mardi 5 juin 2012

E3, les premières conférences : que retenir ?

Hier ont commencé les premières conférences pré E3. Avec neuf heures de décalage, il était toutefois possible de les suivre en France. Et je les ai suivis. J’ai même fait des tweet-live pour chacune d’entre elles (eh oui, je me suis couché à 4h35 du matin heure française rien que pour vous), et je remets ça à 18h pour la conférence Nintendo. Vous pourrez la suivre sur mon twitter @PeaceandGeekLM. Mais avant de suivre les informations de Nintendo, parlons de ce qui a été montré hier. J’avais prévu de faire un seul grand article pour résumer l'ensemble de l'E3, mais vu tout ce qui est tombé hier, plusieurs articles vont être nécessaire.

Hier, quatre conférences ont eu lieu. Microsoft, Electronic Arts, Ubisoft, et enfin Sony. Deux constructeurs et deux éditeurs. Dimanche, il y a eu une vidéo de Nintendo sur la Wii U, mais je regrouperai ces infos avec l’article consacré à la conférence Nintendo. Pour ce qui est des quatre conférences de hier, je ne ferai pas un résumé point par point de ce qui a été présenté, mais je parlerai des plus grosses annonces, et de mes plus grosses attentes. Si parmi les quatre on devait élire un vainqueur, je pense qu’Ubisoft mériterait le titre haut la main. Remplie de contenus impressionnants et d’annonces inattendues, l’éditeur français a mis la barre très haut et a enfin réveillé l’E3. Il était temps, c’était la troisième conférence. Sony a aussi réussi a bien sortir du lot, uniquement grâce à deux jeux, première et dernière annonce de leur conférence. Mais il est temps de voir ça plus en détails.

Microsoft a ouvert les hostilités en offrant la première conférence. Si quelques jeux exclusifs à la console étaient attendus, ce sont les nouvelles possibilités de la machine et de Kinect qui se faisaient désirées. Parce que non, il n’y a pas eu de nouvelle de la prochaine console du géant américain. C’est finalement, et assez logiquement, sur Halo 4 que la conférence c’est ouverte. Impressionnant, le trailer complété par une phase de gameplay nous promet un grand jeu digne de ses prédécesseurs. Parmi les exclusivités Microsoft ont aussi été brièvement présentés Gears of War Judgment et Forza Horizon. Ce sont surtout les compatibilités Kinect qui ont été mise en avant lors de la conférence. Dance Central 3 ou Fable : The Journey, pour les exclusivités Xbox 360, ce dernier n’ayant que peu convaincu. Il semblerait que l’on puisse faire des Kamehameha via Kinect dans un jeu de fantasy… Mouais… Cependant, les fonctions Kinect sont aussi compatibles avec d’autres jeux, qui privilégient de la caméra de Microsoft pour une maniabilité autre sur Xbox 360. Pour les jeux de sport tels que Madden NFL 13, ou encore Fifa 13 (dans lequel on pourra insulter l’arbitre via la reconnaissance vocale), mais aussi pour Splinter Cell Blacklist, dévoilé par Microsoft, et qui s’annonce assez grandiose. On pourra entre autre interpeller et divertir les ennemis via la reconnaissance vocale Kinect. Mais la Xbox 360, ce n’est pas que Kinect, c’est aussi diverses mise à jour afin d’apporter du nouveau contenu et des nouvelles possibilités. On notera l’arrivée de Xbox Music, une plate-forme musicale aussi compatible PC, tablette, et smartphone, de l’arrivée d’internet explorer (euh…) comme navigateur internet de la console, de Nike + Kinect Training, et surtout de Xbox SmartGlass, qui permet d’avoir des informations supplémentaire sur une tablette indépendantes, et de partager le contenu sur la télé. En gros, une sorte d’alternative pour concurrencer la Wii U. Toutefois, de cette conférence Microsoft on retiendra surtout la présentation de jeux, destinés à tous supports, à l’instar de Resident Evil 6, qui semble délaisser l’horreur pour l’action, Tomb Raider, dont on annonce déjà le premier DLC (eh ouais… Chiens de capitaliste !), et surtout le RPG déjanté adapté de la série, South Park : The Stick of Truth, qui s’annonce particulièrement énorme, jouissif, et épique. Pour dire la vérité, c’est l’annonce qui m’a le plus marqué de la conférence Microsoft. Sortie prévue le 5 mars 2013. Le tout s’est terminé avec la présentation de Call of Duty : Black Ops II, mais bon, je vais éviter de parler de ça…

 Le trailer de South Park The Stick of Truth

Vint ensuite la conférence Electronic Arts. Malgré des jeux attendus tels que Dead Space 3 ou Crysis 3, la conférence ne fut pas véritablement folichonne. Le survival horror spatial de l’éditeur semble plus privilégier l’action, au détriment de la peur et de l’angoisse, mais bon, cela paraît efficace. Comme à l’accoutumé avec EA, on a eu le droit au jeu de sports, et c’est surtout le rachat de la licence UFC (autrefois THQ) que l’on retient. Battlefield 3 revient avec Battlefield 3 Premium qui pour un peu moins de 50 euros propose tous les DLCs du jeu plus du contenu additionnels. Star Wars The Old Republic, le MMORPG, annonce une mise à jour gratuite, la plus importante dans l’histoire des MMO selon eux. A noter qu’à partir de juillet le titre sera jouable gratuitement jusqu’au niveau 15. Simcity a aussi été annoncé, et devrait réjouir les fans de jeu de gestion à partir de février 2013, ainsi que Simcity Social, un jeu jouable sur Facebook. Voulant encore une fois concurrencer Activision et sa licence Call of Pan Pan c’est la guerre, EA a dévoilé Medal of Honnor Warfighter. Quelque soit le niveau du jeu, ce sera une tuerie, guerre oblige. Le prochain Need For Speed : Most Wanted a été présenté, et ce retour aux origines de la série s’annonce déjà bien meilleur que le très médiocre Need For Speed : The Run de l’année dernière. Et c’est finalement Crysis 3 qui a conclu la conférence, en beauté. Les fans de la série devraient être contents.

Need For Speed : Most Wanted

Troisième conférence, et première claque. Ubisoft arrive, l’E3 peut commencer. Débutant par un show assez affligeant de Florida (malgré des danseuses que mes yeux n’ont pas regretté), afin d’annoncer Just Dance 4, l’éditeur français a ensuite directement élevé le niveau des annonces et des attentes. Un trailer atypique, particulier, bizarre, psychédélique, qui commence comme Avatar avec des humains pour se transformer en FPS bien saignant rempli de « fuck », voilà ce que nous propose Far Cry 3. Lorgnant du côté du premier pour ce qui est de l’environnement de l’île et dans une partie de son gameplay, le titre reste encore assez énigmatique dans son univers, mais promet une expérience à la fois déroutante et exceptionnelle, en solo comme en co-op. Pour toucher la bête, il faudra attendre le 6 septembre. Les trailers de Splinter Cell Blacklist (déjà présenté in game chez Microsoft) et de Marvel Avengers : Battle for Earth (tiré du comics, pas du film, ouf) sont ensuite tombés. Toutefois, le jeu que j’attendais le plus de la part d’Ubisoft a enfin été présenté, dans sa version Wii U. Rayman Legends, en pleine phase de gameplay. Je sais, c’est le fan qui parle, mais même en étant objectif, le jeu à l’air d’être une grosse tuerie. En plus, Murphy est de retour!!! Je vous laisse une vidéo, l’image étant plus parlante que les mots.

