vendredi 16 novembre 2012

Aperçu Remember Me

Derrière ce titre de jeu qui donnera à certains l’envie de boire du café (« Try to remember… »), se cache une production française. C’est vrai qu’à l’international, Remember Me passe un peu mieux que « Souviens-toi de moi », titre qui ne ferait pas réellement jeu vidéo, mais plus drame français à propos de la maladie d’Alzheimer. C’est le studio Dontnod qui s’occupe du développement du jeu, tandis que c’est Capcom qui édite le jeu. Anciennement connu sous le nom d’Ardrift, le jeu se nomme dorénavant Remember Me, et il sortira en mai 2013.

Présenté à la Gamescom, le jeu était aussi montré au Paris Games Week. Pas de démonstration jouable malheureusement, il fallait se contenter d’une simple vidéo. Enfin, de deux pour être exact. Une « vieille », qui présentait principalement une cinématique, mais qui n’était pas à la hauteur graphiquement, et qui était diffusée à côté d’une autre plus récente, montrant des phases de gameplay. La plus récente est bien évidemment celle qui reflète le mieux le jeu à venir, puisqu’elle tire ses extraits de phases in game. On aurait aimé y jouer, mais faute de mieux, on s’est contenté de regarder.

Remember Me est un jeu quasi d’anticipation dans son scénario. En 2084, il est devenu possible de manipuler les souvenirs, les partager, et même les supprimer. Une société, Memoreyes, a d’ailleurs une trop grande influence, usant de la manipulation de mémoire à ses fins. Des rebelles s’opposent cependant, et le joueur est amené à incarner Nilin, une jeune femme sans souvenir qui compte bien mettre un terme à tout ça.

 Tiens, c'est original comme mouvement...

Le gameplay de Remember Me repose sur différentes bases. D’une, l’héroïne peut manipuler les souvenirs des gens, afin de leur faire faire ce qu’elle souhaite. Je n’ai pas vu d’extrait idéo pour cet exemple, mais je sais que l’on peut contrôler la mémoire de quelqu’un afin de le pousser au suicide au lieu de le tuer froidement en laissant plein de preuves. Si l’ensemble des possibilités est bien exploitée, il n’est pas utile de préciser que tout cela s’annonce très alléchant. On peut aussi assigner différents pouvoir à Nilin, au fil du jeu. On a pu remarquer dans la vidéo qu’elle avait une sorte de pouvoir de télékinésie, pouvant lui faire par exemple ouvrir des portes à distance.

Ce que l’on constate avant tout, principalement dans le long extrait présenté, c’est que l’on aura aussi le droit à des phases de plates-formes acrobatiques. Sur les toits de Paris, on pourra courir et sauter. Oui, le jeu se déroule à Paris, ou plutôt Neo-Paris (on est en 2084), et ça se remarque facilement, puisqu’il y a plein de pigeons sur les toits. Et accessoirement, il y a la Tour Eiffel en arrière-plan. Pour en revenir au gameplay, dans ses phases acrobatiques, le tout fait grandement penser au second trailer de Beyond Good and Evil 2, dans lequel Jade court et saute partout lors d’une course poursuite effrénée. On peut aussi un peu penser à Assassin’s Creed. Finalement, on se rend compte que tout ce qui est présenté, dans les phases de gameplay action/plate-forme, n’a rien de réellement original, comparé aux autres possibilités, c’est même presque du vu et revu, mais qu’à cela ne tienne. Le classicisme c’est l’efficacité n’est-ce pas ? Alors tant pis pour le pléonasme, mais si l’ensemble a l’air assez classique, on dirait bien que cela est efficace. Après, pour se faire un avis plus poussé, il faudra y jouer.

Paris, c'est magique!

D’un point de vue visuel, le jeu est une claque. C’est vraiment magnifique. Il ne reste plus qu’à voir si les passages du jeu sont tirés d’une version PC (ce que je pense) ou alors d’une PS3/Xbox 360. En tout cas, ça faisait vraiment plaisir aux yeux, vivement que l’on puisse voir tourner le titre sur les machines. Quant à cette ambiance futuriste de Paris, c’est réussi. Heureusement, pour un studio français.

