dimanche 23 juin 2013

Aperçu Sonic Lost World

La dernière fois que l'on a vu Sonic, c'était pour un problème de conflit de générations. Le concept était sympa, mais le résultat, lui, ne l'était pas réellement. Il est bien loin le temps des Sonic en 2D, qui étaient jouables et très bons. Seul deux opus 3D ont vraiment été à la hauteur, Sonic Adventure et sa suite. Le reste oscille entre la tentative désespérée de faire bien, la ratage totale, le sympathique mais sans plus, ou le moyen vite oubliable. Finalement, après des années de guerre contre Nintendo, le hérisson bleu s'est rabiboché avec son ennemi de toujours lors de plusieurs sessions de Jeux Olympiques, pour finalement proposer ses jeux inédits en exclusivité à son rival. Sonic Lost World est une exclusivité Nintendo, à sortir cette année sur Wii U et 3DS. Voici un aperçu de la version console de salon.

Trois niveaux étaient jouables, et tous abordaient chacun un concept et donc une maniabilité différente. On sent bien que Sega ne veut pas lâcher sa mascotte de 22 ans, et ils ont raison. Pourtant, malgré des essais plus ou moins réussis, et souvent plus ratés que moins (Sonic Garou, la princesse humaine et le baiser « zoophile » qui en découle, ce genre de trucs entre autres, pour n'en citer que quelques-un), on aurait pu croire que la firme nippone se serait décidée soit de changer radicalement, soit de revenir purement aux origines. Manque de pot, Sonic The Hedgehog 4 est assez médiocre, et les opus 3D assez moyens. Ce Lost World doit donc remettre le hérisson sur le droit chemin, et pour le premier niveau présenté, il s'inspire très grandement d'un des leader du genre, à savoir Super Mario Galaxy. Dans un univers très Sonic, on évolue dans un monde dans lequel la gravité n'a plus vraiment lieu, en se baladant ainsi un peu dans tous les sens sur la « planète » sur laquelle on est, avant d'en changer via des bumpers qui nous propulsent, dans des séquences de « vol » encore une fois très similaire à Galaxy. Pas inintéressant, et assez joliment réalisé, ce niveau avait toutefois un problème assez flagrant, malgré un potentiel non négligeable : un manque cruel de nouveautés. Toutes personnes ayant touché à Super Mario Galaxy ou sa suite ne sera pas surpris par cet ersatz qui repompe chez la concurrence pour essayer de faire bien. Au final, la sauce ne prend pas vraiment, et c'est bien dommage. On aurait aimé être surpris.

Sonic! Allez accrochez-vous! Tant pis si je cours plus vite que vous!

Le deuxième niveau, tout en gâteaux et autres sucreries ennemis des dents et des diabétiques, proposait de la plate-forme 2D, à l'ancienne. Enfin, à l'ancienne, c'est vite dit, puisque la vitesse, les niveaux labyrinthiques, et tout ce qu'on aimait chez Sonic semblent avoir disparu. Assez mou au final, maniable mais sans plus, Sonic déçoit dans ce niveau, qui ne regorge d'ailleurs pas de nouveautés, et fait même un peu peur pour un jeu de 2013. On espère que les autres monde de ce type seront plus innovants et surtout plus intéressants dans leur maniabilité. Heureusement, le dernier niveau était plus agréable Gamepad en mains. Et pourtant, bizarrement, c'est celui dont le concept est le moins original, puisqu'il s'agit... d'un runner. Le hérisson court tout seul, et on contrôle juste sa trajectoire, ses sauts, et ses attaques. Comme quoi, une fois qu'on lui a quasiment tout retiré, Sonic devient enfin intéressant. Dans ce monde, en 3D, on court sans cesse, et la moindre erreur conduit à la mort. Se prendre un mur est fatal, et tomber aussi bien évidemment. Ce n'est pas hyper original comme approche, mais cela possède au moins le mérite de respecter l'univers et l'ambiance Sonic. C'est rapide, ça saute, ça tabasse hyper rapidement, et le level design est intéressant. Reste à voir ce que la suite de ce genre de monde aura à offrir, mais pour le moment, c'est bien le meilleur des trois niveaux présentés.

