènes à la place restreinte qui donnaient lieu à des combats frénétiques ont été remplacées par des circuits entiers. Choix étrange et plutôt dommage. Mais bon, on crache sur certains défauts évidents, mais il faut quand même dire ce qui est, même si le mode ballon est foiré, le mode multijoueur, l'essentiel de Mario Kart, tient une nouvelle fois de la perfection, tant le fun et l'amusement sont présents. Entre amis, voici la nouvelle référence absolue, qui vous retiendra durant des soirées, des nuits, et des années entières. Et la possibilité de mater les replays de la course (puis de les diffuser en ligne éventuellement) s'avère très sympathique, pour revoir comment on a poutré son pote avec un carapace, ou pour faire office d'arbitrage de mauvaise foi. Et puis bien sûr, il y a le mode en ligne, plus clair et complet que précédemment, qui risque de vous garder enfermés chez vous cet été. Bref, c'était évident, mais il faut quand même le préciser. Seul bémol en multi, dès que l'on joue à partir de trois sur le même écran, on perd en fluidité et en qualité. Rien de grave dans l'absolu, c'est très jouable, même s'il faut un léger temps d'adaptation. Mais comparé au balayage 60 images par secondes du mode solo ou deux joueurs, on voit la différence. (parce que oui, sur Wii U, on peut jouer en 60 images par seconde avec la résolution 1080p, n'est-ce pas la PS4 et la Xbox One, hein Watch Dogs!).

Vous l'aurez compris, Mario Kart 8 a des défauts, mais bon sang de bois de piano à queue, qu'est-ce qu'il est jouissif! Ok, seul on s'amuse moins, mais de toute manière, Mario Kart, c'est fait pour être joué à plusieurs, d'où l'intérêt du mode en ligne (ou l'intérêt d'avoir des amis et quatre manettes). Les nouveautés subtiles de gameplay ne transforment pas l'essentiel de la conduite, mais on ne se plaindra pas, puisque de toute manière le pilotage reste accessible bien que technique pour ceux qui veulent le maîtriser absolument. Avec sa réalisation époustouflante, ses circuits souvent audacieux et ingénieux, Mario Kart 8 prouve qu'il règne en maître incontesté sur le genre qu'il a instauré il y a vingt-deux ans. Les possesseurs de Wii U seront ravis, les autres se mordront les doigts ou feront le bon choix d'acheter la console.

17/20

samedi 17 mai 2014

Critique X-Men : Days of Future Past

Tandis que The Amazing Spider-Man 2 continue de pourrir nos écrans de cinéma, d'autres films de super-héros sont prévus pour bientôt. Et toujours de la part de Marvel. Le prochain en date, c'est X-Men : Days of Future Past, à la fois suite et préquelle. Une suite à la préquelle qui est aussi une suite à la trilogie, mais qui se passe en partie avant. Bref, rien de bien compliqué, on va vous expliquer un peu plus tard. Alors que X-Men : Le Commencement avait été une bonne surprise, surtout après la déception de X-Men : L'affrontement Final, on attendait impatiemment une suite. Et finalement, c'est un des épisodes les plus connus de la saga X-Men qui a été adapté au cinéma. Un épisode qui mêle futur et passé. Et c'est en ça que le film est une suite à la trilogie et à la préquelle. On avait de quoi attendre cet opus, tant avec crainte qu'avec enthousiasme. Reste à voir qui de l'enthousiasme ou de la crainte avait raison.

Le film commence de manière assez déroutante. Un univers que l'on ne connaît pas, très sombre, avec des centaines de cadavres que des camions vident dans des décharges. Le ton est donné. On apprend que l'action se situe dans le futur et que les mutants et les humains qui les aident sont traqués par les Sentinelles, des espèces de robots géants surpuissants capables de s'adapter aux pouvoirs de leurs adversaires. Et rapidement on enchaîne avec une séquence d'action assez impressionnante dans laquelle de nombreux X-Men se battent contre des Sentinelles, et... meurent. Oui, vous avez bien lu. On est face à une guerre sans merci, et attendez-vous à voir certains de vos mutants préférés se faire tuer de manière parfois assez violentes (au moins trois démembrements dans le lot!). Eh oui, le ton était donné dès la scène d'introduction avec les cadavres rappelez-vous. Et comme cette situation craint un peu du boudin, la solution pour s'en sortir c'est d'envoyer Wolverine dans le passé afin de convaincre les jeunes Charles et Erik de l'aider à empêcher un événement plutôt marquant d'avoir lieu. C'est le point de départ du film. On laisse Logan enfiler son pantalon à pattes d'éléphants, et hop, petit retour en 1973.


