mardi 6 mars 2012

Pierre Papier Mario

Derrière ce titre singeant la fameuse réplique du Chifoumi, se cache un article traitant de jeu de rôle. Et de Mario aussi. En fait, de jeu de rôle avec Mario. Mais avant d’en venir au sujet principal qui nous intéresse (enfin, qui m’intéresse moi, je sais pas pour vous), je vais faire un petit récapitulatif des jeux de rôle ayant pour héros notre ami plombier. Allez hop, sortez la DeLorean, il est temps de faire un petit saut dans le passé.

Nous sommes en 1996, la Super Nintendo est en grande fin de vie, la Nintendo 64 débarquant très bientôt, pourtant des rares jeux continuent de sortir. A cette époque, Nintendo travaille encore en collaboration avec Square, puisque tous les Final Fantasy sont sortis sur Nes ou Super Nes, et que le prochain est censé sortir sur Nintendo 64. Pour le partenariat, on connaît la suite, cependant, il y eut encore un jeu qui fut le travail ce cette collaboration, un jeu de rôle mettant en scène le plombier moustachu, il s’agit de Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars. Au cas où le titre ne serait pas assez évocateur, il s’agit… d’un RPG. Un jeu de rôle avec Mario, une grande première. Pourtant le pari fut relevé, et le projet s’avère être une franche réussite. Malheureusement, chez nous le titre ne sortit pas ; j’ai failli le citer dans mon article précédent d’ailleurs ; et il a fallu attendre qu’il apparaisse dans le catalogue WiiWare pour pouvoir enfin en profiter. Le jeu mélange subtilement RPG et plate-forme, Mario oblige. Les combats se font au tour par tour, mais en appuyant sur les bonnes touches au bon moment, il est possible d’accentuer son attaque, ou d’atténuer des dégâts. Le titre reste assez simple et facile d’accès, ce qui ne l’empêche pas d’être très bon et d’avoir la faveur des joueurs. L’univers est à la fois familier et se démarque complètement des autres types de productions, ce qui lui donne un cachet particulier, mais hautement savoureux. On y trouve aussi une forme d’humour assez spécial, pas très exploitée, mais qui préfigure aux suites de ce genre. En gros, une entrée dans la matière fort réussie qui prouve que le plombier de Nintendo n’excelle pas uniquement dans la plate-forme et les courses de kart.

 Le premier jeu de rôle ayant pour héros Mario

Fin 2003, sur Game Boy Advance, sort Mario and Luigi : Superstar Saga. Un vrai grand jeu de rôle ayant pour personnages principaux les deux frères, et pas uniquement le plus gros âgé des deux. Se basant sur un principe similaire à Super Mario RPG, mélange de plate-forme et de jeu de rôle, le titre offre un jeu d’une grandeur et d’une richesse absolue. Le gameplay est aux petits oignons, le jeu est magnifiquement beau, la difficulté très bien dosée (assez corsée même parfois), et l’on regrette juste une durée de vie fort correcte, mais que l’on aurait aimé encore plus longue tant le soft est génialissime. Mais ce n’est pas uniquement toutes ces qualités qui en font un jeu d’exception que l’on va retenir, c’est aussi tout l’univers créé dans le jeu pour le jeu, et surtout pour le plaisir du joueur. Aucun jeu Mario n’avait été à ce jour aussi décalé, aussi fou, aussi absurde, aussi drôle. Si le scénario offre d’énormes rebondissements, c’est surtout son humour inattendu que l’on garde en mémoire. Honnêtement, je me suis rarement autant marrer devant un jeu. Imaginez, dès le début, Toad surprend Mario nu sous sa douche en train de chanter. Sérieusement, je ne fais pas une blague de mauvais goût. C’est du grand délire, mais c’est juste savoureux. Et parmi toutes ces absurdités, on trouve aussi un créateur de mode homosexuel, Luigi travesti en Peach, un crabe géant qui se prend pour un sapin de Noël et confond l’ami plombier vêtu de rouge avec le papa Noël, et un nombre incalculable de gags totalement iconoclastes dans un jeu Nintendo. Sans oublier les bruitages exquis volontairement débiles. Et puis, pour finir, un cinéma qui a pour affiche un film sur Wario, un film sur Kirby, et un film Mario and Luigi. Parfaitement réussi en tant que jeu mêlant plate-forme, aventure et RPG, et cassant tous les codes d’humour de chez Nintendo, Mario and Luigi : Superstar Saga est tout simplement une merveille, un jeu exceptionnel, une perle qui doit figurer dans la ludothèque de tous. Il fait partie de mes cinq jeux préférés de tous les temps, et je l’ai fini un nombre de fois assez conséquent, avec toujours autant de plaisir. Pour faire simple, la meilleure incursion de Mario dans le domaine du jeu de rôle à ce jour.

