jeudi 12 janvier 2012

La Colline aux Coquelicots



Aujourd’hui, j’ai décidé de faire la critique de La Colline aux Coquelicots, le dernier film de Miyazaki. Goro, pas Hayao. Le fils, pas le père. Alors oui, c’est pas du jeu vidéo, mais c’est de l’animation japonaise, donc dans un certain sens, ça peut se rapprocher de la culture geek. Non ? Ben moi je dis que si, donc je le fais. De toute façon, rassurez-vous, j’ai deux articles purement jeu vidéo qui arrivent, quasiment finis, mais je publie ma critique du film avant pour rester dans l’actualité.

Avant tout, je dois expliquer les conditions de visionnage du film. Tout d’abord, l’ayant vu en journée dans l’espoir d’en faire une critique rapidement (ce qui est raté), j’ai dû le visionner en version française. Oui, c’est caca, je sais, mais honnêtement, pour une fois, les doublages français sont très honorables et ne déçoivent pas. Une bonne réussite, tant mieux. En revanche, la qualité de l’image était déplorable. Non pas celle du film en soit, au contraire, mais celle de la salle de cinéma (qui ne m’a jamais déçu pourtant). Le DCP (Digital Cinema Pack, ce qui remplace la pellicule, enfin, le « support » numérique du film pour les projections cinéma) devait être défectueux, pour ne pas dire complètement foireux. Des images décalées, tout comme les couleurs, des contours numériques très visibles et infâmes… Pas le film, la projection. Ne vous inquiétez pas, il y a peu de risque que vous soyez confrontés à ce problème. Enfin, je l’espère pour vous en tous cas. (note personnelle de moi-même : La pellicule, c’est mieux).

Bon, venons-en au film tel qu’il est. Tout d’abord, pour ne pas me lancer dans un fil d’idées, m’y perdre, et ensuite parler de quelque chose qui n’a plus rien à voir, je m’occupe directement de l’emballage du film : la qualité de l’animation et la musique. Pour ce qui est de l’animation, on regarde une production du studio Ghibli, alors qu’on se le dise tout de suite, tout est beau, tout est propre, rien à reprocher. La physionomie des personnages est peut-être un peu trop classique, sans originalité flagrante, mais rien ne choque, alors il est inutile de chipoter, de ce point de vue, c’est du bon. La musique du film, quant à elle, est sympathique, en accord avec ce que l’on nous propose, mais rien de transcendant non plus. Tous les Miyazaki n’ont pas Joe Hisaishi comme compositeur. Mais bon, il y a la chanson de la bande-annonce dans le film, donc ça va. De toute façon, comme cela reste très correct, ça va de toutes manières.

Passons maintenant au contenu du film. La bande-annonce nous promet une histoire entre une lycéenne et un lycéen qui devront choisir entre amour ou amitié, le tout sur une magnifique chanson qui donne le ton d’un mélodrame à propos d’un amour impossible. Oui et non. Devant le film, j’ai un peu eu l’impression de m’être fait flouer par la bande-annonce. Non pas que ce que l’on nous raconte est mauvais, mais cette histoire de sentiment (im)possible ne représente finalement pas toute la plus grande partie du film. Heureusement, ou non, selon les gens et les goûts de chacun. Finalement, ce que l’on nous offre à voir est une représentation de la jeunesse japonaise du début des années 60, de ces gamins nés à la fin de la seconde guerre mondiale, ou juste après. C’est aussi l’histoire d’une jeune fille, en manque de figure paternelle, et en attente du retour de la figure maternelle. L’histoire de ce jeune garçon, mystérieux au départ, et qui apprend à s’ouvrir. L’histoire d’un lycée et de ses élèves. L’histoire d’une défense, d’une protection de l’Histoire, oui, celle avec un grand H cette fois-ci. Et puis, bien sûr, cette romance promise dans la bande-annonce, enfin, seulement si elle peut avoir lieu.

C’est finalement cette rencontre, cette tranche de vie, de deux personnages qui est au centre. Mais c’est au travers de tout un récit presque à part que cette relation entre ces deux jeunes gens va exister. La naissance de sentiments ne vient pas comme ça, et c’est là que le film est intéressant, puisqu’on se perd presque dans une autre histoire auquel on porte intérêt, en se rendant compte peu à peu que, tout comme les deux protagonistes principaux, une relation particulière se créé et commence à évoluer. Alors oui, c’est une histoire d’amour, en quelque sorte, mais c’est avant tout une histoire humaine. Et ce sens de l’humain, on pensait quasiment l’avoir perdu dans les productions actuelles. Par bonheur, il est ici retrouvé, véritable, et sincère. Finalement, rien de si exceptionnel, mais cela fait tellement plaisir à voir à nouveau. Dans son humanité, sa sincérité et sa simplicité, certaines scènes rappellent même Mon Voisin Totoro, sans pour autant en avoir la légèreté et la poésie. Goro n’est pas son père, mais on sent parfois l’inspiration venant du paternel. Comme modèle, on a connu pire.