Sonic continue-t-il de s'enfoncer ? A moitié. S'il garde encore les piques hors de l'eau, il n'est pas entièrement sorti pour le moment. Entre de la 3D qui pioche trop chez la concurrence pour un résultat sans surprise et de la 2D assez pauvre et ratée, il y a de quoi s'en faire pour le hérisson bleu. Pourtant, contre toute attente, c'est bien en 3D, dans un niveau de type runner, que la bestiole arrive à remonter la cote de ce Lost World, qui ne semble donc pas tout à fait perdu. On attend encore d'en découvrir plus, mais pour le moment, il n'y a pas de quoi s'extasier. Un sentiment auquel nous a habitué Sonic depuis une bonne dizaine d'années. Ce sera toujours un jeu de plus sur Wii U à Noël, c'est déjà ça.

samedi 22 juin 2013

Aperçu Super Mario 3D World

Alors que l'on attendait impatiemment un nouveau Mario 3D dans la lignée de Super Mario 64, Super Mario Sunshine, Super Mario Galaxy et Super Mario Galaxy 2, destiné à la Wii U cette fois-ci, on a tous été surpris de finalement découvrir Super Miaou 3D World. Oui, Miaou World. Un jeu de la même trempe que Super Mario 3D Land, sur Wii U, avec des costumes de chat. Alors que le costume de tanuki est assez légitime, on se demande pourquoi en chat. Et alors que cet univers 3D à base de niveaux type Super Mario Bros. était légitime du fait de son utilisation du relief de la 3DS dans 3D Land, on se demande quel est l'intérêt dans cette version Wii U. Alors, que reste-t-il vraiment dans cette nouvelle mouture, hormis des costumes de félins ?

Cat's eyes... Signé Cat's eyes

Gamepad en main, appréhension, et finalement, il est temps de se lancer. Graphiquement, le jeu est très correct, même s'il se contente plus ou moins d'être une version HD de ce que l'on pouvait voir avant, en plus beau tout de même bien entendu. C'est avec un certain plaisir que l'on retrouve le plombier moustachu et sa bande, mais la déception est pourtant au rendez-vous. Pas de successeur aux « vrais » Mario en 3D comme on était en droit de l'espérer, c'est quand même dommage. Tant pis, on se lance, et on découvre ce nouvel épisode au travers de cinq niveaux. Rien d’extraordinaire visuellement, on est en terrain connu. C'est du Mario assez classique, donc sympa, mais pas transcendant. Toutes les mécaniques de jeu sont là, les ennemis aussi, et on avance comme dans un jeu qu'on aurait déjà fait, mais dont on ne se souviendrait plus. C'est bien là où le titre est décevant, on ne ressent rien de fou ou de nouveau au fil des parcours, à l'exception de certains éléments. Même le gameplay a du mal à se renouveler, et malheureusement, on commence à trop en avoir l'habitude...

Heureusement, des nouveautés viennent tout de même faire leur apparition. A commencer par le fameux costume de chat, à côté duquel on ne peut pas passer. Mario et sa bande peuvent en effet enfiler un mignon costume de matou en ramassant une cloche. Ce pyjama à oreilles est très pratique, puisqu'il permet de s'agripper au paroi pour les escalader avec ses griffes, ce qui est utile pour atteindre certaines plate-formes secrètes. On peut aussi attaquer les ennemis, sans avoir à leur sauter dessus. C'est bien tout ça, mais ça semble quand même bien cheaté au final. Pire que le costume de tanuki de Super Mario 3D Land même ! Avec ce costume, tout devient très simple, et le défi disparaît progressivement. Dommage, les jeux Mario avec de la difficulté, c'est bien aussi. On note l'apparition de tuyaux transparents, avec plusieurs sorties, et dans lesquels on peut partiellement contrôler sa trajectoire. Lorsqu'ils sont remplis d'ennemis mouvants, il est nécessaire de ne pas se rater, et cette partie peut provoquer de légers coups de stress, sans être follement grandioses non plus. Au moins, le concept est intéressant. Petit bémol dans une maniabilité quasi sans faille, la profondeur de l'environnement 3D qui parfois empêche de bien gérer ses réceptions de sauts ou déplacements. Un comble pour celui qui a quasiment inventé la plate-forme 3D ! Le titre peut aussi se jouer aussi à plusieurs, avec Luigi, Peach, ou Toad comme compagnon. Chacun a sa capacité, tirée principalement de Super Mario Bros. 2. Luigi saute longtemps et haut, à son habitude, Peach plane avec sa robe, et Toad est rapide (alors qu'il était costaud dans Super Mario Bros. 2). Rien de très novateur, mais cela peut faciliter la progression, ou permettre la compétition. Mais l'une des nouveautés, c'est que les vies se partagent désormais. Ce n'est pas chacun à son nombre de vies, mais un nombre pour tous. Un choix intéressant, puisque l'on est plus vigilant, mais qui restreint le principe de compétition, qui est assez drôle. Balancer son pote dans un trou reste rigolo, mais devient donc punitif, puisque cela revient à perdre soi-même une vie. Etrange...