 Le futur jeu de l'année 2012

Ubisoft semble d’ailleurs très intéressé par la prochaine machine de Nintendo et a dévoilé rapidement lors d’un trailer groupé pas moins de huit jeux pour la console, quasiment tous au lancement ou assez proche. Et en parlant d’exclusivité Ubisoft Wii U, je vous parlais de Killer Freaks From Outer Space, ce FPS déjanté. Le titre n’existe plus, il a été remplacé par Zombi U, un jeu assez prometteur, même si seulement un trailer bien gore, faisant énormément penser à Dead Island a été montré. Ce que l’on sait, c’est qu’il s’agira d’un FPS se déroulant en Angleterre, et que parmi les idées de gameplay, si votre personnage se fait mordre, vous continuerez l’aventure avec un nouveau protagoniste, et que vous pourrez très bien rencontrer votre ancien personnage en tant que zombie. Prometteur, et prévu au lancement de la Wii U. Assassin’s Creed III était de la partie évidemment, même si on en apprendra plus sur le jeu lors de la conférence Sony, et ce que l’on constate, c’est que l’intelligence artificielle ne semble pas avoir été modifiée. Vos ennemis attendent toujours que leur compère ait fini pour venir vous attaquer… Dommage. Arrive ensuite ShootMania, ce FPS clairement orienté E-Sport. Et voilà, la conférence Ubisoft se termine. Ah non, le PDG Yves Guillemot arrive et… Il annonce une nouvelle franchise ! Et honnêtement, quand on voit le jeu, dont une phase de gameplay a été dévoilée, on ne peut que rester bouche bée. Plus que prometteur, plus que jouissif, voici Watch Dogs. Un univers ouvert dans lequel le personnage a la possibilité de pirater quasiment tout ce qui est possible, lui permettant de se sortir de diverses situations et de retourner les évènements en sa faveur. Les gunfights seront aussi de la partie. Je vous laisse une vidéo, mais je vous préviens, voici du lourd, du très très lourd.

Une petite bombe à venir

Sony a conclu cette première journée, et finalement, ce que l’on va retenir principalement, c’est la première et la dernière annonce. Directement, c’est David Cage (Quantic Dream), créateur de Heavy Rain entre autres, qui est venu présenter son dernier bébé, exclusif à la console de Sony. Beyond : Two Souls, voici le titre. Encore une fois, le titre se veut une expérience narrative et émotionnelle. Pas de gameplay, mais un trailer basé sur le moteur graphique du jeu. Impressionnant tout de même. Et ce que l’on retient surtout, c’est la participation d’une célèbre actrice qui a prêté son physique (grâce au motion capture) et sa voix au jeu, la splendide, sublime, et magnifique Ellen Page. C’est assez énorme tout de même. Encore plus pour moi qui suis fan absolu de l’actrice. Alors déjà que j’attendais la nouvelle production Quantic Dream, pas forcément avec grande impatience, mais tout de même, mais alors là… Il n’y a que Rayman Legends pour concurrencer autant que ça mon niveau d’attente d’un jeu.

Ellen Page dans un jeu vidéo. Oh my God!!!

Les exclusivités PS3 sont pas mal nombreuses au final, et c’est donc Playstation All-Stars Battle Royal qui a suivi. Cette copie de la série Smash Bros. de Nintendo n’a pas l’air vraiment géniale. Si les noms des personnages jouables peuvent faire plaisir, à voir les gens jouer en direct et à entendre le commentateur, on avait l’impression que tous s’ennuyaient comme des rats morts… Le jeu sortira sur PS3 et PS Vita. La Vita justement, aura le droit à quelques exclusivités, heureusement, elle en a bien besoin. Assassin’s Creed III : Liberation tout d’abord, une sorte de spin off d’Assassin’s Creed III, et Call of Duty : Black Ops Declassified. Assassin’s Creed III, aura aussi fait parler de lui, en exposant une scène de bataille maritime assez impressionnante, ridiculisant Pirates des Caraïbes. Sony a aussi présenté Wonderbook, une série de livres interactifs (réels, qu’on a bien en main) utilisant la réalité augmentée afin de retranscrire des visuels sur l’écran de télévision. Si le concept, conçu pour les plus jeunes, a de quoi séduire, la démonstration n’a pas été bien convaincante je trouve. A noter que J.K. Rowling (celle qui a écrit Harry Potter, mais bon, tout le monde la connaît je pense) a participé à la conception de l’un de ces livres, Book of Spells. S’en est suivi une présentation un peu longuette de God of War : Ascension sur PS3. Les fans seront ravis, mais dans l’ensemble, ça à l’air d’être du God of War classique, sans réelles nouveautés. Voilà, la conférence Sony touche à sa fin. Voici donc le dernier jeu. The last but not least. Ou plutôt The Last of Us. Le dernier né des créateurs de la saga Uncharted, un survival orienté action/aventure, s’est exposé lors d’une phase de gameplay. Que dire, à part que le jeu s’annonce être assez fabuleux.

 Une nouvelle licence qui s'avère grandiose

Les conférences de la première journée sont terminées, et elle ont été assez remplies. Ubisoft remporte pour le moment la palme des meilleures annonces et des meilleurs jeux, même si Sony a deux gros atouts. Pour le moment, je vous laisse, on se retrouve pour le compte rendu de la conférence Nintendo, ou pour le tweet-live en direct dès 18h. L’E3 ne fait que commencer, et pourtant, ça promet !

jeudi 31 mai 2012

E3 2012 : à quoi s’attendre ?

L’E3, comme vous le savez tous je pense, est le plus grand salon mondial consacré au jeu vidéo. Et comme chaque année depuis 1995, c’est à Los Angeles (on va oublier l’année 1997), que se déroule l’événement. C’est donc du 4 au 7 juin cette année que les nouvelles vont tomber. N’étant qu’un simple blogueur inconnu du net, je n’y participe évidemment pas. Non, ce ne sont pas des larmes qui coulent le long de mes joues. Cela n’empêche qu’avant de faire le bilan de cet E3 (à moins que je fasse des articles régulièrement, mais hormis une nouvelle énorme à ne pas louper, je pense faire un bilan à la fin), je vais parler de ce que nous, joueurs, sommes en droit d’attendre de ce salon. Alors on y va, c’est parti.

 Los Angeles Baby!!!

Cette année, aucune nouvelle console n’est présentée. L’an dernier, il y avait eu la Wii U et la PS Vita, cette fois-ci, c’est nada. On peut toujours espérer des annonces surprises de la part de Microsoft ou Sony, mais cela est peu probable. Des capacités techniques des machines à venir, peut-être, mais cela reste encore surprenant pour l’instant. On en sera probablement plus lors d’un futur salon pour ces infos. Le CES en janvier 2013 ? C’est possible, mais pour le moment, c’est l’E3 qui nous intéresse. Si Nintendo a présenté sa nouvelle machine l’année dernière, le tout fut un peu confus. On attend donc cette année des explications plus claires, et surtout, des informations concernant de nouvelles fonctions et possibilités de jeu. Parce que la console à l’air encore une fois de vouloir innover, et pour réussir de ce côté-là, il faut vraiment avoir mis les moyens et misé sur l’originalité pour offrir un réelle expérience de jeu inédite et prenante. Et cela ne nécessite pas uniquement une console, mais aussi des jeux. Ce ne sont pas la 3DS avec ces débuts difficiles et la PS Vita, toujours en manque, qui vont le nier. On attend donc de cet E3 une présentation de jeux à venir sur Wii U, principalement au lancement de la console. Les fans s’imaginent déjà un The Legend of Zelda HD jouable avec la tablette/manette, et bien sûr, il y en aura un sur la console, mais de là à en avoir des nouvelles dès cette année à l’E3… Après, on n’est pas à l’abri de surprises, mais bon. On va plutôt miser sur New Super Mario Bros. Wii U (New Super Mario Bros. Mii ?) et Pikmin 3, officiellement sur la liste. Deux autres grandes attentes sur Wii U du côté de chez Ubisoft cette fois-ci, il s’agit de Killer Freaks from Outer Space, ce FPS complètement décalé avec des extra-terrestres ressemblant étrangement aux lapins débiles de la firme (mais en plus sales), et bien sûr, le fameux Rayman Legends, que j’attends avec impatience (Michel Ancel est un dieu, je le rappelle). L’E3 sera donc l’occasion pour Nintendo de présenter à nouveau, et en mieux, sa nouvelle console, et très probablement sa nouvelle manette qui aurait subi des changements. Ajout  de vrais sticks analogiques remplaçant les disques analogiques type 3DS et changement de place de certains boutons. On verra bien ce qui sera finalement présenté.

 A gauche, la manette présentée en 2011. 
A droite, la manette définitive?