 Un exemple de l'humour absurde du jeu

Evidemment, ce grand jeu donna naissance à deux suites, non plus sur Game Boy Advance, mais sur Nintendo DS. Mario and Luigi : Les Frères du Temps, et Mario and Luigi : Voyage au centre de Bowser. Le second opus, pour ne pas sentir le réchauffé, met en scènes les deux plombiers, c’est évident, à l’âge adulte, mais aussi en tant que bébé, comme dans Yoshi’s Island. Il faut donc contrôler les quatre en même temps, ou un couple séparément, en combat comme en phase d’exploration. Le système de combat change en partie d’ailleurs, faisant apparaître la notion d’objet de combat, plus dynamique peut-être, plus pratique avec quatre personnages, mais à mes yeux un peu moins bon (tout est relatif, il reste excellent) que celui du premier volet. L’humour est encore une fois au rendez-vous, avec ses protagonistes complètement délurés, son scénario totalement absurde, et ses gags en masse. Un très bon jeu et un très bon RPG qui plus est. Voyage au centre de Bowser innove encore plus, et change assez radicalement, tout en conservant la recette qui fait mouche. Dans ce troisième épisode, on contrôle souvent Bowser dans les phases d’exploration du monde et en combat, alors que les deux frères plombiers, coincés dans le bide du roi Koopa, avancent en 2D de profil dans des phases d’exploration de plate-forme, avec des combats aussi. Sans oublier les combats de Bowser géant, assez démentiels. Encore une fois, le jeu est très bon et l’humour ne se fait pas rare. Il est peut-être regrettable, de mon point de vue, qu’aucune de ces suites n’arrivent à la hauteur du premier opus, chef-d’œuvre absolu du genre. Je vous recommande toutefois d’y  jouer, aux trois, vous ne serez pas déçus je pense.

 Les quatre frères plombiers

Alors oui, je pense que beaucoup d’entre vous ont remarqué que j’avais omis des jeux parmi les RPG Mario. Et c’est le cas en effet, mais tout cela est volontaire. Parce que comme le titre de cet article l’indique, la saga qui m’intéresse ici, c’est Paper Mario, dont l’épisode prévu sur 3DS refait enfin parler de lui. Je vais donc m’attarder un peu, mais pas trop quand même, sur cette série.

Fin 2001, alors que la bonne vieille Nintendo 64 est en fin de vie, sort en France Paper Mario. Deuxième jeu de rôle avec en vedette le moustachu italien, c’est surtout son esthétique particulière qui séduit. Paper Mario, ou comme l’évidence de ce nom semble l’annoncer, un Mario en papier. Oui, Mario en papier. Aussi plat qu’une feuille de papier, comme le reste de l’univers et des personnages, mais se déplaçant tout de même dans un univers en 3D, le soft mélange encore une fois plate-forme et jeu de rôle. Ici, Mario est accompagné non pas de Luigi, mais de différents compagnons qu’il rencontre au fil du jeu (c’était déjà le cas dans Super Mario RPG), qui ont la particularité d’aider à la progression lors des phases d’exploration, chacun ayant des capacités particulières. Le jeu n’est peut-être pas très long pour le genre, il n’en reste pas moins très plaisant à jouer. La véritable difficulté, vient surtout du fait que l’on peut transporter au maximum dix objets dans son sac, il faut donc faire attention à ne pas trop prendre de coups et à remplir intelligemment sa besace. Et puis, comme dans tout RPG qui se respecte, il y a le boss très dur à battre, plus que le boss de fin. Ici, je n’ai jamais réussi à le battre, je n’ai jamais compris comment. C’est pourtant qu’une vieille tortue binoclarde, mais il frappe fort, et ne prend aucun dégât. Après, je suis peut-être aussi juste très mauvais, mais quand même… Paper Mario est finalement un jeu rare en Europe. Je ne l’ai pas acheté à sa sortie, je ne l’ai acheté qu’en 2002 ou plutôt 2003. J’ai eu beaucoup de mal à le trouver, et surtout à un prix raisonnable. A cette période, alors qu’il n’était plus trouvable dans le commerce classique, je l’avais vu je me rappelle au prix de 90 euros neuf, et dans une autre boutique à 70 euros d’occasion. Je ne l’ai pas acheté donc. Jusqu’à ce que je le trouve à 46 euros en occasion, par hasard, et que je profite… de l’occasion. J’avais déjà la Gamecube à l’époque, mais j’ai réussi à la laisser le temps de me faire le jeu, qui est un petit régal quand même. Depuis 2007, le titre est disponible sur le WiiWare, remercions Internet, et je ne peux que vous conseiller d’y jouer.