Le film, c’est donc ça. De l’humanité, de la sincérité, du quotidien, l’évolution d’une relation. Pas de grandes épopées épiques ici, ni même de grandes envolés lyriques, juste la narration de ce qui est : l’être humain dans sa fragilité et dans toute sa splendeur. Dit comme ça, le film pourrait paraître ennuyeux, mais, malgré quelques rares longueurs à mon goût, il n’en est rien. Surtout que certaines scènes sont lourdes en secrets et en conséquences. Je regrette juste que le film ne m’ait pas réellement ému, mais bon, ce sera la prochaine fois Goro. Tu peux toujours demander des conseils à ton père. (En revanche, évite de demander à Isao Takahata, parce que niveau émotions, il nous en a déjà trop fourni avec Le Tombeau des Lucioles)

Humain. Si je devais décrire le film en un seul mot, ce serait humain. Juste aussi. Malgré ses quelques défauts, rien n’est laissé au hasard, et parmi toute la ribambelle de films d’animation qui sortent, cela fait énormément plaisir de respirer cette bonne bouffée d’air frais. La preuve que le studio Ghibli sort encore de bons films. Et même si Goro Miyazaki n’atteint pas l’excellence en la matière de son père, il mérite qu’on lui porte attention. Plus terre à terre, plus ancré dans une réalité, moins poétique ou onirique, La Colline aux Coquelicots vaut véritablement la peine d’être vu, sous peine de passer à côté d’un bon film. Pas un chef-d’œuvre malheureusement, mais un film d’animation de qualité, qui ne sacrifie pas son sujet sur l’autel du bénéfice à tout prix, et de nos jours, c’est devenu trop rare. Si vous ne savez pas quel film aller voir au cinéma, je vous recommande vivement celui-là. On peut être déçu, mais il serait réellement dommage de louper ce film, animé d’une qualité aussi honnête que sincère.



samedi 7 janvier 2012

Quand la fin du monde sera sur nos pages Facebook

Vous n’avez pas pu passer à côté, vous êtes forcément au courant, le 21 décembre 2012, c’est la fin du monde. Il faut donc s’y préparer. Bon, honnêtement, à part si vous êtes Mayas ou si vous êtes Roland Emmerich, je pense que comme tout le monde, vous pensez que cela n’est rien d’autre qu’une de ces multiples annonciations foireuses de l’Apocalypse. Si on devait croire toutes les « prophéties » de ce monde, nous devrions être tous morts depuis bien longtemps. Mais voilà, cette fois-ci, j’ai beau ne pas m’inquiéter du tout, ça semble déjà plus sérieux. Ce sont les Mayas qui ont prédit cette fin du monde cette fois-ci, pas Nostradamus ou Paco Rabanne. Et les mayas ont toujours eu de l’avance sur nous, donc ils ont raison, la preuve, vous avez tous dû le voir dans Les Mystérieuses Cités d’Or. (Comment ça, ce sont des Incas dans Les Mystérieuses Cités d’Or ! Et des Olmèques aussi ! Pas de Mayas ! Oui, ben ça revient au même, ce sont des Sud-américains d’il y a 3000 ans) La question se pose alors, que se passerait-il si la fin du monde arrivait vraiment le 21 décembre ?

21décembre 2012 – 8h – Paris
Je me lève. Je ne bosse pas aujourd’hui, mais j’ai un article à écrire. Hier c’était le premier anniversaire du blog, mais c’est pas une raison pour se reposer sur mes lauriers. J’allume mon ordinateur, et comme à mon habitude, je commence par aller sur ma page Facebook. Je regarde les statuts qui ont été publiés pendant mon sommeil. « Toujours en vie ? Plus pour longtemps, aujourd’hui c’est la fin du monde lol », « Je suis toujours là, vous avez tous faux les mayas », « Zut, j’ai pas fini d’écrire mon testament. De toute façon, il n’y aura plus personne pour le lire ». Oui, je m’en doutais, ce genre de statut, il allait forcément y en avoir. Bref, je vais sur ma page Twitter, et je lis plus moins les mêmes messages trop kikoolol. Bon, je suis un peu vache, on va dire ce genre de message peu original très répandus sur les réseaux sociaux. Bon, c’est pas tout, mais j’ai un article à écrire.