Mais Nintendo ne doit pas miser que sur la Wii U. Sa dernière console portable en date, la 3DS, a souffert d’un manque de jeu flagrant, et même si le mal a été en partie réparé, il faut avouer qu’on attend encore des jeux. C’est donc avec impatience et espoir que l’on patiente afin de découvrir les nouveautés. Un The Legend of Zelda serait en préparation, mais rien d’annoncer dans la liste de l’E3. Nouvel épisode, ou portage de Majora’s Mask ? Pas sûr que l’on est des réponses à Los Angeles début juin. En revanche, ce qui est annoncé, ce sont Animal Crossing, Luigi’s Mansion 2 (aussi sur Wii U ? La rumeur circule…) pour lequel j’espère que la maniabilité a été revu et corrigé, Fire Emblem, New Super Mario Bros. 2 (sortie prévue en août), et bien sûr, le jeu que j’attends le plus sur 3DS, Paper Mario 3DS. Pas mal de bonnes productions Nintendo comme on peut le constater. Pour le reste, c’est un peu vide sur la portable de Nintendo. Il faut aller du côté de Square Enix pour y trouver Heroes of Ruin, Kingdom Hearts 3D : Dream Drop Distance, et le très attendu Theatrhythm Final Fantasy, déjà sorti au Japon (avec ses huit DLCs payants…) et qui parviendra chez nous le 6 juillet (youpi !!!). Pas forcément de quoi s’inquiéter pour la 3DS, même si on aurait aimé en avoir plus. Des surprises seront peut-être au rendez-vous.

 Aaaah, Paper Mario 3DS

Du côté de chez Sony, on n’attend donc pas de nouvelle console pour cette année. On espère alors voir arriver des jeux. Particulièrement sur la PS Vita, qui en manque cruellement. Cependant, on constate que pour le moment, rien ne semble véritablement annoncé de ce côté-là. Hormis de rares jeux inédits, dont un épisode de Super Monkey Ball, la plupart du catalogue de la Vita se constitue encore une fois d’adaptation de jeux sortant sur les autres machines ou sur PS3… On va donc se concentrer sur cette dernière, qui propose déjà plus d’exclusivités. D’une part, le jeu PlayStation All-Stars Battle Royale. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit tout simplement de copier le principe de la série Smash Bros. de Nintendo afin de l’appliquer aux héros apparaissant chez Sony. Voilà. Ou comment ne pas être original et pomper chez les autres. L’année prochaine on nous présentera sûrement un jeu de kart. Parmi les exclusivités il y aura aussi God of War : Ascension, qui retracera les origines de Kratos, et un nouvel épisode de la saga Sly Cooper. On attend aussi d’avoir plus de nouvelles de The Last of Us, le nouveau titre de Naughty Dog, un survival qui nous vend du rêve. Cependant, la nouvelle à retenir principalement pour la console de salon de Sony, c’est la présentation de la nouvelle production vidéo-ludique de David Cage (Quantic Dream). Heavy Rain était déjà uniquement réservé à la PS3, et il en sera de même pour ce nouveau titre dont on ne connaît pas grand-chose, hormis le moteur graphique utilisé.

Le moteur graphique de la nouvelle production Quantic Dream

Microsoft a récemment fêté les dix ans de sa première console de salon, la Xbox, et ceux de la série Halo par la même occasion. C’est donc assez logiquement que Halo 4 sera mis en avant par la firme. Encore un fois on y retrouvera Masterchief, pour notre plus grand plaisir. L’annonce de la console qui succèdera à la 360 n’a pas encore été faite, pourtant on suppose déjà une sortie prévue fin 2013. Encore une fois, l’E3 nous révèlera peut-être des capacités techniques, on verra bien. Il faudra donc plus se concentrer sur Kinect cette année, ainsi que les nouvelles mises à jour et possibilités de la console, tel que l’utilisation potentielle de Skype pour discuter avec ses potes en pleine session de jeu par exemple. Pour ce qui est de la caméra à reconnaissance de mouvement de Microsoft, le premier jeu qui vient à l’esprit est Drangon Ball Z pour Kinect. Faire un Kamehameha avec ses mains, tout le monde l’a déjà fait, on ne va pas se le cacher, alors si c’est bien exploité dans un jeu vidéo, pourquoi se priver. On en saura plus dans quelques jours.

 Masterchief revient!

Mais l’E3 ce n’est pas que des consoles et des constructeurs. C’est surtout des éditeurs qui viennent présenter leurs nouveaux projets. Et cette année, il y en a des attentes de ce côté. Je ne peux pas tout citer, je me contenterai des jeux qui suscitent probablement l’intérêt le plus vivace.

Cette année, Capcom propose du lourd, avec entre autres trois licences qui pèsent et dont un nouvel opus sera présenté. Resident Evil 6 d’une part, Lost Planet 3 d’un autre, et DmC : Devil May Cry, le reboot de la série. Je dois avouer que pour le dernier, je ne sais toujours pas quoi penser. De toute manière, Devil May Cry sans Dante avec ses cheveux longs et blancs… Allez, je vais lui laisser une chance, ça se trouve sa présentation à l’E3 arrivera à me convaincre, on  ne sait jamais.

Dante, c'est toi?

Pas de Final Fantasy pour Square Enix cette année, puisque la version 2.0 du MMO Final Fantasy XIV ne sera pas présentée avant août. On retrouvera toutefois l’univers de la franchise via Theatrhythm Final Fantasy et Kingdom Hearts 3D : Dream Drop Distance, tous les deux prévus sur 3DS. Cependant, les deux plus grosses attentes ne sont pas sur cette console pour l’éditeur. En effet, un homme est attendu, et il compte bien faire un hit. Je parle de Hitman bien entendu (on devrait me pendre pour ce jeu de mot atroce). Ce nouvel opus, Absolution, nous permet de nous mettre à nouveau dans la peau de l’agent 47, six ans après sa dernière apparition. Il est évident que le jeu est fortement attendu. Mais parmi les annonces, c’est celle du report de Tomb Raider qui m’intéresse le plus personnellement. J’avais été fortement intrigué et intéressé par cette genèse de la série lorsque le titre avait été présenté à l’E3 2011, et j’avoue que j’espère en voir encore plus cette année, des choses qui me mettront encore plus l’eau à la bouche.

Lara, les origines, en 2013...

THQ connaît peut-être de gros soucis financiers, mais l’éditeur compte bien s’en remettre grâce à des jeux, particulièrement une suite fortement pressentie pour cartonner. Darksiders II, la suite du premier donc, s’annonce comme un digne successeur et fera probablement grand bruit à l’E3. On n’en attend pas moins. Metro : Last Night, qui ne sortirait pas sur Wii U finalement, du moins, pas pour le moment, est aussi l’un des jeux les plus attendu de l’éditeur, faisant de lui l’un des FPS et des jeux les plus convoités du début de l’année 2013. En ce même début d’année, THQ devrait sortir le RPG South Park, qui a dû être reporté, mais sera présenté à l’E3. On a hâte. Et si c’est mauvais, je vous emmerde et je rentre à ma maison.

 Mort succède à Guerre dans Darksiders II

Ubisoft, en plus de présenter ses deux productions Wii U (Rayman Legends, Michel Ancel, dieu, tout ça), ne sera pas avare en blockbusters. On pense évidemment tout de suite à Assassin’s Creed III, qui va chambouler l’univers des titres précédent de la saga. On quitte l’Italie, La Terre Sainte et le reste afin de se retrouver aux Etats-Unis en pleine Révolution américaine. Dépaysement assuré. On espère que le jeu sera à la hauteur, on en sera plus lors de l’E3. D’ailleurs l’E3, le 3… Il semblerait que ce soit un bon chiffre pour Ubisoft puisque l’éditeur va aussi présenter un autre troisième opus fortement désiré : Far Cry 3. On ne retente pas l’Afrique dans cet épisode, on revient à la base, une île du Pacifique. En espérant que ce retour aux sources signe un volet plus proche de l’excellent premier jeu que du simplement bon deuxième. Et puis voilà, 3 et 3 font 6, c’est donc naturellement qu’Ubisoft parlera plus du nouveau Rainbow Six, Patriots. On avait eu le droit à la première bande-annonce officielle lors des Video Game Awards en décembre, avec l’E3 on en apprendra plus sur le reste du jeu. Mais bon, de toute façon, le seul jeu qu’on attend de la part d’Ubisoft, c’est Rayman Legends, Hein ?...

 Assassin's Creed III, pour changer de Rayman

Bethesda présentera The Elder Scrolls Online, qui ravira très probablement les fans de la saga ainsi que ceux de MMORPG. Prey 2 sera aussi de la partie. Cependant, ce que j’attends le plus de la part de Bethesda, c’est la production française Dishonored. Ce jeu d’action/infiltration/aventure se déroulant dans un univers rétro-futuriste à l’air plus que prometteur. On pourra effectuer les actions de manières différentes, discrètement, ou bien comme un bourrin en tuant tout le monde. Je vends très mal le produit, mais je pense que sa présentation à l’E3 arrivera sans problème à vous convaincre.