 Paper Mario, premier du nom

Fin 2004, fort du succès de son prédécesseur, c’est une suite qui débarque sur Gamecube. Plus beau, plus long, plus poussé que le précédent, Paper Mario : La Porte Millénaire est une petite merveille. L’univers papier est avancé  son paroxysme, offrant des prouesses visuelles, et des phases de gameplay « transformation » de papier, tel qu’un avion en papier. Les compagnons sont plus nombreux et encore plus attachants (mention spécial à Ptit Yoshi), et c’est un véritable plaisir de parcourir tous les univers différents proposés. Les combats se déroulent désormais sur une scène de théâtre, et le public peut interagir, soit pour vous encourager, vous offrir des objets, soit pour vous déstabiliser ou même vous attaquer. Le travail effectué pour le jeu est tout simplement monumental, et l’on ne peut que féliciter le studio de développement. L’humour, déjà présent dans le premier opus (et présent dans tous les RPG Mario), va ici encore plus loin. Mise en abîme du principe du héros de jeu vidéo, références tout plein, Toadette amoureuse de Mario, dialogues truculents, et gags en voici en voilà, le jeu laisse toujours un sourire aux lèvres (sans atteindre le niveau de la série Mario and Luigi). On incarne aussi dans certaines phases Bowser, qui parodie le premier Super Mario Bros, et la Princesse Peach (déjà dans le premier opus), qui va aider Mario de loin à travers ses phases et au travers de nos choix de joueurs. On incarne même la Princesse lors d’une phase dans laquelle elle est complètement nue. Oui, c’est vrai. Je ne peux que vous inciter à y jouer, pour découvrir ce passage, bande de petits coquinous. Mais même sans cette scène, je ne peux que vous encourager à l’essayer, et à le finir, il en vaut largement le coup, croyez-moi donc.

 Une mise en scène théâtrale pour Paper Mario : La Porte Millénaire

En 2007, sort sur Wii Super Paper Mario, qui mélange vu de 2D et vu en 3D. Je n’ai pas le jeu, je n’y ai jamais joué, puisqu’il est encore à part dans la série. Il s’agit bien plus de plate-forme que de RPG. Je l’ai vu à la Fnac tout à l’heure, mais 49 euros, franchement… Si je le trouve à 25, je le prendrai, mais pour le moment, j’ai pas trop les moyens. Donc, je cite le jeu, mais je ne peux pas véritablement en parler (oui, honte sur moi).

 Super Paper mario sur Wii

Mais voilà, alors que l’on pourrait penser que la série est finie, n’ayant plus donnée de nouvelles depuis 2007, peu avant la sortie de la 3DS, il y a un peu plus d’un an, des images d’un nouvel épisode tombent, pour un jeu sobrement intitulé Paper Mario 3D. Le jeu ne bénéficie pas de date de sortie, mais l’on s’attend tous à une sortie prochaine, suivant de peu celle de la 3DS. Cependant, on est en mars 2012, et aucune date n’est annoncée, seul un vague 2012 plane au-dessus du jeu. Je ne sais donc pas quand le titre arrivera chez nous, mais une chose est sûre, je m’en réjouis depuis plus d’un an. Surtout qu’il s’agit bel et bien d’un épisode inédit, et non pas d’un remake. Pour ceux qui auraient des doutes, les images et les vidéos dévoilées le prouvent assez. Je vous laisse d’ailleurs en compagnie du trailer du jeu. Non, ne bavez pas sur vos ordinateurs, c’est pas propre. Faites comme moi, mettez donc un bavoir, c’est plus correcte.


 Voilà, nous n’avons pas joué à Pierre Papier Ciseau, mais bien à Pierre Papier Mario, et finalement, ceux qui excellent dans ce domaine, c’est bien Nintendo et Intelligent Systems. Si chaque essai s’est avéré gagnant, nous pouvons parier sur une nouvelle réussite pour le prochain jeu à venir. Je n’ai pas de boule de cristal, non, mais simplement une confiance en Nintendo qui ne nous a jamais déçus avec ses RPG à la sauce Mario. Quand ils font un jeu, il est pas en carton, non, il est en papier.

dimanche 4 mars 2012

Ces jeux que l’on aimerait tellement voir sortir chez nous

Le Japon grouille d’excellents jeux vidéo. Plein de genres différents se bousculent aux portes des consoles, offrant aux joueurs nippons friands de ce type de jeu un plaisir que nous, européens, ne gouteront jamais. Oui, ce n’est pas parce que le marché du jeu vidéo bat son plein que toutes les productions différentes vont être vendues partout dans le monde, bien au contraire. Et au pays de soleil levant, il y a énormément de production qui ne quittent pas les frontières de l’archipel. Beaucoup de jeux très typés japonais, auxquels nous, occidentaux, n’adhérons pas du tout, tels que ces simulations de drague par exemple. Il est évident qu’un tel jeu se vendrait très mal en Europe. Le public ne répondrait pas à l’appel. On ne va alors pas se plaindre d’une telle absence dans nos contrées. En revanche, il y a des titres auxquels on aimerait beaucoup plus avoir accès. Bien plus qu’on ne le croit.