 Denver, le dernier dinosaure!

On pourrait bouder son plaisir face à ce nouveau titre, mais malgré tout, il a bien l'air sympathique. C'est bien ce qui est désolant, on passe de chefs-d’œuvre, Mario en ayant accumulé pas mal, à des jeux bons mais juste sympatoches. Il y a pourtant de bonnes idées, malgré ce nouveau costume aussi ridicule qu'inexpliqué, comme ce niveau à dos de dinosaure marin, dans lequel on contrôle la grosse bestiole en essayant de ne pas tomber dans les précipices et en évitant les ennemis. Malheureusement, le challenge semble quasi inexistant, si ce n'est pour les étoiles vertes à ramasser dans chaque niveau (qui remplacent les médailles), et encore. Peut-être que comme dans Super Mario 3D Land, il y aura huit niveaux supplémentaires version « difficile », afin de donner un peu de défi à des joueurs qui en attendent. Pour le moment, le jeu semble idéal pour les plus jeunes, les familles, ou ceux qui ne veulent pas trop se prendre la tête. Qu'on se le dise, on tombe sous le charme facilement, mais le joueur plus chevronné prendra ce titre uniquement à faible prix, un peu comme New Super Mario Bros. U. Il y aura peut-être de nouvelles surprises d'ici sa sortie, mais pour le moment, on patientera avant la digne suite de Super Mario Galaxy.

vendredi 21 juin 2013

Aperçu The Legend of Zelda : A Link Between Worlds

La fin d'année est à marquer d'une pierre blanche pour tous les possesseurs de Nintendo 3DS. En effet, vous n'avez pas pu passer à côté, mais cette fin 2013 signe l'arrivée d'un nouveau The Legend of Zelda sur 3DS. Et non, il ne s'agit pas d'un remake cette fois-ci (bien qu'Ocarina of Time 3D soit monumental), même si son univers n'est pas inconnu. A Link Between Worlds, ça a de quoi rappeler un certains A Link to the Past, et c'est bien normal, puisque le jeu en est la suite, ou du moins, se déroule dans le même univers. Hyrule est donc comme on le connaît, pour peu que l'on ait fait ce chef-d’œuvre de la Super Nintendo. Heureusement, le titre semble pour le moment ne pas tomber dans la redite sans innovation et sans saveur. Voici un petit aperçu 3DS, bouclier et épée en main.

Bon, ok, parlons-en tout de suite pour ne plus y revenir, oui, le design de Link dans cet opus est... singulier va-t-on dire. Oui, il ressemble plus à Adibou qu'à Link, mais bon... Passons, et n'allons pas juger le jeu là-dessus, surtout qu'il a des qualités. Le design général est celui de A Link to the Past pour la carte et les ennemis. On retrouve ses bases aisément, et l'ensemble va paraître logiquement familier à beaucoup de joueurs. Une fois dans le premier donjon, on n'est pas perdu pour autant, tant la charte visuelle est similaire à A Link To the Past. On est bien dans un donjon inédit, pas de problème avec ça, c'est juste que le tout a du mal à surprendre. Un The Legend of Zelda dans l'univers de A Link To The Past, vu du dessus, il fallait s'y attendre. Et pourtant, il y a bien une chose qui marque, c'est la 3D. On sent bien que le jeu a été conçu pour la console et son utilisation. Bien entendu, le fameux donjon aux étages multiples, vu et revu, propose son lot de profondeur, principalement quand on change d'étage, mais même dans le reste du jeu, les différences de hauteur de niveaux se font bien ressentir. On pense aussi aux ennemis sauteurs, qui offrent un effet de relief intéressant. Sans oublier certains armes, comme le bâton de feu, qui elles aussi proposent des effets asses séduisants. On est donc face à une réalisation propre et soignée, bien qu'assez sobre finalement, pour ce qui est de la démo. Reste à voir si la carte utilisera le fameux mode 7 de la console.