 Dishonored, un jeu à surveiller

Namco Bandaï, présent bien entendu, permettra de mieux connaître le prochain Tekken, non, pas le 7, mais Tekken Tag Tournament 2. Je ne sais pas s’il y aura un mode bowling comme dans le premier, on le saura peut-être grâce à l’E3. La version PC de Dark Souls, Prepare to Die Edition, n’est pas oubliée et compte bien faire souffrir les pécéistes, puisque les consoleux ne doivent pas être les seuls. Mais l’on retient surtout les adaptations de mangas. Dragon Ball Z pour Kinect, déjà cité plus haut, mais aussi One Piece : Pirate Warriors, exclusif à la PS3 (et déjà testé en import sur ce blog par moi-même) qui héritera peut-être d’une date de sortie plus précise. Mais c’est surtout Ni no Kuni que l’on attend. Exclusivement sur PS3 lui aussi, prévu pour un vague 2013 alors qu’il est sorti il y a plus de six mois au Japon (et que la version DS n’a pas eu le droit de sortie chez nous), on attend vraiment d’en savoir plus pour la version européenne. Allez l’E3, soit sympa, apporte nous des bonnes nouvelles.

 Ni no Kuni, quand vas-tu enfin sortir chez nous?

Je ne vais pas m’attarder sur tous les éditeurs ni tous les jeux, ce serait vraiment très long. Je cite en vrac les blockbusters volontairement oubliés tel que Call of Duty : Black Ops 2, Dead or Alive 5, Phantasy Star Online 2, Crysis 3 ou encore Metal Gear Rising : Revengeance parmi tant d’autres. Quoiqu’il en soit, on en saura plus dans une semaine, à la fin de l’E3. Beaucoup de promesses cette année, j’espère qu’elles seront tenues et surtout, accompagnées de belles surprises.

dimanche 27 mai 2012

Heavy Rain, pourquoi je suis mitigé

Avant de commencer, je tiens à préciser que je ne considère pas Heavy Rain comme un jeu, mais comme une expérience. Je pense que cela est assez évident et totalement logique. Cependant, pour faciliter l’écriture de cet article, j’emploierai le terme jeu pour parler de cette œuvre hybride. Ensuite, je veux aussi dire que je ne déteste pas du tout Heavy Rain, même si cet article peut parfois le faire croire. Je suis simplement mitigé sur mon appréciation et ma perception de ce titre, et je vais essayer d’expliquer pourquoi.

Je ne suis pas là pour faire un test de Heavy Rain. J’aurais plus de deux ans de retard, ce serait assez ridicule. C’est juste que ça y est, je me suis lancé dans l’aventure, et je l’ai finie. Sans déplaisir, mais pas forcément aussi réjoui que certains. Parce que si j’ai bien aimé Heavy Rain, de gros problèmes ne m’ont pas facilité la tâche. Et dans ce genre de jeu, c’est encore plus gênant que les autres. Parce que lorsque l’on veut réaliser une sorte de film interactif, il suffit qu’un seul élément vienne déranger le joueur/spectateur pour que l’ensemble paraisse gâché.

Je ne parlerai pas ici des graphismes du jeu, je le répète, je ne fais pas un test. Donc je ne m’évertuerai pas à m’exprimer sur la réalisation atypique du jeu, dans le sens où l’on passe du très réussi au très bizarrement médiocre. Ni même sur les incohérences du scénario, qui est pourtant au cœur du jeu, qui est même l’essence de Heavy Rain. Même s’il est possible que je revienne là-dessus vers la fin de l’article. En fait, ce que je veux exprimer ici, c’est mon ressenti par rapport à l’œuvre de David Cage, ce que j’ai aimé, et ce qui malheureusement m’a moins convaincu.

Lorsque l’on parle de jeu vidéo, on pense quasiment tout de suite à gameplay. Bien sûr il y a les graphismes et le scénario, mais lorsque l’on nous propose une expérience de jeu, c’est la manière de jouer qui compte. Contrairement à un film, qui ne peut se soucier que de son image et de son scénario. Alors quand un jeu nous propose un mélange entre les deux, on peut au départ rester sceptique. Parce qu’ici, on ne parle pas d’influence de la mise en scène cinématographique dans le jeu, mais plutôt d’introduire une manière de jouer dans un film. Heavy Rain le revendique clairement, ici, on est dans un film, et ce sont vos choix qui vont influencer l’histoire, permettant de connaître différentes fins. Proposer divers choix, cela est assez alléchant, surtout lorsque l’on connaît l’ambiance du jeu, et quand on sait que si l’un des personnages meurt, cela est définitif, il n’y a pas de « Try Again ». Encore faut-il savoir bien s’y prendre pour que l’ensemble soit agréable manette en main. Et c’est là que le bât blesse dans la production de David Cage.

Comme tout le monde le sait, ou presque, Heavy Rain repose sur le principe du QTE avant tout. Le QTE, pour simplifier, c’est lorsque l’on doit appuyer sur un ou plusieurs boutons afin de déclencher une action contextuelle qui aura alors lieu dans le jeu. Ici, tout est affaire de QTE, enfin, pas tout à fait. Parce que le jeu offre aussi des phases d’exploration et de déplacement très présentes. Et je le dis comme je le pense, ces phases de jeu sont ratées. Pour se mouvoir, il faut appuyer sur la gâchette R2 pour avancer, et avec le stick analogique L3 pour changer de direction. Déjà pas forcément très aisée sur le papier, une fois la manette en main, cela s’avère très pénible. Les personnages se déplacent très lentement, de façon assez rigide, et réussir à changer de direction dès le premier essai relève parfois de l’exploit. Il serait presque plus simple de réussir une  suite de QTE assez difficile du premier coup, c’est pour dire. Je me demande vraiment pourquoi ce choix dans la jouabilité. Comme si depuis le premier Resident Evil on n’avait pas fait évoluer la manière de bouger ses personnages. Sans être complètement calamiteux, le tout n’est pas véritablement optimisé pour un confort suprême une fois la manette entre les mains. Et la caméra fixe n’arrange pas les choses. On peut changer d’angle, une fois, ce qui offre une possibilité de deux angles différents. Encore une fois, rien de catastrophique, mais pas véritablement optimale pour le confort du jeu.

Parlons dorénavant de ce qui fait le jeu et son gameplay « atypique », les fameux QTE. A la base du titre, ils sont évidemment omniprésents. Ceux qui me connaissent et ceux qui lisent régulièrement mes articles le savent, je n’aime pas les QTE. J’ai grandi dans un monde dans lequel les jeux vidéo permettaient de diriger un héros avec des touches prédéfinies, comme « A » pour sauter et « B » pour frapper, et pas une touche sur laquelle il faut appuyer à un moment précis pour effectuer une action différente à chaque fois. Donc les QTE, j’y suis assez réticent. Et pourtant, force est de constater que dans Heavy Rain, leur usage est assez bien foutu, malgré quelques réserves de ma part. En effet, si certains QTE de la vie quotidienne ou d’exploration sont assez redondants et mal exploités, dès qu’il s’agit d’une scène intense, cela sied assez bien à l’univers du film interactif. Certains moments oppressants ou stressants, le deviennent parfois encore plus pour le joueur qui panique presque à l’idée de se tromper de bouton. Et là, c’est réussi. Pareil pour les choix du joueur, qui n’apparaissent pas comme dans un RPG type Skyrim, mais comme différentes actions ou réponses qui tournent autour du personnage, et qui nécessite que l’on appuie sur le bouton que l’on a décidé sans trop tarder. Bien en théorie, en pratique j’émets quelques réticences. Parce qu’une fois sur l’écran, ce que l’on constate, c’est que chaque touche est encerclée, nuisant fortement à la lisibilité. Il arrive donc de vouloir exécuter une action, mais on se trompe en voyant mal, et hop, on en fait une autre. Assez gênant tout de même, surtout pour un jeu dans lequel les choix sont à la base du gameplay. Pour les autres QTE, ceux d’exploration, je les critique pour deux raisons. D’une part, la plupart d’entre eux consistent à bouger le stick droit R3 plutôt que d’appuyer sur un bouton. Pourquoi pas, mais cela devient assez lourd, et pas nécessairement prenant. Après, ça varie des autres phases, mais cela n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux. De l’autre, pour un jeu qui met le choix au centre de son scénario et de son gameplay, les phases d’exploration ne permettent pas d’interagir avec tout ce qui est possible, mais juste avec ce qui sert l’histoire et les situations. Un peu frustrant parfois, comme si notre liberté n’était qu’illusion, fausse idée d’un gameplay plus restreint qu’il ne voudrait le faire paraître. Encore quelques critiques sur les QTE, certains nécessitent de bouger la manette pour se servir de la reconnaissance de mouvement, eh bien ce n’est pas forcément une bonne idée, parce que pour moi, pourtant bien en face de la console, cela ne fonctionne pas toujours. Et cela peut s’avérer très très dérangeant. Autre point décevant, toujours sur les QTE, il arrive que certains ne soient eux aussi que des illusions de jeu. J’entends par là que de rares fois, si l’on n’appuie pas sur le bouton, ou si l’on appuie mal, soit il faut recommencer jusqu’à réussir, soit au bout d’un temps, le personnage agit quand même bien que l’on n’ait rien fait. Peu immersif…