Remember Me attire l’attention, malgré un manque de prise de risque évident lors de la plupart des phases d’action/plate-forme. Il ne reste plus qu’à attendre pour véritablement se rendre compte de son potentiel dû à son sujet. Une chose est sure, le jeu promet d’être beau. Il y a juste à espérer que ce sera la même chose sur console à sa sortie. Si c’est le cas, on aura alors le plus beau jeu des consoles actuelles, dépassant Uncharted 2 et 3. Mais bon, les graphismes ne font pas tout, et c’est surtout le côté anticipation et manipulation de souvenir qui demeure le plus intéressant. Il reste environ six mois avant la sortie du jeu, on en saura bien plus d’ici-là.

Remember Me
Sortie prévue en mai 2013

jeudi 15 novembre 2012

Test Need For Speed Most Wanted

L’année dernière, la série Need For Speed avait essayé une nouvelle fois de relancer la franchise, vieille de dix-sept ans déjà. The Run, c’était le nom du jeu, s’avérait finalement très décevant, et loin de ce que nous avait habitué la licence. Trop cinématographique, pas assez ludique, le titre n’était pas réellement convaincant, et sa façon d’appréhender les courses était peu plaisante. Dommage, surtout que l’opus sorti en 2010, Hot Pursuit, développé par Criterion (Burnout), avait réussi à reconquérir une partie des joueurs. Voyant qu’il était temps de se remettre de l’échec de son précédent volet, la série, qui a déjà ressuscité une de ses anciennes gloires, le Hot Pursuit original datant de 1998, s’est à nouveau adressée à Criterion pour en faire revivre une autre sortie en 2005. Most Wanted, c’est son nom, et la version 2012 est enfin arrivée.

Dans Most Wanted, le concept de base de l’original a peu changé, consistant toujours à devenir le pilote le plus recherché de la ville. Pour cela, il faut faire des courses, gagner des points, et affronter les meilleurs. Sauf que voilà, on quitte les enchainements de courses et de défis, afin de nous lâcher dans un monde ouvert, dans la ville de Fairhaven City. Et ça change pas mal de choses finalement. D’une, on peut avoir le plaisir de se balader, comme ça, juste pour soi. C’est tout bête, mais c’est plaisant. De deux, et ça devient plus intéressant, rouler à son aise, et explorer les lieux permet de choper des voitures. En se baladant, on peut trouver des véhicules abandonnés. Il suffit alors d’une simple pression d’un bouton pour les récupérer et les ajouter à sa liste de ses voitures, accessibles à tout moment dans le jeu. Si les trois quart des voitures sont simples à trouver, nécessitant uniquement de faire le tour de la ville et de ses recoins, certaines sont plus difficilement accessibles et trouvables. Il faut par exemple réussir des cascades ou atteindre des endroits incongrus pour les débusquer. C’est bien, c’est une bonne raison pour pousser le joueur à parcourir la ville et ses moindres recoins. Bien sûr, ce ne sont pas les seules bonnes idées de ce que nous propose ce monde ouvert. Avant d’affronter les meilleurs Most Wanted, il faut amasser un nombre de points suffisant, que l’on peut gagner via des courses, mais aussi en se baladant tranquillement et en réalisant des actions et poursuites.

 Oh, tiens, des agents de police

Et c’est là que le titre prend toute son ampleur. Les poursuites et les courses sont très nerveuses et assez jouissives manettes en main. Il faut l’avouer, rien d’original, mais ça a le mérite d’être efficace. Comme dans les origines de la franchise, les flics veillent aux grains et on se fait prendre en chasse rapidement si on fait trop d’infractions. Et semer les flics, cela peut s’avérer assez corsé. Ils sont du genre coriace et ne lâchent pas le morceau facilement. Une fois une zone de recherche quittée, alors que l’on pense être tranquille, si on croise trop rapidement une ou plusieurs voitures des forces de l’ordre, c’est reparti pour un tour ! Ça peut durer longtemps, et tous les moyens sont bons pour vous arrêter.  Mais comme dit précédemment, la prise en main est très bonne, donc c’est véritablement un plaisir. C’est peut-être moins poussé que dans Hot Pursuit, qui faisait la part belle à ce genre d’évènement, d’où le titre du jeu, mais on sent que tout a été fait pour être totalement abouti. On peut bien évidemment faire des Takedown aux voitures de flics (les percuter plus ou moins violemment), afin de les mettre hors d’état de nuire ou de les ralentir, et aussi afin de gagner pas mal de points, et c’est même un des principes du jeu. Sauf que pour gagner ses points, il faut remporter la poursuite, et ce n’est pas évident, vous l'aurez compris. On peut bien sûr passer dans un garage pour se faire refaire la peinture, et réparer les dégâts par la même occasion, mais si on nous voit, c’est fichu pour la discrétion et la baisse du niveau d‘alerte. Et bien sûr, pour faire monter la pression et l’adrénaline, les forces de l’ordre sont aussi présentes lors des courses ou affrontements de Most Wanted.