L’import, ça existe, mais cela n’est pas toujours très pratique. D’une, parce que la plupart du temps il faut posséder une console ayant la bonne zone, une console japonaise donc. Parce que oui, la plupart du temps, les consoles sont zonées, comme les lecteurs DVDs. On peut d’ailleurs remercier Sony pour ne pas avoir dézoné la Vita, mais c’est un autre sujet. Et de deux, l’export implique que vous compreniez (en lecture et en audition) la langue du pays, soit, le japonais. Et ça, c’est encore ce qu’il y a de plus dur. Certains jeux nippons proposent aussi la langue anglaise, ce qui est plus pratique, mais le confort ultime de notre langue maternelle n’est pas présent pour autant. On peut toujours émuler le titre, mais pour cela, je le rappelle, il faut posséder un exemplaire original du soft, acheté en import donc. Alors, quand un jeu japonais auquel on veut absolument jouer ne sort pas chez nous, que nous reste-t-il à faire ? Ben finalement, à part se plaindre, pas grand-chose…

Certains diront que depuis quelques années, la plupart des jeux susceptibles de bien se vendre, sortent sur notre territoire. En effet, cela s’avère vrai, pour certains titres. Qui auraient pu penser qu’un jeu aussi atypique que Catherine sortirait un jour chez nous. Avec quasiment un an de retard, certes, mais sorti. Oui, parce que ces jeux sortent, mais toujours très tard dans notre contrée. A l’instar de la licence de professeur Layton, dont quasiment chaque opus est sorti en France deux ans après la sortie japonaise. Il y a aussi les jeux que l’on attend, qui sont prévus, et qui sont sans cesse repoussés. Ninokuni sur PS3 par exemple, qui devait sortir chez nous courant 2012, et finalement n’arrivera pas avant 2013, soit plus d’un an et demi après son arrivée sur les consoles japonaises. Ninokuni d’ailleurs, tout pour plaire, mais la version DS n’a pourtant jamais quitté les frontières de l’archipel. Les jeux que l’on attend ne sortent donc pas tous, comme on pourrait le croire.

 Ninokuni DS, un petit bijou dont nous sommes privés...

Parmi les titres qui auraient pu sortir, qui auraient même dû sortir chez nous, deux genres sont les plus présents : les jeux de rythme, et surtout les RPG. Parmi les jeux de rythme, dont je ne suis pas véritablement fan, on retrouve principalement la saga Project Diva, qui fait le bonheur des japonais, mais pas celui du reste du monde. Et puis, parmi les RPG, je pense que le plus bel exemple reste la série des Tales of. Il en sort par paquet au Japon, et nous, on a le droit d’en voir un de temps en temps. Pourtant les jeux de rôle, ça se vend bien, surtout ceux de cet acabit. Alors pourquoi nous en priver ? Parce que tout traduire serait trop long ? Sûrement, mais on n’a bien le droit à ces jeux avec plein d’années de retard, on peut bien attendre. Parce que les ventes hors japon risqueraient d’être décevantes ? Ben c’est pas en ne sortant pas les jeux qu’on le saura. Dans le même genre, Baiten Kaitos n’a pas eu le droit à voir sa suite sortir chez nous. Si de nos jours, ces absences font rager les joueurs, n’oublions pas que cela ne date pas d’hier. Chrono Trigger n’a jamais vu le jour en Europe, comme les premiers volets de la série Dragon Quest. Et puis, il ne faut pas oublier Final Fantasy.

 Tales of Symphonia, un des rares jeux de la série sorti en France

Parlons-en de Final Fantasy, cette licence adulée par tous, au moins jusqu’au IX (bon, je vais pas être méchant, au moins jusqu’au XII), n’est finalement apparu chez nous qu’en 1997, avec l’arrivée du septième opus. C’est d’ailleurs de ce fait, de par cette découverte de la série, que se septième volet est considéré comme le meilleur. Alors que bon, franchement… Bon, ok, là je fais volontairement un troll. Final Fantasy VII est bien sûr un excellent jeu, mais c’est juste que je lui préfère le VI. Et Final Fantasy VI, en plus de ne pas être sorti en France, a seulement eu le droit à une seule réédition en version française, sur Game Boy Advance, très rare, les autres (WiiWare et PSN) étant en anglais (réédition des volets Super Nes américain et Playsation jamais traduit dans la langue de Molière). Bref, outre le coup de gueule à propos de Final Fantasy VI, je voulais dire par là que Final Fantasy, c’est avant tout des sorties japonaises avant d’être aussi européennes. Bien sûr, on se dit que de nos jours, on n’a plus rien à craindre, qu’un jeu de la licence Final Fantasy sortira forcément dans le monde. Oui, eh bien je l’espère.