Comme vous avez pu le constater, je suis assez mitigé sur l’usage des QTE dans Heavy Rain. Je vais donc parler d’autres choses, de peur que vous croyiez que je déteste le jeu. L’ambiance, le scénario, et les personnages. Parce que s’il y a bien une chose que l’on ne peut reprocher à Heavy Rain, c’est bien cela. Certes, il y a des erreurs de scénario aussi bizarres qu’étranges, mais rien qui puisse en soit déboussoler le joueur. Ici, l’ambiance est souvent oppressante, glauque, sombre, dérangeante, et pluvieuse. Et les personnages participent à cette atmosphère parfois sordide. Entre un agent du FBI complètement camé, un détective privé assez secret, une journaliste insomniaque dont on connaît finalement peu de choses (merci les DLCs…), et un père de famille meurtri prêt à tout pour retrouver son fils, tous sont là pour s’imposer. La force de Heavy Rain réside surtout dans le fait que le joueur choisit l’orientation des personnages. Ethan Mars peut être un mauvais père et ne pas vouloir retrouver son gosse, ou au contraire s’impliquer énormément, au risque de se détruire. Jayden, l’agent du FBI, peut être un camé ripoux, ou bien un agent sérieux qui essaye de résister à la tentation de la drogue. Et il ne faut pas oublier non plus que chacun des personnages peuvent crever à n’importe quel moment du jeu. Quand on fait tout pour qu’il s’en sorte bien, c’est assez frustrant, mais comme on dit, c’est le jeu ma pauvre Lucette. Et cela offre au joueur la possibilité de s’impliquer encore plus, afin d’être sûr de ne pas mourir, ce qui rend certaines phases de QTE bien stressantes. On se retrouve donc avec un scénario par forcément très original, mais qui tient la route, et surtout le joueur en haleine, l’impliquant dans toutes les phases de jeu, rendant le tout oppressant, angoissant, mais véritablement haletant. De ce point de vue-là, une réussite.

Heavy Rain n’est pas un jeu, c’est une expérience. Si l’œuvre de David Cage n’était qu’un jeu, il serait mauvais. En effet, en dépit d’une ambiance sordide, étouffante et mettant à l’épreuve le joueur, le gameplay n’est pas véritablement à la hauteur, sans être mauvais pour autant. Une sorte de chef-d’œuvre gâché par sa maniabilité bancale. Mais Heavy Rain n’est pas un jeu, ni même un film interactif (même s’il se rapproche beaucoup de ce dernier), c’est réellement une expérience à vivre. Parce que si l’on peut avoir du mal au début, très rapidement on est pris dans le « jeu ». J’ai dû faire la première partie (les cinq premières heures) en quatre fois, alors que j’ai fait la deuxième partie d’une traite, à fond dans l’ambiance, malgré des défauts de jouabilité. Si Heavy Rain est en partie gâché par un gameplay inégal, son atmosphère, son scénario et surtout ses personnages en font une œuvre prenante, intéressante bien que frustrante, une expérience que chaque joueur se doit d’essayer. Que l’on aime ou que l’on déteste, Heavy Rain ne se joue pas, il se vit, avec ses défauts et ses qualités, un peu comme nous vivons nous même chaque jour.

mardi 22 mai 2012

Test Max Payne 3

Cela faisait un peu plus de huit ans qu’on attendait son retour. On ne l’avait plus vu sur nos consoles depuis 2003. Et ça y est, le revoilà enfin. Non, je ne parle pas de Rayman cette fois-ci, pas à chaque fois. Je parle du flic dépressif le plus connu du monde du jeu vidéo, Max Payne. Toujours hanté par la mort de sa femme et de sa fille, l’ex inspecteur du NYPD est désormais garde du corps à Sao Paulo. Douze ans après les événements qui ont eu lieu dans Max Payne 2, le héros semble encore plus au fond du gouffre, accro à la bouteille et aux antalgiques. Il semblerait que ce ne soit pas près de s’arrêter.

 Un passé assez douloureux pour Max

En effet, Max Payne ne s’est jamais vraiment remis de ce qui lui est arrivé. Une adaptation de jeu vidéo en film aussi médiocre… Ah, non, ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Le meurtre sauvage de sa femme et de son gosse, oui, c’est vrai. Tous ceux qui ont joué aux précédents opus se souviennent de l’ambiance très sombre et torturée qui y régnait. Le jeu était très noir et la douleur et la peine de ce cher Max se faisaient clairement ressentir. Les deux jeux, à l’époque, avaient été développés par Remedy. Rockstar Games n’avait effectué que le portage console pour le premier opus, et n’était que l’éditeur du second. Et voilà que ce troisième volet est entièrement développé par Rockstar Games. Connaissant la qualité de leurs jeux, on se dit qu’il n’y a pas à s’en faire, mais voilà, j’appréhendais quand même. J’avais peur que le jeu ne soit pas aussi noir et sombre que les précédents. Pourtant à l’écriture, on retrouve Dan Houser, qui a travaillé sur GTA IV, et surtout sur le chef-d’œuvre Red Dead Redemption. Niveau qualité d’écriture, on a rarement fait mieux dans des jeux adultes et souvent très crus. Alors je ne vais pas y aller par quatre chemins, l’ambiance de Max Payne 3 est tout simplement géniale. J’emploie le terme « génial », mais disons ce qui est, j’entends par là que l’atmosphère est digne des opus précédents, bien que différentes. La noirceur est totale ici, elle englobe tout le jeu, l’empêchant de trouver ne serait-ce qu’un rayon de soleil pour illuminer un peu cette histoire sordide. Le jeu ne fait aucune concession et il n’y a aucune issue de secours pour les personnages. Ceux que l’on essaie de protéger meurent, ceux que l’on essaie de sauver meurent, et des innocents plus ou moins proches meurent. Constamment de façon abrupte et radicale. Balles dans la tête à bout portant, ou même brulé vif, voici ce à quoi vous allez faire face en jouant à ce jeu. Max Payne, malgré lui, entraîne les cadavres sur la route, il n’a pas fini d’en baver, suite à une bavure. L’ambiance est sinistre et assez malsaine, à telle point que certaines violences du jeu mettent mal à l’aise. Si tuer des civils peut être un défouloir dans un jeu comme GTA, ici, prendre la vie d’une personne innocente sans le faire exprès vous hantera en tant que joueur presque autant que ce cher Max. L’atmosphère sordide n’est pas présente uniquement du fait de la violence très réaliste du titre, mais aussi du fait des environnements et des personnages. A l’instar de ce bordel/club de strip-tease dans lequel on voit entre autre en arrière-plan un mec en train de baiser une fille sur une table alors qu’un second type la tient. Rien n’est laissé au hasard dans Max Payne 3, et l’ambiance sombre, torturée, et malsaine est magnifiquement bien traitée, et je dois l’avouer, ça fait plaisir. Voici un titre réellement adulte à ne pas mettre entre toutes les mains. En jouant à ce jeu, je m’étais amusé à comparer Max Payne une fois rasé et barbu à Walter White (le héros de la série télévisée Breaking Bad). Mais force est de constater que le jeu peut être comparable à la série du fait de sa noirceur absolue, sans aucune échappatoire. Si le second Red Dead avait pour sous-titre Redemption, ce n’est définitivement pas le cas de ce Max Payne.