 A Link to Egypt?

La 3D, qui sert aussi bien la réalisation que le gameplay. D'une, parce que les effets de profondeur peuvent s'avérer utiles. De deux, parce que l'un des concepts du jeu réside dans le changement de plan et de dimension. On peut en effet se transformer en dessin, tout plat, et se coller au mur afin d'accéder à différents endroits. Plus qu'un simple pouvoir dont on va se servir pour trois énigmes dans tout le jeu, c'est bien un élément de gameplay à part entière. On s'en sert constamment, pour avancer dans les donjons, ou même dans la plaine d'Hyrule. C'est assez déstabilisant au départ, on n'y pense pas forcément, mais peu à peu, cela devient une sorte d'évidence, au point que l'on va s'essayer à trouver des passages grâce au « merge » (le nom du pouvoir), même là où il n'y en a pas. Ce qui est intéressant aussi, c'est de voir que certains passages peuvent être traversés de plusieurs manières, alors que le « merge » pourrait s'imposer. Par exemple, pour accéder à un niveau supérieur, on peut utiliser le fameux pouvoir, ou bien se placer sur un mur enfoncé dans le sol et activer l'interrupteur de loin avec une flèche. Pour le reste de la maniabilité, c'est assez évident et cohérent avec l'univers de la saga. On note que l'usage de l'inventaire est plus simple grâce à l'usage du tactile, mais l'ensemble est pour le moment assez classique. Malgré tout, le jeu s'annonce comme très prometteur du fait de ses innovations, et il est quasiment certain que la suite de l'aventure réservera son lot de surprises.

Très agréable une fois en main, ce nouvel opus de la légende de Zelda promet de belles surprises, principalement grâce au « merge » et à son utilisation. Pour le moment, on attend d'en savoir plus, mais Nintendo nous surprendra très probablement. Et c'est ce que l'on espère, puisque la reprise de l'univers de A Link to the Past pourrait non pas décevoir, mais ne pas nous plonger dans un environnement surprenant vu que trop familier. Si le gameplay promet de beaux moments, on ne peut pas se baser sur un seul donjon, qui déjà arrive à nous montrer tout le futur potentiel du jeu. Dire que ce The Legend of Zelda va être génial, il est trop tôt pour le dire, mais on est en droit de l'espérer, c'est tout ce que nous prouve cette démo.

jeudi 20 juin 2013

Aperçu Bayonetta 2

Bayonetta, c'est un peu ma sorcière bien aimée. Ses courbes généreuses, ses positions outrageusement suggestives, mais avant tout un premier jeu qui a prouver que le beat'em all 3D n'était pas mort, bien au contraire. Un gameplay bien rodé, des graphismes époustouflants (un peu moins sur PS3 certes), et de la dérision, il n'en fallait pas plus à Bayonetta pour s'imposer comme une nouvelle référence du genre. Fin 2012, surprise générale, Bayonetta 2 est annoncé, en tant qu'exclusivité Wii U. La console de Nintendo qui a du mal à vendre se paie le luxe de l'exclusivité d'une telle suite, alors que le premier n'est jamais sorti sur une console Nintendo. Qui plus est, le titre est propice à séduire des joueurs plus « hardcore », alors que la Wii U est, à tort en partie, considérée comme une console casual. Une grosse surprise, qui s'est illustré plus précisément lors de l'E3. Certes, le jeu sortira en 2014, mais voici un petit aperçu Gamepad entre les mains.

On aurait pu croire que l'usage du Gamepad allait simplifier l'expérience de jeu, au détriment des vrais joueurs qui espéraient une sensation de jeu similaire au premier, et c'est en effet le cas. Qu'on se rassure, cela n'est vrai que si l'on opte pour le mode tactile, qui privilégie une approche plus simpliste, pour ceux qui n'auraient éventuellement jamais joué à un beat'em all, ou qui ne seraient en aucun cas familiers du genre. Pas vraiment utile pour les joueurs habitués aux jeux vidéo, on s'en passera aisément, pour revenir à un contrôle traditionnel, nommé normal. Oui, rien de plus normal que d'utiliser des boutons dans un titre de ce genre. Et une fois que l'on prend le jeu en main, ce que l'on peut dire, c'est que les sensations sont de la partie. Vif et nerveux, le titre se laisse prendre en main facilement, mais n'oublie pas pour autant les combos, qui méritent d'être maîtrisés, et prennent plus de temps à s'appréhender correctement. Heureusement, la maniabilité est finalement plutôt immédiate et rapide, et cela sans avoir à bourriner sans subtilité. C'est bien là la force de cette suite, qui fait constamment honneur à son prédécesseur.