Le but de cet article, en plus de traiter des jeux qui ne sortent pas chez nous, à regrets, c’est surtout de parler de ce jeu atypique, sorti au Japon le 16 février, et annoncé pour le moment ni aux Etats-Unis, ni en Europe. Theatrhythm Final Fantasy. Je vous parlais des jeux de rythme et des RPG tout à l’heure, voici un mélange des deux. Et si le titre n’est pas assez évocateur, je précise qu’il d’agit d’un jeu de la licence Final Fantasy. Oui, en effet, un jeu de rythme Final Fantasy. Ça peut prêter à sourire au premier abord, mais quand on y réfléchit mieux. Final Fantasy, c’est Nobuo Uematsu (sauf le XIII et sa suite), ce sont des musiques parmi les plus belles existantes dans le monde du jeu vidéo. Alors un titre qui en fait une compilation, mélangeant jeu de rythme et RPG, quand on y pense, ça a plutôt de la gueule. Surtout qu’il y a pas mal de morceaux. On regrette que le jeu use du principe du DLC, on vend certains morceaux en suppléments, mais bon, ce qu’il y a dans la cartouche d’origine est déjà de très bonne qualité. Le thème de FF VII, le Battle Theme de FF VI, le thème des Chocobos (youpi !!!), l’incontournable Advent One Winged Angel, et le merveilleux et fabuleux thème de Terra, entre plein d’autres. Je vous laisse un des trailers, avec les Chocobos, mais sans Terra.


Donc voilà, le très difficile à écrire Theatrhythm Final Fantasy, c’est ça. Je ne suis pas fan absolu de la saga Final Fantasy, je l’avoue, mais j’adore la musique de Uematsu. Je trouve le concept du jeu assez génial, et je dois dire que j’espère très fortement le voir sortir en France. Ce serait bien la première fois que j’achèterais un jeu de rythme. Mais je pense que là, on atteint un peu la crème en terme de bande son en même temps. Il ne reste donc plus qu’à espérer voir ce titre sortir de l’archipel nippon pour trouver la voie de nos chères 3DS françaises. Si Gamekult a mis une bonne note au jeu, c’est qu’il doit vraiment être bon, alors ne nous en privez pas s’il vous plaît. Sur ce, suppliez à travers ce blog ne servira probablement pas, je vais donc vous laissez baver devant un autre trailer du jeu, celui dans lequel on peut entendre le thème de Terra. L’espoir fait vivre, la musique aussi. Avec un peu de chance, on sera doublement vivant dans quelques mois.


vendredi 2 mars 2012

Pourquoi l’annonce de la suite de Pokemon Version Blanche et Version Noire est une bonne nouvelle

Il y a des annonces qui peuvent passer inaperçues, et puis, il y a les autres. Celles auxquelles on ne s’attend pas, mais qui tombent quand même. C’est de ce genre là que je vais parler. Tombée le weeek-end dernier, quelle ne fut pas ma surprise en apprenant l’annonce de Pokemon Version Noire2 et Version Blanche 2. Oui, effectivement, une suite à un jeu Pokemon. C’est bien la première fois que ça arrive en quinze ans. Les lecteurs de ce blog savent que j’ai placé la version Noire en troisième position de mes jeux favoris en 2011, parce que oui, les jeux Pokemon, les vrais, j’apprécie énormément. Il faut arrêter de penser que c’est pour les gamins. Cependant, au lieu de m’attarder à vous expliquer pourquoi Pokemon c’est une très bonne licence de jeu vidéo, et pourquoi j’aime beaucoup, je vais plutôt écrire sur le fait que l’annonce d’une suite aux versions Noire et Blanche, c’est une très bonne nouvelle, et pour différentes raisons.

 Les deux nouveaux légendaires : Kyurem Noir et Kyurem Blanc

Les Versions Noire et Blanche de Pokemon signent l’arrivée de la cinquième génération des petites bestioles. Et c’est aussi une première dans la série, une nouvelle génération apparaît sur le même support que la précédente. Première génération sur Game Boy, deuxième sur Game Boy Color, troisième sur Game Boy Advance, quatrième sur Nintendo DS, et cinquième… sur Nintendo DS aussi donc. Et oui, c’est fou. Il y a eu Diamant et Perle sur DS, les remakes (très bon d’ailleurs) d’Or et d’Argent, et il y a moins d’un an chez nous (le 4 mars pour être précis) les versions Noires et Blanches, qui apportaient leurs lots de nouveautés sur la série. Et bientôt, il y aura Noire 2 et Blanches 2, sur DS elles aussi. Pourquoi ce choix de la DS alors que la 3DS est sortie il y a un an ? Pour des raisons de développement sûrement. Concevoir un jeu d’une telle ampleur sur une nouvelle console aurait pris plus de temps très certainement. Pour des raisons économiques. Plus de 150 millions de DS dans le monde contre 16 millions de 3DS, ça fait évidemment plus d’acquéreurs potentiels. Et aussi parce qu’ainsi, les développeurs peuvent se baser sur la carte graphique et autre de la version Noire et Blanche, donc en plus d’être moins long, le développement s’avère moins couteux. D’une manière ou d’une autre, ces deux nouvelles suites signent un nouveau virage dans la licence Pokemon, sans non plus chambouler le tout. Ça c’était le rôle de ses prédécesseurs.