 Il a quand même un petit air de Walter White comme ça

Voilà, j’ai parlé assez longuement de l’ambiance fort réussie du jeu,  il est temps de passer au reste. Et on va donc continuer avec l’atmosphère du jeu… qui ne serait pas la même sans la qualité graphique du titre. Il faut dire ce qui est, le rendu visuel est véritablement bluffant. On ne vise pas ici une volonté de réalité extrême, on n’est pas dans Uncharted, mais cela n’empêche pas au jeu de posséder des graphismes fins et superbes, qu’il s’agisse des environnements ou bien de la modélisation des personnages. Chaque lieu est parfaitement bien retranscrit, des immeubles urbains aux favelas, et donne encore plus de réalisme à la descente aux enfers de ce cher Max. On peut constater quelques effets de clipping et d’aliasing par-ci par-là, propres aux jeux développés par Rockstar Games, mais rien de dérangeant, encore faut-il même parfois s’en rendre compte. Ce qui peut éventuellement être gênant, pas pour le jeu, mais plus pour les yeux, c’est l’abus d’effets de style graphique et de filtres visuels, notamment pendant certaines cinématiques. Pas de quoi enlever le plaisir de jeu pour autant.

Mais ce qui marque principalement l’univers de Max Payne 3, c’est la mise en scène. Digne des meilleurs films d’actions, elle ne laisse pas la place à l’ennui. Et parfois elle n’en laisse même pas au jeu. Je m’explique sur l’un des points noirs assez conséquent du titre. A vouloir concurrencer le cinéma, Max Payne 3 se perd un peu dans ce qui est d’être un jeu. Heureusement, on n’est pas dans un Asura’s Wrath ou un Heavy Rain, il ne s’agit pas de transformer ce qu’il reste de jeu en suite de QTE aussi inutile que barbante. Je reviendrai sur le gameplay plus tard, mais pas de ça ici. Tant mieux. Ce que j’insinue dans ma critique, c’est que le jeu laisse trop de place aux séquences cinématiques. Elles sont de qualité, donc finalement, on pourrait croire qu’il n’y a pas de quoi se plaindre, que je fais ma fine bouche, mais le problème c’est qu’elles prennent plus de place en temps que les phases de jeu. On se retrouve donc devant des cinématiques, et puis, de temps à autre, des phases de gameplay. J’exagère un poil il est vrai, mais à la longue, le trop de cinématiques en deviendrait lassant. Heureusement qu’il s’agit ici de Rockstar Games qui sait maîtriser son sujet, parce qu’à vouloir s’approcher trop près d’un média qui n’est pas le sien, on s’y brûle les manettes. Et cette sur-présentation de cinématiques peut véritablement devenir gênante lorsque jute après une fusillade, une séquence se déclenche, et se termine juste avant la fusillade qui suit. Le jeu est presque parasité parce ce qui aurait pu être une de ses forces. On évite certes le côté obscur des jeux trop cinématographiques, Max Payne 3 use peut être abondamment de ce procédé, mais au moins, il le fait bien. On regrette que cela nuise un peu à l’aisance et la fluidité du jeu.

-Tu tires, ou tu pointes? -Je tire, et dans ta gueule!

Et qui dit cinéma et jeu vidéo, dit écriture. Je l’ai déjà précisé plus haut, Max Payne 3 bénéficie d’un ton très sombre parfaitement bien retranscrit. Il est vrai que tout est formidablement bien écrit, jusqu’aux dialogues, parfois eux aussi un peu trop présents (surtout les monologues de Max). « Fucking Fuckers », « Die Motherfucker, die ! » sont de parfaits exemples de l’emploi magnifique de la langue de Shakespeare dans le titre. Evidemment, je prends deux citations volontairement outrageuses et grossières, pour le plaisir de contredire ce que j’ai écrit juste avant, mais véritablement, les dialogues sont de très grandes qualités, tout comme le reste de l’écriture du jeu.  Et en plus ils sont desservis par des doublages anglais assez exceptionnels. Et de nos jours, c’est un véritable point fort cette narration, puisqu’on ne se contente pas ici de simplement nous balancer une situation avant de nous lancer dans un gameplay à base de tuage de monstres ou d’ennemis, sans que l’on cherche réellement à comprendre.

Bon, ben maintenant que tout ceci est dit, passons enfin à ce qui nous intéresse vraiment, la maniabilité. J’ai fait ce test sur PS3, et c’est la première fois que je jouais à un Max Payne sur console. Dans un sens, j’ai envie de dire tant mieux vu que j’ai de plus en plus de mal à jouer aux jeux d’action à la troisième personne sur PC. C’est alors, manette en main, que j’ai pu me rendre compte que la jouabilité de ce Max Payne n’a quasiment pas évolué depuis les opus précédents. Tout n’est pas vrai bien sûr, mais Rockstar Games a conservé le gameplay old-school des volets précédents et la parfaitement adapté pour qu’aujourd’hui encore il soit agréable à jouer. Le maniement de Max est très simple et intuitif, en dépit d’une certaine rigidité dans le déplacement de la caméra, peu perceptible certes mais toutefois présente. Assez évidente, la maniabilité est accessible directement, même aux novices du genre. Cependant, la marque de fabrique de Max Payne, sa carte de visite, ce sont les ralentis. Le bullet time je vous rassure, est évidemment de la partie. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’une jauge, qui se remplit selon le nombre d’ennemis tués et lorsque l’on se fait tirer dessus, et qui permet de ralentir le temps. En plus d’avoir l’air trop cool, cela permet surtout de viser avec plus d’aisance ses ennemis, mettant fin plus rapidement à une fusillade ou à une situation dangereuse. Ce bullet time est aussi accompagné du shootdodge, qui offre la possibilité de sauter au ralenti, pour tirer avec plus de facilité et énormément de classe. Néo peut aller se rhabiller, Max Payne fait bien plus fort que Matrix. Et afin de ne pas lasser le joueur des fusillades, qui remplissent 95% du temps de gameplay, ces phases de gunfights varient. Accroché aux pales d’un hélicoptère, à bord d’un bateau en marche, ou bien en sniper, les développeurs ont pensé à tout pour essayer de diversifier les séquences du jeu. On constate toutefois que la plupart du temps, hors cinématiques, on se contente d’avancer, de régler une fusillade, et c’est tout. L'ensemble étant bien géré et très agréablement maniable, on ne reprochera pas à Max Payne 3 de ne pas assez élargir les possibilités de jeu, surtout qu’en soi rien n’est répétitif, mais on regrette que Rockstar Games n’ait pas pris plus de risques.

 La classe, tout simplement

Je reviens sur un point du gamepaly auquel je consacre un paragraphe entier. Contrairement à la plupart des jeux actuels du genre, la jauge de santé de notre ami Max ne se restaure pas toute seule au bout d’un certain temps. Il faut trouver des antalgiques et en user à bon escient, afin de ne pas mourir bêtement de ses blessures. Et parfois, lorsqu’on n’en trouve pas, on redécouvre enfin le stress des jeux d’antan, puisque attendre à couvert ne vous aidera pas. Allions à cela une difficulté assez corsée, et on se retrouve face à un challenge, un vrai, pas insurmontable bien heureusement, mais qui mérite d’être souligné, vu que la tendance actuelle semble vouloir s’adapter à tous les publics.

Voilà, tout est dit à propos de Max Payne 3. Sa réalisation de très haut niveau, d’un point de vue visuel comme sonore, prouve encore une fois que Rockstar Games sait y faire. Son gameplay, bien que peu évolué par rapport aux précédents volets, demeure simple et très efficace, avec toujours autant de style lors des bullet time et des shotdodge. Mais ce qui marque principalement dans Max Payne 3, c’est son univers sombre, torturé, cru, très violent et réaliste. Jamais la violence n’aura mis autant mal à l’aise dans un jeu. C’est cette ambiance glauque et malsaine brillamment retranscrite qui permet à Max Payne de véritablement sortir du lot, même si pour cela, il faut faire avec une omniprésence des cinématiques à l’intérieur du jeu. A la fois film noir et film d’action musclé, Max Payne 3 se savoure et se vit comme le meilleur des productions hollywoodiennes du genre.

18/20

samedi 19 mai 2012

Uncharted 3 : Nathan Drake et la Dernière Croisade

Et voilà. J’ai commencé la saga Uncharted lundi, et vendredi, j’ai fini la trilogie. Lundi, Drake’s Fortune, mardi et mercredi, Among Thieves, jeudi et vendredi, Drake’s Deception. Les jeux sont courts et permettent donc un enchaînement assez rapide. 31 heures et 19 minutes pour finir les trois (oui, je suis un peu lent, je sais, mais j’aime bien prendre mon temps aussi). Me voilà donc en train de rédiger un nouvel article pour conclure la trilogie, portant sur le troisième volet.