 Bonjour vous!

On frappe au corps à corps, on enchaîne les coups, on tire de loin, le choix est au joueur. Tout est fluide, rien ne laisse à désirer, et devant ce qui pourrait paraître comme un simple titre bourrin sans plus, manette en main, on se rend bien compte qu'il y a, heureusement, plus de subtilités qu'on ne pourrait le croire. Parce qu'il ne s'agit pas que d'attaquer et de frapper, mais aussi d'esquiver, ce qui demande de bien observer ses adversaires, et d'anticiper leurs coups, au risque de perdre de la précieuse vie. Bien entendu le « Witch Time » est toujours présent. Ici, lorsque l'on esquive une attaque au dernier moment, une sorte de bullet time s'active, et pendant une courte période, la sorcière peut frapper alors que ses ennemis agissent au ralenti. Ce qui n'est pas juste anecdotique, puisqu'on essaiera d'esquiver au mieux à chaque fois, pour déclencher ce mode. On note aussi la présence du pouvoir Umbra Climax. Après avoir rempli une jauge, on peut utiliser un pouvoir qui invoque des monstres qui viennent tabasser du méchant tandis que l'on frappe. Dans la démo présenté, il s'agissait de mains géantes la plupart du temps. Cela est intéressant, puisque puissant, donc utile, mais aussi stratégique, puisque l'on peut choisir d'utiliser ce pouvoir quand bon nous semble. On peut par exemple le déclencher lors d'un « Witch Time », histoire d'en mettre plein la gueule aux méchants monstres. Bien entendu, pour finir, on précise que les finish sont toujours de la partie, pour des mises à morts toujours aussi gores que potentiellement absurdes. On aime ou non, mais le plaisir du jeu est là, c'est tout ce qui compte.

Avec son arrivée sur Wii U, la sorcière poseuse n'a rien perdu, si ce n'est des cheveux. Ce qui a été présenté est digne du premier opus. Spectaculaire, fluide et parfaitement jouable, cette suite s'annonce sous les meilleures augures. Certes, graphiquement, si le jeu est beau, certains aspects de textures sont un peu bizarres (uniquement lors de quelques cinématiques), mais rien de réellement dérangeant en soit. On attend d'en savoir plus et de poser ses mains dessus (sur le jeu, pas sur l'héroïne!), mais pour le moment, on ne peut être qu'enthousiaste. Est-ce que 2014 sera l'année de la Wii U (face à une concurrence rude), on le le sait pas, mais une chose est sure, Nintendo l'espère bien, et met tous les jeux de son côté pour que ce soit le cas.

Aperçu Mario Kart 8

Après un septième opus sorti sur Nintendo 3DS, il était temps de voir un nouvel épisode de Mario Kart débarquer, sur Wii U cette fois-ci. Une console Nintendo sans Mario Kart, c'est un peu comme un Yoshi sans œuf, c'est impensable ! C'est donc Mario Kart 8, le huitième volet on s'en doute, qui fait office de nouvelle égérie du genre sur console de salon. Il est vrai que depuis le très vendu, mais pas forcément extraordinaire, Mario Kart Wii paru en 2008, on n'avait rien eu sur console de salon. Un mal qui sera réparé au printemps 2014. Alors, impression Gamepad en main ?

C'est un plaisir de retrouver Mario Kart, inutile de le nier. Mais ce plaisir est aussi lié à l'attente et à l'univers créé depuis plus de vingt ans. On a le droit de baver debant des trailers ou des images, mais c'est le résultat manette en main qui compte réellement. Et qui n'a jamais été déçu par un jeu ? C'est donc en essayant directement le jeu via une présentation Nintendo que des impressions ont pu être faites, en plein cœur du jeu. D'un point de vue visuel, c'est beau, réellement, et ça fait plaisir de retrouver Mario et sa bande dans une réalisation HD à la hauteur des espérances. Pas de quoi s'extasier non plus, mais le jeu ne peut que nous flatter la rétine. A cela s'ajoute une cadence de 60 images par seconde, qui n'a jamais ralenti, même lors de grosses actions avec pas mal de joueurs à l'écran, et l'on obtient un résultat plus que plaisant, sans être follement éblouissant. Du bon Nintendo donc, mais pour un Mario Kart, c'est la moindre des choses.