A partir de ce moment, il faut se rendre à l'évidence sur deux points. Déjà, il y aura bien moins d'action que dans le futur, forcément. Ensuite, les X-Men qui se battent ensemble, eh bien c'est rapé, puisque le film va principalement se concentrer sur quatre personnages : Charles Xavier, Erik, Raven, et Logan. Eh oui, X-Men : Days of Future Past lorgne plus du côté de X-Men : Le Commencement. Et si ça ne plaira pas à tout le monde, cela a pourtant plusieurs aspects plus que positifs. Le scénario est bien écrit, tient la route, et offre une nouvelle fois un travail sur les personnages très réussi. Ce qui amène aux acteurs, qui sont quasiment tous parfaits dans leurs rôles, James McAvoy, Michael Fassbender et Jennifer Lawrence en tête. Le premier campe un Charles Xavier en pleine dépression, le deuxième un Magneto toujours aussi ambigüe, et la dernière confirme qu'on aurait pas pu prendre meilleure actrice pour le rôle de la très bleue Mystique. Bon scénario et excellents acteurs, le film part plutôt bien!


Sans une réalisation à la hauteur, tous ces efforts ont rapidement de quoi être vains. Et quand on sait que ce n'est plus Matthew Vaughn, réalisateur du très bon X-Men : Le Commencement, qui est derrière la caméra, il y a de quoi avoir quelques craintes. Alors oui, c'est Bryan Singer qui réalise le film, le même qui a réalisé les deux premiers X-Men, mais bon, on ne peut pas dire qu'il possède le talent d'un Matthew Vaughn malheureusement... Alors attention, la mise en scène tient la route, elle est honnête, et lors des phases d'action, c'est même plutôt sacrément bien foutu, donc il ne faut pas s'imaginer que c'est mauvais, bien au contraire, mais ça aurait pu être très probablement encore mieux avec Vaughn derrière la caméra. On ne reste pas sur sa faim malgré tout. En revanche, ce qui est potentiellement dommage, c'est que comme quasiment l'intégralité du film se déroule dans le passé, eh bien les mutants de la trilogie, du futur donc, ce sont limite des caméos. Donc quand on en voit certains sur des affiches promotionnelles, il y a presque de quoi rire. Et puis quitte à souligner les défauts du film, les fins sont outrageusement scandaleuses, à l'instar des autres film de super-héros qui ont déjà prévu quarante-trois suites. Donc la fin de X-Men : Days of Future Past et sa scène post-générique annoncent Wolverine 3 et X-Men 6... Dommage, le film aurait été une conclusion parfaite à la franchise sur grand écran.

Malgré certains défauts, vous l'aurez compris, X-Men : Days of Future Past est un bon film. Et de nos jours, c'est presque trop rare quand on voit ce que l'on nous sert régulièrement. Certes, l'action est peut-être moins présente que prévu, mais le film réserve son lot de séquences mémorables, de l'introduction à la scène d'évasion du Pentagone (scène qui semble clairement avoir été conçue pour être LA scène du film, faite pour plaire aux spectateurs, mais bon, on ne va pas la critiquer) pour ne citer que ces deux-là. Le résultat est un bon divertissement, un bon film de super-héros, et à l'heure actuelle, c'est trop rare pour qu'on passe à côté. Alors n'hésitez pas, si vous en avez l'occasion, allez voir X-Men : Days of Future Past.

jeudi 1 mai 2014

Critique The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d'un Héros

En 2012, alors que sortait The Amazing Spider-Man, un article avait été écrit afin de dire que c'était une bonne surprise. Aujourd'hui, alors que sa suite vient d'arriver sur nos écrans, on va vous expliquer pourquoi il s'agit de l'un des pires films de super-héros existants. Oui, rien que ça.