Ces courses, qui servent à gagner des points, mais aussi des améliorations pour ses véhicules, se débloquent au fur et à mesure. S’il est nécessaire de se rendre sur le lieu de la course lors de la première fois, si l’on veut la retenter on peut simplement directement la sélectionner dans les menus et commencer l’épreuve. Cela amène à l’Easydrive, avant de continuer la suite. Ce menu, directement accessible via la croix directionnelle, se contrôle sans sortir du jeu, en continuant sa route si on le souhaite. Il donne accès directement aux véhicules, aux améliorations, aux courses, etc… Très pratique, cela facilite les différents changements sans avoir à faire pause sans cesse et sans accéder à des pages de menus. On peut donc y sélectionner sa course et s’y rendre immédiatement si on y a déjà participé, ou bien activer le GPS pour suivre le chemin qui nous y amènera. Une fois dans la course, il faut bien évidemment battre les différents pilotes, arriver premier ou deuxième le plus souvent pour gagner des points, et éviter la police. On peut percuter ses adversaires, et surtout choisir un chemin que l’on souhaite, tant qu’il ne nous fait pas rater de chekcpoints. On n’est pas contraint de suivre un tracé prédéfini, même s’il y a une direction à suivre. Lors des affrontements Most Wanted, c’est du un contre un contre les forces de l’ordre. Eviter les barrages, les accidents, les arrestations, tout en remportant la course. Si au final tout est plaisant et assez fun, il y a deux défauts particulièrement gênants. Tout d’abord, il y a peu d’indications sur les routes, tels que des flèches, etc… On est donc obligé de constamment regarder devant soi, mais aussi la mini carte qui affiche le tracé à suivre.  C’est assez dérangeant, surtout lorsque l’on rate un virage parce que l’on n’a pas regardé la mini carte, ou trop tard… L’autre gros défaut vient de l’intelligence artificielle. Elle est coriace, tant mieux, mais dès que l’on domine trop une course, les concurrents reviennent comme par miracle juste derrière vous, et souvent chopent alors la première place. C’est surtout flagrant en défi Most Wanted. Et c’est parfois très frustrant, après une course sans accroc.

 Les sensations de vitesse sont bien présentes

Need For Speed Most Wanted malgré tout, possède une maniabilité classique, mais terriblement efficace. La sensation de vitesse est réaliste et saisissante, particulièrement en vue à la première personne. Dommage d’ailleurs que cette vue soit si immonde, ne proposant pas de vue cockpit, puisqu’elle propose la meilleure conduite et les meilleurs sensations, mais qu’on lui préfèrera la vue à la troisième personne pour son confort visuel. En parlant de visuel, celui de Most Wanted est assez joli et très plaisant. On apprécie aussi les cinématiques en amont des courses, étranges et parfois totalement psychédéliques, qui n’ont parfois presque aucun rapport avec le jeu, mais qui ont le mérite de surprendre et de fasciner. Du bon boulot. L’ambiance sonore n’est pas en reste, avec des bruitages propres et réalistes, et une bande son qui alterne entre rock et electro. On peut toujours mettre sa playlist sur une clé USB afin de satisfaire ses envies sinon.