21 décembre 2012 – 10h – Paris
J’ai toujours pas fini d’écrire. J’y arrive pas aujourd’hui. En plus, il y a des sortes de tremblements. Ça doit être les travaux. En plus d’être bruyants, de provoquer des résonnances, maintenant ils arrivent même à faire trembler les murs. Je me balade sur le net, histoire de penser à autre chose. Sur Facebook, encore des statuts qui se veulent rigolos, et deux autres plus étranges. « C’est moi ou la terre vient de trembler », « Tremblements. Le début de la fin du monde annoncée ? ». Bon, ben ça ne devait pas être les travaux. Les deux posts viennent d’habitants de Paris. Il doit y avoir un problème dans la capitale. Rien de bien méchant sûrement. Bon, je me remets à écrire. Enfin, à essayer.

21 décembre 2012 – 10h45 – Paris
Il parle des secousses à Paris sur le net. C’est dans les news de quasiment tous les sites. A ce qu’il paraît, il y en aurait aussi eu dans d’autres régions françaises. Pas très rassurant tout ça. Rien à voir avec 2012, mais inquiétant quand même. Et sur Facebook, ça y va de plus belle. « Tremblement de terre en France. La fin du monde commence enfin », « J’espère que c’est pas vraiment l’apocalypse, j’ai pas fini The Last of Us », « C’est pas tout, mais ça me fait un peu flipper ces secousses ». Allons bon, c’est pas forcément très rassurant, mais de là à se dire que les Mayas avaient raison.

21 décembre 2012 – 11h22 – Paris
Je lis sur Facebook : « La côte ouest des Etats-Unis touchée par des gigantesques raz-de-marée. Cette fois-ci, c’est la fin », « Si même l’Amérique s’y met, on est vraiment foutu ». Je vérifie ça sur le net, c’est vrai. On précise aussi que le Japon et la Chine ont été touchés par de multiples secousses et raz-de-marée. Au moins, on ne risque pas de se retrouver englouti sous la Seine, hein ?

21 décembre 2012 – 11h48 – Paris
Des photos sont postées sur Facebook et Twitter. Des murs fissurés, des dalles en bétons brisées, des jardins avec des mini gouffres de terre. Déjà je peux lire : « On sait jamais, donc au cas où, adieu tout le monde ». C’est bon, il faut arrêter d’être parano. C’est pas comme si on allait tous crever. Ils vont nous porter la poisse avec leurs statuts pessimistes.

21 décembre 2012 – 12h14 – Paris
« Oh my God, une partie de mon toit s’est effondré !!!!!! », voilà ce que je lis. Ces satanées secousses se sont multipliées. Ça a failli péter ma télé et ma Wii U. C’est pas que je commence à être inquiet, mais un peu quand même. Pas pour le fin du monde, mais parce que la terre tremble. On annonce une vague destructrice et horriblement meurtrière sur les côtes du Mexique. Je lis aussi sur Facebook : « Je suis en Espagne, c’est la misère, on va tous mourir ».

21 décembre 2012 – 12h48 – Paris
J’en ai ras le bol de ces statuts pessimistes annonciateurs de mort. Je me décide à écrire une publication. « Mais non on va pas mourir. C’est pas comme si c’était prévu ». Oui, j’essaye de me rassurer en faisant de l’humour. C’est raté, ça ne m’a pas rassuré du tout. 

21 décembre 2012 – 13h22 – Paris
Un de mes amis Facebook a écrit : « Parti d’urgence à l’hosto, mon frère s’est pris un morceau de plafond et s’est ouvert le crâne. Protégez-vous, ça sent pas bon ». Moi, je reste là, comme un gland, devant mon ordinateur, en essayant de ne pas mourir ou vomir. Sur Twitter je lis : « Les locaux se sont effondrés, plus de la moitié semble avoir péri ». Je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas commenter ce statut, je ne peux pas agir, je peux à peine essayer de survivre, intérieurement du moins.

21 décembre 2012 – 14h01 – Paris
Je lis sur Facebook : « Les mayas avaient raison » suivi d’un article présentant toutes les catastrophes apparues. Toutes l’Europe est touchée, l’Amérique du nord et du Sud aussi, l’Asie, L’Océanie… Tremblements de terre, raz-de-marée, incendies, tempêtes… FUCK !

21 décembre 2012 – 14h19 – Paris
« Ma maison vient de s’effondrer !!! », « J’ai la jambe en sang et les secours peuvent même pas venir », « On va vraiment crever, c’est pas possible !!! », « Adieu », « J’ai raté ma vie, et ma mort semble ne pas s’annoncer meilleure », …

21 décembre 2012 – 15h08 – Paris
C’est horrible. Tout s’accélère, les gens hurlent dans la rue, tout tremble, je n’ai aucune idée de quoi faire, je reste ici, au risque de me prendre mon plafond. C’est pas comme si je me battais contre un ennemi visible. Je ne peux rien faire. Même si j’en avais eu le cran, je n’aurais pas pu jouer au héros. Je me contente d’essayer de garder mon caleçon propre. C’est cru, mais c’est vrai.