The Amazing Spider-Man 2 prend forcément part après le premier volet. On retrouve donc un Peter Parker tout juste diplômé, en couple avec Gwen Stacy (Emma Stone, radieuse), et qui porte toujours le costume de l'homme araignée. Et comme l'affiche et les bande-annonces nous l'ont montré, ou plutôt essayé de faire croire, il devra affronter trois méchants, et pas des moindres. Electro, le Bouffon Vert, et le Rhino. Bref, un beau programme en perspective, qui commence très très mal. Dès le début le film nous rappelle le seul intérêt de ce reboot, la vérité sur les parents de Peter Parker (mais on verra rapidement que le seul intérêt de ce reboot c'est Emma Stone en fait). On commence donc avec une scène qui nous apprend la cause de leur mort. Et c'est via une scène d'action qui brûle les yeux qui se déroule dans un avion, incohérente et montée avec les pieds par un monteur cul-de-jatte, que ça se passe. Déjà, on sent qu'il y a un problème, et que si le reste du film est constamment de cet acabit, c'est mal barré. Heureusement, on enchaîne directement avec la première scène d'action du film, et on est rassuré. Non, c'est une blague, c'est aussi mal réalisé et aussi mal monté. C'est limite incompréhensible. Ajoutons à cela Paul Giamatti qui a dû oublier comment jouer, pour incarner de manière aussi outrancière et ridicule un méchant très méchant hahaha je vous déteste tous parce que je suis russe, et on de demande ce que l'on fout dans la salle face à une parodie de film d'action.

Et on se le demande aussi durant tout le reste du film malheureusement... La faute à une réalisation sans âme, mais surtout à un scénario (si on peut appeler ça comme ça) qui semble avoir été pensé pour en mettre le plus possible, tant pis pour la cohérence, et qui est moins bien écrit qu'un scénario de dessin animé diffusé sur France 4. On suit une trame scénaristique dont on a rien a foutre réellement, parce que jamais on se sent concerné. Mais le pire. Le pire du pire du pire. Ce sont les méchants. Si Paul Giamatti est nullissime (mon Dieu, que t'ont-ils fait?) en Rhino aussi pathétique qu'inexistant, la palme du méchant le plus ridicule de l'histoire des super-héros de film revient à Electro. Ou comment Jamie Foxx a perdu l'intégralité de son charisme en un seul film. Introduit comme un scientifique sans ami, il ferait passer les pires caricatures de nerds et de geeks des années 80 pour des personnes crédibles. Là, Jamie Foxx/Max Dillon est un scientifique fanatique de Spider-Man qui s'imagine être son ami, et qui doit probablement aussi se toucher la nuit dans son lit en pensant à lui. Avec les bonnes lunettes ringardes, les cheveux gras immondes et mal coiffés, et les gens qui le considèrent comme du caca. Bref, le cliché absolu de la caricature du cliché. Puis dans une scène totalement ridicule il se transforme en na'vi, et ses intentions ne changent pas : «Spider-Man, tu veux être mon meilleur ami du monde? Je peux renifler ton costume après que tu l'aies porté?». Mais bon, comme tout ne se passe pas comme prévu, hop, il va vouloir s'en prendre à la Terre entière, c'est à dire New-York. Ah, ces méchants vachement crédibles. Ils sont trop sensibles.