Need For Speed est sur une bonne voie. En déterrant un modèle du passé et en demandant à Criterion de le réaliser, EA a fait le bon choix, même si celui-ci accuse quelques faiblesses. Son intelligence artificielle adaptative, un intérêt un poil répétitif, et une trop grosse similarité avec un certains Burnout. On ne sait donc pas réellement si le jeu est un Need For Speed à la sauce Burnout, ou un Burnout à la sauce Need For Speed. Peu importe finalement, le jeu est très plaisant manettes en mains, et l’on s’en satisfait aisément. Mieux vaut un épisode comme celui-ci qu’un épisode comme The Run, qui était simplement navrant. On a le droit de ne pas aimer Need For Speed Most Wanted, mais on a aussi le droit de l’apprécier à sa juste valeur et de passer des heures sur les routes de Farhaven City à devenir le plus recherché.

15/20

mercredi 14 novembre 2012

Aperçu Pikmin 3

Découverts en 2002 sur Gamecube, les Pikmins, créatures qui poussent dans la terre, à la frontière de l’animal et du végétal, ont rapidement séduit les joueurs. Un suite a vu le jour en 2004, et depuis, plus rien. Enfin, pas tout à fait, puisque les deux épisodes ont connu chacun une version adaptée au contrôle de la Wii, sorties toutes les deux en 2009. On sait désormais qu’un troisième opus est prévu pour un vague premier trimestre 2013. Ce sera au plus tard fin mars, vu que le jeu sortira dans la zone de lancement de la Wii U. En attendant, voici ce que le titre promet après un petit essai.

Dans Pikmin et sa suite, le joueur incarne un capitaine de taille minuscule, qui suite à un concours de circonstance, va se retrouver sur une planète à devoir gérer des Pikmins pour qu’ils ramènent différents objets dans son vaisseau. Les Pikmins ont différentes capacités selon leur couleur, et sont plus forts si on les laisse plus longtemps grandir sous terre. Les Pilmins bleus peuvent nager par exemple, alors que les autres se noient. Il faut donc bien gérer et diriger son équipe, afin d’accomplir au mieux sa mission en perdant le moins de ses bestioles, ce qui n’est pas forcément chose aisée. Mélangeant habilement exploration et stratégie, et proposant toujours des décors de nature assez beaux et enchanteurs, la licence Pikmin a donc de quoi séduire.

 Pikmin 3 sur Wii U, ça donne ça

Premier contact avec le jeu et première surprise : le titre est principalement destiné à une prise en main avec une Wiimote et un Nunchuck plutôt qu’avec un Gamepad. On peut bien sûr jouer uniquement avec ce dernier, contrôlant le tout avec les deux sticks, mais c’est clairement une maniabilité pensée avec le duo de la Wii qui est mise en évidence, un peu comme les adaptations des deux premiers volets. Le Gamepad n’est cependant pas en reste, puisqu’il est utile, malgré cette configuration. Il sert de carte, permettant de zoomer où l’on veut, afin de mieux percevoir certaines zones. Vu que l’ensemble est grand, c’est pratique, et cela le sera principalement lors de certains passages de jeu ou le joueur seul devra interpréter plusieurs capitaines à la fois, sur différentes parties de la carte. Mais c’est avant tout le contrôle Wiimote + nunchuck qui intéresse, puisque privilégié. Sans surprise, c’est très maniable. La reconnaissance, hors menus, est très pratique, et l’ensemble s’avère très ergonomique. A croire que la saga a été pensée pour la Wii avant tout, dès ses origines.

Ce que l’on relève de la jouabilité, c’est surtout l’apparition d’un nouveau type de Pikmin, les Pikmins roches. Dit comme ça, ça fait un peu Pokémon, mais cette nouvelle race de ces étranges créatures va s’avérer très utile. Il n’est pas nécessaire de préciser qu’une partie du gameplay a été pensée pour ces bestioles. Mais c’est cet apport qui va faire de ce nouveau volet un jeu différent des précédents. Les Pikmins roches sont très solides, et donc très résistants. Ce sont donc les Pikmins nécessaires lors de la destruction de certaines barrières coriaces, et non destructibles autrement. Idem pour certains nouveaux ennemis, qui soit ne peuvent qu’être tués par des Pikmins roches, soit nécessitent que cette nouvelle espèce brise leur carapace avant de pouvoir enfin être anéantis par toutes sorte de Pikmins. Le reste est finalement assez classique dans sa construction, mais demeure diablement efficace, au point de prendre un véritable plaisir. C’est tout ce que l’on attend de ce titre.