La saga Uncharted et la trilogie Indiana Jones, c’est une grande histoire d’amour, je ne vous apprends rien. Uncharted 3 et la trilogie Indiana Jones, c’est limite du gros pompage. Il y a tellement de références à toutes les aventures du Docteur Jones que je ne les compte même plus. Parfois, c’est quasiment au plan près. Mais je ne le répéterai jamais assez, la saga Indiana Jones étant la plus grande trilogie de l’histoire du cinéma (n’en déplaise au fan de Star Wars), la prendre comme influence, c’est quand même un gage de qualité assez évident. Surtout pour une série telle qu’Uncharted qui a déjà bien fait ses preuves. Alors finalement, on ne va pas s'en plaindre, bien au contraire, on va se contenter de savourer. Même si la fin du jeu donne vraiment l’impression d’arriver au canyon du croissant de lune, le tout à dos de cheval bien sûr. Sans compter les musiques, toujours aussi imprésionnantes, qui ressemblent de plus en plus à du John Williams à certains moments. Alors bon, pour les références multiples et récurrentes à la meilleure trilogie du cinéma, je vous laisse découvrir par vous-même, il est temps de passer au jeu en soit.

Uncharted 2 : Among Thieves m’a filé une bonne claque. Graphiquement impressionnant, nous faisant vivre une aventure génialissime parfaitement rythmée, alliant parfaitement exploration et gunfights, le tout saupoudré d’extraordinaires moments de bravoure…. Un chef-d’œuvre du genre. Uncharted 3 : Drake’s Deception devait reprendre le flambeau sans en atténuer la flamme. Mission assez difficile avouons-le. Et pourtant. Mission réussie. Le jeu offre des passages de jouissance vidéo ludique ultime que tout aventurier rêverait de vivre. Entre une scène à dos de cheval monumentale, un embarquement en avion monstrueux, et des courses effrénées contre la mort, le joueur fan d’adrénaline et d’aventure sera comblé. Drake’s Deception est bien le digne successeur de ses deux grands frères. Le scénario, classique encore une fois, ce qui est en soit normal pour ce type de production, permet au joueur de voyager à travers le globe et d’en apprendre plus sur Nathan et Sully. Son lot d’émotion est aussi au rendez-vous, et j’avoue avoir versé une larme lors d’un passage. Oui, je suis comme ça, mais en même temps, vu ce qu’il arrive, c’est compréhensible. Dit comme ça, on pourrait croire au jeu parfait. Oui, mais non…

Uncharted 3 est évidemment un très bon jeu de qualité exceptionnelle. En plus d’offrir une nouvelle fois une aventure extraordinaire, les graphismes sont encore plus somptueux que ceux d’Among Thieves (oui, c’est possible). Oui, mais voilà, à force de vouloir bien faire, on commet quelques erreurs. D’une, le jeu ressemble un peu trop à son prédécesseur. Bon, vu le niveau, on ne s’en plaindra pas, mais c’est presque une sorte de manque d’originalité qui se fait ressentir. Je précise que cela ne gêne pas en soit, c’est comme dire que Indiana Jones et la Dernière Croisade ressemble trop à son prédécesseur Les Aventuriers de l’Arche Perdue. Le niveau reste très haut, il ne faut pas critiquer le jeu pour ça. Pour le reste en revanche, on peut. Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais il y a quelques bugs dans Among Thieves. Vous n’aviez jamais fait attention ? C’est normal, il faut quand même les chercher pour les voir. Et ces rares bugs sont de collision, Nathan allant exceptionnellement enfoncer son bras dans un mur après une roulade. Je crois que c’est tout. En revanche, dans Drake’s Deception… Attention, le jeu n’est pas truffé de bug, sa finition est très très bonne. Mais les défauts sont plus perceptibles. Les bugs de collision, bien que rares, sont un peu plus présents. Mais ce sont surtout ces bugs à la Mass Effect qui font leur apparition. Je m’explique avec trois exemples concrets que j’ai vécus. A un moment, Nathan doit pousser un objet, afin de monter dessus ensuite. A genoux, il pousse. Il s’arrête et, non, il ne se relève pas, il passe de à genoux à debout immédiatement, l’animation du relèvement ne s’étant pas déclenchée. Surprenant. De même, après une fusillade, je dois ouvrir une porte. Le corps d’un garde est devant. La cinématique se déclenche, le corps bouge avec la porte, et très rapidement, d’un coup, disparaît, comme ça, par magie. Idem avec un ascenseur, le corps bloqué dans la porte descend, avant de quitter l’écran comme ça, soudainement, sans prévenir. Ces bugs restent très rares, mais surprennent dans une saga de cette qualité qui ne nous avait jamais montré de tels défauts.

Pour ce qui est du gameplay, les phases d’exploration, plate-forme et gunfight ne varient quasiment pas, restant toujours aussi agréables. On constate que l’on dorénavant peut renvoyer les grenades aux adversaires si le timing est bon. En revanche, pour les combats au corps-à-corps, voilà du changement. Alors qu’on se contentait de frapper avec  « carré » et d’esquiver avec « triangle » sans que cela ne soit indiqué, dans Drake’s Deception, on nous indique sur quel bouton appuyer lors des combats, presque comme un QTE. C’est pas dégueulasse comme système, mais les combats perdent un peu de leur saveur je trouve. Dans Among Thieves, il y avait un léger ralentissement nous permettant d’appuyer sur triangle. Là, en plus du ralentissement, on nous signale en gros qu’il faut appuyer sur « triangle » ou « rond » selon les actions. Rien de bien grave, mais cela est un peu dommage je trouve.

Bon, dorénavant, passons au plus gros défaut d’Uncharted 3. Un défaut tellement violent et immonde qu’il m’en aurait presque gâché le jeu. Et il semblerait que quasiment personne ne s’en soit rendu compte. Elena. Non, pas le personnage en soit, dont je suis amoureux, c’est évident, mais… Pourquoi ? Pourquoi l’avoir modifiée physiquement ? Et je ne parle pas d’un truc à la con genre la taille de ses seins, non, je parle de son visage. Elle a les yeux bridés. Enfin, pas vraiment, mais ses yeux ont été modifiés. Elle ne ressemble plus à la Elena des précédents opus. Pourquoi ? Ça n’apporte rien au personnage ni eu jeu. C’est juste violer les joueurs en leur volant physiquement le personnage féminin sidekick Indiana Jones girl ultime. Je pourrais parler des heures sur le sujet en poussant mon coup de gueule, et là n’est pas le propos, mais encore une fois, pourquoi ?

Uncharted 3 : Drake’s Deception, en dépit de ses rares défauts reste une valeur sûre et un très bon jeu vidéo. Il permet de mieux connaître les personnages principaux, ceux que l’on connaît depuis le premier opus, en nous offrant d’en apprendre plus sur leur relation, sans oublier pour autant l’aventure qui prime par-dessus tout. Trop court, et peut-être un peu trop proche d’un film Indiana Jones (Indiana Jones et la Dernière Croisade en tête), Uncharted 3 se savoure comme un excellent film d’aventure et une expérience vidéo ludique à essayer impérativement.

jeudi 17 mai 2012

Rayman Origins sur 3DS

Oui, en effet, je parle de Rayman. J’interviens en plein ma trilogie d’article sur Uncharted. Pourquoi donc ? Y aurait-il une vérité à connaître ? Je n’en sais rien, mais je pense qu’il est nécessaire de parler de la version 3DS de Rayman Origins.

Souvenez-vous, c’était le 24 novembre 2011, Rayman revenait sur consoles de salon via l’excellent Rayman Origins. En février, la version PS Vita faisait son apparition, délaissant le côté multijoueur du titre. Quant à la version PC, il a fallu attendre la fin du mois de mars. Et la version 3DS dans tout ça ? Eh bien elle arrive chez nous le 8 juin prochain, plus de six mois après la sortie consoles de salon. Pourquoi parler de cette version aujourd’hui, soudainement. Eh bien cela est simple, la démo est tombée sur l’eShop, et je l’ai donc essayée.

Ceux qui ont vu mon test sur Game One ou ceux qui ont lu mon test sur ce blog le savent, je considère Rayman Origins comme un chef-d’œuvre absolu (et Michel Ancel comme un dieu, je ne le répéterai jamais assez). C’est donc les yeux remplis d’étoiles et aussi d’appréhension que j’ai lancée cette démo. Et disons-le tout de suite, si la magie opère efficacement et immédiatement, la claque des versions consoles de salon ne fait pas vraiment son effet.