 Mario, un kart, Mario Kart.

D'un point de vue gameplay, qu'en est-il ? Assez aisément, et tant mieux, on retrouve les marques de la série. On peut choisir entre une maniabilité classique, avec joysticks et boutons, ou bien au Gamepad, en contrôlant son véhicule en inclinant la mablette. Pas réellement transcendant, comme le contrôle à la Wiimote, on préférera la version classique, plus pratique. A noter que lorsque l'on joue avec le Gamepad, une simple pression sur une partie de l'écran permet de changer de maniabilité en cours de route. Sympathique pour ceux qui voudraient s'essayer aux deux, mais qui ne seraient convaincus que par l'une en pleine course. Pour ce qui est du gameplay en soit, pas de grosse nouveauté. Mélange de tout ce qui a été fait depuis les débuts de la licence, on retrouve beaucoup d'éléments récents, tel que les motos venues tout droit de la version Wii, ou bien les passages sous-marins, ou les deltaplanes de la version 3DS. On se retrouve donc face à un melting pot qui réunit le meilleur de la saga, pour un résultat pas forcément hyper novateur, mais qui procure un plaisir véritable. Ce plaisir du Mario Kart, qui donne envie de déjà posséder le jeu, de le finir, d'en connaître les moindres recoins de circuit, et de s'affronter en ligne dans des joutes épiques ! Il ne faudrait pourtant pas oublier les nouveautés, parce qu'il y en a malgré tout. La gravité n'a parfois plus lieu, et selon les circuits on peut rouler sur les murs ou même au plafond. On ne s'en rend pas forcément compte quand on joue (enfin si, un peu quand même), mais cela offre des possibilités encore plus grande qu'avant, avec surtout des raccourcis et chemins diverses à n'en plus finir. Sans oublier les anciens circuits qui seront présents (très sûrement), et repensés en partie pour l'occasion. On a hâte !

Pas forcément très novateur, ce Mario Kart n'en demeure pas moins une grosse attente, et une énorme promesse, même manette en main. Une réalisation enfin à la hauteur avec un framerate qui tient la route, voilà déjà de quoi séduire les amateurs du genre. Certes, le gameplay n'est pas forcément très novateur, mais comme on dit, c'est dans les vieux pots que l'ont fait les meilleures confitures, et ces confitures n'ont jamais périmé quand on parle de Mario Kart. On pourrait reprocher un manque de folie aux circuits présentés jouables (quoique le Ghost House est pas mal dans le genre), mais trois circuits sur environ seize à venir, ce n'est pas assez pour juger. On ne peut que regretter une arrivée tardive, en 2014, mais quoique l'on puisse dire, ce Mario Kart s'annonce sans surprise comme l'un des futurs incontournables de la Wii U. Plus qu'environ huit ou neuf mois à attendre... Ça va être long !

mardi 11 juin 2013

E3 : Nintendo, des jeux, oui mais...

Après la conférence semi-ratée de l'année dernière, on attendait de la part de Nintendo des jeux, des gros blockbusters, pour sa 3DS, mais surtout pour sa Wii U. Un Mario 3D, un nouveau jeu de la part de Retro Studios, un nouvel opus de Super Smash Bros... Tout était là, et pourtant...

La conférence commence bien avec une nouvelle présentation de Pokémon X et Y à sortir sur 3DS. On présente le jeu, qu'on connaît déjà en partie, et on annonce l'arrivée d'un nouveau type, pour les pokémons. Aucun type n'avait été ajouté depuis les versions Or et Argent, amenant ainsi l'ensemble à 17, et pourtant, on aura bien le droit à un dix-huitième. Faites place au type fée, très efficace contre le type dragon (enfin). Parmi les pokémons de ce types, on a pu apercevoir Rondoudou, mais pas Mélofée bizarrement. Imaginez donc, battre un Dracolosse avec une attaque d'un Rondoudou... Aussi terrifiant que grisant. Autre apport de nouveauté, le jeu sortira mondialement le 12 octobre. LE jour à retenir de cette année.