 Tous en rang, et on y va

Le véritable apport de cette version Wii U, hormis sa carte sur le Gamepad, vient de l’aspect graphique du titre. Clairement on ressent la différence, et ce n’est pas juste un lissage HD qui est présent pour faire joli. C’est beau. La nature vue de près n’a jamais été aussi merveilleuse et grouillante de vie (souvent hostile d’ailleurs). Evidemment, face à la puissance des nouvelles consoles et même de certains PC actuels, ça reste inférieur, mais ne boudons pas notre plaisir visuel et profitons de cette esthétique magnifique que nous offre le jeu.

Pikmin 3 pourrait à première vue trop se reposer sur les lauriers des gloires passées de ses ancêtres, mais en conservant le même principe de jeu et en y ajoutant juste quelques subtilités, Nintendo a réussi à faire de ce troisième opus un des titres qui s’annonce comme un des meilleurs de cette phase de lancement de la Wii U. Même si le Gamepad est un poil sous exploité, il n’en demeure pas moins utile, et la jouabilité Wiimote + nunchuck répond parfaitement. Avec l’apparition d’une nouvelle espèce, un nouveau gameplay et de nouvelles stratégies s’offrent aux joueurs. Prometteur, et s’annonçant comme un digne successeur, Pikmin 3 pourrait bien devenir le meilleur jeu de la licence.

Pikmin 3
Sortie prévue au premier trimestre 2013

mardi 13 novembre 2012

Test WRC 3

Après avoir enchanté les fans de jeux de rallye sur Playstation 2, la licence WRC a refait surface en 2010 sur les consoles nouvelle génération. Malheureusement, le résultat espéré n’était pas au rendez-vous, et la déception remplaçait l’euphorie. Pareil en 2011 avec WRC 2 qui ne comblait pas les espérances des joueurs. En cette fin d’année, avec son troisième volet depuis sa renaissance, la série compte bien tout changer, afin d’offrir une expérience meilleure que les précédentes. Le pari est relevé, mais est-il tenu ?

Unique jeu possédant l’ensemble des licences officielles, WRC 3 pourrait s’imposer comme la meilleure référence du genre. Dès le menu, on constate que le titre propose un contenu qui tiendra en haleine les joueurs pendant de nombreuses heures. On a le choix entre parcourir toutes les courses, toutes débloquées, soit en rallye unique, ou en championnat modulable à souhait, avec tous les véhicules, dans le mode WRC Experience, ou alors se lancer dans le mode Road to Glory. Ce mode propose une carrière qui amènera peu à peu le joueur au rang de gloire du rallye, devenant le huitième champion au côté de Sebastien Loeb par exemple. Dès le départ, on peut personnaliser son pilote et co-pilote, et bien évidemment son véhicule. Au fur et à mesure des courses, selon les performances, on gagne des étoiles, qui permettent de débloquer de nouveaux circuits ou voitures. Ces étoiles sont des points de notoriété, plus le joueur en aura, plus vite il accédera au rang de champion. Si cet ensemble de modes est plaisant et finalement assez long, c’est avant tout le multijoueur qui pourra faire chauffer les moteurs et les manettes. Le mode hors ligne est à oublier, ne laissant pas le plaisir de courses à plusieurs en écran splitté, mais uniquement des courses, jusqu’à quatre, chacun son tour, ou chacun compare ses temps à la fin. C’est donc en ligne que tout se joue, et il y a de quoi faire. Facile à utiliser, ce mode en ligne permet d’affronter différents joueurs jusqu’à seize sur la même course. Aussi séduisant que compétitif, les aficionados du genre y trouveront sans problème leur compte et risquent de passer des heures devant leur console.