Mais on n'a pas parlé du Bouffon Vert! En effet, Harry Osborn, qui se transforme 25 minutes avant la fin, dans le seul but de (Spoiler, donc on ne dira pas quoi) puis ensuite d'introduire de manière faussement masquée les Sinistre Six. En gros, il n'est pas vraiment hyper utile, à part pour créer une scène d'émotion intense plutôt ratée, et on le voit huit minutes à tout casser dans le film, le temps d'un combat aussi épique qu'une partie de Monopoly avec un aveugle. A noter que durant cet affrontement, il y a une scène de lancement de toile très éjaculatoire, et dans le contexte, on hésite entre risible ou plutôt audacieux mais risible malgré tout. Bref, les méchants, vous l'aurez compris, sont tous ratés. Mais le pire, c'est qu'on a osé nous vendre le film comme une succession de scènes magistrales relatant les affrontement terribles entre Spider-Man et ses ennemis. Sauf qu'au final, il n'y a réellement qu'un méchant dans l'histoire : Electro. Le Bouffon vert apparaît moins d'une dizaine de minutes, comme dit plus haut, et le Rhino, n'en parlons pas. Paul Giamatti doit apparaître environ six minutes à tout casser, et tout juste trois dans le «costume» du Rhino. En gros, on nous vend un film avec trois méchants, et on se retrouve avec... ben pas grand-chose. Surtout que le seul réel combat du film, c'est contre Electro. Un combat totalement incohérent avec le personnage d'ailleurs. Mais bon, le pire dans tout ça, c'est que jamais les trois méchants n'interviennent ensemble! A l'exception d'une rare fois où Electro vient aider Harry qui n'est pas encore un bouffon, pardon, le Bouffon. Mais sinon, rien. Aucun affrontement épique avec tous les méchants. Juste un combat nul avec un pauvre méchant sorti tout droit d'un livre de Oui-Oui. Lorsqu'on se rappelle le final dantesque du Spider-Man 3 de Sam Raimi, qui opposait l'Homme-Sable, Venom, le Bouffon Vert et Spider-Man, on se dit que bordel, The Amazing Spider-Man 2 passe entièrement à côté de ce qui aurait pu, aurait dû, faire sa force.

Alors oui, il ne faut pas comparer. Mais merde quoi, il y a un moment, il faut se rendre à l'évidence, The Amazing Spider-Man 2 est juste tout pourri. La seule chose qui a de l'intérêt dans le film, c'est la relation entre Peter et Gwen. Et venant d'un réalisateur qui a commencé par une comédie romantique on en attendait pas moins. Le pire, c'est quand on connaît les raisons du pourquoi les scénaristes (berk, comment on peut les appeler ainsi?!) ont privilégié cet aspect. Alors oui, ça fonctionne plutôt bien en partie, mais on ne va pas voir The Amazing Spider-Man 2 dans l'optique de voir The Spectacular Now (meilleure et plus belle comédie romantique de ces dix dernières années à voir absolument). Et la comparaison n'est pas faite au hasard, puisque lors de la scène la plus intéressante d'un point de vue sentimentale entre Peter et Gwen, la musique est celle du générique de fin de The Spectacular Now. Donc on est bien dans une comédie romantique, mais avec des vrais faux méchants, un vrai faux super-héros, et deux heures inutiles pour vingt minutes de romance plutôt bien fichues en partie. C'est plutôt longuet pour pas grand-chose.

Vous l'aurez compris, The Amazing Spider-Man 2 est absolument raté, jusque dans ses thèmes musicaux absolument infâmes, composés par un Hans Zimmer qui n'en a décidément plus rien à foutre depuis longtemps, et dont les partitions immondes de Man of Steel deviendraient presque les meilleures de sa carrière face à ce qu'il nous pond ici. Ce n'est pas bien de comparer, oui, et forcément The Amazing Spider-Man 2 sera mauvais face à la trilogie de Sam Raimi. Et puisqu'on parle de comparaison, Spider-Man 3 a été perçu comme décevant à sa sortie, parce qu'il est moins bon que les deux premiers, mais au final, c'est un très bon film de super-héros. Sauf que là, même sans comparer, c'est très mauvais. Entre un scénario écrit avec le cul, une réalisation fade, et un manque absolu de combat un tant soit peu épique, le film est un ratage absolu. Pire, ça va même au-delà. Il prend le spectateur pour des cons. Il n'y a qu'à voir son final putassier qui va à l'encontre de l'attente des spectateurs en ne montrant pas ce que l'on nous avait promis en désamorçant toute intensité dramatique. Et soyons honnêtes, quand on voit ça, on se dit que le film est clairement en train d'enc*ler le monde est ce qu'on appelle un foutage de gueule assez monumental. Donc non, on ne dira pas que c'était mieux avant, on vous laissera juger par vous-même. Mais ne revenez pas pleurer plus tard, on vous aura prévenus.