Outre les divers jeux et logiciels sans intérêt réel tel que le nouvel Art Academy, ou bien le Wii Party U, on attendait surtout les jeux Mario. Le Mario 3D a été présenté, enfin. Alors que l'on a encore des souvenirs émerveillés de Super Mario 64, Super Mario Sunshine, ou encore Super Mario Galaxy, on nous annonce... Super Mario 3D World. Oui, un Super Mario 3D Land-like... Il y a de quo être déçu, puisque l'on s'attendait à un « vrai » Mario 3D. Ok, le jeu a l'air cool, mais bon, ce n'est pas fou non plus. En plus, l'ajout du multi n'a pas l'air plus tentant que ça, bien que potentiellement drôle. On commence à croire que Nintendo a perdu son génie... On ajoute à cela un nouveau costume, celui de chat (oui oui, de chat...), plus les compétences plus ou moins similaires à celles des persos de Super Mario Bros. 2 (Peach est jouable!), et le tour est joué. Sortie en décembre. Espérons que ça booste au moins les ventes de la Wii U pour Noël.


Heureusement, Mario Kart 8 prend la relève ! Ok, on ne se creuse pas la tête pour trouver un nom, mais on s'en moque, ce n'est pas ça qui compte. Ce nouvel opus semble digne de la saga. On reprend les éléments de Mario Kart 7 (conduite sous-marine et deltaplane), on ajoute encore des idées, et on propose des circuits qui ont de quoi nos mettre sans dessus dessous, pour un résultat qui donne tellement envie. Ça reste du Mario Kart, mais bon sang, qu'est-ce que ça a l'air fun ! Mauvaise nouvelle, le jeu sort au printemps 2014... Oui, c'est dans longtemps.


Et puis vint le tour du fameux jeu développé par Retro Studios. Un nouveau Metroid ? Un Starfox ? Que nenni les amis. Fort de ses succès, Nintendo a une nouvelle fois été adepte du recyclage, avec un Donkey Kong en semi 2D, type Donkey Kong Country Returns. Donkey Kong Country Tropical Freeze a l'air sympathique, mais soyons honnête, ce n'est pas ça que l'on attendait...

Et puis il y a eu les premières vidéos de The Wind Waker HD. Certes, c'est très beau, mais un émulateur PC HD affiche pareil quasiment. Pour ceux qui n'ont jamais fait le jeu, c'est tout de même une bonne occasion de s'y mettre. Parmi les nouveautés, la possibilité de jouer au Gamepad comme il fut un temps avec sa Game Boy Advance avec Tingle. De même, la communication avec le Miiverse sera présente, via des bouteilles à envoyer dans la mer. Pourquoi pas, même si l'on ne jouera pas au jeu pour ça. Sortie en octobre dans nos contrées.

Ce fut ensuite le tour de PlatinumGames de présenter ses jeux. The Wonderful 101, qui sortira le 23 août, mais surtout Bayonetta 2. La sorcière aborde un nouveau look, avec les cheveux courts notamment. Pour le reste, ça semble dans la lignée du premier opus. On aime ou on n'aime pas, mais cela donne envie. Malheureusement, le jeu est prévu pour... 2014.


Une nouveauté vraiment intéressante a aussi été présenté, même si on la connaissait plus ou moins. X, sous ce nom mystérieux se dissimule le nouveau jeu de Monolith Soft, à qui l'on doit Xenoblade. On nous promet un monde ouvert gigantesque à explorer, et aussi la possibilité de prendre place dans des mechas, des sortes de Transformers. C'est ambitieux, c'est beau, ça donne envie, ça sort donc logiquement en 2014...

Et puis, bien entendu, celui que l'on attendait tous est arrivé. Super Smah Bros. a été présenté, sur 3DS et sur Wii U. La version 3DS semble cool, mais l'on retiendra surtout la version Wii U. Avec au moins deux nouveaux personnages, un villageois d'Animal Crossing, et surtout, Mega Man, le titre à une nouvelle fois de quoi séduire. Même si l'on en sait pas plus, on a de quoi être impatient, Nintendo nous réservera bien des surprises pour son bébé. Malheureusement, il faudra encore une fois attendre. Oui, 2014, vous avez deviné.


Un Nintendo Direct un peu décevant, sans les jeux que l'on attendait, voici à quoi on a eu le droit. Il y a bien sûr des grosses pointures, mais entre les annonces peu convaincantes, les jeux des éditeurs tiers déjà vus ailleurs, et les dates de sortie lointaines, il y a de quoi se sentir un poil frustré... En marge de ce Nintendo Direct, Nintendo a diffusé de nouveaux trailers. Mario and Luigi 4 ou le nouveau Yoshi's Island, on vous laisse surtout découvrir celui du prochain The Legend of Zelda sur 3DS, tout récemment nommé A Link Between Worlds (oui, il y aura un Dark World). Enjoy !