21 décembre 2012 – 16h17 – Paris
Tout le bâtiment a été évacué. Par chance, j’ai changé de téléphone il y a quelques mois. C’est donc grâce à mon Sony Ericsson Xperia ARC S que je peux rester connecté au net. Dehors c’est vraiment horrible. Des gens blessés partout, des morts même je crois. Ca empeste le brulé, la terre, le goudron, et… le sang. Sur Facebook et Twitter, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Ceux qui sont à l’hosto, ceux qui ont perdu des proches, ceux qui sont à la rue, ceux qui ne répondent plus…

21 décembre 2012 – 16h34 – Paris
Un statut Facebook m’interpelle. « Ça pourrait être pire, ça pourrait être la fin du monde ». C’est tout bête, mais ça me fait sourire. Dans ce genre de situation, il en faut peu, mais il en faut. Finalement, ça a du bon les réseaux sociaux.

21 décembre 2012 – 16h58 – Paris
Le réconfort de Facebook a été court. J’ai finalement vomi. A la vue de toutes les horreurs qui défilent sous mes yeux, et puis, je sais pas, le stress ou bien la peur. Je suis humain après tout. Et puis, à en croire Twitter, je ne suis pas le seul.

21 décembre 2012 – 17h43 – Paris
Il fait nuit depuis un bout de temps, partout où je vais il y a des trous dans les chaussées, tout s’accentue, je tiens à peine debout, j’ai les genoux en sang, je vois à peine où je marche, des cris tout autour de moi, j’ai presque envie de chialer. Dans un moment de désespoir je publie un nouveau statut Facebook : « Adieu. On ne sait jamais ». Je tweet aussi. Je sais pas si on est tous condamné à mourir, je sais pas si je survivrais, je ne sais même pas ce qui se passe exactement.

21 décembre 2012 – 18h02 – Paris
Je déteste les Mayas, ils nous ont porté la poisse. Et en plus il commence à pleuvoir.

21 décembre 2012 – 18h06 – Paris
Finalement, la pluie s’est changée en grêle.

21 décembre 2012 – 18h22 – Paris
Plus aucun accès aux réseaux sociaux. Plus d’électricités non plus. La fin est-elle proche ?

21 décembre 2012 – 18h28 – Paris
J’entends un bruit, je ne sais pas ce que c’est, j’ai vraiment les f…



vendredi 6 janvier 2012

L’avenir de la PS Vita


La Playstation Vita, plus connu sous le nom de PS Vita, est la dernière console portable de Sony, disponible depuis le 17 décembre au Japon, et dès le 22 février dans le reste du monde. Succédant à la PSP, la PS Vita offre des graphismes HD dignes des consoles de salon, un écran tactile, et une bonne prise en main. Après trois semaines d’exploitation, il est temps de faire un bilan. Déjà ?

 Après des ventes fort honorables le week end de sa sortie (324.000 machines vendues), bien  que restant derrière sa concurrente la Nintendo 3DS, la console de Sony laissait présager un avenir confortable. Et pourtant. A l’approche des fêtes de fin d’année, on se disait que la console allait se vendre comme des petits pains, après tout, une nouvelle console de ce standing, cela serait logique. Et là, surprise générale. C’est la chute, la dégringolade. Alors qu’elle tenait une bonne deuxième place derrière la 3DS, la petite dernière de Sony s’écrase à la cinquième place, avec tout juste 72.000 unités vendues. Très loin derrière la 3DS et ses 482.000 consoles vendues, et même derrière la PSP qui dépasse les 100.000 ventes. Même la Wii, pourtant en fin de vie, vend 19.000 machines de plus. C’est le désarroi. Surtout en cette période de l’année, la plus propice aux ventes phénoménales. Et cette baisse de régime n’est pas uniquement passagère. La semaine qui suit, les ventes ont été de 42.000 unités, très loin encore de la 3DS ou même de la PSP. Comment expliquer ce phénomène ?

 Les consoles portables connaissent-elles un déclin considérable suite à l’apparition en masse des smartphones et applications qui vont avec ? Oui et non. Bien sûr, il ne faut pas prendre à la légère cette arrivée, mais pour le moment, même s’il faut être prudent, l’inquiétude n’est pas encore trop de mise (un peu, mais pas trop). Cependant, la constatation des ventes en baisse des consoles portables doivent avoir une justification. La 3DS elle-même, après un bon départ, avait connu de fortes baisses, de ventes, puis finalement de prix. 376.000 consoles vendues la première semaine, environ 200.000 la deuxième, puis en dessous de la barre des 100.000. Cependant, il a fallu attendre la cinquième semaine pour que la portable de Nintendo soit battue par la PSP, cumulant les ventes aux alentours des 25.000, avec quelques pointes lors de grosses sorties. Et c’est finalement six mois après sa sortie, suite à une forte baisse de prix (environ 40%), que les ventes ont redémarré, et en bonne forme. Sans oublier la sortie de gros jeux tels que Super Mario 3D Land ou Mario Kart 7. Les consoles portables sont en quelque sorte en crise, mais pourquoi ?