Attention, le jeu reste très bon (même si je n’ai fait que la démo), mais certains problèmes, non présents dans les versions de salon, apparaissent. D’une, la taille de l’écran rend le personnage encore plus petit qu’il ne l’est déjà. En soit, rien de bien dérangeant, la visibilité reste claire, mais il semblerait que ce genre de jeu (comme bien d’autres) passe mieux sur grand écran. Ensuite, la 3D, offre un aspect sympathique, mais ne sert pas à grand-chose. Ça peut à la limite donner un côté livre d’images en relief, mais rien d’extraordinaire. Mais voilà, en fait, la 3D donne presque un aspect un peu flou à l’image. Pas de quoi véritablement gêné, ça se trouve ça vient juste de moi, mais c’est ce qu’il m’a semblait. Ne blâmons toutefois pas le jeu, les graphismes restent toujours autant enchanteurs et somptueux (même si on n’est pas en HD).

Côté maniabilité, ça se corse un peu. Même si la prise en main se fait instinctivement, et donc simplement, une fois dans le jeu, je trouve cela moins évident que sur console de salon. Je n’ai toujours pas pu essayer la version PC, mais je pense que pareil, j’aurais pu trouver à chipoter. Sur 3DS, même si tout est pratique, on ne retrouve pas l’ergonomie parfaite des versions de salons. Un bouton pour sauter, un autre pour frapper, le stick pour se déplacer, et les gâchettes pour courir, tout y est, et pourtant, je trouve cela un peu bancal une fois dans la partie. Sauf pour les passages à dos de Moskito. En fait, j’ai fait le niveau présenté sans réellement le finir. J’ai pas réussi à ramasser tous les lums, j’en avais pas envie, la sensation était pas du tout la même que sur console de salon. Les niveaux à dos de Moskito ou les coffrapattes, pas de problème, mais pour le reste… Dommage.
Et en plus, ce qu’il faut constater, même si je n’en ai pas la certitude, c’est qu’il semblerait que comme pour la version PS Vita, le multijoueur soit absent. Je me base sur le fait que lors de la photo prise à la fin d’un niveau il n’y a pas deux trous pour la tête, mais un seul. Un seul, comme un joueur ? Je ne peux pas l’affirmer, mais j’en ai bien peur…

Rayman Origins sur 3DS ne s’annonce pas décevant, il va rester un très bon jeu, mais il semblerait que certains défauts absents des consoles de salon soient de la partie. Pour le moment, je ne me base que sur une version d’essai, mais le jeu 3DS étant déjà sorti ailleurs qu’en France, je pense que cela suffit pour se faire un bon aperçu, puisque les désagréments du titre ne vont pas être modifiés. Rayman Origins est un véritable chef-d’œuvre, mais on dirait bien que seul les consoles de salon peuvent le confirmer.

Après Uncharted : Drake’s Fortune, voici Uncharted 2 : Among Thieves

Il avait disparu. Je l’avais laissé sur un bateau près d’une petite île du pacifique. Et puis, plus de nouvelle. Et un jour, je l’ai retrouvé, assez mal en point, en plein massif de l’Himalaya. Alors forcément, je n’allais pas le laisser là, mourir, je me devais de l’aider. Ne serait-ce que pour ce qu’il m’a permis de vivre auparavant.

Je parle de Nathan Drake évidemment, héros de la saga Uncharted. Je ne me suis même pas laissé le temps d’une journée après avoir fini le premier pour m’attaquer au deuxième opus, considéré comme le meilleur par quasiment tout le monde. Mais je ne suis pas tout le monde. Alors, qu’en est-il de mon appréciation de ce jeu ?

Je considère le premier opus comme très bon, frôlant de peu l’excellence. Le deux se devait donc de m’époustoufler encore plus. Là où le premier souffre du syndrome du « Temple Maudit », c’est-à-dire que notre héros ne voyage quasiment pas et reste tout au long du jeu au même endroit, ce n’est plus le cas dans Among Thieves. Turquie, Bornéo, Népal, et donc toutes sortes de massifs enneigés, et pour finir, un lieu que je ne révélerai pas afin de ne rien gâcher, c’est ici l’Asie qui est mise en avant dans cette aventure sans temps mort. Le premier offrait des situations assez grandioses et promettait une suite encore plus grandiloquente. C’est le cas. On est vraiment dans un film de Steven Spielberg, mené de tambour battant, rythmé comme il faut, avec pleins de rebondissements aussi héroïques que tragiques, et évidemment énormément de situations périlleuses et jouissives. Disons ce qui doit être dit, Uncharted 2 : Among Thieves est un jeu purement génial, un p*tain de chef-d’œuvre, et la référence absolue de ce genre de jeu. Je n’ai pas encore fait le trois, mais je pense qu’il va être très dur de dépasser un jour un jeu comme celui-ci.

Le premier, pour moi, possédait de rares défauts qui l’empêchaient d’atteindre un niveau d’excellence ultime. Entre autres, la manière dont était amenés les fusillades. En soit, rien de bien reprochable, mais de temps à autres elles paraissaient un peu trop soudaines. Ce que je veux dire, c’est qu’elles arrivaient comme ça, sans prévenir, parfois dans des endroits incongrus, et souvent trop peu après un précédent gunfight. Evidemment, ce n’était pas en soi gênant, il faut dire ce qui est, mais parfois ça devenait un peu redondant et donnait une faible impression d’incohérence. Dans Among Thieves, tout est parfaitement bien rythmé. Les gunfights s’enchaînent tout à fait logiquement avec le reste de l’aventure, et les phases d’exploration/plate-forme tiennent de la perfection. Oui, mais…

C’était aussi un des rares défauts de Drake’s Fortune, un gameplay qui parfois était un peu capricieux, notamment au niveau des sauts. Encore une fois, je le rappelle, ce défaut était mineur et n’entachait en rien le plaisir du jeu. Quasiment entièrement corrigés dans Among Thieves, ces très rares petits désagréments persistent parfois. Pas dans les sauts, mais surtout du fait de l’usage de la touche « rond ». Comme elle sert à se mettre à couvert, et aussi à faire des roulades, il arrive parfois que lors d’un gunfght, on se couvre au lieu de faire une roulade, ou vice-versa. Ce qui éventuellement peut être fatal. Lorsqu’une grenade arrive et qu’au lieu de rouler plus loin, on se met à couvert sur le mur d’à côté… Mais je chipote. C’est qu’il faut bien lui en trouver des défauts à ce jeu.

Oui, Uncharted 2 : Among Thieves est clairement une merveille. Un jeu qui a été conçu pour moi on dirait. L’aventure vidéo ludique, celle avec un grand « A ». L’Aventure. On escalade, on survie, on résout des énigmes, on visite des lieux incroyables, on canarde des ennemis, on défend un village, on saute de camions en camions lors d’une course poursuite effrénée, on sauve la terre, et surtout, on s’y plaît. Le jeu introduit aussi un peu plus de notion d’infiltration, et je trouve que le corps à corps est plus présent en combat, ce qui n’est pas un mal. Même s’il est toujours aussi risqué en pleine fusillade. La difficulté des gunfights n’a pas été revue à la baisse, et sans être difficile, elle offre de bons gros défis (je joue en mode Normal), un plus dans la mentalité des jeux actuels qui sont de plus en plus trop faciles pour être accessible à tous. Je pense que j’ai tout dit, de toute façon, c’est en jouant qu’on comprend pourquoi de jeu est phénoménal.

Pour conclure, Uncharted 2 va  plus loin que son prédécesseur, offrant une aventure monumentale que n’aurait pas reniée le Docteur Jones. Encore plus beau que le premier opus, Among Thives est sublimement magnifique, ne faisant aucune différence entre les cinématiques et le in game. De surcroît, la trame scénaristique est encore plus prenante que Drake’s Fortune, ce qui permet d’être encore plus facilement pris dans le jeu, et les rebondissements sont assez présents pour tenir en haleine le joueur. Je suis fan absolu de ce jeu, ce qui semble logique vu que j’avais énormément aimé le premier. Il me reste plus qu’à passer au troisième maintenant. Uncharted 2 : Among Thieves est tout simplement un bijou d’aventure, un joyau que bien des explorateurs auraient aimé découvrir.