E3 : Sony, enterrement à la japonaise

Face au géant Microsoft et à sa conférence complètement folle, il fallait que Sony réagisse. Plus molle que l'année dernière, la présentation n'a pas été aussi puissante que celle de la concurrence, jusqu'à un certains moment. Microsoft n'est pas mort, mais Sony cherche déjà bien à l'enterrer.

Face à tant d'annonces de jeux de la part de Microsoft, on en attendait au moins autant de la part de Sony. Et pourtant, de ce point de vue-là, la déception a pointé le bout de son nez. Pas de The Last Guardian, pourtant déjà annoncé comme présent, pas de Naughty Dog sur PS4, beaucoup de redite de jeux déjà connus (The Last of Us, Beyond : Two Souls pour ne citer que ces deux-là), et malgré des nouveautés, ce ne sont pas les titres que l'on retiendra principalement. On commence avec la Vita, pour s'en débarrasser, et on annonce qu'elle n'est pas morte. Elle accueillera même le jeu The Walking Dead : 400 Days, un jeu à part se situant entre la première saison, et la deuxième à venir. Rien de bien fou, il ne s'agit pas d'une exclusivité. Heureusement, 85 jeux seraient en développement sur Vita. Ouf, nous voilà rassurés !

La PS4, puisque c'est bien elle qui nous intéresse, parlons-en. Passons les jeux déjà connus et dévoilés, qui souvent ne sont pas des exclusivités, pour aller à ce qui nous intéresse. The Order – 1886, en voilà une exclu intrigante. Dans une époque digne de l'Angleterre victorienne, on présente une ambiance à base de steampunk et d'horreur. On n'en sait pas plus, mais on a envie de connaître plus de détails. Un trailer très court, sans gameplay, mais qui donne l'eau à la bouche, voilà ce qu'on attend.


Square Enix était de la partie, puisque l'on a appris que Kingdom Hearts III sortirait sur PS4. Final Fansaty XIV : A Realm Reborn aussi en sera. Et puisque l'on parle de Final Fantasy, on en apprend plus sur Final Fantasy Versus XIII, cette arlésienne de longue date. Le jeu n'existe plus, puisqu'il devient officiellement Final Fantasy XV. Quelle surprise ! On ne s'en serait pas douté ! Le trailer est beau, très beau même, mais ce qui peut éventuellement gêner, c'est le système de combat, qui fait plus action que J-RPG. On attendra d'en savoir plus, pour l'instant, voici le trailer.


Avant de finir sur Destiny, la conférence a annoncé un jeu Mad Max, qui semble très fidèle à l'univers. Un très court teaser nous dévoilait le titre, sans plus d'information, sauf que ce sera sur PS4 bien entendu. Quantic Dream a aussi présenté son nouveau titre sur la console de Sony. Pas de thème sombre et ancré dans une réalité il semblerait, mais le même petit vieux dont le visage a été présenté lors de l'annonce de la PS4. Si l'on en sait encore très peu, on peut vous dire que le jeu s'appellera The Dark Sorcerer, et semble convenir à une ambiance type heroic fantasy.

 La voici, la PS4

Si les démos de jeu étaient moins impressionnantes pour la conférence PS4, ce sont les révélations sur la consoles qui ont été riches et surprenantes. On a vu la bête, et elle est aussi moche que la Xbox One, mais tant pis, on est là pour jouer. Sony a annoncé qu'aucune connexion permanente ne serait obligatoire, et qu'il ne serait pas nécessaire d'activer un jeu sur le net avant d'y jouer. De quoi foutre un coup à Microsoft. De même, il n'y aura aucun problème pour revendre ses jeux en occasions, et les acheter de la même manière, et les prêter sera possible. On pense que Sony vient d'achever Microsoft, tandis que la salle exulte, et puis... Le prix est annoncé. À la fin de l'année, la console sera disponible pour 399 euros. Coup de grâce de Sony qui achève Microsoft avec une console à 100 euros de moins. On note que si la Ps4 sera dézonnée, le jeu en ligne sera désormais payant. Peu importe, l'essentiel est là, et Microsoft doit avoir bien mal où l'on pense...