 La PS Vita ne se vend pas énormément, mais finalement, lorsque l’on analyse mieux la situation, le problème est celui des consoles portables récemment sorties. D’une part, le prix. 249 euros à l’époque pour la 3DS ; 249 euros ou 299 euros pour la PS Vita selon la version. Oui, cela est cher. Assez cher. Ok, les constructeurs ne veulent pas vendre à perte, c’est normal, mais le joueur ne veut pas être en déficit non plus juste parce qu’il a envie de jouer. Cela a donc poussé Nintendo à sa baisse de prix, officiel, mais pour Sony ? Diminuer le prix après seulement trois semaines d’exploitation, cela serait le constat d’un échec. Sony ne réagit pas. Pourtant, les revendeurs ne s’en privent pas, proposant la PS Vita Wifi + 3G (celle à 299 euros) au même prix que celle uniquement dotée du Wifi (17% du prix en moins). C’est pas vraiment bien parti pour le moment. Mais n’enterrons pas la console, non, surtout pas. De toute façon, le prix élevé n’est pas le seul fautif. Comment réussir un bon lancement sans véritables grands jeux ? La 3DS a vécu la même histoire. Bien sûr, la PS Vita a Uncharted : Golden Abyss, mais à part ça ? En fait, il semblerait que l’on veuille sortir des consoles trop rapidement, sans prendre en compte les jeux développés. Ou alors on sort le jeu, mais en kit, avec plein de DLC ensuite, payants évidemment, sinon ce n’est pas drôle, comme ce fut le cas pour Ridge Racer sur PS Vita. Posséder une console, c’est bien, mais c’est encore mieux s’il y a les jeux qi vont avec.

La PS Vita semble mal démarrer, mais ce fut le cas de la 3DS aussi, qui dorénavant se vend bien. Et puis il ne faut pas oublier que la console n’est sortie qu’au Japon, ça se trouve, elle cartonnera du tonnerre partout dans le reste du monde. Si pour le moment, la situation est un peu inquiétante, Sony arrivera bien à s’en sortir, qu’elle que soit les moyens. Pour l’instant, je ne mise pas sur la mort de la console, pas du tout, et j’attends les premiers retours fin février/début mars pour voir ce qu’il en est. Et puis même, c’est aussi et surtout sur la longueur que se vend une console. Alors, je ne peux en rien pronostiquer l’avenir de la PS Vita, je ne peux que lui souhaiter de mieux se vendre. Pour le reste, wait and see comme on dit.


Compte rendu de l'exposition Game Story


Comme vous le savez sûrement, ou pas, depuis le 10 novembre, et jusqu’au 9 janvier, se tient l’exposition Game Story au Grand Palais à Paris. Cette exposition retrace l’histoire du jeu vidéo, soit un peu plus de quarante ans, eh oui, ça commence à faire beaucoup déjà, même si on ne sera jamais rassasié. Avant de commencer ce compte rendu, je tiens à préciser que quoi qu’il en soit, le point de vue reste le mien, et le mieux, c’est de se faire son propre avis, et aussi que j’aurais dû prendre des photos et des vidéos, mais dans ce genre de situation j’oublie tout le temps parce que je profite du moment présent. Donc, pas d’illustrations de ma part, désolé.

L’exposition se tient au Grand Palais jusqu’au 9 janvier, donc il ne vous reste plus beaucoup de temps si vous voulez y aller, et je vous invite fortement à y faire un tour.

Après avoir payé ma place (vous vous doutez bien que cela ne va pas être gratuit), je monte les escaliers, et avant d’entrer directement, passe obligatoirement devant la boutique souvenir. Je dois avouer qu’il m’a été très très difficile de résister à toutes sortes d’achats : peluche Toad, livre sur Michel Ancel, le livre de Marcus… Vraiment difficile. Je me suis donc jeté à l’intérieur de l’expo afin de ne plus avoir toutes ces tentations sous les yeux.

J’y suis. C’est bien une exposition. Il y a pleins d’objets en présentation sous vitrine. Mais un truc me titille, j’entends un bruit bizarre, comme des frappements, mais ça vient de l’autre côté, à la fin donc. J’attendrai avant de savoir. Je continue, et là, je le vois. Pong. Sous mes yeux, et bientôt entre mes mains. Parce que oui, le gros avantage de cette exposition, c’est la possibilité de jouer aux jeux exposés, des plus anciens, comme aux plus récents. Déjà je sens que cela vous motive pour une petite visite. Attention, il ne s’agit pas d’une salle d’arcade géante remplies de bornes et de consoles, mais bien d’une exposition. Chaque segment est agrémenté d’un texte qui traite de la période et de l’aspect vidéo-ludique abordée, et cela est assez intéressant, particulièrement au tout début, pour moi, qui n’aie pas connu ces époques. Chaque vitrine, chaque jeu, sont aussi accompagnés de textes explicatifs, portant sur le jeu ou bien les influences d’un genre. Classique, mais tant que cela fonctionne, il n’y a aucun problème.