Justement, venons-en au fait. Pourquoi cette annonce est une bonne nouvelle ? Eh bien parce que les versions Noire et Blanche avaient réussi à renouveler de façon assez génialissime la série. Il faut dire que les versions Perle et Diamant étaient bonnes, mais en rien extraordinaires. Les deux remakes étaient excellents, mais ils n’étaient que de nouvelles versions d’un jeu déjà existant, et les nouveautés apportées n’étaient pas hyper révolutionnaires. Alors, la cinquième génération se devait d’être à la hauteur, de surpasser ses aînés, et de prouver au monde que Pokemon savaient faire d’excellents jeux et surtout prendre des risques. Attendu au tournant, cette version a su revoir les bases de ce qu’était Pokemon, afin d’offrir aux joueurs une expérience à la fois nouvelle, mais toujours dans la continuité des autres. Les graphismes ont été revus, et un effet de perspective 3D vient s’ajouter à la sempiternelle vue du dessus, avec même des mouvements de caméras et des changements d’angles selon les endroits. Bon, c’est bien gentil tout ça, mais heureusement, le plus gros ne réside pas dans le lifting. Alors que depuis la deuxième génération, on nous offrait environ une centaine de nouvelles créatures, parmi les 151 déjà existantes, le tout mélangé, ici, on a le droit à 150 nouvelles bestioles, et en aucun cas on ne rencontre celles déjà présentes dans les versions précédentes avant d’avoir fini le jeu. En gros, on a vraiment l’impression de commencer un nouveau jeu. Et ça, c’est vraiment bien. De surcroît, et c’est une première dans un jeu Pokemon, il y a véritablement un scénario à suivre. On ne se contente pas uniquement d’obtenir ses badges, devenir maître, et déjouer de temps à autre les plans ridicules de la team quelque chose. Ici, on obtient des badges, ça reste le principe, mais le « méchant » du jeu est bien défini, et son histoire aussi. Et tout se mélange, pour que finalement Ligue Pokemon, affrontement final et capture du légendaire ne soient plus dissociés, offrant aux joueurs une suite d’événements complètement hallucinante et jamais vécu auparavant dans la licence. Rien de transcendant non plus dans le scénario, on n’est pas dans Final Fantasy, mais il y a ici un bel effort. Mais avant tout, la plus grande et la meilleure des nouveautés, c’est la difficulté enfin revu à la hausse. D’une, je donne un exemple, il ne suffit plus d’à peine deux niveaux d’écart pour qu’une attaque Lance-flamme lancée par un Pokemon feu mette en un seul coup K-O un Pokemon de type plante. Quand on veut battre un adversaire rapidement, mieux vaut avoir une bonne dizaine de niveaux de plus que lui. Ensuite, les dresseurs ont un niveau proche des maîtres d’arènes, ce qui rend le jeu plus dur, mais facilite la montée d’expérience. On n’est plus dans Argent Soulsilver ou un dresseur est au niveau 25, juste avant l’arène niveau 39. Heureusement d’ailleurs. Et puis, je pense qu’il faut aussi préciser que le niveau de la ligue lorsque l’on veut la battre pour la première fois est d’environ 75. Oui, rien que ça. Fini les niveaux 50, ici, quand on veut gagner, il faut être entraîné. C’est pour ça que les versions Noires et Blanches avaient réussi un bon tour de force.

 Meloetta, un Pokemon inédit.

Oui, mais là on parle des versions Noires 2 et Blanches 2. C’est justement là que ça fait plaisir. On est en droit d’espérer un jeu d’aussi bonne qualité que les versions précédentes.  Surtout qu’on nous promet une suite, et pas simplement la version Grise tant attendu, cette troisième version qui vient clore une trilogie, instaurée dès la première version avec Jaune. On nous promet une nouvelle aventure, avec de nouvelles bêbêtes. Cependant on nous précise bien qu’il ne s’agit pas d’une sixième génération. Il y aura quelques nouvelles têtes, mais pas des masses. C’est aussi pour ça que seulement un an et demi sépare les suites des prédécesseurs. Alors j’ai beau être enthousiaste, à raison je l’espère, certaines questions subsistent, parfois légèrement inquiétantes. Par suite, il est précisé qu’il faudra recommencer une toute nouvelle aventure. Cela veut donc dire qu’il faudra encore une fois choisir entre les trois mêmes starters ? De même, nouvelle aventure dans même génération, cela veut-il dire qu’on visitera exactement le même continent avec les mêmes lieux et les mêmes villes ? J’ai beau attendre avec impatience ce jeu, je dois avouer que s’il s’agit de recommencer une nouvelle histoire, mais dans les mêmes zones avec juste dix nouveaux Pokemons ou moins, la tentation ne sera plus la même. S’il s’agit d’une version Noire ou Blache qui a pour but de proposer une histoire différente, mais pour un contenu quasi identique, cela ressemblerait plus alors à une version Grise déguisée. Pour le moment, je ne peux en rien répondre à cela, mais je fais confiance à Nintendo.