 La vue cockpit, évidement présente

Et si certains joueurs peuvent rester à jouer des heures durant, c’est parce que la maniabilité du jeu a été entièrement modifiée par rapport aux deux épisodes précédents. On conserve malgré tout se mélange d’arcade et de simulation plus réaliste, mais les désagréables sensations d’auparavant ont disparues, et ce n’est pas plus mal. Le tout ressemble un peu plus à ce que l’on attend d’un jeu de rallye, et l’expérience proposée est plus immersive. L’ensemble propose bien évidemment différentes vues, peu pratiques à changer en pleine course du fait de l’utilisation du bouton Select, mais qui rendent bien les sensations de jeu. Seul la vue à la troisième personne peut parfois déranger, proposant une jouabilité un peu trop glissante, et peu agréable. La maniabilité n’est toutefois pas exceptionnelle, et ne tient toujours pas la comparaison face à la nouvelle référence depuis quelques années, DiRT, mais ce changement est appréciable. Les néophytes trouveront leur marque un peu plus rapidement qu’à l’accoutumée, même si l’ensemble s’adresse encore une fois à ceux qui maîtrisent déjà le genre. On rassure ceux qui auraient peur d’être découragés par l’apprentissage de la conduite en rappelant que des retours en arrière sont toujours disponibles, en nombre limités, à chaque course, afin de pouvoir rectifier sa trajectoire ou son plantage dans le décor. C’est certes moins l’esprit réalisme et simulation de rallye, mais c’est toujours intéressant à prendre. Ceux qui le veulent peuvent bien sûr ne pas s’en servir. Ce qui n’enlève rien au côté réaliste en tout cas, c’est la présence du co-pilote, qui donne les informations précises. Le mixage de la voix peut être un peu confus à cause des bruits de moteurs et autres, mais bien évidemment les réglages sonores peuvent être modifiés dans les options. Tout comme le timing de ces données précieuses, qui peut être avancé ou retardé selon sa façon d’appréhender les courses. C’est agréable, surtout que cela n’était pas disponible dans les précédents opus.

Un jeu de rallye, c’est bien sûr une manière de conduire, mais c’est aussi des tracés, divers et variés. Premier constat, les surfaces diffèrent régulièrement, mais elles sont surtout un réel impact sur la conduite. On ne contrôlera pas sa voiture de la même manière sur de la neige, de la terre, ou encore de l’asphalte mouillée. Cela semble évident que ces éléments soient pris en compte, mais ce n’est pas négligeable. Les parcours, qui ne sont pas les officiels, sont cependant bien pensés, avec beaucoup  de virages et d’épingles, trop parfois, qui contrastent avec le trop de droiture des anciennes versions. Et si l’on se rate et que l’on se prend un arbre, la voiture sera bien sûr endommagée. Pas juste la carrosserie, pour faire joli, mais bien l’ensemble du véhicule, moteur, suspension, direction, etc… Et ces dégâts ont un impact sur la maniabilité, puisque la voiture ne se conduira pas de la même manière si elle est neuve ou alors abîmée. Dans le mode rallye, on peut réparer son engin entre chaque course. Chaque réparation coûte du temps, or l’on ne possède qu’une heure en tout. Si l’on dépasse, on est pénalisé. Il faut donc faire les bons choix, même si le mieux reste encore de conduire correctement.

 Les joies du rallye, c'est aussi les dérapages

Niveau réalisation, on nous avait promis une refonte complète du moteur graphique du jeu. Le constat est là, mais il ne saute pas aux yeux non plus. Des effets de lumière sont plus crédibles, mais le rendu d’ensemble demeure toujours aussi moyen, sans être clairement moche pour autant. L’ambiance sonore est quant à elle au rendez-vous, avec des bruits de moteurs et des sons de courses réalistes, le tout sans musique, afin de rendre le tout plus vraisemblable. De la musique, il y en a toutefois dans les menus, type dubstep ou electro, et si elles sont dynamiques, elles s’avèrent aussi rapidement pénibles, surtout lors des temps de chargement, bien trop longs.

Au final, on retient de ce WRC 3 qu’il est le meilleur des épisodes sur consoles nouvelle génération. Avec de grands changements et des apports non négligeables, la série a réussi à faire de ce jeu un titre honnête, pas exempt de défauts, mais plus convaincants que ses prédécesseurs. Les fans du genre, à qui le titre est avant tout destiné, seront comblés, les autres devront essayer avant. WRC 3 est donc une bonne surprise que l’on n’attendait pas. S’il reste encore à la licence du chemin à faire avant de véritablement s’imposer, ce troisième opus nous fait avant tout espérer un quatrième volet l’année prochaine encore bien meilleur. C’est tout ce qu’on lui souhaite.

 13/20