L’exposition commence en présentant des consoles que finalement peu connaissent, hormis les anciens, et encore. Oui, le jeu-vidéo est vieux. Bien sûr, tout le monde connaît Pong, le jeu, mais les consoles qui l’ont accueilli, un peu moins. Un début d’expo fort intéressant donc, surtout pour les jeunes comme moi, et bien sûr pour tous ceux qui veulent parfaire leur culture vidéo-ludique. Et puis, jouer à Pong en plus, c’est quand même le pied, qu’on se le dise. Bien sûr, il n’y a pas que ce jeu « rétro » de jouable, heureusement. Lorsque se présente une borne originale du jeu Pac-man, c’est un peu le début de l’extase. Evidemment, tout le monde a déjà joué à Pac-man, mais peu ont goûté ce Pac-man. L’original, le vrai, l’unique. Le plaisir, vraiment, lorsque l’on a devant ses yeux, entre ses mains, la machine. Idem pour Space Invaders, pareil, l’authentique. Oui, soit on aime les jeux vidéo et on aime les anciennetés, soit on se contente de jouer à la Xbox 360 et tant pis si on ne sait pas profiter des bonnes choses. Oui, j’ai beau être un petit jeunot, les jeux rétro, les vrais, ceux qui sont à la base, ça me plaît. Alors évidemment, le début de l’expo m’a forcément plu. 

Il n’y a évidemment pas que des bornes d’arcades présentées à l’expo, il y a aussi les premières consoles. Honnêtement, je ne vais pas citer toutes les premières, qui ont connu un succès plus ou moins important, et j’en viens directement à la plus fameuse, la très célèbre Atari 2600. Il y a possibilité d’y jouer, c’est dans la logique de l’expo, avec comme jeu le tout aussi réputé Pitfall. On a beau avoir fait d’immenses progrès en trente ans (et heureusement je serais tenté de dire), le plaisir d’un tel jeu reste intact. Sont aussi présentes d’autres consoles telles que  le Videopac et son célèbre jeu Duel, ou encore le Commodore 64. Aussi jouables, des jeux non pas pixélisés, mais à base vectorielle. Asteroid est l’exemple le plus connu (oui, le triangle qui tire partout, c’est ça). En soit, un début d’exposition véritablement intéressant, qui propose des machines et des jeux que l’on connaît de nom, le plus souvent, mais que l’on n’a jamais eu la chance d’essayer.

La deuxième partie de l’expo ravira les nostalgiques, enfin ceux de mon âge et un peu plus vieux. Les consoles 8-bits améliorées et les consoles 16-bits. L’avènement de Nintendo et de Sega. Je dois avouer, cette partie, c’est pas vraiment mon enfance, je suis trop jeune encore, mais ça reste des souvenirs immenses pour moi. Super Mario Bros., Alex Kidd in Miracle World, Bubble Bobble, Megaman, … Bien sûr, ce ne sont pas les seuls  jeux  présentés, et heureusement, sinon l’expo aurait peu d’intérêt. D’ailleurs, on nous présente des jeux et des consoles, mais toujours accompagnés d’éléments qui ont influencé le média vidéo-ludique, ou qui en ont été influencés. La bande dessinée par exemple, ou le manga. Bien entendu, le cinéma est probablement le genre culturel le plus présent, puisque, et ce n’est pas nouveau, il a énormément influencé le jeu vidéo, et depuis peu l’inverse semble s’être mis en place. Cela donne à voir des comparaisons d’extraits de films et de jeux. Vraiment intéressant le plus souvent. On nous fait aussi une explication du genre « fantasy », sa venue dans le monde de la littérature puis des comics, avant d’enfin apparaître dans les jeux. Pareil pour les jeux de combats et les différents courants de films de baston (il y en a deux principaux). Bref, beaucoup d’explications, de comparaisons, mais jamais trop pour devenir indigeste. De toute façon, on passe en soit plus de temps à jouer plutôt qu’à lire.