 Keldeo, un nouveau Pokemon à découvrir.

J’ai beau montrer quelques appréhensions à propos de ces deux nouvelles suites, je ne peux cacher ma joie à la pensée de deux nouvelles versions, suite directe, une première pour la licence. Les versions Noire et Blanches étant d’excellente qualité, on peut s’attendre à une suite tout aussi réussie en reprenant les meilleurs ingrédients. Je ne sais pas quel sera le résultat, pour cela il faudra attendre juin, date de sortie japonaise, pour en connaître le contenu. Et pour nous, il faudra attendre l’automne pour se procurer le jeu, ou non.

mardi 28 février 2012

L’avenir de la PS Vita (la suite)

Suivre les ventes d’un console de jeux, surtout lorsqu’elle vient de sortir, c’est un peu comme suivre une série télé. Il y a des hauts, des bas, on s’y intéresse, et finalement, on a hâte d’être à la semaine suivante pour connaître la suite. Pour le moment, c’est un peu le cas de la PS Vita, la nouvelle portable de Sony. Rappelez-vous, si vous avez suivi l’actualité vidéo-ludique, ou tout simplement si vous avez lu mon article concernant la machine, la PS Vita a eu du mal à se vendre sur le territoire japonais, après un départ assez correct. Au final, en sept semaines, il s’est écoulé 535 000 consoles sur le territoire nippon, dont 350 000 le premier week-end. Les chiffres de ventes n’ont cessé de baisser et de décevoir, loin derrière sa concurrente la 3DS, ou bien même derrière sa petite sœur la PSP. Un scénario peu engageant… La 3DS s’était vendu, sur le même laps de temps à 868 000 exemplaires au Japon. Il semblerait que la PS Vita ait encore du chemin à faire pour rattraper sa concurrente et réussir à enfin s’imposer. Surtout lorsque l’on sait que la dernière portable de Nintendo a battu le record, toutes machines confondues, du lancement le plus rapide pour une console sur le territoire japonais, avec déjà 5 millions d’exemplaires écoulés.

Cependant, comme dans toutes les bonnes séries, il y a des rebondissements. La Vita est sortie dans le reste du monde mercredi dernier, le 22 février. Et à peine une semaine après sa sortie, on annonce qu’elle s’est écoulées, tout territoire confondus, à 1,2 millions d’exemplaires. En gros, un peu plus de 600 000 exemplaires auraient trouvé possesseurs en moins d’une semaine, uniquement aux Etats-Unis et en Europe. Un chiffre déjà plus encourageant pour la console de Sony. Cela n’empêche pas les ventes japonaises de rester faibles, mais l’avenir de la console s’annonce déjà un peu plus radieux. De toute manière, Sony le dit, leurs consoles sont faites pour durer entre sept et dix ans, c’est donc sur le long terme que tout se joue. Il n’y a alors, semblerait-il, plus aucune inquiétude à se faire. Après, pour ce qui est de battre la concurrence, qu’en sera-t-il ? Nintendo a toujours dominé le marché des consoles portables. Et même si la 3DS paraissait mal partie, elle s’est finalement vendue à plus de 16,34 millions d’exemplaires en moins d’un an, ce qui est une belle performance.

Là où Nintendo mise sur un gameplay original et bien évidemment des licences qui font recette (plus de 5 millions de Super Mario 3D Land par exemple), Sony fait le pari de la durée, de la puissance, et d’une nouvelle façon d’appréhender la machine, plus qu’une console. Les deux sont adressés à différents types de joueurs, mais finalement, qu’on se le dise, il y en a pour tous sur les deux concurrentes au titre de meilleure portable. L’avenir de la Vita ne semble finalement plus compromis, comme cela semblait annoncé, cependant, comme toutes les bonnes séries, il faudra attendre l’épisode suivant, la semaine prochaine, pour savoir si la tendance continue. Et les scénaristes, c’est vous.

lundi 27 février 2012

Asura’s Wrath était-il prévu pour être un jeu 18+ ?

Voici une question que je me suis posée, et en toute honnêteté, je la trouve légitime. Déjà, le pitch de départ, un dieu vengeur qui veut botter l’arrière train de tous ses congénères qui l’ont trahi, ça promet en soi une certaines doses de violence. Alors bien sûr, violence ne rime pas forcément avec sang et avec gore, mais lorsque le jeu en soi est un beat’em all, on s’attend souvent à voir de l’hémoglobine. Particulièrement après la vision du premier trailer du jeu. Je ne sais pas si certains d’entre vous s’en rappelle, mais on pouvait y voir du sang gicler, pas énormément, mais assez pour imaginer qu’il y en aurait plus dans le jeu, suffisamment pour être un 18+.