Les jeux vidéo ont très vite été améliorés, ce qui a permis de jouer en 3D. Vient donc le temps des consoles et des jeux 3D. Et, avant même de nous montrer une console, ce qui est mis à disposition, c’est une borne d’arcade, celle de Crazy Taxi. Avec volant, pédale d’accélération et de frein, et levier marche avant/marche arrière. Ça change de quand je jouais au jeu sur PC, qui est d’ailleurs identique, avec toujours cette musique de The Offsprings. Borne d’arcade 3D, ok, mais c’est surtout la Dreamcast, la Playstation et la Nintendo 64 qui sont là. Sonic Adventures, Soul Calibur, Tekken 3 et Super Mario 64 sont les principaux jeux présentés. Reprendre une manette de 64 et jouer au meilleur jeu de plate-formes 3D existant, me rappelant des souvenirs comme rarement j’en ai eu dans ma vie de joueur… Wahou ! Un peu la description du bonheur en fait. Je me suis aussi pris une raclé par un gamin d’environ sept ans à Tekken 3, c’est moins glorieux, et j’ai fait match nul à Soul Calibur en affrontant un gamin devant avoir six ans… Au moins, quand j’ai perdu à Street Fighter II, c’était contre quelqu’un de plus ou moins mon âge.

Des jeux 3D, et puis, juste à côté, une des plus grandes merveilles du monde vidéo-ludique. La Jaguar. Oui, enfin, la console, on s’en moque, je veux parler du jeu qui l’accompagnait : Rayman. Le tout premier. Encore aujourd’hui, en toute honnêteté, il émerveille par ses graphismes et son univers. Et puis, jouer avec une manette, et pas un clavier de PC, c’est une expérience autre (même si la manette de la Jaguar…).

D’autres incontournables sont aussi présents et jouables, à l’instar de Goldeneye 007, Tomb Raider, ou encore Doom. Vraiment que du très très bon. Puis vient l’avant dernière partie consacré à 2000-2005, et la fin, sur la HD et le motion gaming. Ces deux derniers segments sont intéressants, comme le reste, mais pour avoir pleinement vécu, en connaissance de cause, ces époques, la nostalgie a bien sûr fait son effet, mais moins que les autres périodes exposées. Pas vraiment dommage, juste trop récent pour moi. C’est entouré de PS3, de Xbox 360, de Wii et d’une borne d’arcade originale Dance Dance Revolution, que je quitte l’expo. Dance Dance Revolution ! Et son tapis en métal sur lequel on doit danser ! C’était donc ça le bruit que j’ai entendu au tout début. Bref, après être resté 5h20, je quitte l’expo, en cachant mes yeux pour ne pas être de nouveaux tenté par la boutique. Et en sortant, je me dis : « Quand même, c’était vachement bien ».

Vous l’aurez compris, l’exposition est géniale, mais j’ai un petit coup de gueule à exprimer, non pas à l’encontre du contenu, mais des visiteurs. J’y suis allé un mercredi, c’est ma faute aussi, mais voir tant de gamins qui ne trouvent quasi aucun intérêt à ce qu’on leur montre, et qui se ruent à la fin de l’expo parce que « c’est trop cool, on peut jouer à GTA », c’est franchement désolant. Triste de se rendre compte qu’ils n’ont rien à faire des vieux trésors, et que finalement, c’est la Xbox 360 qui leur plaît le plus. Ce sont des gosses, mais quand même, c’est dommage. Entendre à propos de Super Mario 64 « ça doit être Super Mario 3D Land » ou encore « oh t’as vu, on dirait Super Mario Galaxy », honnêtement, ça fait mal.

Quoiqu’il en soit, je vous conseille vivement de vous rendre à cette exposition, qui vaut véritablement le coup. Il ne reste plus beaucoup de temps, ça se termine le 9 janvier, donc si vous voulez y aller, ne tardez pas.


mardi 3 janvier 2012

Btooom!

Avant toutes choses, bonne année. Voilà, c’est dit.

2011 venant de laisser place à 2012, il est temps de faire table rase du passé. C’est pour ça que j’ai brûlé tous mes jeux vidéo sortis l’année dernière, afin de me concentrer sur le présent. Bon, au final, cela est complètement stupide, puisqu’aucun jeu n’est encore sorti cette année. Me retrouvant ainsi, sans aucune activité, je suis tombé par hasard sur un manga, qui n’est pas encore sorti chez nous (à l’heure  laquelle j’écris), puisqu’il ne sera disponible que le 4 janvier. Je me suis dit que j’allais alors en faire une critique, après l’avoir lu bien évidemment.

Ce manga s’appelle Btooom ! (j’ai pas oublié un o, c’est bon ?) et, comme par hasard, parle de jeu vidéo. Eh oui, on ne se refait pas. Avant de commencer ma critique, je vais d’abord développer un peu l’histoire, le tout garanti sans spoiler.