Et lorsque l’on compare avec le trailer du Tokyo Game Show de 2011, on peut constater que le sang n’apparaît plus, et que certains détails ont été modifiés. Au niveau des bras arrachés par exemple, qui ressemble dorénavant plus à des consistances mécaniques qu’organiques, avec ces sortes d’éclairs qui jaillissent et non plus ces geysers de sang. Une censure assez surprenante pour ce genre de jeu, qui le plus souvent s’assume pleinement dans sa violence à outrance et sa démesure. Je vous laisse voir le résultat sur le trailer.


Si certains se disent que cet excès de violence sanguinolente n’était qu’une prévision de l’ensemble du jeu, et que finalement seule la première bande-annonce laissait transparaître de tels jaillissements d’hémoglobine, je me sens obligé de les contredire. Lorsque l’on joue au jeu, il semble évident que le sang était inclus à l’origine du projet. Trop d’éléments paraissent avoir été retravaillés pour que ces effets gores soient effacés du projet. Comme le constat des bras d’Asura dans les deux trailers. Rien qui n’est cependant trop flagrant sur ce point, mais qui est tout de même un élément clairement modifié. Le plus évident reste toutes les scènes dans lesquelles des torrents de liquides orange feu (un peu comme de la lave) jaillissent du corps des ennemis ou d’Asura lui-même. Il est clairement évident qu’il s’agissait à l’origine de sang. Toutefois, il semblerait que contrairement à 2010, en 2012, les dieux ne saignent plus dans Asura’s Wrath. En soit, rien de choquant, même si cela paraît étrange, à l’exception d’une scène, qui en deviendrait presque ridicule, tellement le remplacement du sang par cette lave improbable manque de crédibilité. Surtout que du sang, bien rouge comme il faut, il y en a dans le jeu. Dans quelques cinématiques, à des moments précis. Rien de violent ou dérangeant, il y en a à peine plus que dans Batman Arkham City, et lors de circonstances similaires. Comme si le jeu avait volontairement été censuré pour passer en 16+ en France, en T aux Etats-Unis, et très probablement à des censures moins fortes aussi pour le reste des pays. Le jeu n’en conserve pas moins une véritable violence, mais sans conséquence visuelle choquante. Les ennemis ne saignent jamais, et lors de certaines scènes violentes envers des civils, force est de remarquer que le tout manquerait presque de réalisme (pour peu que l’on puisse employer ce terme pour ce jeu) puisque ce qui est montré n’est qu’un résultat assez peu crédible des actes perpétués.

Evidemment, la censure ne porte pas que sur la violence dans un jeu, mais aussi sur les contenus explicitement sexuels, enclin à présenter de la nudité. Alors non, Asura’s Wrath n’est pas un jeu à caractère pornographique censuré. Mais il y a pourtant une scène… Bref, ça se passe dans des eaux thermales, donc il y a de la vapeur, cachant par exemple le postérieur d’un protagoniste masculin. Et dans cette même scène, il est possible de mater la poitrine d’une jeune fille, habillé. Peu habillé, mais vêtue tout de même. Et je me suis posé la question de si la censure avait aussi été imposée à cette scène, couvrant ce qui pouvaient éventuellement paraître trop dénudé, ou alors si tout déjà prévu ainsi. Je n’en sais rien, mais je me suis aussi posé la question.

Je ne sais pas si Asura’s Wrath est un jeu anciennement 18+ qui a été censuré, mais tout porte à le croire. Enfin, je ne le savais pas, puisqu’en recherchant le trailer de l’E3 2011, je suis tombé sur la version française, présentant clairement le jeu comme un 18+ (il n’y a pas de Pegi sur les trailers américains, juste un avertissement au cas où cela pourrait potentiellement choquer). Donc me voilà fixé. Ce qui est fou, c’est qu’à l’E3, en juin, il y avait encore du sang dans le trailer, et au TGS, fin septembre, tout avait été retiré. Une décision prise à la dernière minute ? Je vous laisse le trailer 18+ du jeu.


Asura’s Wrath a donc bel et bien était censuré. Pourquoi ? Pour ouvrir sur un plus large public ? Sûrement, gâchant alors en partie ce qui faisait son charme et sa démesure. Rien de bien regrettable en soit, mais une sorte de non aboutissement du jeu est parfois perceptible. On se plaint parfois que les jeux vidéo sont trop violents et qu’il en sort trop souvent des bien gores et sanglants, mais personne ne pense que cela peut entraîner ce genre de conséquences ensuite. Le jeu reste ce qu’il est, et même si l’on ne déplorera pas cette absence d’hémoglobine, on trouvera dommage que ce manque soit dû à une censure de dernière minute, et non pas à un choix délibéré.