Ryota Sakamoto est un jeune branleur homme de 22 ans, sans profession, qui passe ses journées à jouer au jeu vidéo le plus populaires en ligne, et figure parmi les dix meilleurs joueurs mondiaux. Ce jeu est un TPS (Third Person Shooter = jeu de tir à la troisième personne) assez particulier parce que les personnages n’utilisent pas d’armes à feu, mais uniquement des bombes, avec chacune leur spécificité. Tout va bien jusqu’au jour ou Ryota se retrouve sur une île, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Il va alors très vite comprendre que sur cette île, il existe une règle, la même que dans son jeu : tuer ses adversaires à l’aide de bombes spécifiques. La lutte à mort pour la survie vient de commencer. Ryota est-il dans un jeu, ou bien la réalité est-elle allée trop loin ?

Voilà, à partir de ce pitch de départ commence l’histoire. Bon, soyons honnêtes, ce principe de s’affronter dans une lutte à mort sur une île, ça rappelle forcément Battle Royal. D’ailleurs, on nous vend le produit comme un mélange entre Battle Royal et Lost. Ce n’est pas entièrement faux. La question est donc de savoir en quoi se démarque Btooom ! de ces autres productions. Eh bien, c’est cet aspect jeu vidéo qui change la donne. Enfin, pour être honnête, ça ne révolutionne rien pour autant. En fait, c’est même parfois assez gonflant. Je m’explique. Se baser sur le principe d’un jeu reproduit dans la réalité, pourquoi pas, mais lorsque discrètement on essaye de nous vanter les mérites d’une console, je dis non. A commencer par la couverture du livre. Verte. Avec les mêmes tendances. Extrêmement familière comme couleur. Vous voyez pas ? En gros, on essaye tout le long de nous inciter, discrètement (mais pas tant que ça finalement), à acheter une Xbox 360. Et ça, ça m’agace. La manette, quand il joue à son jeu, c’est celle d’une 360 ! La console pourtant s’appelle… DXbox 720… Ça rappelle pas quelque chose ça ? Et même sur les armes des ennemis, il y a marqué X360. Alors franchement, comment ne peut-on pas considérer finalement ce qu’on lit comme une grosse pub à peine caché pour la console de Microsoft ? Je ne vois pas où aurait été le mal à ce qu’il joue en ligne sur PC. C’est pas comme si personne ne jouait en ligne sur PC, ça n’aurait en rien décrédibiliser l’histoire. Bref, voilà. Gros coup de gueule de ce point de vue-là.

Le concept, pas franchement original, est toutefois bien exploité, sans être novateur et sans créer non plus l’enthousiasme général. Le principe des bombes, avec chacune leur particularité, change des armes à feu ou des lames de 4 mètres de long dont on a l’habitude. Ensuite, le côté stratégique est mis en avant, sans pour autant délaisser l’action. On ne lit pas simplement une succession d’affrontement à coup de bombes. Comme dans un jeu, il faut réfléchir à ses actions afin de triompher, ou au moins ne pas mourir. Cela n’empêche pas d’avoir des scènes de combats, avec un dénouement parfois gore. En gros, le contenu a de quoi plaire à pas mal de monde, pas trop jeune toutefois.

Quand on lit Btooom !, on prend du plaisir à la lecture, et quand on arrive à la fin de ce premier tome, on a envie de savoir la vérité. Mais ce sentiment de découverte se dissipe très vite. Parce que finalement, sans être inintéressant, bien au contraire, on est happé par cet univers, mais une fois le livre fini, on n’y reste pas. Alors il peut se passer des choses intéressantes dans le volume 2, je n’irai pas l’acheter. Si on me le prête, je le lirais, mais je ne ferais pas tout pour l’acquérir. Cela reste mon avis, certains trouveront ce manga génialissime avec un suspense intenable, tant mieux pour eux, mais je considère qu’il n’est pas assez abouti ou original pour susciter un plus grand intérêt, sans pour autant être déplaisant. C’est peut-être dommage, peut-être n’ai-je aucun goût, mais c’est ainsi.

Bon, on est dans un manga, donc c’est un art graphique, et je n’ai pas parlé des dessins et du rythme. Eh bien, rien à redire de ce point de vue, tout est claire, propre, net, et agréable à l’œil. L’image a le sens du rythme, et tout est dynamique. Un bon point donc.

Voilà, je pense que je ne vais pas plus m’éterniser, de toute façon je ne pense pas avoir grand-chose à rajouter. Cette critique, bien qu’objective, demeure en grande partie mon simple avis, cela ne veut pas dire que tout le monde  sera réceptif de la même manière à ce manga, donc vous pouvez toujours y jeter un œil si cela vous intrigue sans pour autant vous passionner.

Je laisse ici les informations à savoir sur le manga, c’est toujours utile.

Btooom ! Tome 1
Genre : Shônen
Scénario et dessin : Junya Inoue
Editeur : Glénat
Classification : Pour public averti
Date de parution : 04 janvier 2012
Prix : 7,60 euros




Evidemment, je n’ai pas brûlé tous mes jeux vidéo, je les aie mis à la poubelle, ça pollue moins.